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Full text of "Annales des Sciences Naturelles Botaniques"

64^ ANNÉE. -™ VU'' SÉRIE, 



T. XX. i, ^ et a 



ANNALES 



SCIENCES NATURELLES 



SEPTIÈME SERIE 



BOTANIQUE 



(;0 M r- R EN A N' 



L'ANATOMIE, LA PHYSIOLOGIE ET LA CLASSIFICATION 
DES VÉGÉTAUX VIVANTS ET FOSSILES 



PL'BLIRE SOUS f.A OIRECTIOiN' DE 



m. PH. VAN TIEGHEM 



TOME XX. — N<^^ 1, 2 et 3 



PARIS 

G. MASSON, ÉDITEUR 

LIBKAIRE DE l'aCADÉMïE DJ] ME, 
1 20 , Boulevard ISaint- Germain 

189-4 



Paris, 30 fr.^ — Départements et Étranger, fr. 
Ce cahier a été publié en avril 1895. 

Les Annales des sciences rinhirelles paraissent par caliicr- > ■ 



Conditions de la pvblication des Annales des sciences naturelles 

SEPTIÈME SÉRIE 



BOTANIQUE 

Publiée sous !a direction de M. Pu. Van Tieghem. 

L'abonnemPTit est fait jDour 2 volumes, chacun d'environ 400 pages,, 
avec ies planches correspondant aux. mémoires. 

Ces volumes paraissent en plusieurs fascicules dans rinterValle 
d'une année. 

Les tomes XVIÎÏ et XiX sont complets. 



ZOOLOGIE 

Publiée sous Ja direction de M. A. Milne-Edwards. 

L'abonnement est fait pour 2 volumes, cijacun d'environ 400 pages, 
avec les planches correspondant aux mémoires. 

Ces volumes paraissent en plusieurs fascicuh's dans l'intervalle 
(Pune année. 

Les lomes XTÎI et X VIÎT sont complets. 



Prix de Cabonnement à 2 volumes : 
Paris : 30 francs. — Déparlements et Union postale : 32 IVancs 



ANNALES DES SCIENCES GÉOLOGIQUES 

Dirigées, pour la parlie géologique, par M. Hébert, et pour la partie 
paléontologique, par M. A. Mïlne-IiIdwards. 
î/abonnement est fait pour im volume d'environ 300 pages, publié 
en plusieurs rascicules dans le courant d'rme année. 

Priv du voi/mw : 

Paris : 15 IV. — Départements : 10 IV. — Union postale : 17 fr. 
Le tome XX! 1 est |>ul)lié. 



PREMii.iih sKi.u. [Zoologie et Botanique réunies], 30 vol. [Hare 
Deuxième série (18:î4-i843 ). Chaque partie 20 vol. 250 fr. 
Troisième SÉRIE (1844-1853). Chaque partie 20 vol. 250 fr 



Prix des collections. 



Oî :atriè3ie série (1854-1 h63). 

niE (1804-1873!. 
, . (1874 à 1885^ 



Chaque partie 20 vol. 
Chaque partie 20 vol. 
Chaque partie 20 vol. 



250 fr. 
250 fr. 
250 fr. 
330 Ir. 



UKuLOGU'., 22 vo! tunes 



ANNALES 

DES 

SCIENCES NATURELLES 

SEPTIÈME SÉRIE 



BOTANIQUE 



€ r. B E I L 



IMPRIMEi; lE CP. ÉTIC 



ANNALES 

DES 

SCIENCES NATURELLES 

SEPTIÈME SÉRIE 



BOTANIQUE 

G M P P, E N A N T 

L'ANATOMIE, LA PHYSIOLOGIE ET LA CLASSIFICATION 
DES VÉGÉTAUX VIVANTS ET FOSSILES 

PUBLIÉE SOUS LA DIRECTION DE 

M. PH. VAN TIEGHEM 




TOME XX 



PARIS 

G. MASSON, ÉDITEUR 

LIBRAIRE DE l'aCADÉMIE DE MÉDECINE 
130^ Boulevard ilaiut-Ciermaiii 



1895 



FLORULE BRYOLOGIQUE DE TAHITI 

ET DES 

ILES DE NUKAHIVA ET MANGAREVA 

Par M. ÉMILE BESCHERELLE. 



Lorsque j'ai entrepris, il y a vingt-cinq ans, la publication 
de la flore bryologique des colonies françaises et des pays 
soumis au protectorat delà France, je n'avais pas l'intention 
de m'occuper de Tahiti, en raison du petit nombre d'échan- 
tillons que j'avais pu réunir sur cette région. Depuis, 
M. Drake, le savant Aoriste de la Polynésie, a bien voulu me 
donner une collection assez importante de mousses récoltées 
à Tahiti par M. J. Nadeaud, ancien chirurgien delà marine, 
et la brochure que ce dernier a publiée en 1873, chez le 
libraire Savy, brochure dans laquelle les Mousses, au nombre 
de 48, sont énumérées ou décrites. Les différences que j'ai 
remarquées dans V E numération de M. Nadeaud m'ont amené 
à étudier de près ces Mousses et j'ai été ainsi conduit à 
rechercher dans les collections du Muséum tout ce qui pouvait 
me servir pour dresser l'inventaire de nos connaissances sur 
Tahiti, et accessoirement sur les Mousses des îles Marquises 
et Gambier qui n'avaient pas encore été nommées. C'est le 
résultat de mes investigations que je présente ici, dans la 
pensée que sa publication pourra être utile aux botanistes 
qui visiteront les îles en question. 

Clamart (Seine), le l^-^ aoûl 1894. 

(1) Dans cette Florule j'ai suivi Forthographe adoptée'Jpour les noms de 
pays dans FAnnuaire de Tahiti, publié à Papeete en 189i. 

ANN. se. NAT. BOT. XX, 1 



2 



r VOYAGEURS ET COLLECTEURS. 

C'est à Sir Joseph Banks et au docteur Solander, savant 
suédois, attachés à l'expédition de V Endeavoiu\ commandée 
par le capitaine Gook, et qui séjournèrent à Tahiti d'avril 
à juillet J769, qu'on doit la connaissance des premières 
Mousses de cette île, quoiqu'elles aient été déterminées 
longtemps après [Dicnemos Banksii^ Syrrhopodon Banksïi^ 
Leptostomum macrocarpum^ Entodon Solanderî). Puis vient, 
vers la fin du siècle dernier (1792), Menziës, chirurgien de 
la marine anglaise, qui, au cours du voyage de Vancouver, 
en rapporta cinq nouvelles espèces [Holomitrium vaginatum, 
Macromitrium Menziesii, M. subtile^ M. ïncurmfolïum (?) et 
Entodon pallïdus ^.), 

Tel était le bilan de la bryologie tahitienne au commence- 
ment du xix' siècle. De 1825 à 1846, les voyages autour du 
monde, accomphs par Beechey, Dumont d'Urville, Du Petit- 
Thouars, Wilkes, avec le concours des botanisies Lay, 
Co(|ilie, Lesson, Le Guillou, Hombron et Jacquinot, eurent 
pour effet d'augmenter de 31 espèces le nombre des Mousses 
connues dans la région, soit à Tahiti, soit à Nukahiva. Mais 
c'est surtout en 1847 que les matériaux abondèrent. J.Yesco, 
chirurgien de VUranie, J. Lépine, pharmacien de la marine, 
en station à Tahiti à la même époque, ont récolté, le premier 
30 espèces distinctes, et le second 17, soit ensemble 
47 espèces, dont 1 1 nouvelles, ce qui portait à 86 le nombre 
des Mousses connues avant 1851, et à 92 en y comprenant 
les 6 espèces recueillies à une époque dont j'ignore la date 
par Bidwill, 3, et Sibbald, 1, et en 1850 par le capitaine 
d'état-major Bibourt, 2. 

De 1851 à 1853, Andersson et Ponten, embarqués sur la 
frégate Eugénie, rapportèrent, le premier 26 Mousses, dont 
12 nouvelles, qui furent nommées en 1873 par Angstrôm ; 
S. 0. Lindberg a décrit en 1864 les 3 nouvelles espèces re- 
cueillies par le pasteur Ponten. 



FLORULE DE TAHITI. 



3 



M. Édélestan Jardin, inspecteur adjoint de la marine, qui 
séjourna dans les îles Marquises et dans les îles de la Société 
de 1852 à 1855, récolta 10 espèces à Tahiti et 10 autres à 
ri^ukaliiva; M. J. Nadeaud, chirurgien de la marine, pendant 
les trois années (1856 à 1859) qu'il passa à Tahiti, rapporta 
35 espèces, dont 10 nouvelles. Quelques espèces furent 
recueillies en 1855, 3 par Vieillard et Pancher, 7 par Jelinek 
(Voyage de la « Novara », de 1857 à 1859), H par le pasteur 
Vernier et 7 par le docteur Savatier [Voyage de la « Magi- 
cienne, 1875 ))). 

L'ensemble des échantillons que j'ai pu réunir de la sorte 
s'élève à 216 et se répartissent entre 91 espèces, chiffre rela- 
tivement élevé pour la superficie qui a été explorée, tant à 
Tahiti, qu'à Nukahiva et à Mangareva. 

2"* Bibliographie. 

On trouve peu de renseignements dans les ouvrages géné- 
raux d'Hedwig, de Schwaegrichen, de Hooker, et de Bridel, 
relativement aux Mousses de la région considérée. Nous 
signalerons toutefois les suivants: 

1792. Hedwig, Species miiscorum, III, p. 28. 

Bryum macrocarpum ■=. Leptostomiim macrocarpum (sans nom de coi- 
lecteur et avec cette désignation : Iles australes). 
1818. W.-J. Hooker, Mtisci exotici, I, tab. 64. 

Trichostomum vaginatiim = Eolomitrium vaginatum. 
1827. ScHWiEGRicHEN, Species muscorum, Suppl. 11, lî, 2° part., p. 140, 
tab. 192. 

Macromilrmm subtile! 
1827. Bridel, Bryologia universel, II, p. 331. 

Leskia {Omalia) inflectens = Ectropothecium inflectens. 
1830. ScHw^GRicHEN, Sp. Miisc, Suppl. III, II, 2<' part., tab. 174. 

Hypniim dupliGatum Schw. (e. p.) = Calyptothecium prselongum. 

Mais, en vue de permettre aux bryologues de se reconnaître 
dans la bibliographie de la bryologie tahitienne, je crois 
devoir indiquer les mémoires qui traitent spécialement ou 
accessoirement de la question, la plupart de ces mémoires 
étant peu connus ou peu répandus; je ferai connaître en 



4 



même temps les Mousses qui y sont énumérées ou décrites 
avec le nom sous lequel elles figurent dans notre Florule. 

1831. The Botany of Captain Beechey's Voyage, plantes collectées par Lay 
et CoLLiE, dans les années 1825-1828, et décrites par W.-J. Hooker 
et W. Arnott, London, 1831 (1). 

Les Mousses ont été récoltées dans les îles de la Société 
du 26 mars au 26 avril 1826. 

1° Octoblephariim albidiim z=z 0. longifoliam? 

2° hicranum bryoides [3 osmimdioides = Fissidens Nadeaudii? 

3° Orthotrichum apiculatiim Hook. = Macromitrium ? 

4° Neckera undulata = JSeckera Lepineana? 

5° — filicina r= ? 

6** Hypnum Chamissonis = Ectropothecium sodalc. 

7° — fuscescens H. et Arn., sp. nov. =: Ectropothecium inflectens^ 

1836-1837. Zephyritis tahitensis Énumération des plantes découvertes par 
les voyageurs dans les îles de la Société, principalement dans 
celle de Tahiti, par Guillemin (in Annales des se. nat., 2® série, 
vol. VI, 1836, vol. VII, 1837; tirage à part, chez Renouard). 

Dans ce travail de 84 pages, Fauteur énumère toutes les 
plantes signalées dans la région, soit par les anciens voya- 
geurs, soit par MoERENHOUT. Les Mousses qui y figurent, au 
nombre de 11, sont celles qui sont indiquées ci-dessus dans 
le voyage du capitaine Beechey et les 4 suivantes : 

Leptostomum macrocarpiim. — / 
Holomitrium vaginatiim =. ! 
Macromitrium piliferum = ? 
Leskea inflectens — Ectropothecium inflectens. 

Aucune d'elles n a été récoltée par Moerenhout. 

1845. Voyage au pôle Sud et dans FOcéanie sur les corvettes ï Astrolabe et 
la Zélée, de 1837 à 1840, sous le commandement de Dumont d'Ur- 
VILLE, Botanique, plantes cellulaires, par C. Montagne. 

Les collecteurs ont été le docteur Hombron et Jacquinot ; 
les Mousses citées dans cet ouvrage sont : 

(1) Je cite cette date d'après le Z''ph,yritis de Guillemin, publié en 1836- 
1837; l'exemplaire que j'ai consulté porte la date de 1841! Mais en 1837 
Guillemin ne pouvait avoir eu connaissance de l'ouvrage de Hooker et 
Arnott, s'il avait été publié en 1841. 



FLORULE DE TAHITI. 



5 



1° De Tahiti. 

Macromitrhim incurvifolium = M. subtile. 
Neckera undulata — N. Lepineana. 

— pennata = Calyptothec'mm prœlongum. 
Cryphsea helictophylla = Meteormm helictophyllum. 

— ingrescens = Papillaria Anderssoni. 
Isothecium cladorrhizans — Entodon Solanderi. 
Uypnum Chamissonis = Ectropothecium sodale. 

2° De Mangareva (îles Gambier). 

Calymperes Afzelii = C. Arigstrômii. 
Syrrhopodon f asciculatiis = S. obtusifolms. 
Fissidens mangarevensis = / 
Neckera iindidata =. iV. Lepineana. 

1848. Greville, in Annal, and Magaz. of Nat. History, p. 326, tab. 18. 
Spiridens Balfourianm l 

1848. G. Montagne, in Annales des sciences naturelles, 3^ série, vol. X. 
Neckera Lepineana! 

Pilotrichum cylindraceum ~ Pterobryum cylindraceum. 

1849-1851. G. Mueller, Synopsis rnuscorwn. 
Leptostomum macrocarpum ! 
Holomit7niim vaginatum ! 
Macromitrium subtile ! 
Neckera Lepineana I 

■ — Urvilleana (sp. nov.). 

— {Spiridens) Balfourianal 

Pilotrichum [Dendropogon] helictophyllum — Meteorium helictophyllum. 
Hypmim [Vesicularia) inflectens ■==. Ectropothecium inflectens. 

— [Aptychus] fuscescens = Ectropotheciitm inflectens. 

1854. Notice of some new Species of Masses from the pacifie Islands in the 
Collection of the United States Exploring Expédition under Cap. Wilkes, 
by VV.-S. SuLLivANT (in the Proceed. of the Amer. Acad. of Arts and 
Sciences, vol. III, 1854). 

Les Mousses nouvelles de Tahiti sont les suivantes: 

Eypnum apertum — Ectropothecium inflectens. 

— molluscoides = Ectropothecium sociale. 

— sodale ! 

Hookeria tahitensis = Chœtomitrium tahitcnse. 

Indépendamment de ces Mousses, il a été ropporté de 
Tahiti un certain nombre d'espèces déjà connues qui ont 
été énumérées dans le travail général renfermant l'indication 



6 BË^CHEREIiïif:. 

de toutes les récoltes faites au cours du voyage du capitaine 
WiLKES, et qui a été publié de 1862 à 1874. La partie qui 
concerne les Mousses comprend 1 1 2 pages in-4" et 36 planches, 
mais elle a été distribuée séparément et ne se trouve pas 
dans le volume, du moins à la bibliothèque du Muséum et 
dans les autres établissements de Paris. 

Les espèces qui sont dans l'herbier du Muséum sont les 
suivantes : 

Dicnemos rugosus = D. Banksii. 
Campylopus Bozyaniis = C. BlumiL 
Macromitrium owahiense 1 
Syrropodon tahitensis! 
Hookeria oblongifolia! 

Hypnum phmosum = Brachythecium tearapense. 

— Pickeringii = Sematophyllum Pickerîngii. 

— spininerve — Mniodendron tahiticim. 

1858-1862. C. MuELLER, in Botanische leitung. 
Année 1858, p. 161. Dicnemos Bmiksii! 

— — p. 162. Syrrhopodon Banksii! 

~ 1859, p. 205. Polytrichiim nukahivense = Vogonatum nukahivense, 

— — p. 220. Bartramia tahitensis == Philonotuia tahitensis. 

— i862, p. 36i. Macromitrium Menziesii! 

1864. S.-O. LiNDBERG, in Ofvers. afK. Vef. Akad. Fôrh., 1864, n° 10, appendix^ 

pp. 606-608. 

Les Mousses nouvelles décrites dans ce recueil ont été 
recueillies par le R. P. Ponten, au cours du voyage de la 
fré^diie Eugénie; ce sont: 

Phyllogonium cylindricum! 
Syrrhopodon ohtusifolius! 
Octohlepharum longifoliiim ! 

1865. ScHiMPER, Monographie du genre Spiridens (in nova acta Leop. nat. 

Cur., vol. XXXIV). 
Spiridens Balfourianus ! 

1870. Reise der OEsterreichischen Frégate Novara um die Erde, in den Jahren 
1857, 1858, 1859» Cryptogamie, par le D'^ Reichardt. 

Les Mousses récoltées à Tahiti par M. Jelinek sont : 

Macromitrium subtile. 
Bryum argenteum. 



FLORULE DE TAHITI. 



7 



Vhyllogonium cylindriciim. 
ISeckera Lepineana. 

— Eugenide = Calyptothecium prdelongiim 
Hypnum sodale = Ectropothecium sodale. 

— inflectens = Ectropothecium inflectens. 

— Novar% (sp. novaj — Phyllogonium cylindriciim J . 
Hypopterygium débile. 

1871. Flora Vitiensis, Miisci, hy . UiTTEN. 

Dans cet ouvrage, M. Mitten donne un conspectus de toutes 
les Mousses signalées dans les îles de la Polynésie. Celles 
qui proviennent de Tahiti ou de Nukahiva sont au nombre 
de 17. Nous ne signalerons que celles qui ne figurent pas 
dans les ouvrages ci-dessus analysés, ce sont: 

Bryum leptotheciiim (Bidwill, leg.). 
Entodon pallidiis, noY. {MEmiEs, leg.). 
Ctenidiiim stellulatum, sp. nov. (Bidwill, leg.). 
Phyllogonium angustifolium Sch. =zP. cylindriciim. 

1873. Angstrôm, Forteckning och beskrifning ôfver Mossor, samlade af 
N.-J. Andersson, under Fregatten Eugenies verldsomsegling aren 1851- 
1853 (in Ofvers. af Kongl. Vet. Akad. ForhandL, 1873, pp. 118-139). 

Les Mousses récoltées par Andersson à Tahiti en sep- 
tembre 1852 sont les suivantes : 

Leucohryum tahitense (sp. nov.). 
Weisia viridiila ? 
Campylopus obsciirus (sp. nov.). 
Hhizogonium spiniforme. 

Philonotis tahitensis C. M„ =z P. runcinata C. M. {i). 
Breutelia Eiigenise (sp. nov.). 

Calymperes tahitense Angst. (non Milt.). — C. Angstrômii! 

Macromitrium subtile. 

Hypopterygium tahitense. 

Rhacopilum demissiim. 

Phyllogonium cylindriciim. 

Omalia exigua — 0. pseiido-exigua. 

Neckera Urvillei, distribué sous le nom de JSeckera Eugeniœ = Calypto- 
thecium prdelongiim. 
Neckera Lepineana. 
Cylindrolkecium Solanderi. 

turgidnm. 

Cryphaea helictophylla — Papillaria Angstrômii [{). 

(1) Corrections faites par M. Ch. Mueller dans le même recueil, année 
1876, pp. 50-5a. 



8 



BEilCHEBIilIiiLE:. 



Papillaria tahitensis (sp. nov.) ~ Meteormm helictophyllim (1). 
Hookeria {Callicostella) papillata. 

Hypniim [Ectropothecium) inflectens =. Hypn. [Ectrop.)bryifolium (1). 

— — tahitense (sp. nov). 

— — loxocarpum (sp. nov.) = Ectrop. inflectens. 

— [Microthamniiim] scaberulum? 

— — trachœlocarpiim (sp. nov.). 

— [Brepanium) calpœcarpum (sp. nov.) = Ectropothecium sodalc. 

— — polyandrum= Ectropothecium polyandrum. 

1873. J. Nadeaud, Ènumération des plantes indigènes de Vile de Tahiti^ re- 
cueillies et classées par le D"" J. Nadeaud. Paris, Savy, 1873. 

Ce travail, qui est peu connu des bryologues, renferme 
l'énumération de 49 espèces de Mousses récoltées à Tahiti. 
La collection que m'a donnée M. Drake ne contient que 
35 numéros; j'indiquerai en regard de chacun de ces numé- 
ros le nom spécifique sous lequel les plantes figurent dans 
mon travail. Pour les autres, je mettrai un point de doute (?), 
n'ayant pu me procurer les échantillons auxquels ils se rap- 
portent. 

43. Astomum nervosum = Fhilonotula ? 

44. Fissidens genunervis = Fissidens Nadeaudii. 

45. — radicans — F. mangarevensis, var. 

46. Leuoophanes octohlepharoïdes = Leucobryum tahitense et Arthrocor- 

mus dentatus. 

47 . Leucophanes fragile = Syrrhopodon Banksii. 

48. — Blumei =. Calymperes Angstromii. 

49. Mnium rostratum = Bryum leptothecium. 

50. Leptostomum macrocarpum = Leucobryum tahitense. 

51 . — ereclum = ? ' 

52. Polytrichum, convolutum = Pogonatum tahitense, var. cirrhatum. 
h'i. Bryum Peromnion = Bhizogonium spiniforme. 

54. — australe = Bryum melanothecium. 

55. Holomitrium vuginatum = Dicnemos Banksii, 

56. Dicranum flexifolium — Campylopus Blumei. 

57. — arcuatum=:? 

58. — arctocarpum = Campylopus Nadeaudii. 

59. Weisia viridula =? 

60. Zygodon pusillus = Holomitrium vaginatum et Brachythecium teu- 

rapense. 

61. Macromitrium tahitense {Sp. noY.) =? 

62 . — subtile =1 / 

63. — orthostichum — ? 

64. Gumbelia Scouleri ! = ? an Bhynchostegii species? 

65. Hypopterygium pJiculœforme z= H. Nadeaudianum 

66. — spectabile r= Rhacopilum convolutaceum. 



FLORULE DE TAHITI. 



9 



67. Cyathophorum bulbosiim = Garovaglia tahitensis. 

68 . Daltonia contorta = ? 

69. Mniadelphus Montagneanus = Distichophyllum Nadeandii. 

70. — spathidatus = D. tahitense. 

71 . Rhegmatodon 7m fus = Entodon turgidus. 

72. Fabronia tahitensis (Sp. nov.)=:.^ 

73 . Neckera Lepineana — ! 

74. — australasica= ? 

75. — Uî'villeana ~ Calyptothecium prœlongmn. 

76. — Bal uriana ■=! Spiridens Bal four ianus. 

77 . — squarrosa = ? 

78. — Madagascariensis = ? 

79. — nigrescens=1 

80. Pilotrichum tenellmn—? 

81. — helictophyllum = Calyptothecimn prœlongum. 

82. — cylindraceum =! Pterobryum Gijlindraceiim. 

83. Hookeria sublimbata = H. oblongifolia. 

84. Hypnum inflectens = ! Ectropothecium inflectens. 
-85. — Chamissonîs = Ectrop. sodale. 

86. — paradoxum — Brachythecium tearapense. 

87. — fuscescens = Sematopliyllum Lepinei. 

88. — pycnophyllum = Trichostelewn Vernieri. 

89. — aciculare = ! Ptychomriium aciculare. 

90. — comosum— Myiiodendron tahitense. 

91. — Junghuhnii= Hypnodendron Vescoanum. 



1874. Ch. Mueller, Musci polynesiaci prœsertim Vitiani et Samoani (in Jour- 

naldes Muséum Godeffroy, Heft. VI. (1874). 

Les Mousses de Tahiti qui sont indiquées dans ce mémoire 
sont : 

Phyllogonium {Cryptogonium) cylindricum. 
Neckera Ettgeniœ = Calypothecium praelongum. 
Hypnum {Ectropothecium) inflectens. 
— {Sigmatella) Pickeringii. 

1875. DuBY, Mémoires de la Société de physique et dliistoire naturelle de Ge- 

nève, XXIV. 
Campylopiis Veryiieri (Sp. nov.) ! 

Hypnum Vernieri (Sp. nov.) = Trichostelewn Vernieri. 

1875. Édélestan Jardin, Énumération de nouvelles plantes phanérogames et 
cryptogames découvertes dans Vancien et le nouveau continent, Paris, 
1875, chez J.-B. Baillière. 

Les Mousses énumérées dans ce mémoire ont été nommées 
par ScHiMPER, mais n'ont jamais élé décrites ; elles se trou- 
vent toutes, sauf deux, dans les collections du Muséum. 



10 



1° Mousses de Tahiti : 

2. Syrrhopodon Jardijii Sch. = S. involutîis. 

3. Fterohryum dexlrum Sch. = Pterob. cylindraceum. 

4. Leucobryiim ? 

4^ Philonotula? =^ Philonolula Jardini. 

8. Trematodon Jardini Sch. = Wilsoniella Jardini. 

10. Hijpnum drcinulatum Sch. — Ectropotheciiim sodale ? 
IQhis — daltonioides Sch. = Sematophylliim Pickeringii, 

11. Isothecium cladorrhizans Sch. = Entodon Solanderi, 

12. Cyrtopus tahitensis Sch. = Garovaglia tahitensis. 

2° Mousses de Nukahiva. 

2bis Syrrhopodon speciosus Sch. = Leiicophanes nukahivense. 
7. LeuGophanes blephaiioides Sch. = L. octoblepharoides. 

9. Pogonatum latérale Sch. =: Pogonatum nukahivense, 

10". Hypnum macroblepharum Sch. = Microthamnium macroblepharum. 
10^. Hypnum nukahivense Sch. 
10^. — Lepineanum Sch. =:.^ 

13. Leucodon pacificus Sch. = ! 

14. Hookeria Jardini = H. oblongifolia. 
14*^. — pallens Sch. = Jf. nukahivensis. 

15. Phyllogonium cryptocarpum Sch. = Phyllogoniiim cylindricum. 

T Distribution géographique. — Dans le Zephyritis^ 
tahitensis., Guillemin constate déjà en 1837 que l'île de Tahiti 
présente « une Flore plus nombreuse qu'on ne devait le pré- 
sumer, d'après ce qu'on avait dit de la pauvreté des îles en 
général, et qu'elle serait encore plus riche s'il y existait 
quelque grand cours d'eau près duquel pût s'accumuler une 
végétation diversifiée ; » il déclare que, « outre que c'est prin- 
cipalement avec l'archipel Indien, auquel il faut adjoindre les 
îles Maurice et Madagascar, que les plantes de Tahiti offrent 
le plus de ressemblance et qu'elles n'en présentent aucune-^ 
ment avec le continent américain, dont les îles de la Société 
ne sont pourtant pas tellement éloignées qu'on devrait s'at- 
tendre à trouver de l'analogie dans les espèces qu'elles pro- 
duisent. » 

La Flore de Tahiti, en ce qui concerne les Mousses propre- 
ment dites, n'a en effet aucun rapport avec celle du continent 
américain. Mais nous différons d'avis avec Guillemin en ce 
qui louche l'archipel Indien, au moins pour les espèces. Les 



FLORULE LE TAHITI. 



41 



espèces constatées à Tahiti sont au nombre de 74, dont 
41 peuvent être considérées jusqu'à présent comme spéciales 
aux îles de la Société. Les 33 autres sont communes avec 
d'autres îles polynésiennes, et l'on n'en trouve que 2 qui se 
rencontrent en même temps à Tahiti et dans l'archipel Indien 
[Campylopus Blumii et Raropilum demi^-^i///h et 1 dans les îles 
austro-africaines de l'océan Indien [ Eolomitriuni vaglnatum . 
La flore muscinale des îles de la Société a plus de ressem- 
blance avec celle des autres îles de la Polynésie situées entre 
l'Equateur et le tropique du Capricorne: ainsi. 10 de ces 
espèces sont communes à l'ouest avec les îles Samoa et 7 avec 
les îles \\\\, à l'est, 8 avec les îles Marquises et 5 avec l'ar- 
chipel Gambier. L'Australie et la Nouvelle-Zélande n'en 
fournissent qu'une seule chacune. Dans l'hémisphère boréal, 
on ne signale que 3 espèces qui se trouvent aussi aux îles 
Sand^vicll et 2 aux Philippines. Tahiti n'a pas échappé non 
plus à la loi qui préside à la dispersion de certaines espèces 
cosmopolites; on y voit les Gr'immia aporarpa et Bri/iu'ii 
argenteum. si communs en Europe et qu'on rencontre presqu'à 
l'état sporadique dans tout l'Univers. Le Pti/r/tommiu/n acicu- 
lare^ \q ?\ eckera Lepineana, sont assez communs dans presque 
toutes les îles de la Polynésie : le Rhlzogoniinn sp'ini forme 
est très répandu dans toute la région intertropicale et au delà 
dans l'hémisphère austral, en Amérique et en Afrique. 

Mais si l'opinion de Guillemin n'est pas très exacte pour 
les espèces, elle l'est du moins pour les genres. Les îles de 
Tarchipel Malais semblent être le berceau d'un grand nombre 
de genres exotiques qui, de là, se sont répandus dans les îles 
delà Polynésie, et Tahiti paraît être l'extrême limite orien- 
tale de leur aire de dispersion, comme Ceylan et les îles de 
la Sonde en sont la limite occcidentale. C'est ainsi que dans 
cette immense étendue comprise entre ces deux hmites, on 
voit certains genres avoir des représentants comme égarés 
çà et là dans les diverses îles polynésiennes. Les Spiridens, 
ces géants parmi les Mousses, sont établis dans les Célèbes 
et aux Philippines, et on ne les retrouve que dans les Non- 



12 



Bf:§»CHBî:Rï:iii.F. 



velles-Hébrides, à la Nouvelle-Calédonie, à l'île de Lord 
Howe, aux îles Viti et Samoa, et enfin à Tahiti; on n'en 
trouve pas trace dans les autres îles à l'est ni sur les côtes 
de l'Amérique australe. Les Garovaglia [Endotrichun Doz. et 
Molk.) qui paraissaient propres aux îles ou aux territoires 
baignés parla mer des Indes (9 à Ceylan, 7 dans les monta- 
gnes des Indes orientales, 6 dans l'archipel Malais), se sont 
étendus àl'est dans les îles australes de la Polynésie; 2 espèces 
habitent l'Australie, 1 les îles Viti, une autre les îles Samoa; 
Tahiti donne enfin asile à une espèce particuhère. De même, 
le genre Wilsoniella^ qui ne comprend que 4 espèces, dont 
2 sont localisées en Asie, l'une à Ceylan, l'autre au Tonkin, 
ne se rencontre plus qu'en Australie et à Tahiti, dernière 
limite à l'est. Deux autres genres, comprenant après les 
Spiindeiis les Mousses les plus élégantes, les genres Mnioden- 
dron ç^i Hypnodendron^ sont dans le même cas. On les trouve 
à Ceylan ou dans l'archipel Malais et dans les Philippines; 
on n'en voit plus qu'aux îles Sandwich au nord de l'Équateur, 
mais ils reparaissent au sud en Australie, en Tasmanie, à la 
Nouvelle-Zélande, puis àl'est à la Nouvelle-Calédonie et dans 
les îles Viti, Samoa et Tahiti ; mais pour le genre Hypnoden- 
dron^ cette dernière île n'est pas la limite extrême de dis- 
persion du genre, car on en signale deux espèces au Chili. 

Telle qu'elle est dans son ensemble, la flore muscinale de 
Tahiti est encore assez riche, eu égard à l'étendue de l'île, 
et, peut soutenir la comparaison avec celle des îles Viti qui 
ne renferme que 85 espèces de Mousses; celle de Samoa est 
plus riche, puisqu'on y a déjà constaté la présence de 
125 espèces. 

Iles Marquises. — Les Mousses recueillies à Nukakiva par 
Mercier et Jardin sont au nombre de 18, dont 9 sont spé- 
ciales à cette île. 

Les Mousses spéciales sont : 



1 . Dicranum rufifoliwn, 

2. Leucophanes îwkahivense, 

3. Philonotula Jardini, 



FLORULE DE ÏAHm. 13: 

4. Pogonatum nukahiveiise, 

5. Leucodon paci ficus, - 

6. Hookeria chlorina, 

7 . Hookeria nukcihivemis, 

8. Microthamnium macrohlepharum, 

9. Rhacopihiin microphyllum. 

Les espèces communes avec d'autres îles sont : 

10. Leucophanes octoblephar aides = Archipel Malais. 

1 1 . Calymperes Angstrômii ■=■ Tahiti. 

12. Vhyllogonium cylindricum = Tahiti et autres îles. 

13. Meteorium helictophyllum— Tahiti. 

14. Hookeria oblongifolia = Tahiti, \iti, Samosi. 

15. Trichosteleiim Ver nieri = Tahiti, 

16. Ectropothecium mflectens = Tahiti, Samoa, Sandwich. 

17. — so(ia/e — Tahiti, Samoa. 

18. Leucomium débile = Tahiti, Samoa, Viti. 

Archipel Gambier. — Les Mousses provenant de Manga- 
Reva et qui ont élé recueillies par Hombron- et Le Bâtard 
sont peu nombreuses ; ce sont : 

1 . Fissidens mangarevensis, 

2. Syrrhopodon obliisifolius, 

3. Calymperes Angstrômii, 

4. Bryum înelanotkecium, 

5. Neckera Lepineana. 

Toutes ces Mousses se rencontrent à Tahiti. Le Bryum 
melanot/iecïum se trouve aux îles Tonga et Samoa, et le 
Neckera Lepineana aux Philippines, dans l'archipel Indien 
et aux îles ViLi. 



3° Disposition méthodique des espèces. 



I. — ACROCARPI. 



TRIB. L — WEISIACE^. 

GEN. — WEisiA Hedw. 

1 . Weisia viridula Brid. 

Tahiti: Andersson (fide Angstrom f); terrains argileux et 
humides des environs du fort deFautaua (Nadeaud f n*' 59.) 

Je n'ai vu aucun échantillon de cette mousse dont l'existence à Tahiti 
me paraît problématique. 

TRIB. II. — DlCRANACEyE. 

GEN. — WILSONIELLA C. Muell. 

2. Wilsoniella Jardini Besch. 

Trematodon Jardini Sch., Mss., in Jardin, Énumér ai. de 
nouv. plantes.^ p. 20, n" 8. 

Monoica, Gregariecespitosa. Caulis rectiusculus, i centim. 
longus, simplex, sub perichaetio innovans. Folia inferiora 
minuta brevia squarrosa, superiora erecto-patentia flexuosa 
nigricante viridia vel rufescentia anguste lanceolato-ligulata 
flaccida integerrima sed apice ob cellulas recle prominentes 
dentata, costa latiuscula infra apicem evanida, cellulis pro- 
senchymatïciselongatisdistinctisulriculi primordialis sinuati 
vestigio impletis. Flos masculus subdiscoideus in ramulo 
plus minus longo sub perichaetio obsito sœpe ramoso 4-5 flo- 
res gerente terminalis, foliis ovatis concavis patulis, antlie- 
ridiis multis. Capsula in pedicello 10-13 mill. longo rubello 
flexuoso anguste ovala, aetate cylindrica, arcuata, subrecta, 
fusca, operculo aciculari obliquo rostrato eam aequante, 
annulo lato composito. Peristomii dentés cum operculo deci- 
dui, rubri, omnino papillosi, indistincte trabeculati, in cru- 
ribusduobus striclis e basi fissi. 



FLORULE DE TAHITI. 



J5 



Tahiti : Environs de Papeete, 23 juillet 1852, sur la terre 
(Jardin). 

Le genre Wilsoniella, créé par M. Ch. Mueller (in Bot.Centralblatt, 1881). 
pour le Trichostomiim? pellucidum Wils., de Ceylan, comprend en outre le 
W. Karsteniana G. MuelL, de FAustralie et le W. tonkinensis Nob., du 
Tonkin. Le W. Jardini forme la quatrième espèce connue actuellement. 
Les organes végétatifs sont assez semblables dans ces quatre espèces et ne 
diffèrent que par la forme des feuilles plus ou moins étroitement atténuées 
au sommet et par la dentelure plus ou moins prononcée; la capsule varie 
peu également et l'on serait tenté de les considérer comme des formes dé- 
rivées d'un même type. Cependant, en examinant de près l'inflorescence 
mâle on trouve des différences notables. 

Ainsi, dans les espèces monoïques, le W. pellucida a son périgone inséré 
à l'extrémité d'un rameau très court situé au-dessous du périchèse; le 
W. Karsteniana parait être de même, tandis que dans le W. Jardini le 
rameau màle est ramifié et présente un périgone à l'extrémité de chaque 
division. Dans le W. tonkinensis^ espèce dioïque, la plante màle se comporte 
autrement; les tiges sont simples ou fasciculées à la base, longues de 8 à 
10 millimètres, garnies de feuilles très étroites, allongées, triangulaires, 
dressées, subconvolutées, denticulées au sonmiet, les périgones sont ou 
solitaires à l'extrémité de la tige, ou plurisériés par innovations presque 
sessiles, ce qui fait paraître les périgones comme axillaires ; on en rencontre 
souvent 5 et 6 sur la même tige. 

Notre nouvelle espèce se rapproche du W. pellucida, mais elle s'en dis- 
tingue par un port plus robuste, par les capsules plus fortes, ovales, clavi- 
formes après la sporose, par les feuilles atténuées au sommet où elles sont 
faiblement denticulées. Son inflorescence monoïque l'éloigné suffisamment 
du W. tonkinensis. 

La place de ce genre, dans la nomenclature Schimpérienne que nous 
avons presque toujours suivie, est assez difficile à fixer. Pour Al. Ch. Mueller, 
qui l'a créé, le genre Wilsoniella fait partie de la tribu des Brjacées, quoi- 
que il ait un péristome de Trichostomum. Nous pensons qu'il convient de le 
classer auprès du g. Trematodon avec lequel il a le plus d'affinités. 

GEN. CAMPYLOPODIUM C. Muell. 

3. Campylopodium Tahitense Besch. 

Monoicum. Flos masculus terminalis in ramulo longiusculo 
sub perichaetio nascente plerumque ob fragilitatem separato 
obsitus : Caulis gracilis centimètre longus, innovans. Folia 
fuscescentia iila innovationis gracilis lutescentia erecto- 
patentia basi breviter obovata subito in cuspidem inferne 
latiorem convolutam superne tenuiorem planiusculam atte- 
nuata, comalia longiora basi longius ovata erecia, omnia 
integerrima, costa angusta infra apicem evanescente, cellulis 



16 



basi breviter reclangulis in parte angusla rolundo-quadratis. 
Capsula in pedicello inferne geniculalo cygneo siccitate con- 
torqiiato adscendens, ovala, basi gibbosula, brevis, nigri- 
cans, sicca plicata, operculo cum calyptra minuta basi 
intégra deciduo ; annulo ? Peristomii dentés rubri in cruribus 
duobus Scepe coalitis papillosis separati. 

Tahiti : Dans les terrains argileux, auxenvirons du fort de 
Fautaua, associé à Pogonatum. tahitense (Nadeàud, n° 52). 

GEN. DICRANUM Hedw. 

4. Dicranum rufifolium Besch. 

Caulis elatus (10-15 cent, longus), ramosus, r.amis plus 
minus longis superne penicillum curvulum efTormantibus. 
Folia caulina erecto-patentia vel patentia, rufa, angusta, 
circiter 1 centim. longa, concava, e medio ad apicem convo- 
luta, tenuissima, longissime cuspidata, marginibus fere e 
basi auriculatâ angustiore late canaliculatâ dentalâ hyaline 
serratissima, costa latiuscula dorso serrata, cellulis auricu- 
larum amplis multis hyalinis sed parielibus flavis supraala- 
ribus nonnullis rotundis, ceteris rectangulis interceptis. 
Cetera desunt. 

Iles Marquises (Mercier). 

Se rapproche par le porL du D. Pancheri C. Muell. (coll. Pancher, n° 566) 
et surtout du D. cijUndrQphijIlam Bsch. mss. (coll. Vieillard) de la Nouvelle- 
Calédonie; en diffère cependant par les tiges plus grêles, les feuilles plus, 
étalées, bordées de dents plus nombreuses et plus fortement accusées. 

GEN. — CAMPYLOPUS Brid. 

5. Gampylopus Nadeaudianus Besch. 

Habitu C, pudko Hsch. similis, sed foliis concoloribus 
distat. Gregarie cespitosus; caulis subsimplex vel e basi fur- 
catus, 1 centim. longus. Folia caulina erecto-patentia erec- 
tave, lutescentia, comalia numerosa clavato-congesta stricta 
ovato-lanceolata, marginibus e parte angustiore convolutis 
e medio ad apicem denliculata, cellulis quadrato-ventricosis 
decoloratis auriculatâ, costa percurrente dorso remote den- 



FLORULE DE TAHITI. 



17 



ticLilata. Folia perichaetialia similia sed longiora. Capsula 
(immaf ura) in foliis superioribus immersa, pedicello cygneo ; 
calyptra breviter uno latere fissa basi laciniata. 

Tahili : sur la terre, dans les endroits brûlés du Mamono 
vers 900 mètres, parmi les racines du Pteris aurita (Nadeaud, 
n° 58); échantillons très rares avec capsules trop jeunes. 

6. Campylopus Blumii (Doz. et Molk). 
Trichostomum Blumii Dz. et Molk., An7u Se. nat.^ 1844, 

II, p. 316. 

Dicraniim [Campylopus) Dozyanum C. MuelL, Syn, musc. 
I, p. 385. 

Campylopus Blumii Bosch, et Lac, Bryol. Jav. I, p. 81^, 
lab. 68. 

Tahiti : WiLKEs ; Vesco ; environs du fort Fautaua (Na- 
deaud, n** 56). 

Distrib. géogr. : Java, Ternate, Bornéo, îles Philippines. 

7. Campylopus Vernieri Duby. 

Mém. Soc. phys. et Hist. mit. de Genève, t. XXIV, 1875, 
lab. Il, fig. 5. 

Tahiti : Vernier ! Sur les troncs des fougères arborescentes 
des plus hautes montagnes 5? Vesco. 

Cette Mousse se rapproche beaucoup par le port du C. Blumii (Doz. et 
Molk.); mais elle en diffère par les tiges beaucoup plus longues, parles 
feuilles périchétiales intimes plus étroites et plus largement ovales, convo- 
lutées, parles feuilles caulinaires plus fortement dentées en scie depuis la 
partie rétrécie jusqu'au sommet, par la capsule verruqueuse seulement 
à la partie basilaire et le long du sommet du pédicelle et enfin par l'opercule 
plus court. 

8. Campylopus obscurus Angst. [Le.) 
Tahiti : Andersson. 

D'après l'échantillon stérile que je possède, ce Campylopus parait n'être 
qu'une forme à l'état jeune de la précédente. Si ces deux plantes étaient 
reconnues identiques, le nom de G. Vernieri (1875) devrait faire place à 
celui de C. obscurus (1873). 

GEN. HOLOMITRIUM Brid. 



9. Holomitrium vaginatum Brid., Bryol. ï, p. 227. 

ANN. se. NAT. BOT. XX, 2 



18 



C. MuelL, Synopsis mvsc. I, p. 350. 

Trichostomum vaginattim Rook.^ Miisci exotici^ tah 64; 
Schwaegr., Suppl. IV, t. 309. 

Tahiti : Menzies (I, 792) ; sur les blocs de rochers au fond 
des vallées inférieures (Nadeaud, n" 60). 

Se trouve aussi à la Réunion, à Maurice et à Madagascar. 

GEN. — D1CNEM0S Schwsegcr . (Liudb . 7iom, modïf.). 

10. Dicnemos Banksii C. Muell. 

Botan. Zeitung, 1858, n° 23, p. 161. 

Dicmnum demifolium Web. et Mohr (Collect. Thunberg). 

« Robusiissimus densifoliuslutescens nilidus ; foliacaulina 
« sequalia (haud rugosa) dense imbricata robustissima, 
a late ovato-lanceolata, basi constricla, superne plus minus 
« involuta, inferne margine albida, nervo tenui complanato 
« in mucronulum exeunle percursa, infra nervum denticu- 
<( lata^ e cellulis lineari-ellipticis conflatis lutescentibus, ala- 
(( ribus parenchymaticis Iaxis fuscescentibus planis areolata; 
« perichsetium longe exserlum, foliis in cylindrurn longum 
« congestis, e basi convoluta sensim longe cuspidatisacutis, 
« ad cuspidem denliculatis, excurrenlibus, longius et laxius 
<( reLiculalis ; theca parum exserta, in pedunculo crasso 
(( leevi posita, erecta, turgido-oblonga cyhndricea, œqualis. » 

Ex insula Tahiti retulit Banks. 

«,A D. calycino et B. rtigoso foliis denliculatis jam refu- 
« git. A D. obsoletinervi foliis dense imbricatis appressis, 
« habitu robustissimo thecaque aequali turgido-oblonga jam 
« tolo coelo dislat, margine albido ad Leucoloma accedit » 
(C. Muell. 1. cit). 

Tahiti : Banks [fide C. Muell.) ; Wilkes, sub D. rugoso 
SuLLiv ; RiBouKT, 1850, n° 161, très beaux exemplaires avec 
de nombreuses capsules operculées; vallées sèches de la 
région N. 0. de File, vers 800 mètres, au Pinaï, sur les 
troncs du Mer y ta lanceolata (Nadeaud, n" 55). 

Dans la diagnose qui précède, M. Ch. Mueller dit que les feuilles cauli- 



FLORULE DE TAHITI. 19 

naires sont haud rugosa, ce qui distingue au premier abord le D. Banksii du 
D. rugosus. Dans tous les échantillons de Tahiti que nous avons examinés, 
les feuilles sont, étant sèches, plus ou moins rugueuses transversalement, 
mais comnje elles sont dentées au sommet et bordées d'une marge qui rap- 
pelle celle des Leucoloma, on ne saurait rattacher ces échantillons qu'au 
D. Banksii. Du reste le D. rugosus n'a encore été trouvé qu'à la Nouvelle 
Hollande; le seul échantillon connu aurait été donné par Dickson à Turner 
et par celui-ci à Hooker qui l'a décrit et dessiné dans ses Musci exotici, 
tab. 20(1818). Schwaegrichen l'aurait reçu de Turner [Supplément, 1824) ou 
de Taylor [Supplément, 1828), mais quel que soit l'intermédiaire on ne con- 
naît pas le nom du collecteur, ni celui de la localité spéciale où la plante a 
été récoltée. Bridelnel'a pas vue, M. Ch. Mueller non plus et je n'ai pu moi- 
même m'en procurer un exemplaire. 11 pourrait donc se faire qu'en étudiant 
plus attentivement le D. rugosus on arrivât à l'identifier avec le D. Banksii, 
à moins qu'on n'établisse pour les échantillons de Tahiti, autres que ceux 
de Banks, une espèce nouvelle intermédiaire qui tiendrait du D. rugosus par 
la rugosité des feuilles et du D. Banksii\>a,v la dentelure et la marge de ces 
mêmes organes. Quoi qu'il en soit nos exemplaires présentent les caractères 
suivants : 

Plante dressée de 5 à 10 centimètres de long ; feuilles cau- 
linaires, étant sèches, élégamment rugueuses sur le dos, 
surtout au milieu, déjetées sur un côté de la tige, entre- 
mêlées d'un feutre radiculaire roussâtre; feuilles périché- 
tiales intimes longues de 11 à 12 millimètres dont la pointe 
atteint souvent la moiliéde la capsule. Pédicelles quelquefois 
géminés, longs de 12 à 13 millimètres. Capsule dressée ou 
courbée, longue de 3 millimètres et demi, large d'un millimètre 
environ; opercule obliquement rostré, long de 1 millimètre 
et demi. Je n'ai pas vu de coiffes arrivées à complète matu- 
rité de la capsule, mais celles qui recouvrent les arcliégones 
fécondées en voie de formation, et déjà détachées de la 
vaginule paraissent être campaniformes, sont scabres sur- 
tout au sommet où elles sont encore pourvues d'un styli- 
dium très long. 

TRIB. III. — LEUCOBRYACE^. 
GEN. — LEucoBRYUM Hampe. 

11. Leucobryum tahitense Angst. (1. c, p. 118). 

Tahiti : Vesco ! Andersson ! ; assez fréquent sur toutes les 
montagnes de l'intérieur vers 1100 mètres, à terre, ainsi 



20 



»e§»€he]!ii:lii:.e:. 



que sur les vieux troncs d'arbres, stérile (Nadeaud, n° 50); 
(D^ Savatier, n'' 1044). 

GEN. — LEUCOPHANES Brid. 

12. Leucophanes (Leionotis) nukahivense Besch. 

Syrrhopodon speciosiis S ch., in Jardin Enumei\ p. 19 
[p, mem.). 

Cespiles semiunciales glauco-violacei. Gaules ramosi 
fragiles. Folia compressa, basi longe et auguste ovatâ erectâ, 
lanceolata, erecto-patentia, infra apicem obtusum dentatum 
angusliora, integerrima, e slratis cellularum quadratarum 
suprapositarum duobus composila, cellulis chlorophyllosis 
in sectione transversa quadralis, cellulis marginalibus an- 
gusîissimis 4-seriatis, costa tenui laevi cum apice evanida. 
Capsula in pedicello 5 mill. longo rubro apice vesiculoso 
erecta, auguste ovato-cylindrica^ circiter 1 mill. longa, 
sublevis, vaginula longa auguste cylindrica. Peristomii dentés 
16 brèves lineares, integri, pallide rufescentes. Calyptra? 
operculum? 

Iles Marquises : Mercier ; Nukahiva, sur une roche dans la 
vallée d'Avao, à Taiohaë (Jardin), avec une seule capsule. 

Assez semblable par le porfc et la forme des feuilles au Sijrrhopodon in- 
volutus Schwgr. des Moluques, mais complètement différent par la structure 
des feuilles. 

J'ai dû, en transportant le Syrrhopodon speciosiis dans le genre Leuco- 
phanes, changer le nom spécifique donné par Schimper, ce nom ayant été 
déjà employé par M. Ch. Mueller pour désigner une espèce de Leucophanes 
de Java {Si/nops. Musc, I, p. 84) qu'il a placée depuis dans le genre Schisto- 
milrium {Id., II, p. 537). 

13. Leucophanes octoblepharoides Brid. 

C. Muell., Synopsis!, p. 82; Dzy et Molk., BryoL Jav. I, 
p. 25. 

Leucobryuni Korthalsïi Dzy et Molk.; Musc, frond. Arch. 
ind. p. 65, t. 23. 

Iles Marquises : Nukahiva, vallée d'Avao, sur un Panda- 
nus (Jardin). 



FLORULE DE TAHITI. 



21 



Distrib. géogr. Archipel Indien: Java, Bornéo, Sarawak, 
Sumatra, Amboine; Indes Orientales : Népaul. 

GEN. — ARTHRocoRMUs (Dzy et Molk.). 

14. Arthrocormus dentatus (Mitt ). 

C. Mueller, Journ. des Muse. Godeffroy, n" 13. 

Octoblepharum dentatum Mitt., Musc. Samoan. p. 178. 

Tahiti : Lépine ! associé à un Symphyogyna] très abon- 
dant sur les hautes montagnes, mais toujours stérile (Na- 
DEAUD ! n° 46). 

Se trouve aussi aux îles Samoa. 

GEN. OCTOBLEPHARUM Hcdw. 

15. Octoblepharum longifolium Lindbg(î. c. p. 608). 
Tahiti: Ponten ! (Expéd. frèg. Eiigénie)\ Savatier ! 

TRIB. IV. — FISSIDENTAGE^. 

GEN. — - FISSIDENS Hcdw. 

16. Fissidens mangarevensis Mont. 

Voyage au Pôle Sud, Ci^yptog.^ p. 344, et Sylloge, p. 4; 
C. Mueller, Syn. I, p. 62. 

Caulis circiter 15 mill. longus ssepius pluries sub peri- 
chaetio innovando-ramosus et ramulosus. Folia lutescentia, 
cornea, dense disticha, erecto-patentia, siccitale summo 
involuta, hneari-lanceolata, immarginata, apice acuminato 
serrulata, infra ad basin usque crenulato-denticulata, costa 
flavida crassa serpentina infra apicem evanida, cellulis rotun- 
datis parvis dorso protuberantibus ; lamina vera apice 
obtusa subserrulata celluhs ad costam majoribus quadratis 
opacisareolata, supra médium producta ; lamina dorsalis basi 
rotundata usque ad folii insertionem continua. Folia perichae- 
tialia similia sed lamina dorsali supra basin rotundatam 
enata. Capsula in pedicello basi saepegeniculatotortili rubello 
4 millim. longo terminalis, urceolato-cylindrica, brevicollis, 



22 



erecta velob curvaturam pedicelli inclinata; operculo conico 
rostralo capsulalongiore. Calyplra ? Peristomii dentés rufes- 
centes medio incruribus duobus papillosis divisi. Planta 
mascula non visa. 

Archipel Gambier : Manga-Reva, sur les rochers humides 
et sur les arbres, vers 220 mètres, associé kNec/cera Le pine- 
ana (Hombron). 

Tahiti: Jagquinot! n° 20, 

Var. taliitensis, a typo tantum differt habitu minore, cau- 
libus plerumque simplicibus foliis dimidio brevioribus. 

Tahiti : (Vesco) sur les hauts sommets intérieurs, à Tate- 
fau, dans la vallée de Papeiha, sur l'écorce d'un Wein- 
mannia (Nadeaud, nM5). 

n.Fissidens NadeaudiiBesch. 

Dioicus? Habitu F. pacifico Angst. similis. Caulis elatus, 
longus (25-35 milL), gracilis, cum foliis siccis vix 1 mill. 
latus, plerumque simplex, solidus. Folia disticha siccitate 
basi erecta superne torquato-involuta flavo-lutescentia cor- 
nea, madore erecto-patentia longe linealia (3 mill. longa) 
apice subrotundata vel obtuse acuminata immarginata intégra, 
Costa crassiuscula concolore superne serpentinainfra apicem 
evanida ; lamina vera apice rotundato supra médium pro- 
ducta, lamina dorsalis supra insertionem defluens, omnes 
cellulis minutis quadratis vel indistincte 5-6 gonis chloro- 
phyllosis marginalibus nonnullis ad basin infîmam angus- 
tioribus. Cetera desunt. 

Tahiti : Au milieu des torrents des hautes vallées (J. Na- 
deaud, n° 44). 

Le Fissidens pac'ificus Angst., d'Honolulu, a quelque ressemblance, parle 
port, avec notre mousse; la forme des feuilles plus longues, leur structure 
et la dentelure bien distincte du milieu au sommet, ainsi que la forme de 
la lame dorsale sont autant de caractères qui l'éloignent du F. Nadeaudii. 
Le F. mangarevensis s'en rapproche davantage par la nervure sinueuse et 
l'aréolation des feuilles, mais celles-ci sont beaucoup plus étroites, lan- 
céolées-acuminées et la lame dorsale est arrondie à la base; ses tiges sont 
en outre plus courtes, plusieurs fois rameuses ou bifurquées. 



FLORULE DE TAHITI. 



23 



TRIB. Y. — CALYMPERACE^. 

GEN. — SYRRHOPODON Schwgl*. 

Sectio Orthophyllum C. Muell. 

18. Syrrhopodon Banksii C. Muell. 

Botanisch. Zeitung, 1858, p. 162. 

Tahiti : Banks ! Lépine! ^ubSyrrhop, rigescente(\\h. Mont.); 
Tatefau, sur les arbres d'un plateau dominant la vallée de 
Papeïha, vers 900 mètres, Nadeaud ! n° 47. 

Iles de Santa-Cruz: Yanicoro, Dumont d'Urville ! 

Tuokuro, île Sudsee (Hb. C. Millier) ; Gaudichaud ! (in 
herb. Montagne, sans localité). 

19. Syrrhopodon involutus Schwgr., Supp. II, 2' 
p. 117, /a/^. 132. 

C. Millier, Syn. I, p. 533; Dozy et Molk., BryoL jav., 
lab. 59. 

Syrrhopodon Jardini Sch. Mss. in Enum, Jardin, p. 20. 
Tahiti : Yallée de Fautahua, près de Papeete (Jardin). 
Iles Moluques, Rawak; Gaudichaud (sub. S. glaucescente 
Sch.). 

Sectio Orthotheca C. Muell. 

20. Syrrhopodon tahitensis Sull., jE^A/^^f/. Wilkes. 
C. Mueller, mJourn, Muse. Godeffroy, p. 16. 
Calymperes tahitense Mitt. m Flora Yitiensi^ p. 390. 
Tahiti: Wilkes! Yernier! 

Se rencontre aussi aux îles Viti et Samoa. 
Sectio Thyrïdium Mitt. [Codonoblepharum C. Muell.). 

21 . Syrrhopodon obtusifolius Lindb., Ofo. af K, 
Vet. Akad. Forh, 1864, p. 605. 

Codonoblepharh obtusa Lindb. in herb. 
Tahiti.: Lépine ! Ponten ! Nadeaud! (n° 51). 



24 



Iles Marquises : Niikahiva; Mercier! Le Bâtard ; vallée 
d'Avao, à Taiohaë, Jardin ! 

Archipel Gambier : Mangareva, Hombron ! 

Très semblable parle port au S. fasciculatiis Hook et Grev., mais difîérent 
par les rameaux non divisés, par les feuilles étalées, arrondies, obtuses au 
sommet, formées de cellules plus petites chlorophylleuses et par la nervure 
lisse. 

GEN. -— CALYMPERES Sw. 

22. Calymperes Angstrômii Besch. 

C. ta/iitense S. 0. Lindb. fide Angst. in herb., (non Mitten). 

Cespites brèves densi atro-virides breviter ramosi. Folia 
sicca subcrispata e medio incurva, madore erecto-patentia 
anguste ovato-ligulata, illa normalia plana late rotundala 
vel margine erosa hic illic incurva, costa robusta apicem 
versus evanida dorso dense papilloso-tuberculata, cellulis 
viridibus minulis obscuris puncliformibus dorso papillosis, 
hyalinis inter margines et costam spafium ovatum occupan- 
tibus. Folia perichsetialia caulinis vix breviora, apice ero- 
sula, intima late rotundata cochleariformia subito in laminam 
brevem anguste lanceolatam protracta ; cellulee hyalinae 
minores parenchymaticae prosenchymaticis nonnullis mixla^ 
totam basin occupantes. Calyptra generis rugulosa apice 
fusco serrulata. 

Tahiti : Yesco, Lépine, n" 10, et Yernier (stérile); Tahili 
et Eimeo : Andersson, c. fr. 

Noukahiva : Ed. Jardin ; Mangareva : Hombron. 

Cette Mousse qui se trouve dans l'herbier Montagne et dans celui du 
Muséum sous les noms de C. Afzelii Sw., C. Richardi C. Muell., C. moluccensc- 
Schwgr., se rapproche du C. moluccense dont elle diffère par ses feuilles 
plus larges, non involutées au sommet, largement ovales à la base, ligu- 
lées, à cellules diaphanes occupant un ovale de chaque côté de la ner- 
vure. Le C. moluccense type, de Rawak, a les feuilles normales plus étroites 
dans la partie supérieure, la marge largement involutée et serrulée, les 
cellules hyalines formant un ovale arrondi subitement rétréci; les cellules 
chlorophylleuses descendent davantage à la marge vers la base, et les 
papilles sont très fortes; ces caractères suffisent pour distinguer cette der- 
nière de sa congénère de Tahiti. 

Quoique le nom de C. tahitcnse Angst. soit plus ancien, nous ne croyons 
pas devoir l'adopter, par la raison que l'espèce d'Angstrom ne figure que 
pour mémoire dans mon herbier comme ayant été récoltée par Andersson 



FLORULE DE TAHITI. 



25 



et nommée C. tahitense par Lindberg (où?). Dans son mémoire sur les 
mousses rapportées au cours du voyage de la frégate Eugénie, Angstrorn 
(p. 121) cite bien un C. tahitense Sull., mai§ cette dernière espèce est un 
Syrrhopodon décrit comme tel par SuUivantet adopté également par M. Ch. 
Mueller dans son mémoire sur les Mousses de Viti et de Samoa. 

TRIB. YI. — GRIMMIACE/E. 

GEN. GRIMMIA Ehrll. 

23. Grimmia apocarpa Hedw. 

C. Mueller, iSy??. muscoriim^ I, p. 776. 
Tahiti : Jardin. 

Mousse commune en Europe, en Asie et en Amérique, dans les deux hémi- 
sphères; moins répandue dans FOcéanie. 

GEN. — RACOMITRIUM Brid. 

24. Racomitrium papeetense Besch. 

Dioicum ; planta fasciculata adscendens, rami unciales 
ramulis lateralibus copiosis brevissimis gemmaceo-acutis 
pinnati. Folia inferiora nigricantia, novella e lutescente 
rufula, sicca erecta apice vix incurva, madore erecto-paten- 
tia, basi anguste ovatâ lanceolata obtuse cuspidata, recta vel 
curviuscula, mutica, integerrima, plicata, margine inutraque 
pagina e basi reflexa, costa tenui concava anguîosa, cellulis 
lineari-sinuosis. Capsula (vetusta) in pedicello 4 mill. longo 
elliplico-ovata, fusca. Cetera ignota. 

Tahili : Papeete, Jardin. 

Cette Mousse, dont nous n'avons pu examiner qu'une seule capsule trop 
avancée, se rapproche par le port du R. fasciculare Brid., et par la disposition 
des rameaux latéraux du R. ericoides Brid. ; elle s'éloigne du dernier par 
les feuilles constamment mutiques et du premier par ses feuilles dressées, 
divariquées par l'humidité. 

GEN. — macromitrium Brid. 
Sectio Orthoj)hyllïna C. Muell. 

25. Macromitrium Menziesii C. Muell., Bot, Zeii.. 
1862, p. ,361. 



26 BE:ji€HEREL.L.i:. 

Tahiti: Menzies (fide C. MuelL). 

Seclio Eiimacromitrium C. Muell. 

26. Macromitrium subtile. 

Schwaegrichen, Species muscor.^ Supp. II, H, 2% p. 140. 
tab. 192; C. Mueller, Syn. I, p. 744. 

M, incurvifolium Mont, (non Hook et Grev.), Voyage au 
pôle sud. 

31. tahitense Nd.dediud, in E7iumératîon^ etc.^ p. 13. 
TahiLi : Menzies [fide C. Mueller); Jagquinot! Lépine! 
Vesco ! Nadeaud, n° 61 ! Vernier ! 
Ile d'Eimeo (Morea) : Andersson ! 

27. Macromitrium SavatieriBesch. 

Dioicun:!. Cespitesinferne fuscescentes, superne glauco-vi- 
rides, dense extensi. Caulis repens raniis remotis 3-5 centim. 
longis simplicibus vel ramosis ei innovantibus, ramulis plus 
minus longis (5 à 20mill.) saepe abbreviatis (2-3 mill.) erectis 
apice curvatis. Fob'a madore patentiaapice incurva siccitate 
crispula arcuata vel incurva basi plana angusle ovatâlanceo- 
lata e medio arcuato-incurva complicata, obtuse acuminata, 
integerrima, costa infra apicem evanida canaliculata, cellulis 
levibus superioribus rotundatis obscuris mediis quadratis 
majoribus subpellucentibus ad margines oblatis inferioribus 
ad costam rectangulis vix curvulis ad margines rectangulis 
angustis hyalinis. F olia pericha^.tialia intima caulinis longiora, 
€recta, anguste lanceolata margine apicem versus obtusius- 
culum erosula, costa percurrente. Vaginula pilosissima. 
Capsula in pedicello 3 mill. longo ovata, orificio minulo pli- 
catula, gymnostoma ; operculo recto subulato. Calyptra basi 8- 
lobata pilosa et ramentosa. 

Tahiti : Papeete, vallée de la Reine, septembre 1877, sur 
les vieux troncs d'arbres (Savatier, n° 741). 

Diffère du M. subtile par sa capsule plus fortement plissée à l'orifice, par 
ses feuilles cauliiiaires plus courtes que les périchétiales, à réseau formé de 
cellules carrées plus grandes, moins obscures, celles de la base à peine 
courbées, le plus souvent rectangulaires. 



FLORULE DE TAHITI. 



27 



28. Macromitrium incurvifolium Hook. et Grev. 
(sub Orthotricho). 

Tahiti: Menzies (fide MiUen). 

M. Ch. Mueller, qui a décrit les espèces àQ Macromitrium récoltées à Taïli 
par Menzies, ne mentionne de ce collecteur que les M. subtile et M. Menziesii ; 
ce dernier, faisant partie de la section Orthophyllina, ne saurait être con- 
fondu avec le premier. Il ne resle donc dans la section Eumacromitrium 
que le M. subtile auquel l'auteur rattache l'espèce rapportée par Jacquinot 
€t que Montagne avait décrite sous le nom de M. incurvifolium Schwgr. 
M. Milten, dans le Flora Vitiensis, quoique citant toutes les espèces connues 
dans la Polynésie, ne mentionne pas le M. subtile C. Muell. ; il est donc pro- 
bable que le M. incurvifolium Mitt., de Tahiti, est le même que le M. subtile 
C .Muell. Nous n'avons d'ailleurs rien trouvé, dans les nombreux échantillons 
que nous avons examinés, qui ressemblât au M. incurvifolium Schwgr,, 
espèce propre jusqu'ici à l'archipel indien et à la Nouvelle-Zélande. 

29. Macromitrium owahiense C. Muell. 

Botan. Zeitimg^ 1864, p. 359; Miiie^n, f lova vitiensis ^ p. 370. 
M. adstrictum Angst. 1. c. 1876, p. 52. 
Tahiti: Wilkes. 

Se trouve aussi aux îles Sandwich, Honolulu, Oahu. 



TRIB. VÎT- — BRYACE^ 

GEN. BRYUM Diil. 

Sectio Argyrohryum C. Muell. 

30. Bryum argenteum L. 

Tahiti : Jelinek (fide Reichardl, Voyage de la Novara). 
Iles Marquises: Nukaliiva, Jardin : échantillon stérile 
en mauvais état. 

Commun sous différentes formes dans tout l'univers. 

Sectio Dicranobryum C. Muell. 

31. Bryum melanothecium C. Muell. 

Journal des Muséum Godeffroy^ p, 12. 

Bryum coardatum Mitt., Flora vitiensis , p. 382. 



28 



Tahiti: Harvey; Jardin! Vernier! sur les rochers près 
du fort de Fautaua, Nadeaud, n° 54. 

Archipel Gambier: Mangareva, Le Guillou! 
Samoa: ïutuila! Upolu ! Apia. 
Iles Tonga. 

Sectio Eccremotheciiim Mitt. 

32. BryumleptotheciumTayl. 

G. M\iQ\\QY,Synopsis\, p. 254 ; Mitten, iP/om2;?7z>nm', p. 383. 
Tahiti : VescoÔ ! Nadeaud, n*^ 49 Ô ! 
Iles de la Société (Bidwill). 

Distribution géographique : Nouvelle-Zélande, Tasmanie, 
île Norfolk. 

TRIB. VITI. — BARTRAMIAGE^. 

GEN. PHILONOTULA Sch.^' ^ % . 

33. Philonotula runcinata (G. Muell.). 

Philonotïsruncïnata^. Muell. , in Angstr. Primœ l'meœ, etc.^ 
1876, p. 52; Philonotis tahïtensïs Angst. (non Muell.) in 
Ofversigtaf KongL, etc., 1873, p. 120. 

« A Ph, tahitensi longe diversa, caulibus dense cespitosis 
rigidis rufescenti-lomentosis fuscescentibus, foliis subse- 
« cundisconferlis ebasi ovata sensim angustalis,nervo fîbroso 
(( basi decurrente valido percurrente longius acuminatis, 
a margine revoluto argute serrato, cellulis basi rectangulis 
« laxss dein angustioribus papillosis differt. » (1. cit.) 

Tahiti : Andersson ! 

34. Philonotula tahitensis (G. Muell.). 
Bartramia tahitensis G. Muell., ïn Bot. Zeit.^ 1859. 

(( Dioica, late et laxe cespitosa, taxe coha^rens radiculosa 
(( viridissima. Gaulis humilis gracillimus plumulose foliosiis 
(( pallescens (haud rufus), apice minus unciuatus. Folia cau- 
(( lina laxe disposita, plumoso-erecta, haud subsecunda, 
(( brevia, lato-lanceolata, slricla vel parum curvata flacci- 



FLORULE DE TAHITI. 



29 



<( diora, e cellulislaxioribus amplioribus pellucidis hexagonis 
« utriculo primordiali tenerrimo viridissimo instructis reti- 
(( culata, papillis ad parietes cellularum obscuris praedita, 
<( margine e basi fere usque ad apicem duplicato-serrulata, 
(( nervo crasso carinato viridissimo ante apicem dissoluto. 
<( A Bartramia Jamnïca proxima characteribiis expositis 
« diiïert. » (G. Muell. loc. cil). 

Tahiti : ex herb. Van den Bosch (fîde G. Mueller). 

35. Philonotula Vescoana Besch. 

Dioica; cespites laxi, 3-4 cent, alti, inferne ferruginei, 
superne luteo-rufescentes. Gaulis erectus, rigidiusculus, 
simplex vel fasciculato-ramosus, rufo-radiculosus; innova- 
tiones 3-5 plus minus longae erectae sat rigidae. Folia laxe 
disposita, basi erecto-patentia, anguste hasiala, longe cuspi- 
data, margine inferne plana e medioanguste revoluta, subdu- 
plicato-serrata, e cellulis Iaxis hyalinis rectangulis areolala, 
papillis pellucentibus ad summum cellularum dorso folii 
prominentibus praedita, cellulis inferioribus 4-6 gonis lon- 
gioribus, basi praecipue ad angulosmagnis rotundo-quadralis 
hyalinis epapillosis, costa percurrente vel longe excedente 
dorso serrala. Inflorescentia mascula gemmacea. 

Tahiti : Vesgo 6 . 

Cette espèce se rapproche, par le port, du Philonotis asperifolia Mitt., de 
Samoa; elle en difîère, au premier abord, par les feuilles triangulaires- 
hastées, très longuement cuspidées, par les cellules hyalines destituées de 
tout vestige d'utiicule primordial et par les marges à peine révolutées; 
les cellules étant toutes subserrulées par la saillie des papilles, les marges 
paraissent doublement dentées là où elles sont révolutées; elles sont sim- 
plement dentées quand la marge n'est pas recourbée. 

36. Philonotula Jardini Besch. 

Dioica; planta mascula gracilis inferne e nigrescente su- 
perne glauco-viridis. Gaulis subsimplex, tenuissimus, sub 
flore innovans cum innovatione singula vix2centim.longus. 
Folia brevissima, dense imbricata, arcuato-lanceolata, obtuse 
acuminata, margine e medio ad apicem subserrulata, basi 
rotundata, costa infra apicem evanida dorso denticulata 



30 



BE:^ciiEUEiif.i<:. 



percursa, cellulis rec(angalis hyalinis obsolète papillosis 
reticulala. Flos masculus gemmiformis, ob innovationem 
lateralis foliis exlernis ovato-lanceolalis longe cuspidatis e 
medio serrulatis cosiatis, intimis coloratis late convolutis 
concavis subito in cuspidem latiusculam longam integram 
attenuatis; antheridiapaucaparaphysibiis flavidis longioribus 
fîliformibus cincta. Cetera desunt. 

Tahiti et Nukahiva : Jardin Ô, Enumér., p. 20, 

Cette mousse difiëre du Fh. rimcinata par ses feuilles caulinaires plus pe- 
tites, arquées, obtuses, planes à la marge; elle s'éloigne du P. tahitensis par 
les cellules foliaires rectangulaires diaphanes, à peine papilleuses, non dou- 
blement serrulées dès la base. 

GEN. BREUTELIA Sch. 

37. Breutelia Eugenise Angst. (loc. cit., p. 120). 

Tahiti: Vesgo ! (1847); Andersson! (1852), sur les blocs 
de rochers, au fond des vallées intérieures (Nadeaud, n"* 60), 
associé à Holomitrium vaginatiim. 

TRIB. IX. MNIACE/E 

GEN. — RHIZOGONIUM Brid. 

38. Rhizogonium spiniforme (L.)- 

Mnium [Rhizogonium) spiniforme C. M\\Q]\..,Syn. I, p. 175. 

Tahiti : Vesgo ; Lequerré (Hb. F. Camus); sur les sommets 
humides à terre et sur le tronc des arbres, J. Nadeaud, 
n" 53. 

. Mousse assez répandue en Amérique et en Asie, dans la région inter- 
tropicale et au Sud, en Afrique, ainsi que dans les îles de la Polynésie et de 
la Mélanésie. 

39. Rhizogonium setosumMitt.,F/(}r. Vitiensis.^.'èM. 
Pyrrhohryum setosiim Mitt. in Muscis Samoanis^ p. 174. 
M?iium [Rhizogonium) setosum C. Muell. Mus. Godeffroy^ 

p. 11. 

Tahiti: Vesgo, Lépine! 
Samoa, Upolu, Ovalu. 



FLORULE UE TAHITI. 



3t 



GEN. LEPTOSTOMUM R. Bv. 

40. Leptostomum macrocarpum R. Br. 

Tahiti : Banks et Solander (fide Mitlen). 

Cette espèce se trouve indiquée (sub Bryo) dans les îles australes (archi- 
pel Toubouai) situées au sud des îles de la Société, sans nom de collecleur^ 
par Hedwig [Musc, frond., III, 1792, p. 28, et Species Musc, I, p. 178), Palisot 
de Beauvais {Prodrome, 1805), et Schweegrichen {SuppL, III, I, p. 12, 1827). 
Bridel {Bryol. iiniv., 1826, I, p. 225, sub Leptostomo) mentionne pour la 
première fois Otahiti. M. Ch. Mueller {Syn., I, p. 186) rappelle la mention 
de Bridel et ajoute : ubi primus legit Banks. M. Alitten {Flor. Vitiens.) cite 
également la localité de Tahiti avec cette indication : Banks and Solander. 
Ces botanistes ayant récolté des plantes à Tahiti, lors du premier voyage 
de Cook, d'avril à juillet 1769, il est surprenant que depuis cette époque- 
aucun collecteur n'ait recueilli le Leptostomum macrocarpum dont les toulïes 
compactes, chargées de capsules longuement pédiceilées, auraient dû attirer 
leur attention. La localité indiquée par Banks et Solander me paraît devoir- 
être acceptée sous toutes réserves. Quant à la mousse désignée sous ce 
nom par M. Nadeaud {Ènumération, p. 12, n° oO) elle n'appartient nullement 
au g. Leptostomum ; c'est le Leucobry um tahitense Angst. 

TRIB. X. — POLYTRIGHACE.E. 
GEi\. — POGONATUM Pal. Reaiiv. 

Sectio Aloidea. 

41. Pogonatum tahitense Besch. 

Caulis simplex, brevis, 10-15 millim. longus. Folia atro- 
rubescentia nigrescentiave, madore erecto-patenlia siccitale 
basi brevi colorata erecta apice laxe incurva, brevia, angusta, 
e medio remote denticulata, margine plerumque plana, la- 
mellis miiltis iii sectione Iransversa integris cellula apicali 
ovata terminalis, costa rufescente dorso levi, celliilis margi- 
nalibus oblatis basilaribus quadraiis coloratis, omnes utriculo 
primordiali irapletae. Capsula in pedicello circiter 2 cenlim. 
longo rubro levi inclinata, ovato-cylindrica, siccitate gibbo- 
sula, papillosa, orificio lato, operculo papilloso basi tumido 
curvirostro. Calyplra brevis tomento rufo obtecta. 

Tahiti: Vesco; environs du fort de Fautaua, vers 500 m. 
d'altitude, J. Nadeaud, n° 52. 



32 



Assez semblable au P. Neisii C. Muell. ; en diffère cependant par les 
feuilles plus courtes, à cellules marginales plus larges que longues, parla 
capsule plus grêle, Topercule plus fort à la base, couvert d'aspérités et plus 
longuement rostré. 

42. Pogonatum Nukahivense (G. Muell.). 

Polytrichum Nukahivense C. Muell. in. Botan. Zeitung^ 
1859, p. 205 

Pogonatum latérale Sch. in Enum. Jardin^ p. 21, n° 9. 

<( Dioicum; elalum simplex juniperoideum erectum, caule 
<( Iriangulari inferne foliis minutis appressis nudo, apicem 
« versus foliis crescente ; folia caulina dense appressa, hu- 
u more palenlissima juniperoidea, rigidissima, e basi brevi 
« semivaginala, cellulis pellucidis Iaxis teneris îongis mar- 
« gine angustioribus superne amœne aurantiacis reticulata 
« lato-lanceolata acuta, dentibus simplicibus fuscidulis bre- 
u vibus remole dentata, lamellis omnino obtecta, supra basin 
« solum e cellulis densis incrassatis depresso-quadratis pa- 
« chydermibus seriatim dispositis areolata, dorso apicis 
« dentata; perichaetialia longius vaginata ad vaginae basin 
« margine flavido-areolata ; theca in ped. elongato purpureo 
« lorto levi innovando semel yel bis iterato laterali inclinata 
« vel horizonlalis, longiuscule cylindracea, aequalis, levis, 
« siccando plicato-rugulosa, macrostoma, brunnescens, den- 
« tibus 64 angustis lanceolatis aculis incurvis pallidis. 

Iles Marquises : Nukahiva, Herb. Van den Bosch. » 
(C. Muell. loc. cit.) ; Jardin, dans les fentes des rochers om- 
bragés de la vallée d'Avao, à Taiohaë. 

A la description de M. Ch. Mueller j'ajouterai ce qui suit pour la com- 
pléter : 

Planta mascula gracilior. Caulis simplex 8 cent, longus, 
inferne subnudus foliis squamiformibus longe cuspidatis 
remotis appressis obtectus. Perigonium terminale crassum 
foliis squamiformibus 4 mill. latis, 5 mill. Iongis ovatis con- 
cavis basi membranaceis coloratis obtuse et breviter acumi- 
natis, margine apicem versus siccitate incurvum remote 
denlatis. 



FLORULE DE TAHITI. 



33 



Planta feminea : caules 8-15 cent, longi ; folii lamellae in 
sectione transversa cellula apicali intégra anguste ovata 
praeditôe. 

• II. — PLEUROCAKPI 

TRIB. XI. — LEUCODONTACE^ 

GEN. LEUCODON Schwgr. 

43. Leucodon pacificus Sch. Mss. [pr. mem.) 
In Jardin, Enumératmn des plantes, etc., p. 20, n° 13 
[p. méni.). 

Rami primarii inferne subnudi dein prinnatim ramosi 
arcuati apice stolonacei radicantes, ramulis multis erectis 
cœlum spectantibus 1 centim. vix longis pleriimque simpli- 
cibus cuspidato-attenuatis divisi. Folia ovata, acute acumi- 
nata, integerrima, siccitate dense julaceo-imbricata madore 
erecto-patentia, ramulina inferiora caulinis similia superiora 
valde minora, margine e basi rotundata subauriculata ad 
médium revoluta, costa valida infra apicem erosum evanida 
levi ; cellulis ovatis obscure rhombeis inferioribus ad costam 
oblique dispositis ad margines pluries seriatis quadratis. 
Perichsetia in ramo primario obsila, cylindrica, 5 milL 
longa foliis angustis intimis longe lanceolatis convolutis 
obsolète semicostatis integris vel tantum apice dentato-erosis, 
externis rotundato-squamosis et ovatis plus minus subito 
acuminatis ecostatis. Capsula? Calyptra (junior) levisstyllidio 
longo praedita. 

Iles Marquises : Nukahiva, sur les écorces d'arbres dans la 
baie de Taiohaë, Jardin. 

Ce Leucodon se rapproche par le port du L. domingensiSj mais les 
échantillons dont nous avons pu disposer n'offraient que des pédicelles 
dépourvus de capsules. 

GEN. SPIRIDENS NeCS. 



44. Spiridens Balfourianus Grev. 

ANN. se. NAT. BOT. 



XX, 3 



34 



Annal. andMag, of Nat. History^ 1848, tab. 18. 
Schimper, Monographie du g. Spiridens \SQ^ ; Mitlen,F/om 
Vit., p. 394. 

Neckera [Spirïdens) Balfouriana, C. Mueller, Synopsis II, 
p. 121. 

Tahiti : Récolté pour la première fois par le D"^ Sibbald et 
donnéparlui au professeur Balfour (inde nomen specificum); 
Vesco ! très fréquent sur les troncs des fougères arbores- 
centes au-dessus de 800 mètres, notamment au Mamanoet à 
Touhi, Nadeaud n" 761 Vieillard (hb. Mus. des Coloniesl). 

Ile Morea, sur la montagne à 400 mètres, Lépine. 

Iles de la Société, Bidwill {fide Mitten). 

S'étend peu au delà; signalé cependant aux îles Viti où Milne l'aurait 
récolté d'après M. Mitten. Gréville [loco citato) l'auteur de l'espèce, dit que 
les feuilles du Spirïdens Balfourianus récolté par Sibbald sont remote den- 
tata comparativement à celles du Sp. Heimvardtii dont les dents sont 
acutis approximatis. Schimper, dans sa monographie (p. 9) décrit la plante 
d'après des échantillons de Vieillard et de Lépine et dit des feuilles qu'elles 
sont « latioribus non incrassatis, margine serratis e cellulis minimis plurîbus 
efformatis et dans la planche III, fig. B^, B*, B^, il figure les dents comme 
faisant une forte saillie en dehors du limbe marginal, denLiculées elles- 
mêmes et formées de 8 à 10 cellules elliptiques allongées. M. Mitten 
[FI. Vit., p. 394) déclare de son côté que les dessins de Schimper sont en 
opposition avec ceux de Greville. 

Les échantillons nombreux récoltés par Lépine, Vesco et Nadeaud m'ont 
toujours présenté des feuilles, prises à toutes les parties de la tige, avec la 
dentelure figurée par Gréville, et c'est seulement sur de très jeunes tiges de 
2 à 3 centimètres de longueur et dans les échantillons de Vieillard, que 
nous avons rencontré des feuilles ayant à peu près la dentelure dessinée 
par Schimper, quoique moins accusée cependant. C'est sans doute par 
réminiscence de ses dessins que ce dernier a nommé Spirïdens tahitensis 
(hb. Mus. Par.), les échantillons récoltés par Vesco qui ont les feuilles 
comme l'indique Greville et qui sont identiques à ceux recueillis par Lépine 
que Schimper rapporte au Sp. Balfourianus. 

TRIB. XII. — NEEKERACE^.. 

GEN. GAROVAGLIA Eudlich 

45. Garovaglia tahitensis Besch. 

Cyrtopiis tahitensis Sch. (/};-. mem., in herb. Vieillard). 

Dioica. Rami primarii cespitose fasciculati, turgidi, pie- 



FLORULE DE TAHITI. 



35 



rumque simplices raro furcati. 5-6 centim. longi, arcuali, 
compressi. dense foliosi, apice obtusi. Folia ramea erecto- 
patentia juniora e viridi-lutescentia aelate fuscella, late 
ovato-cymbiformia basi angustissima apice torquato late 
acuminato-cuspidata, 3-4 plicata, plicis dorso laevibus, e 
medio ad apicem remote et plus minus distincte dentata, 
ecostata. Flos masculus minutissimus in foliis plantée fructi- 
ferae e radicellis adventitiis solitarius vel binatus supra folii 
linbum enascens: folia intégra 5-7 - ovata, cellulis quadratis 
et rhombeis brevibus hyalinis reticulala. Flores feminei fer- 
tiles numerosi, latérales: pericliaetium magnum exsertum 
foliis 0-6 basi vaginantibus apice erecto-patentibus rotun- 
dato-cymbiformibus basi angustissimis haud plicatis subito 
in acumen laie cuspidatum bitorquatum serratum productis 
ecostatis, inferioribus minoribus ovatis subdenticulalis inle- 
grisve. Capsula immersa sed orificio lato inter foba valde 
distinclo. ovato-cylindrica, vel ovata, truncata, fusca, oper- 
culo breviter rostratobasitumido. Peristomii simplicis dentés 
radiantes vel recurvi difficile explorandi, lanceolati rufes- 
centes. remote trabeculati in linea divi>urali exerati. Calyptra 
minutissima, mitriformis, operculum lantuiii obtegens, basi 
erosula. verruculosa, apice fusca. Sporœ magna?. 

Taliiti : Sur les arbres des crêtes au-dessus de iuOu mètres 
et dans les vallées humides, sur l'écorce des arbres! ?va- 
DEAUD, n' 67 : Lequerré ! Hb. F. Camus;; Vieillard I sub 
Cyrtopode Tahitensi Sch. ; Yesco ! 

M. >'adeaud. dans son Énurnération, indique deux formes de cette mousse, 
l'une a ti-- dénudée a la base, plus longue, à feuilles lâchement réfléchies, 
l'auUe a t;_-^; rampanie le plus souvent tomenteuse, à rameaux simples, 
allongés et romnn?' haidieuse a la base. Ces deux variétés ne sont que des 
formes qui rLUiconLrent dans la même touffe et qui sont dues à un degré 
de i]-velopp-' nient j'ius ou moins avancé. 

Lt G'// ■".'./:// ■ ' ' par la dispusition de ses ti^^es fructifères rappelle 
le port de r.A' ^ )i^:':>-C'iledufUiini Sch. : il en diffère par le péristome 

simple, la coiiî ■ m - p-d^e. ruLmeuse et entière à la base. Il se rapproche 
aussi du G. V'/n. Mitf . ; mais ses feuilles caulinaires à plis lisses, non 
spinuleux. à mar^^e iilane. non largement recourbée, ses feuilles périché- 
tiales moins longuement subulées, sa coiffe entière non lobée à la base 



36 



B Eli€ H E R E lilii: . 



sont des caractères qui la distinguent suffisamment de la plante de Samoa 
pour qu'on ne les confonde pas. 
Synonymie du g. Garovaglia : 

Esenbeckia Brid., Bryol. univ. II, 753 (1827), non Bonpl., Humb. et Kunth 
(1825). 

Garovaglia, puis Garovaglia Endlich. Gêner, plant., p. 57, n° 590 (1836). 

Endotrichum Dozy etMolk., Ann. Se. nat \8ii, non Corda (1838). 
Les noms de Esenbeckia Brid., et Endotrichum Dz. et Molk. étant déjà em- 
ployés antérieurement, ne peuvent être maintenus daas la nomenclature 
bryologique et le nom de Garovaglia doit être adopté comme Font fait 
d'ailleurs dans leurs derniers mémoires les auteurs du Bryologia javanica, 
ainsi que MM. Mitten et Ch. Mueller, celui-ci comme section de son g. 
Filotrichum. 

GEN. PAPILLARIA C. Muell. 

Sectio ËupapUlaria. 

46. Papillaria Angstroemii C. Muell., in Angst., 
Primœ line se muscor. 1876. p. 53. 

u Cespitosa intrieata pendula ; caulis repens basi foliorum 
a residuis ornatus fusciis subpinnalus, ramis elongatis pen- 
(( dulis pinnatis; foliasicca incurva vellaxeadpressa, humida 
« patenti-erecta, apicibus paiillo incurvis, a basi cordata 
« subito angustata lanceolato-acuminala, auriculis majus- 
« culis margine subcrenulatis, cetero integerrima, nervo 
« pellucido flavescente sub apice desinente, cellulis basila- 
(( ribus luteis et mediis ad nervum pellucidis elongatis, 
<( ceteris brevibus ellipticis obscuris » [loc. cit.). 

Tahiti : Jacquinot etHoMBRON (herb. Montagne, sub C?y- 
phœa nigrescente); Vesco ! sur les arbres, échantillons bien 
fructifiés, Thiébault, 1865, n° 531. 

M. Ch. Mueller, en décrivant la plante en question, n'avait à sa disposi- 
tion que des échantillons stériles; ceux de M. Thiébault étant en bel état 
de fructification, nous croyons devoir ajouter à la diagnose citée plus 
haut les renseignements suivants : 

Fructus sat copiosi in ramis et ramulis nascentes. Peri- 
chsetia longa pilosissima albescentia foliis paucisovato-lan- 
ceolatis ecostatis apice nodoso-dentatis inter vaginulae pila 
vix distinctis, vaginula curvula pilis bicellulatis ad articula- 
tiones nodosis. Capsula in pedicello 3 mill. longo flexuoso 



FLORULE DE TAHITI. 



37 



apice torquato rubro levi exserla, oblongo-ovata, 1 millim. 
longa, brunnea, levis, operculo longe conico. Calyptra cucul- 
lata, lutescens, longa, pilisnullis erectis bicellulalis nodosis 
oblecta slyllidio persistente. Peristomii dentés externi erecti 
flavidi remote trabeculati punctuîati e linea divisurali si- 
nuosa exarati, interni e membrana brevi flavidi dentibus 
externis breviore nodosi. 

Sectio Floribundaria. 

47. Papillaria aeruginosa Jœger, mAdumb, 11, p. 167). 
Meteorium œruginosum Mitt., Musc. Samoan., p. 171. 
Tahiti : Vernier ! 

Samoa, Upolu (Powell); Wilkes ! Greffe! 

GEN. AËROBRYUM Dz. et Molk. 

Sectio Eriocladium. 

48 . Aërobryum vitianum (Sull.). 

Meteorium vitianum Sull., (1. c.) et Mitt. Flora Vitiens. 
p. 395. 

Neckera [Eriocladium] vitia?îa C. Muell., Mus. Godeffroy ^ 
p. 23. 

Aërobryum lanosum Mitt. m Musc. Samoan, p. 170. 

Tahiti : Vesgo, forme plus robuste que dans les échantil- 
lons récoltés par Wilkes à Viti et moins forte que dans ceux 
que M. le D' Greffe a rapportés de cette même région. 

M. Mitten range cette Mousse tantôt dans le genre Meteorium, tantôt 
dans le genre Aërobryum, tous deux faisant partie de la famille des 
Pilotrichées à coiffe mitriforme. 

M. Ch. Mueller, de son côté, la place dans le genre Neckera caractérisé 
par une coiffe cucullée. La coiffe de VA. vitianum n'étant pas connue, on 
ne saurait, quant à présent, déterminer d'une manière exacte la place que 
cette espèce doit occuper dans la nomenclature. 

GEN. METEORIUM Brid. 



49. Meteorium helictophyllum (Mont.). 



38 BEliCHERELIiE:. 

Cryphasea helictophylla Mont., Voy. au Pôle Sud, Crypt., 
p. 322. 

Pilotrichum (Cryphasea, Dendropogon) helictophyllum G. 
Muell. Sijn.W, p. 174. 

Meteorium helictophyllum Milt. Flora Vitiens.^ p. 395. 

Tahiti : Pointe de Vénus, Lesson (Yi^)?/. de la Coquille 1825) 
c. fr. ! Du Petit-Thouars {Voyage de la Vénus ! 1837-1839) 9 ; 
HoMBRON et Jacquinot [[Voyage de F Astrolabe et de la Zélée, 
1 837-1 840, c. fr.) ; J. Lépine 9 ! stérile ; Vesgo 9 ! Andersson ! 
Vernier 6 ; très fréquent sur les arbres des sommets inté- 
rieurs 9. Jardin. 

Iles Marquises : Nukahiva, Le Bâtard, 1844 (stérile). 

La plante est dioïque; les fleurs femelles naissent à l'aisselle des feuilles, 
soit sur le rameau principal, soit sur les rameaux secondaires. Les pé- 
richèses se distinguent facilement par leur forme de petit bourgeon ovale 
aigu. Les fleurs mâles sont plus rares, portées sur des pieds difl'érents et 
affectent la forme de bourgeons arrondis ; on les rencontre groupées par 
deux ou trois, le plus souvent solitaires à Taiselle des feuilles sur les ra- 
meaux secondaires. Les fleurs femelles sont rarement fécondées. Les cap- 
sules ne sont jamais terminales comme dans le genre Dendropogon, on ne 
saurait dès lors placer cette Mousse dans ce dernier genre. 

GEN. PTEROBRYUM Hsch. 

50. Pterobryum cylindraceum (Mont.). 
Neckeracylindracea^owi.y Annal. Se. Nat. 1848, p. 109, 
Pilotrichum {Pterobryum) cylindraceum C. Muell., Syn. 

p. 182. 

Pterobryum dextrum Sch. Mss. in Jardin, Enumér., p. 19. 

Tahiti : Lépine ! ; sur les arbres des vallées sèches de la 
région N.-O., Nadeaud, n° 82, c. fr. ; sur les sommets les plus 
élevés de l'île, Jardin, n° 3 6 . 

Iles de l'Océan Pacifique: Beechey [fide Mitten). 

La coiffe est mitriforme, très courte et couvrant seulement Fopercule ; 
elle est roussàtre, papilleuse et divisée à la base en 4 ou 5 lobes ; Foper- 
cule est conique, droit, un peu obtus. 

GEN. CALYPTOTHECIUM Mitt. 

51. Calyptothecium prselongum Mitt., in Musc. 
Samoan, 1868., p. 190. 



FLORULE DE TAHITI. 



39 



Neckera [Rhystophyllum] Eugeniœ Lindb., in Reichard 
{Voyage de la Novara, 1870); C. Mueller, Journ. Mm. 
Godeff.,^.±l. 

Neckera tahitensis Sch., inherb. Mus. Par. 

Aux caractères donnés par les auteurs nous ajouterons les 
suivants : 

Planta mascula minus ramosa. Flores gemmacei nume- 
rosissimi in ramo et ramulo nascentes foliis cordato-ovalis 
cymbiformibus supra médium angustioribus late acuminatis 
integris ecostatis; antheridia copiosa longa crassa parapby 
sibus multis aequilongis cincta. 

Planta feminea : operculum longe conicuni, basi tumidum, 
oblique subulatum. Calyptra minutissima, mitriformis apice 
fusca, archegonio singulo vestita, scaberula, basi distincte 
4-lobata. 

Tahiti : Menzies (fide Hooker, in Beechey)\ Jacquinot et 
HoMBRON ! [Voyage de l' Astrolabe)', Du Petit-Thouars î ; 
Vesgo ! c. fr., dans les forêts de Fataue, Jelinek [Voyage de 
la Novard); Andersson ! Vieillard! c. fr., Nadeaud n° 81 5 
et 9 ; Papeete, vallée de la Reine, Savatier n"' 740 et 1037. 

Se trouve aussi dans les îles Viti, Samoa et à la Nou- 
velle-Calédonie. 

Cette Mousse qui ressemble par le port et les feuilles ondulées aux 
espèces de Neckera de la section Rhystophyllum, mais en diffère par sa 
coiffe mitriforme, porte dans l'Herbier du Muséum de Paris, le nom de 
Neckera tahitensis donné par Schimper, il y a près de cinquante ans, à un 
échantillon récolté en 1847, par Vesco. Dans sa notice sur les Mousses de 
Samoa (1868) et dans le Flora vitie7isis, M. Mittten crée pour elle le genre 
Calyptotheciim et l'appelle C. prœlongum. Reichard (Mousses de la Novara 
1870), la nomme Neckera Eugeniœ Lindb. mss. ex Hampe in litt. Ce dernier 
nom est adopté par Angstrôm pour l'espèce récoltée par Andersson 
(Voyage de VEugénie), espèce qui ne ligure pas dans son mémoire (1873), 
mais qu'il a distribuée sous cette désignation manuscrite. M. Ch. Mueller 
{Musci Grœffeani) accepte le nom de Lindberg sans le faire suivre, comme 
c'est son habitude, de l'indication de l'ouvrage dans lequel l'auteur aurait 
publié sa diagnose. On ne saurait donc conserver les noms de Neckera 
tahitensis Sch. et de Neckera Eugeniœ Lindb. qui n'ont jamais fait l'objet 
d'une diagnose et l'on doit maintenir celui de Calyptotheciim prœlongum 
qui, seul, a une existence légale depuis 1868. 



40 



GEN. — PHYLLOGONIUM Brid. 

Sectio Cryptogonium, 

52. Phyllogonium cylindricum Lindb. 

Ofvers. af. Yet.Akad. Fëhr. 1864, p. 603. 

Phyllogonium angustifolium Sch. in. litt.; Mitten, Journ. 
Linn. Soc. 1868, X, p. 187. 

Phyllogonium cryptocarpum^oh.^ mEmiméi'atïon Jardin, 
1875 [pr. mem.), 

Tahiti : DuMONT d'URviLLE, 1825, septembre 1852, Pon- 
TEN ! Ajndersson ! Jelinek [Yoy. de la Novara)] Savatier ! 
nM092; Papeete, id, n° 740 ! 

Iles Marquises; du Petit-Thouars ! 1843; Nuiiahiva, Le 
Bâtard [Voyage de la Reine Blanche ! 1844); Taiohaë, baie 
des Taipis-Vai, Jardin ! 1853. 

Se trouve aussi aux îles Vili et Samoa, ainsi qu'aux îles 
Sandwich. 

La plante que Reichardt a décrite sous le nom de Hypmm. Novarae et 
figurée dans le voyage de la Novara, paraît devoir se rapporter au P. cylin- 
dricum. 

GEN. — NECKERA Hedw. 

53. Neckera (Rhystophyllum) Lepineana Mont. 

Annales des Sciences naturelles 1848-1849. 3' série, t. X, 
p. 106 et Sylloge, p. 23. 

Dioica. Planta feminearamis primariis pedalibus vel majo- 
ribus pendulis insequaliter pinnato-ramosis, ramulis paten- 
tibus remotis apice obtusis plèrumque simplicibus interdum 
divisis ; fructus copiossissimi in ramulis raro in ramis 
obsiti; planta sterilis pterobryacea ramo primario basi sim- 
plex dein dense pinnatim ramoso plus minus sericeo apice 
saepe in flagellum simplex longum attenuato. Folia nunc ex 
aurescente-rufescentia nitidula, nunc plus minus obscure 
lutescentia, omnia densissime disticho-imbricata, e basi 



FLORULE DE TAHITI. 41 

asymmetrica late rotundo-auriculata late ligulata, apice Iran- 
cato-obtusissima, transversim undulata, margine intégra sed 
subtiliter crenulata, costis binis brevibus insequalibus, cel- 
lulis superioribus rotundis infra elliplicis vel hexagonis basi 
latioribus et longioribus obscure rectangulis. Perichsetia 
crassa, conico-cylindrica, 5 mill. longa, erecto-patentia, 
patentia et decurva apice aperta foliis internis convolutis 
elongate ovato-acuminatis erectis membranaceis ecostatis 
externis squarrosis minoribus, vaginula pilosa. Capsula in 
pedicello brevissimo ovato oblonga, immersa, operculo co- 
nico rostrato saepe obliquo folia perichsetialia vix superante ; 
calyptra minuta vix 1 mill. longa tantum operculum obvol- 
vens, cucullata, longe fîssa, pilis filiformibus multis obtecta. 
Peristomii dentés externi longe lanceolati subulali, remote 
trabeculati, interni aequilongi inter articulationes remotas e 
basi eleganter hiantes. — Planta mascula femineae sterili simi- 
lis ; perigonia in ramis et ramulis sat copiosa, globosa, foliis 
numerosis ovato-concavis subsquarrosis rotundate acumi- 
natis integerrimis; antheridia crassa longa paraphysibus 
longioribus filiformibus cincta. 

Tahiti : Du Petit Thouars ! ; Lépine, dans les montagnes, 
vers 800 mètres d'altitude, c. fr. ! ; Vesco ! ; Andersson ! ; 
Jelijnek ; vallées humides de l'intérieur, surtout vers 1000 mè- 
tres, commun à ïearapau, sur les rameaux des Cyrtan- 
dra, Nadeaud ! n° 73, c. fr. ! ; Vernier ! (hb. Duby); Sava- 
tier, 1876, 11*^ 1037; Papeete : Savatier, n° 740 ô ! 

Archipel Gambier ; Mangareva, sur l.es rochers et sur les 
branches mortes, dans les lieux humides recevant les égout- 
tures de la montagne de Mangareva proprement dit, Hombron, 
nM6! 

Se trouve aussi aux îles Phihppines, dans les îles de l'Ar- 
chipel Indien, aux îles Mariannes et à Viti. 

54. Neckera Urvilleana C. MueU., Syn, II, p. 52. 

JSeckera pennata var. dentïculata Brid., Bryol. univ., II, 
p. 241. 

Cette Mousse est indiquée dans Bridel comme ayant été 



42 



récoltée par Dumont d'Urville dans la Polynésie. M. Ch. 
Mueller (1. c.) est plus explicite, et il cite comme localités : 
Tahiti et JJalan^ ile Strong, inm 1824, localités qui, d'après 
une lettre que ce dernier m'a écrite récemment, figurent sur 
l'échantillon conservé dans l'herbier de Bridel. Malgré toutes 
nos investigations, nous n'avons pu trouver cette Mousse 
parmi les nombreux échanlillons de Neckera, de la section 
Rhystophyllum, qui ont été rapportés de Tahiti par les col- 
lecteurs, notamment par Jacquinot et Hombron, botanistes 
attachés à l'expédition des navires VAsi?'oiabe et la Zélée, 
commandés par Dumont d'Urville. Mais en 1824, ce dernier 
commandait en deuxième la corvette la Coquille^ et ce navire 
se trouvait le 3 mai 1 823 à Tahiti , où il n'est resté que quelques 
jours. Enjuin 1824, date citée par M. Ch. Mueller, la 
naviguait dans les îles Carolines; le commandant Duperrey 
séjourna à cette date dans l'île d'Oualau, que le capitaine 
américain Crozer avait nommée Strong, et il lui restitua le 
nom d'Oualau on Oalau ou Ualau, que lui donnaient les indi- 
gènes. Donc, StTGng, JJalau et Oalau ne sont qu'une seule et 
même île située au nord de l'Équateur dans les Carolines et 
très éloignée des îles de la Société, où, d'ailleurs, Dumont 
d'Urville ne pouvait séjourner à la même date. 

Il ressort de ce qui précède que le Neckera Urvilleana est 
originaire des Carolines et non de Tahiti. 

GEN. HOMALIA Brid. 

55. Homalia pseudoexigua Besch. 

Habitu Homalide exigux simihs sed differt : caulibus 
elongatis parce ramosis plerumque simplicibus, foliis basi 
minus ovata exacte lïgulatis, cellulis apicalibus rotundatis 
mediis ovatiset ellipticis inferioribus longioribus rectangulis 
vel obsolète hexagonis ad angulos rotundos nonnullis qua- 
dratis minoribus, costa brevissima ssepe obsoleta. 

Tahiti : Lépine, quelques tiges stériles associées au 
Neckera Lep'meanal Andersson, fîde Angstrôm, /. cit.^ sub 
Homalia exïgua. 



FLORULE DE TAHITI. 



43 



TRIB. XIII. — HOOKERIACE/E. 

G!:n. — DiSTicHOPHYLLUM Dzy et Molk. [Mniadelphiis 
C. MiielL). 

56. Distichophyllum NadeaudiiBesch. 

DioicLim? Gaules plernmque simplices, brèves, ad corlicem 
repentes. Folia basi angiistâ longe attenuatâ ovata subspa- 
thulata, apice acuminato-apiculata, limbo repando angusto 
basi latiore e cellularnm dnabus seriebus composite inte- 
gerrimo marginata, costa medio evanida, cellulis rboinbeis 
hyalinis parietibus crassis inferioribus latioribus hexagonis. 
Folia pericbaelialia ovato-acuminata, ecostata, e parte supe- 
riore haud marginata, cellulis hyalinis longioribus hexagonis 
inferne marginata, basilaribus minoribus rhombeis. Capsula 
ignota in pedicello recto rubro omniiio levi. « Calyptra basi 
(( longe ciliato-fîmbriata, apice mucronulato-conica, non 
u hispido-aspera ut 'n\D. spathulato[fide Nadeaud, loc. cit.). » 

Tahiti : sur les écorces d'arbres des hauts sommets vers 
1100 mètres d'altitude, Nadeaud, n° 69, sub. Mniadelpho 
Montagneano. 

Le Mniadelphiis Montagnei C. Muell. des iNeilgherries, a aussi un pédi- 
celle glabre, mais il se distingue de son congénère de Taïti par des feuilles 
très brièvement mucronées à limbe marginal très étroit et par la nervure 
disparaissant sous le sommet. Par son pédicelle également glabre et ses 
feuilles apiculées, le D. Nadeaudn se rapproche davantage du Mniadelphus 
crispidus de la Nouvelle-Zélande, mais ses feuilles caulinaires sont beau- 
coup plus petites, plus longuement apiculées, plus atténuées à la base, et 
ses feuilles périchétiales, marginées inférieurement, sont dépourvues de 
marge dans la partie supérieure. 

57. Distichophyllum tahitense Besch. 
Synoicum. B. Mittemo V. d. Bosch et Lac. simile, sed 

foliis e limbo angustiore marginatis, acumine breviore e cel- 
lula singula prominente tantum composito, cosla breviore, 
capsula? pedicello e basi hispido. 

Tahiti : sur les flancs humides des vallées à Tearapau et 
sur le plateau de Tatefau, Nadeaud, n*' 70. 



44 



GÈN. HOOKERIA Sm. 

S° Euhookeria C. Miiell. [Cyclodictyon Mitt.). 

58. Hookeria Vescoana Besch. 

Monoica et synoica ! Gaulis repens, vage ramosus, pallide 
viridis ramis 2-3 ramulis 1-2 cent, longis laliusculis com- 
pressis divisus. Folia caulina basi rotundatâ oblonga, acule 
acuminata, limbo e cellularum seriebus duabus composito 
marginata, apicem versus obtuse denticulata vel integerrima, 
costis binis teneris levibus supra médium evanidis, cellulis 
amplissimis hexagonis hyalinis parietibus crassis viridiusculis 
inferioribus longioribus. Flos femineus minutus foliis paucis 
intimis longioribus elongate lanceolatis apice dentatis ecos- 
tatis; archegonia 7-8; flos synoicus antheridio unico arche- 
goniis 7-8 mixto. Capsula in pedicello 13 mill. longo rubro 
levi horizontalis, ovato-cylindrica levis. Cetera ignota. 

Tahiti : Vesco, sur les frondes à\x Dumortiera hirsuta avec 
une seule capsule. 

Les Hookeria de la section, si répandus dans TAmérique australe, sont 
assez rares dans les îles de l'Océanie. On n'en signale que 3, l'Jî. Blu- 
meana C. Muell., de Sumatra et Java, VH. rugulosa Nob. de la Nouvelle- 
Calédonie et VH. Grxff'eana G. M. des îles Yiti. La première est synoïque et 
les deux autres sont monoïques. Notre nouvelle espèce se rapproche donc 
par l'inflorescence de VH. Blumeana, mais ses tiges sont plus largement 
feuillées, les feuilles caulinaires sont plus grandes, moins arrondies à la 
base, les nervures sont plus courtes, la capsule est plus forte et les bour- 
geons floraux situés au-dessous de la fleur fertile n'ont souvent que des 
archégones ou ne renferment qu'une seule anthéridie. 

S° Callicostella C. Muell. 

59. Hookeria oblongifolia Sull. 

ProceecL Amer. Acad. ofArts and Se, déc. 1853, n° 20; 
C. Mueller, in Journ. d. Mus. Godeffroy, 1874, p. 27 ; Hooke- 
ria papïllataW\\i. (nonMont.)inF/om Vz/ie^i^., p. 391 '.Hooke- 
ria Jardinii Scb., p. mem. in Jardin, Enumération, p. 20. 

Tahiti: vallées humides et profondes au bord des eaux, 
1857, E. Lequerré (herb. F. Camus); au milieu des Hépa- 



FLORULE DE TAHITI. 



45 



tiques, à terre, et sur les frondes putréfiées des Fougères à 
Tatefau, vallée de Papeilia, Nadeaud, 83. 

Iles Marquises: Nukahiva, sur les rochers ombragés de la 
baie de Taiobaë, Jardin! n° 14. 

Se trouve aussi à Vili et à Samoa. 

Les échantillons recueillis par Lequerré offrent tous les caractères de 
VHookeria oblongifolia comme port, ramification, forme des feuilles, inflo- 
rescence syrioïque, etc., seulement les feuilles étant mouillées sont plus 
contournées, le sommet est souvent excavé et le mucron est plus court que 
dans les échantillons de Wilres, récoltés à Viti. 

60. Hookeria chlorina Besch. 

Dioica? Rami brèves arcuati fissidentoides. Folia madore 
uno latere inflexa, sicciiate incurvata intense viridia, subse- 
ricea, oblonga basi rotundaia apice rotunda breviler acumi- 
nata, integerrima, coslis inaequalibus Isevibus una longiore 
infra apicem evanida, cellulis quadratis liyalinis epapillosis 
parietibus dense chlorophyllosis sinuosis inferioribus rectan- 
gulis et hexagonis longioribus. Cetera desunt. 

Iles Marquises : Nukahiva, sur les hauteurs voisines de la 
baie de Taïohaë, Jardin, associé à Hookeria nukahïvens'u 
Nob. en très rares échantillons. 

61. Hookeria nukahivensis Besch. 

Hookeria pallens Sch. Mss., p. mem. in Jardin, Énumé- 
ration, etc., p. 20, nM4 (non Mitten). 

Synoica, H. odiongi foi iœ Siiîims. Folia caulinaasymmetrica, 
basi rotundatà oblonga apice breviter acuminata, haud exca- 
vata, madore omnino plana, integerrima, costis divergenti- 
bus infra apicem evanidis parce dentatis percursa, cellulis 
superioribus quadratis vel plus minus distincte rhombeis 
hyalinis epapillosis mediis rhombeis inferioribus rectangulis 
utriculo primordiali notatis inter costas longioribus hexago- 
nis. Capsula in pedicello brevi curvato rubro apice scabro 
horizontalis^ minuta, sphserica. Cetera ut in H. oblongifolia. 

Iles Marquises : Nukahiva, sur les troncs d'arbres, des 
hauteurs voisines de la baie de Taiobaë, Jardin. 



46 



GEN. — GH^TOMITRIUM Dz. et Molk. 

62. Chsetomitrium tahitense (Sull.) Mitt. 
Hookeria tahitensis Sull., in Proceed, of the Amer. Acad.., 

vol. in, 1854, ri° 17. 

Holoblepharum tahitense Sull., Ayner, Eœpl. Exped.^ 1859, 
p. 22, tab. 23. 

Chœtomitnum tahitense Mitt. in Flor. Vit.^ 392. 

Tahiti : montagnes, Wilkes! 

TRIB. XIV. — HYPNACE^. 

GEN. — ENTODON C. Muell. 

(Cylindrotliecium Sch.) 

63. Entodon turgidus (Angst.) Jseger. 
Cylindrothechim (?) turgidiini Angst. /. f., p. 124 [planta 

sterilis tantum descripta). 

Tahiti : Vesco, 1847, c. fr. ; Andersson, avec de vieilles 
capsules ; crêtes sèches, surl'écorce des arbres vers 600 mètres 
d'altitude, vallées de Fautaua et d'Orofero, J. Nadeaud, 
n° 7 1 ; Vernier ! 

A la diagnose incomplète donnée par Angstrom nous croyons devoir 
ajouter ce qui suit : 

Monoicus! Perichaelium satlongumstramineum foliis infe- 
rioribus minimis squarrosis basi rotunda longe acuminatis, 
intimis valde longioribus eiecto-patentibus et erectis ovato- 
lanceolatis concavis late cuspidatis apice obsolète nodoso- 
denticulatis ecostatis taxe areolatis. Perigonia pauca infra 
perichîBlium nascentia minute gemmacea foliis brevibus 
ovatis laie acuminatis integris ecostatis hyalinis. Capsula in 
pedicello stramineo iorto 20-23 millim. longo levi cylin- 
drica, 3 mi 11. longa, erecla vel ob pedicelli torsionem obli- 
qua, columeila parum exserla, operculo breviler conicoacu- 



FLORULE DE TAHITI. 



47 



minato curvulo. Calyptra longe cylindrica, levis, straminea. 
Peristomium normale. 

64. Entodon Solanderi (Angst.) Jaeger. 
Cylindrothecium Sola?ideri Êiï\^^>i. /. c, p. 122, 

Tahiti : Solander, 1769; Jagquinot, /'Astrolabe, 
1840! (Hb. Montagne, sub Neckera dadorrhïzantê)\ Vesco! 
1847; Andersson ! 1852, c. fr. ; Vieillard et Pancher, 1855, 
n° 6; ÏHiÉBAULT, 1865 c. fr. ! n° 529; Vernier! 

Angstrom dit c.) : Florescentia nunc feminea.nunc hermaphrodita. Dans 
les échantillons que j'ai étudiés, j'ai toujours trouvé les périgynes très 
nombreux sur les rameaux primaires et ne renfermant que des archégo- 
nes ; les périgones placés au-dessous des périchèses en étaient dépourvus 
et ne renfermaient que des anthéridies. Mais il arrive très souvent que les 
tiges ou les rameaux ne portent que des fleurs femelles, ce qui explique- 
rait la stérilité des échantillons récoltés par Jacquinot, Vesco, Pancher, 
Vieillard et Vernier. La plante serait donc tantôt monoïque, tantôt dioique. 

65. Entodon pallidus Milt., Flora Yitieiisis. 
Tahiti : Menzies (fide cl. Mitten). 

Cette espèce paraît devoir être rapportée à V Entodon Solanderi Angst., 
quant à la plante de Tahiti. 

GEN. BRACHYTHECIUM Sch. 

66. Brachythecium tearapense Besch. 

Hypnum plumosum Sull., Am. Exped. ExpL Wilkes 
exsicc. (non Linn.) 

Monoicum et dioicum, robustum, dense cespitosum, lutes- 
cente viride. Caulis repens elongatus ramis insequaliter pin- 
natis ramulis patentibus simplicibus et pinnatis saepe atte- 
nualis apice radicantibus. Folia erecto-patentia et patenlia 
late ovalo-lanceolata longe et sensim acuminato^cuspidata, 
ramea minora basi concava anguste lanceolata tenuiter in 
cuspidem tenuem torquatam altenuata, margine e medio ad 
apicem uno latere leniter incurvo, omnia e basi tenuiter ser- 
rulata, costa brevi ante médium evanescente percursa, cel- 
lulis anguste hexagonis levibus sed opacis basilaribus ad 
angulos pluribus quadratis hyalinis. Folia perichœtialia con- 
voluta subito in cuspidem plus minus longam recurvam no- 



48 



doso-dentatam attenuata. Perigonia gemmacea foliis nume- 
rosis externis longioribus ovatis concavis fere subito in 
loreum acutumnodosum altenuatis obsolète costatis, intimis 
brevioribus latius concavis acuminatis brevicostatis integer-- 
rimis. Capsula in pedicello crasso e basi muricatulo atro- 
rubente circiter 25 mill. longo obovata, crassa, inclinata, 
sub ore coarctata, nigrescens, annulo minuto, operculo ma- 
gno tumido conico longe apiculato curvulo. Peristomii dentés 
interni longe hiantes, punctulati e membrana alte producta 
orti, ciliis ternis brevioribus. 

Tahiti: Wilkes ! sub Hypno plumoso Sull. ; au bord des 
torrents, dans les lieux humides de l'intérieur, notamment 
à Tearapau; Nadeaud, n° 60 sub H. paradoxo. 

Cette Mousse, par son pédicelle rugueux, sa capsule beaucoup plus 
grande, ses feuilles caulinaires plus étroites, ovales-lancéolées, ne saurait 
être confondue avec ÏHypnum plumosum Linn. Elle se rapproche du 
B. oxyrrhynchum Dz et Molk. par son port général, mais elle s'en éloigne 
par ses pédicelles verruqueux de la base au col capsulaire et ses feuilles à 
nervure beaucoup plus courte, etc. 

GEN. RHYNGHOSTEGIUM Scll. 

67. Rhynchostegium obscurum Besch. 

Planta fluitans, Rhynchostegio 7'usciformi, v. prolïxo si- 
millima, foliis tamen erecto-patentibus remotis longius acu- 
minatis, cellulis valde chlorophyllosis obscuris. 

Tahiti : bord des torrents de Tearapau, associé au Brachy- 
thecium tearapense Nob., Nadeaud, n° 86 (Stérile). 

C'est peut-être la même espèce que ce dernier a nommée Grimmia 
Scouleri dans son Énumération, sous le n° 64, et qui ne figure pas dans la 
collection de M. Drake. 

GEN. SEMATOPHYLLUM Mitt. 

68. Sematophyllum Lepinei Besch. 

Synoicum ! Cespites late extensi, rufescentes, nitentes. 
Gaules secundarii 7-8 cent, longi ramis irregulariter pinnatis 
uncialibus superioribus minoribus arcuatulis decumbentibus 
obtuse acuminatis divisi. Folia madore erecto-patenlia, sicci- 



FLORULE DE TAHITI. 



49 



tate subsecunda basi angustarotundata cellulisad angulos(4) 
magnis vesiculosis excavatis luteis praidita anguste ovato- 
lanceolata, ob margines e medio ad apicem usque involiitos 
pungenlia, late cuspidata integerrima, ecostata, cellulis an- 
guste lineari-hexagonis areolata. Perigamia antheridia pauca 
cum archegoniis multis inciudentia, foliis externis sqiiarrosis 
rotundatis fere subito contractis acumiiiatis, internis longio- 
ribus concavis ovatis longe cuspidatis e medio serrulatis. 
Capsula in pedicello circiter 2 cent, longo tenui rubro e 
medio ad apicem curvulumasperulohorizontalis etsuberecia, 
minuta, ovata vel ovato-cylindrica, levis, operculo capsulam 
fere in longitudine aequante ; calyplra longa levis spiraliter 
convoluta. Peristomii dentés externi brèves, radiantes, sicci- 
tate apice incurvi, linea divisurali exarati, trabeculis cristatis 
rufis, interni brevioies flavidi. 

Tahiti: Montagnes de Taiarapu, commence à paraître vers 
600 m. d'altitude Lépine, 1847, n° 15; Vesco; Nadeaud, 
n*^ 87; Ribourt, 1850. 

Cette espèce est intermédiaire comme port entre le S. hyalinum Reinw. 
et le S. pimgens Hedw., mais elle diffère du premier par ses feuilles plus 
étroites, convolutées du milieu au sommet, plus longuement acuminées 
et par la capsule ovoïde, courbée, portée sur un pédicelle plus court. 

Cette plante présente des différences assez sensibles dans la feuillaison ; 
tantôt les feuilles sont lâchement étalées, un peu squarreuses, et tournées 
du même côté, seulement vers le sommet de la tige comme dans les 
échantillons de Lépine et de Vesco ; d'autres fois elles sont imbriquées, 
dressées ou un peu étalées et faiblement subsecondes de manière à cons- 
tituer une forme différente du type (Échant. Ribourt). 

69. Sematophyllum Pickeringii (Sull.). 

Hypnum Pickeringïi'^xAXA. c, p. 18, lab. 15. 

Hypnum [Sigmatella) borbomcum Mitt. in Musc, samoan., 
p. 184 (non Bélanger). 

Sematophyllum borbonicumMÀii., in Musc, Vitiens^ p. 398, 
Hymium [Sigmatella] Pickeringii MuelL, in Journ. d. Mus. 
Godeff., p. 35. 

Hypnum daltonîoides Scb. , pr. mem., in Musc. Jardin^ n° 1 0. 

Tahiti: sur les flancs humides des vallées à Tearapau, 

ANN. se. NAT. BOT. XX, 4 



50 



BEiiCHEREIir.K:. 



mai 1859, et sur le plateau de ïalefau, associé à Disticho- 
phyllum tahitense, Nadeaud, n"* 70 e p. ; sur V Hibiscus tiliaceus, 
vallée de Fautahua, Jardin, n° 10; Wilkes (^(/(? C. Mueller). 

Mousse assez répandue dans les îles de la Polynésie^ aux 
Sandwich, à Viti, à Samoa, elc. 

GEN. RHAPHIDOSTEGIUM Sch. 

70. Rhaphidostegium trachselocarpum (Angst.). 
Microthanmium trachœlocarpum Angst. 1. c, p. 127. Tri- 

chosteleum trachdelocarpum Jaeg., in Adumb. 
Tahiti : Andersson. 

Cette Mousse qui a les feuilles ornées aux angles basilaires de 3 grandes 
cellules vésiciileuses jaunâtres et un opercule longuement rostré ne sau- 
rait être rangée dans le genre Microthamnium Mitt., et par ses cellules vé- 
siculeuses et l'absence de papilles elle ne peut appartenir au genre Tri- 
chosteleum, ainsi que l'indique VAdumbratio de Jaeger. 

GElN. — TRICHOSTELEUM Mitt. 

71. Trichosteleum Vernieri Jaeg. Adumbrat. 
Hypnifm Vernieri Duby, in Mém.Soc. phys. et Hist.nat, de 

Genèm, t. XXIV, 1875, p. 9, tab. II, fig. 6. 

Hypnum Lepineanum Sch., p. mém., in Enum. Jardin. 

Tahiti: Yesgo; à terre et sur les arbres des ravins hu- 
mides du Marau, Nadeaud, n° 88; Vernier, 1872. 

Iles Marquises: Nukahiva, vallée dTkoei, Taiohaë, sur 
Fécorce des Aleiirites et des Arctocarpus, Jardin, n*' 10 ep. 

Duby, dans son mémoire (l.c.) dit à propos de cette Mousse qu'elle est 
dioique et qu'aucun cil n'est interposé entre les dents dupéristome interne. 
Dans les échantillons qui ont servi à l'auteur pour établir sa diagnose, j'ai 
cependant trouvé des péristomes ornés de cils plus courts que les dents 
internes et réunis en un seul au sommet; d'un autre côté j'ai toujours 
rencontré les périgones soit au-dessous du périchèse, soit le plus souvent, 
au nombre de 2, 3, à la base d'un petit rameau né au-dessous de la fleur 
femelle. Ces périgones sont excessivement petits, formés de 6 à 7 feuilles 
courtes, concaves acuminées, entières et groupées en un petit bourgeon 
ovoïde bien différent des fleurs femelles qui se trouvent à proximité. 

D'après ces rectifications, la plante se rapprocherait de VHypnum [Sig- 
matella) rhizoplioreti G. Muell., de Samoa dont je ne connais que la 
diagnose. 



FLORULE DE TAHITI. 



51 



72. Trichosteleum scaberulum. 

Hypnum scaberulum Mont, in Lond. Journ. of Bot., 1844, 
p. 632, et Sylloge, p. 7; C, MuelL, Syn. II. p. 272. 

Hypnum hamatum Dz. et Molk., 1844. 

Hypnum {Microthamnium) scaberulum (Mont.), in Angstrôm* 
1. c, p. 127 [p. mem.). 

Angstrôm, dans son mémoire sar les Mousses récoltées par Andersson, 
dit que cette mousse habile Tahiti. Nous ne l'avons vue dans aucune des 
collections qui nous sont passées par les mains ; il pourrait se faire que 
Fauteur Tait confondue avec le Sematophyllum Pickeringii cité plus haut. 

GEN. MICROTHAMNIUM Mi tt. 

73. Microthamnium (?) macroblepharum (Sch.). 
Hypnum macroblepharum Sch., p. mQm.,in Musc. Jardin, 
Monoicum. Cespites laxe intricati, flavo-virides. Stipes 

brevis ramo primario 4-5 cent, longoramulis patulis pinnatis 
ramosis brevibus simplicibus vix 5 mill. longis vel ramosis 
longioribus simpliciter pinnatis. Folia patula flexuosa, re- 
mota, basi concava contracta angusteovato-lanceolatasensim 
in acumen longum obliquum tortum protracta, margine ob 
cellulas marginales prominentes subtiliter e basi serrata, 
costis brevissimis obsoletis, celiulis anguste hexagonis apice 
prominentibus subpapillosis reticulata. Perigonium prope 
perichaetium nascens, minatuni;, sphsericum, foliis ovatis 
concavis late acuminatis apice erosulis, anlheridiis brevibus 
crassis. Perichaetium in ramo primario obsitum, longum, 
fohis erectis parum divaricatis basi truncatis ovato-lanceo- 
latis in cuspidem longissimam apice nodoso-dentatam atte- 
nuatis, ecostatis, integris. Capsula in pedicello 10-15 mill. 
longo rubello tenuissimo levi apice contorquato pendula vel 
ob torsionem pedicelli horizontalis, minuta, sub apice magis 
slrangulata^ operculo ? Calyptra ? Peristomii magni dentés 
radiantes apice incurvi, externi sat longi, fusci, interni haud 
hiantes aequilongi, ciliis 1-2 brevioribus. 

Iles Marquises: Nukahiva, sur les troncs d'arbres et sur 
les rochers, mais toujours dans les lieux humides, dans les 



52 



ravins de 260 à 280 mètres d'altitude, Hombron, n" 2 ; 
tribu des Happas, hauteurs voisines de la baie de Taioliaë, 
sur les troncs d'arbres, Jardin, n° 10 e p. 

Il existe datis la collection Jardin une autre espèce stérile, récoltée dans 
la même localité et nommée par Schimper Hypnum Nukahivse qui paraît 
identique au Microthamnium macroblepharum. 

GEN. — EGTROPOTHECIUM Mitt. 

74. Ectropothecium inflectens (Brid). 

Leskia [Omalia] in flecteîis Bvïd, iS'2>l , m BryoL Univ. 11^ 
p. 331. 

Hypnum [Omalia., Yesicularià) inflectens C. Muell., Syn, 
Musc, p. 239. 

Hypnum fuscescens ]A.ooV. et Arn. in Beechey's., ^oy. Bot. 
1841, p. 76, 1. 19. 

Hypnum apertum Sull., in Exped. Amer. p. 18, 1854. 

Ectropothecium fuscescens Mitt., mMusc. Samoan.^ 1868, 
p. 180. 

Hypnum {Ectropothecium) loxocarpum kn^^i. 1873, 1. c, 
p. 127. 

Tahiti : Dumont d'URviLLE ! 1825 ; Beechey; Wilkes; 
Andersson! Vesco! Lépine! n* 19, sur les rochers humides 
au bord des ruisseaux de toute l'île, Nadeaud ! n° 84 ; Ver- 
nier ! Leqûerré ! (herb. F. Camus) ; Jardin ! Jelinek ; 
Papeete, vallée de la Reine, sur les vieux troncs d'arbres, 
Sept. 1877, Savatier! n^ 732. 

Iles Marquises : Nukahiva ! 1853, Jardin. 

Se trouve assez répandu aux îles Sandwich et dans les îles Samoa, à 
Upolu et Tutuila. 

75. Ectropothecium bryifolium (C. Muell.). 

Hypnum (.Ectropothecium) bryifolium C. Muell., in Ang- 
strôm, Ofvers, af Kongl. Vetensk. Ak. Fôrh. 1876, p. 53. 

« Gaulis repens elongatus compressiusculus pinnatus, 
« pinnis inaequalibus viridibus ; folia paullo compressa sicca 
« corrugata subtorta aegre emoUita, lateralia erecto-patentia 



FLDRULE DE TAHITI. 



53 



a e basi ovata longius acuminata, acumine subsecunda inte- 
(( gerrima. Ab Hypno inflectente ramis inaequalibus, foliis 
« longius acuminaiis paullo compressis etc. differt ». (L. c, 
p. 53.) 

Tahiti : Andersson. 

76. Ectropothecium tahitense Angst., 1. c, p. 125. 
Tahiti : Andersson ! 

77. Ectropothecium polyandrum Angst. 
Tahiti : Andersson I 

Ver. fulvo-virens Besch. 

A typo differt : colore fulvo-vi rente, ramis laxius pinnatis, 
foliis remotis Iaxis minus falcatis haud serrulatis ob cellulas 
marginales apice paullo prominentes e basi subdentatis. 

Tahiti : Associé au Trichosteleum Verniein, Vernier I 

78. Ectropothecium sodale Mitt. in Musc. Samoan., 
p. 180. 

Hypnum sodale 'SxxW. , 1854, 1. c, p. 9. 

Tahiti: Yesco ! Lépine nM7 I Wilkes, Vieillard et Pan- 
cher, 1855 (Herb. Montag. ^wh Hypno Chamissonis) ; Anders- 
son ! (sub Eypno calpmcarpo Angst.) ; Lequerré ! (Herb. 
F. Camus); très répandu sur la surface de toute l'île, Na- 
DEAUD ! n° 85; Vernier 1 

Iles Marquises : Nukahiva, Taipis-Vai, et dans la tribu des 
Happas, Jardin 1853-1854, sous les divers i\om?> à' Hypnum 
Sandwicense Hook., herb. Schimper), Hypn. Chamissonis 
Hsch. (herb. Lenormand). 

VHypnum circinulatum Sch. {m Musc. Jardin) que je ne connais pas pour- 
rait bien appartenir à cette espèce. 

Forma roôustior, 

Tahiti : Du Petit-Thouars ! Vesco ! Hombron ! (hb. Mon- 
tagne, &uh Hyp?20 Chamissonis). 

GEN. LEUCOMIUM Mitt. 

79. Leucomium débile Mitt., iriMusc. Samoan.,i^. 181 . 
Hookeria debilis Sull. in Amer. Ex pl. Exped. Wilkes. 



54 



Hypnum [Vesicidaria) débile C. iMuell., in Journ. Muse, 
Godef, 

Iles Marquises : Nukahiva, tribu des Happas, sur les hau- 
teurs voisines de la baie de Taiohaë, sur les troncs d'arbres, 
associé k Microthamniiimmacroblepharum et HookeriaNuka- 
hivensis^ Jardin. 

Se trouve aussi aax îles Viti el Samoa. 

GEN. HYPNUM Dill. 

80. Hypnum (?) Novarae Reich. in Voy. de la Novara. 
Tahiti : Jelinek. 

Sous cette désignation, Reichard (l.c.) décrit et figure une Mousse stérile 
qui paraît devoir appartenir à une autre tribu que celle des Hypnacées. 
L'auteur fait d'ailleurs remarquer que si cette espèce appartient réelle- 
ment au genre Hypnum, elle aurait plus d'affinités avec VHypnum {Ectro- 
pothecium) inflectens et ÏEyp. acmacifolium Hpe. Mais il ajoute qu'il ne 
serait pas invraisemblable, comme le pense M. Ch. Miieller, qu'elle devrait 
être rapprochée des Entodon. 

M. le D'' G. V. Beck, directeur du cabinet de botanique de la Cour à 
Vienne, a bien voulu me communiquer un échantillon authentique de 
VHypnum Novarae et je ne puis y voir que la plante mâle, assez rabougrie, 
du Phyllogonium cylindricum. 

GEN. — CTENIDIUM Sch. 

81. Ctenidium stellulatum Mitt., in Flora Yitiensi, 

1871, p. 399. 

Iles de la Société, Bidwill (fîde Mitten). 

GEN. — PTYCHOMNIUM Hook. f. et Wils. 

82. Ptychomnium aciculare Hook. f. et Wils. in 

Flora Nov. ZeL 11, p. 110 (ex parte); Mitten, in Miisc. Sa- 
rnoan., p. 193. 

Hypnum aciculare Brid. , Musc. rec. Il, 2' p., p. 158, tab. 5 ; 
Bryol. Univ. II, p. 505. 

Hypnum [Rigodium S. S° Anacamptophyllum) aciculare 
C. Muell., Synops. II, p. 441 (ea:. p.). 



FLORULE DE TAHITI. 



55 



Stereodoïl [Achyrophyllum) ackularis Mitt. [Musc, sa- 
moan., p. 89). 

Tahiti : Lépine ! 8 et 12; Vesco ! Nadeaud ! 89. 

Mousse très répandue dans les îles de l'océan Pacifique. 

GEN. — MNIODENDRON Lindb. 

83. Mniodendron tahiticum Besch. 
Hypnum divaricatum SulL, Exmd. Wilkes. 

Dioicum, habitu M. divaricato H. et R. simile sed caules 
breviores, rami graciliores ; folia caulina basi latiora semi- 
circularia fere subito involuta dein ad summum plaoa patentia 
jam e basi deuticulata e medio serrata serrse denticulis 
armatae et separatae. 

Tahiti : Wilkes! Léplne n° 11 î in herb. Montag. sub 
Hypno Reinwardti à Téoa, sur les crêtes de la vallée d'Arue 
et sur les sommets argileux du Marau, vers 1100 mètres 
d'altitude, Nadeaud, iî° 90. 

GEN. HPYNODENDRON C. Muell. 

84. Hypnodendron Vescoanum Besch. 
Hypnum spininerve SulL, in Exped. Wilkes. 
Dioicum. Caules 5-8 centim. longi, erecti, angulati, atro- 

rubentes, basi tomentosi nudi sed foliis squammiformibus 
patentibus et erecto-patentibus anguste ovato-lanceolatis 
acuminato-cuspidatis fuscis costa excurrente fere e basi 
rotundata dorso serrata simpliciter vel dupliciter serratis 
obtecti; rami compressi pinnati 10-25 mill. longi in comam 
brevem rotulatam laxissimam congesti; ramuli decumbentes 
erective simplices et pinnati. Folia ramea fusca, vix nitidula, 
erecto-patentia, subdislicha, remota anguste ovato-lanceo- 
lata, acuminata vel curvula, carinata, margine crasso den- 
tibus duplicatis brevibus serrata, costa parum excedente dorso 
serrata, cellulis elongatis anguste hexagonis obscuris apice 
punctulato-papillosis basilaribus nonnullis elongate qua- 
dratis majoribus reticulata. Folia perichaetialia externa 



56 



BEilCHElBELiJLE. 



minuta concava rotundato-acuminata ecostata intégra, in- 
tima longiora costata obovata fere subito in cuspidemlongis- 
simam nodoso-dentatam producta. Capsula in pedicello e 
2 1/2 ad 3 cent, longo rubro laevi obliqua vel (deoperculata) 
horizontalis arcuatula, longe oblongo-cylindrica (4 milL), 
sicca plicata, macrostoma; operculo longe conico apice cur- 
vulo. Peristomii dentés ut in H. Junghuhnn sed cilia bina 
dentibus breviora. 

Planta mascula femineae similis sed foliis longius acumi- 
natis. Perigonia ad ramulos numerosa, gemmacea, fusca, 
foliis externis ovatis et ovato-acuminatis minutis ecostatis 
integris intimis longioribus ovato-lanceolatis longe cuspidatis 
apice nodoso-dentatis, costatis; antheridia magna paraphy- 
sibus longioribus cincta. 

Tahiti : Lépine ! (herb. Montagne, sub H. Reïnwardtn), 
Vesco 9 î WiLKES 9 î Vieillard et Pangher 9 ; ravins hu- 
mides du Marau, vers 1100 m. d'altitude, sur le Mont 
Rereaoe, Nadeaud n° 91. 

Très semblable kVHypnodendronJunghuhniiC Muell. de l'archipel Malais, 
mais s'en distingue au premier abord par ses frondes plus grêles, ses ra- 
meaux à feuilles subdistiques, les feuilles caulinaires, c'est-à-dire du ra- 
meau primaire, étalées horizontalement, très étroites, ovales, aouminées, 
les feuilles des ramules plus étroites, bordées de dents géminées, les 
feuilles périchétiales très entières, etc. 

Dans les îles de l'hémisphère austral voisines de Tahiti on signale trois 
espèces à'Hypnodendron très semblables hVH. Junghuhnii G. MuelL; l'une 
le E. samoanum Mitt., s'en distingue par le réseau foliaire composé de cel- 
lules plus larges et par la duplicature des dents marginales des feuilles ; 
l'autre VH. vitiense Mitt. {Flor. vit., 1871, Trachyloma Junghuhnii ejusd., in 
Bonplandia, 1861) que l'auteur représente comme différent par des feuilles 
plus courtes et par la marge ornée de dents géminées, la troisième VH. 
Grseffeanum G. Mueller {Journ. Mus. Godeffroy, 1874) à laquelle l'auteur 
rapporte le Trachyloma Junghuhnii Mitt, (non G. Muell.). En sorte qu'il ne 
reste en présence que deux espèces : VHypn. Samoanum Mitt. et VHypn. 
vitiense puisque M. Mitten était revenu en 1871 sur sa première détermina- 
tion de 1861 et que M. Gh. Mueller n'a publié son Hypn. Grxffeanum qu'en 
1874. Ces deux espèces n'étant connues qu'à l'état stérile, on ne peut les 
considérer que sous le rapport des organes végétatifs. Or, la seule diffé- 
rence qui ressorte de l'examen des diagnoses consiste dans la forme des 
cellules foliaires. Dans VE. samoanum ces cellules sont dites u cellulis elon- 
gatis finibus dorso prominulis punctulato-papillatis » et dans VE. vitiense 
(' cellulis anguslis elongatis finitimis prominulis M. Mueller, quoique ne 
citant pas ÏE. vitiense comme synonyme de son E. Grœ/feanum, mais qui 



FLORULE DE TAHITI. 



57 



considère le Trachyloma junghuhnii Mitt. (olim.), comme identique à son 
espèce, dit de son côté: folia e cellulis pallidis levibm elongatis multo distmc- 
tioribus basi laxioribus areolata. La Mousse de Tahiti paraît donc se rappro- 
cher de VH. samoanum par les cellules à papille proéminente au sommet, 
mais elle en diffère par ses frondes plus grêles, ses rameaux plus courts, 
garnis de feuilles d'un roux sombre, ses feuilles caulinaires étalées, plus 
étroites ; notre plante est en outre complète comme inflorescence et organes 
de reproduction, ce qui fait défaut dans les deux congénères de Viti et de 
Samoa. 

TRIB. XV. — HYPOPTERYGIAGE^. 

GEN. RHAGOPILUM P. BeaUV. 

85. Rhacopilum convolutaceum C. Muell. 

Tahiti : Vesgo ; Nadeaud, n° 66 ; Mercier. 

On ne signale dans les îles australes de la Polynésie, en dehors de TAus- 
tralie et de la Nouvelle-Zélande, que les R. spectabile, R. cuspidigerum et 
R. demissum. La mousse que M. Nadeaud a rapportée de Tahiti a plus de 
rapports avec les échantillons du R. convolutaceum C. Muell., de l'Australie 
{eœsicc. Preiss, n° 266), qu'avec les trois espèces ci-dessus citées. Le R. cus- 
pidigerum Schwg., des îles Sandwich [exsicc. Gaudichaud) auquel M. Mitten 
{Fl. Vit.) rattache à tort le R. convolutaceum G . M., en diffère par les feuilles 
plus longues, plus obtusément acuminées, à marge entière ou faiblement 
denticulée, çà et là, par la proéminence des cellules marginales, à nervure 
dépassant le sommet en une arête oblique, enfin par les cellules presque 
lisses non scabres comme on le voit dans cette dernière espèce. 

86. Rhacopilum demissum BryoLjav. 
Tahiti : Andersson {fide Angstrôm), Vesgo (stérile). 

Gette espèce qui est propre à l'archipel Malais, se distingue suffisamment 
de ses congénères de la Polynésie par ses feuilles largement ovales, acumi- 
nées, faiblement dentées. 

87. Rhacopilum microphyllum Besch. 

Dioicum ! Rami intricati, graciles, e nigricante lutescen- 
tes, irregulariter pinnati tomento plerutnque destituti. Folia 
ramosa minuta, ovato-lanceolata, breviler acuminata. sicca 
patenlia parum retracta, madore plana tantum apice ad unum 
latus coarctata, margine supra médium ad apicem serrulata, 
Costa obliqua excedente percursa, e cellulis hyalinis obsolète 
rhombeisdorso vix prominentibus areolata ; folia stipulifor- 



58 



mia anguste cordato-lanceolata vel (juniora) longe triangula- 
ria apice serrulata, costa longe producta. Cetera ignola. 
Iles Marquises : Nukahiva, Jardin, 1855; Mercier. 

GEN. — HYPOPTERYGIUM Brid. 

88. Hypopterygium tahitense Angst. (le. p. 121). 
Tahiti : Andersson 9 stérile; Vesco 5- 

Ansgtrôm signale à Tahiti une seule espèce, VH, tahitense, trouvée par 
Andersson avec des inflorescences femelles mais sans fructification. De son 
côté, M. Reichard, (voyage de la JSovara) sans parler de l'espèce précédente, 
décrit une nouvelle espèce, 17/. débile, récoltée par Jelinek, avec des inflo- 
rescences mâles. La mousse rapportée de Tahiti par Vesco ne porte égale- 
ment que des fleurs mâles, mais comme les feuilles slipuliformes de 
cette dernière sont orbiculaires-cuspidées et munies d'une nervure qui 
disparaît vers le milieu, nous n'hésitons pas, en l'absence de la plante 
femelle, à la rapporter à VH. tahiterise qui offre les mêmes caractères. 

89. Hypopterygium débile Reich. 

Voyage de la Novara 1870, p. 194, tab. 35. 
Tahiti : près de Faataua, sur les rochers 5 Jelinek. 

Cette mousse paraît différer principalement de la précédente par les 
feuilles stipuliformes ovales-acuminées, dépourvues de nervure. 

90. Hypopterygium Nadeaudianum Besch. 
Monoicum! Caulis repens rufo-tomentosus ; stipites Lasi 

fere nudi, 1-3 cent, longi, in frondem nunc semicircularem 
ramis primariis bifurcatis vel pinnatis, nunc triangularem 
taxoideam ramo primario singulopinnatoramulis simplicibus 
et furcalis vix uncialibus producti. Folia olivacea vel flavo- 
viridia laleralia asymmetrica late ovato-acuminata, inferiora 
integerrima superiora apicem obliquum versus parum den- 
liculato-serrala, limbo e seriebus duabus cellularum compo- 
sito marginaia, cosla infra médium evanidacellulis rhombeis 
utriculo primordiali repletis. Folia stipuHformia rotundato- 
ovata, brevicostata, sat longe cuspidata, apice serrulata. 
Perigonia longe ovata infra pericheelium oriunda foliis ovato- 
lanceolatis convolutis integerrimis. Perichaetii folia externa 
ovata breviter obtuse acuminata, intima longiora concava 



FLORULE DE TAHITI. 



59 



cuspidato-acuminata integerrima ecostata. Capsula in pedi- 
cello 2 cent, longo rubro levi apice curvato horizontalis vel 
incurva, magna, ovata, basi ob cellulas prominentes vesicu- 
culosa, operculo aciculari eam fere aequante. Calyptra mitri- 
formis, brevis, basi breviter lobala. 

Tahiti : vallées humides, vers le iMarau et spécialement 
dans la vallée cratériforme du Mamano, à 900 mètres d'al- 
titude, sur des argiles calcinées, Nadeaud, n" 65. 

GEN. GYATHOPHORUM P. BeaUV. 

91. Cyathophorum tahitense Besch. 

Gaules rubri simphces ebasi fasciculati, interdum ramosi, 
apice longe in massam pilosam penicellatam attenuali, erecii 
vel stolonacei arcuati apice radicantes proliferi. Folia remo- 
tissima subdisticha, lateralia hôrizontalia caulis ad basin et 
apicem versus minora medio majora, late rotundato-ovata 
asymmetrica breviter acuminata e medio fere ad apicem 
latum integrum remotissime breviterque denticulis 1-3 cellu- 
latis serrata, costis binis latis brevissimis divergentibus, cel- 
lulis rhombeis pachydermis utriculo primordiah impletis; 
folia stipuliformia ovato-lanceolata parce serrata ecostata 
basi in sacco coarctata. Fila articulata perlonga ad caulis 
extremitatemcopiosa inpenicillumlongumrufulum producta 
calyptram Pogonaiorum simulantia. 

Tahiti : Vesco, stérile. 

Se rapproche par le port du C. adiantum (Griff.), de Java, mais en diffère 
notamment par les feuilles stipuliformes ovales lancéolées rétrécies à la 
base en forme de sac, par les feuilles caulinaires bordées à partir du mi- 
lieu jusque près du sommet de dents très ténues et très espacées, compo- 
sées del, 2 cellules et munies de deux nervu^^es divergentes, très courtes. 

Le genre Cyathophorum n'était représenté dans les îles de l'océan Pa- 
cifique que par le C. hulbosum Hedw., qui est assez commun dans la Nou- 
velle-Zélande. Les six autres espèces se trouvent réparties dans l'archipel 
Malais, à Java et Sumatra, trois autres en Asie, dans l'Himalaya, et à 
Ceylan. Le C. adiantum seul paraît venir à la fois à Java et dans l'Himalaya. 



TABLE ALPHABÉTIQUE 



DES ESPÈCES DÉCRITES OU ÉNUMÉRÉES DANS LA 
TROISIÈME PARTIE 



Aërobryum lanosum Mitt 37 

— Vitianum Mitt 37 

Arthrocormus denlatus CM 21 

Bartramia tahitensis CM 28 

Brachytheciumtearapense Besch. 47 

Breutelia Eugenise Angst 30 

Bryum argenteum L 27 

— coarctatum Mitt 27 

— leptothecium Tayl 28 

— melanothecium CM . 27 

Calymperes Angstrômii Besch. . 24 

— taliitense Lindb 24 

— — Mitt 23 

Galyptothecium prœiongum Mitt. 38 

Campylopodiumtahiteiise Besch. 15 

Gampylopus Blumii Bryol. jav. . 17 

— Nadeaudianus Besch 16 

— obscurus Angst 17 

— Vernieri Dub 17 

Chœtomitrium tahitense Mitt. . . 46 

Codonoblepharis obtusa Lindb. . 23 

Cryphaœa helictophylla Mont. . . 38 

Ctenidium stellulatum Mitt 54 

Cyatophorum tahitense Besch.. 59 

CylindrolheciumSolanderi Angst. 47 



Cylindrothecium turgidumAngst. 46 

Cyrtopus tahitensis Sch 34 

Dicnemos Banksii CM. 18 

Dicranum densifolium W. et M. 18 

— Dozyanum C M 17 

— rafifolium Besch 16 

Distichophyllum Nadeaudii Besch 43 

— tahitense Besch 43 

Ectropothecium bryifolium C. M. 52 

— fuscescens Mitt 52 

— inflectens Mitt 52 

— polyandrum Angst 53 

— sodale Mitt 53 

Ectropothecium taihtense Angst. 53 

En u don pallidus Mitt 

— Solanderi Jœg 47 

— turgidus Jœg 46 

Fissidens mangarevensis Mont. . 21 

— Nadeaudii Besch 22 

Garovagha tahitensis Besch 34 

Grimmia apocarpa Hedw. . . . . . . 25 

Holoblepharum tahitense Sull. . . 46 

Holomitrium vaginatum Brid... 17 

Homalia exigua Angst 42 

— pseudo-exigua Besch 42 



TABLE ALPHABÉTIQUE. 



Hookeria chlorina Resch 


45 


— debilis Sali 


53 




44 


— nukahivensis Bescli 


45 


— oblongifolia Sull 


44 




45 


— papillata Mitt 


44 


— tahitensis Sull 


46 


— Vescoana Besch 


44 


Hypnodendron Vescoanum Besch 


55 




54 




52 




49 




52 




53 




53 




53 




49 


— débile CM 


54 




55 




52 




51 


— inflectens G. M 


52 


— Lepineanum Sch 


50 




52 


— macroblepharum Sch 


51 


Hyonum Novarae Reich 


54 


— • Nukahivse Scli 


52"^ 




49 




47 


— sandwicense Sch 


53 


— scaberulum Mont. ....... 


51 


— sodale Sull 


53 




55 




50 


Hypopterygium débile Reich 


58 


— Nadeaudianum Besch. .. . 


58 




58 


LeptostomummacrocarpumR.Br. 


31 


Leskia inflectens Brid 


52 


Leucobryum Korthalsii Dz. et M. 


20 




19 




33 


Leucomium débile Mitt 


53 


Leucophanes nukahivense Besch. 


20 


— octoblepharoides Brid 


20 


Macromitrium adstricturn Angsl. 


27 


— incurvifolium Mont 


26 


— — H. et Gr. .. 


27 




25 


— Owahiense G. M 


27 




26 



61 

Macromitrium subtile Schwg. . . 26 

— tahilense Nad 26 

Meteorium œruginosum Mitt 37 

— helictophyllum Mitt 38 

— vitianura Sull 37 

Microthamnium macroblepha- 
rum Besch. 51 

— scaberulum Angst 51 

— trachaelocarpum Angst. . . 50 
Mniadelphus =Distichophyllum . 
Mniodendron tahiticum Besch. . 55 
Neckera Balfouriana G. M 34 

— cylindracea Mont 38 

— Eugeniœ Lindb 39 

— Lepineana Mont 40 

— pennata Brid 41 

— tahitensis Sch 39 

— Urvilleanà G. M 41 

— vitiana G. M 37 

Octoblepharum dentatum Mitt. . 21 

— longiiolium Lindb 21 

Papillaria œruginosa Jaeg 37 

— Angstrômii G. M 36 

Philonotis runcinata G. M 28 

— tahitensis Angst 28 

Philonotula Jarciini Besch 29 

— runcinata Besch 28 

— tahitensis Besch 28 

— Vescoana Besch 29 

PhyllogoniumangustifoliumSch. 40 

— cryptocarpum Sch 40 

— cylindricum Lindb 40 

Pilotrichum cylindraceum G. M. 38 

— helictophyllum G. M 38 

Pogonatum latérale Sch 32 

— nukahivense Besch „ 32 

— tahitense Besch 31 

Polytrichum nukahivense G. M.. 32 

Pterobryum cylindraceum Besch. 38 

— dextrum Sch 38 

PtychomnionaciculareH. f. etW. 54 

Pyrrhobryum setosum Mitt 30 

Racomitrium papeetense Besch.. 25 

Racopilum convolutaceum G. M. 57 

— demissum Dz. et M 57 

— microphyllum Besch 57 

Rhaphidostegium trachaalocar- 

pum Besch 50 

Rhizogonium setosum Mitt 30 

— spiniforme (L.) 30 

Rhynchostegium obscurum Besc. 48 

Sematophyllum borbonicumMitt. 49 



TABLE ALPHABÉTIQUE. 



62 



Sematophyllum Lepinei Besch. . 48 

— Pickeringii J^eg 49 

Spiridens Balfourianus Grev. ... 33 

— taliitensis Scli 34 

Stereodon acicularis Mitt. 55 

Syrrhopodon Banksii CM 23 

— involiitus S cil g r 23 

— Jardini Sch 23 

— obtusifolius Lindb 23 

— rigescens Mont 23 



Syrrhopodon speciosus Sch. ... 20 

— tahitensis SuU 23 

Trematodon Jardini Sch 14 

Trichosteleum scaberulumBesch. 51 

— trachœlocarpum Jseg 50 

— Veraieri Jœg 50 

Trichostomum Blumii Dz. et M. 17 

— vaginatum Hook 18 

Weisia viridula Hetlw 14 

Wilsoniella Jardini Besch 14 



RECHERCHES 
LE ROLE PHYSIOLOGIQUE 

DE L'EAU DANS LA VÉGÉTATION 

Par M. EDMOND GAIN, 

Préparateur au Laboratoire de Biologie végétale de Fontainebleau. 



INTRODUCTION. 

On a toujours su que l'eau est nécessaire à la végétation, 
mais c'est seulement depuis les recherches de Bernard 
Palissy (1) et de Th. de Saussure (2) qu'on a soupçonné 
l'importance de l'absorption de l'eau par les racines, 
comme véhicule des sels minéraux du sol. Liebig ensuite 
formula définitivement la théorie de l'alimentation des 
plantes et dans l'exposé de sa doctrine on Irouve ces apho- 
rismes : 

(( Les principes nutritifs fournis à la plante par le sol 
pénètrent par les racines dans l'organisme végétal. Leur 
introduction s'effectue à l'aide de l'eau qui les dissout et 
leur sert de véhicule. Certains d'entre eux sont solubles dans 
l'eau pure, d'autres seulement dans l'eau contenant de l'acide 
carbonique ou certains sels. 

a Les récoltes sont, dans les difTérentes années, en rapport 
avec le degré de sécheresse ou d'humidité. Un champ 

(1) Bernard Palissy, Traité des sels et de Vagrkulture, 1563. 

(2) Tb. de Saussure, Uecherches sur la vcgétatioii, 1804. 



64 



donnant, par suite de sa constitulion, un faible rendement 
dans les années sèches, l'augmente dans une certaine limite 
dans les années de pluies, la température moyenne restant 
la même. » 

Ainsi pour Liebig (1), Feau sert à la fois d'aliment et d'ad- 
juvant dans les phénomènes du développement des plantes. 

D'après de Saussure, l'eau de végétation varie beaucoup 
avec l'espèce végétale^ l'âge et le climato 

M. Émery (2) étudia très superficiellement le contenu en 
eau des plantes herbacées et signala le premier ce fait inté- 
ressant que la jeune plante herbacée est moins aqueuse que 
la plante un peu plus âgée. 

M. Gélesnofî (3) détermina la quantité et la répartition de 
l'eau dans les plantes, mais surtout dans les plantesligneuses. 
M. Dehérain (4) étudia les conditions de végétation de l'Avoine 
et compara les résultats obtenus en 1878, année sèche, et 
1879, année pluvieuse. 

M. von Hœhnel, dans son travail sur les feuilles de plantes 
herbacées, constate une variation d'eau suivant la phase du 
développement.PlusrécemmentM. Henri Jumelle (5) aprécisé 
la marche du développement du poids sec et établi différentes 
courbes relatives au développement des parties de la plante. 

Un certain nombre d'observations agronomiques montrent 
en outre que les rendements des plantes cultivées sont très 
variables suivant les années sèches (6) ou humides. Certaines 
cultures ne sont possibles que dans des sols possédant une 
certaine humidité, et les effets de la sécheresse sont très 
différents suivant la nature du sol; d'autres plantes, au con- 
traire, végètent mieux dans les sols très secs. D'autre part, la 
répartition géographique des plantes spontanées indique clai- 

(1) Liebig, Cliimie organique appliquée à l'agriculture, 1840 et 1855. 

(2) Émery, Rôle physique de Veau dans la végétation, 1865. 

(3) Gélesnofî, Quantité et répartition de Veau dans les organes des plantes, 1876. 

(4) Dehérain, Ann. agron. 

(o) Henri JameUe, Sur le développement des plantes annuelles, 1889. 
(6) Lawes et Gilbert, Influeiice de la sécheresse de 4870 sur les récoltes.. 
Ann. agron., t. I, pp. 251 et 551. 



ROLE PHYSIOLOGIQUE DE l'eAU DANS LA VÉGÉTATION. 65 



rement que la teneur du sol en eau est un des facteurs impor- 
tants qui commandent leur habitat. Enfin l'examen de la 
morphologie externe des espèces qui croissent dans des con- 
ditions variées de sécheresse et d'humidité montre des diffé- 
rences très apparentes dans la taille et le port des individus. 

MM. Hellriegel (1) et Wolny (2), ayant étudié l'nfluence 
de différents degrés d'humidité, sont arrivés à cette conclusion 
qu'il existe un optimum d'humidité pour le rendement des 
végétaux cultivés. M . Wolny s'apphqua à déterminer, au point 
de vue pratique, le rôle de l'eau comparativement dans un sol 
fumé et dans un sol non fumé. 

MM. P. Sorauer (3) et Haberlandt ont établi par des expé- 
riences que le nombre et la longueur des tiges, les dimen- 
sions des feuilles et le poids des racines sont variables suivant 
le degré d'humidité du sol, ce qui confirme et précise l'ob- 
servation courante. 

On sait en outre, par les travaux de différents auteurs (4), 
qu'il existe une certaine relation entre la quantité de matière 
sèche élaborée et le poids d'eau transpirée pendant la végé- 
tation. 

Cependant cette relation est assez peu constante M. Dehé- 
rain, reprenant des expériences d'Haberlandt, a trouvé en 
effet que 1 kil. de substance sèche élaborée par la piaule 
correspondait sur un sol donné à 680 kil. d'eau transpirée par 
la plante, et à 220 kil. d'eau seulement sur le même sol fumé. 
Pour saisir l'action directe de l'eau, indépendamment des 
faits connexes d'alimentation, il convient donc d'expérimenter 
sur un sol peu riche et homogène. 

En dehors de ces travaux et de ces conclusions, un certain 
nombre de recherches ont montré l'action indirecte de l'eau 
sur différents phénomènes qui touchent de près à la nutri- 

(1) Hellriegel, Crackers Centralblatt. 

(2) Leroux, Influence de Vhumidité du sol sur la végétation. Agriculture 
nouvelle, 1893. 

(3) P. Sorauer, Influence de Vahondance ou du manque d'eau. Bot. 
Zeit., 1878. 

(4) Hellriegel, Haberlandt, Risler, Wolny, etc. 

ANN. SG. NAT. BOT. XX, 5 



66 



tion de la plante (iiitrification, solubilité des élémenls 
minéraux, propriétés physiques du sol,... etc.). 

Non seulement l'eau est un dissolvant et un aliment, mais 
encore elle fait partie intégrante de la cellule dans des pro- 
portions déterminées; son abondance exagérée comme sa 
rareté déterminera un état pathologique de la plante. 

Nous avons abordé l'étude expérimentale du rôle de l'eau 
dans la végétation avec le but de réunir et condenser les 
principales notions relatives au rôle physiologique de l'eau, 
et de préciser ce rôle par des expériences nouvelles; enfin 
pour étudier avec détail, en ce qui concerne la plante her- 
bacée, les rapports intimes, jusqu'ici non étudiés, qui relient 
la teneur en eau aux phénomènes de physiologie générale 
tels que la croissance, le développement en poids, la durée 
et les stades végétation, l'avenir de l'espèce. 

Le complément de cette étude serait naturellement d'ex- 
poser les variations morphologiques et chimiques dues à 
rinfluence du milieu sec ou humide, mais réservant pour 
rinstant cette partie nous diviserons ainsi notre travail : 

1. Influence de l'eau sur le développement en poids; 

2. Influence de l'eau sur la croissance; 

3. Influence de l'eau sur la propagation et l'avenir de 
Tespèce. 

Dans un précédent travail (1) étudiant les différents modes 
d'action de l'eau sur la végétation, nous avons précisé ce 
qu'on devait entendre par résistance de la plante à la séche- 
resse, et les conséquences biologiques qui sont liées à la plus 
ou moins grande quantité d'eau contenue dans le sol. 

Nos expériences, sur l'absorption aqueuse des racines qui 
croissent dans un sol sec ou dans un sol humide, nous avaient 
montré que la saturation d'un sol préalablement sec introduit 
des perturbations brusques dans la quantité d'eau absorbée 
par les racines. 

Enfin nous sommes arrivé à cette conclusion que la trans- 

(1) Edmond Gain, Action de Ceau du sol sur la végétation (Revue générale 
de Botanique, p. io, 1895). 



ROLE PHYSIOLOGIQUE DE l'eAU DANS LA A'ÉGÉTATION. 67 

piration de la plante est variable suivant le contenu du sol en 
eau. Elle est plus forte sur sol humide, mais seulement jusqu'à 
une certaine limite. Au delà de cet optimum, elle diminue, 
ce qui indique une turgescence exagérée anormale. 

Voici les principales conclusions du travail que nous venons 
de mentionner : la turgescence optimum varie à chaque 
instant de la végétation, car l'individu qui est la somme de 
toutes les activités cellulaires, a certainement une pérennité 
qui est caractérisée par une teneur en eau différente suivant 
le stade végétatif considéré, c'est ce que prouveront du reste 
les données numériques du présent mémoire. 

La quantité d'eau interne nécessaire pour réaliser à 
chaque instant l'optimum de turgescence doit donc être 
variable pendant la durée de la végétation. 

Nous savons, en outre, que la transpiration, la respiration, 
l'assimilation varient beaucoup suivant l'âge des organes. La 
consommation d'eau interne, soit parle fait de la transpira- 
tion, soit par le fait des synthèses organiques, sera donc 
très variable aussi suivant l'âge du végétal. Ainsi, suivant 
le stade végétatif, l'appel d'eau sera variable. Comme c'est 
le sol qui doit fournir cette -eau, il y a sans nul doute un 
optimum d'humidité du sol qui varie suivant le stade de 
végétation. Nous donnerons, par la suite, les preuves que 
l'on peut apporter à l'appui de cette assertion. 

L'eau qui existe abondamment dans le sol peut donc 
entrer en abondance dans la plante, et celle-ci n'a d'autre 
régulateur que l'exagération de sa transpiration. Ce phé- 
nomène étant, sans nul doute, limité, nous devons prévoir 
que l'eau entrée en trop grande quantité pourra nuire 
aux synthèses organiques. Quand ce fait se produira nous 
dirons que l'humidité du sol a dépassé l'optimum. 

Une question assez complexe se pose donc pour la suite 
de ce travail : 

1° Y a-t-il un optimum d'humidité du sol variable suivant 
les parties considérées et suivant les stades de végétation; 
quel est le sens de sa variation ? 



68 



V Quelle relation y a-t-il entre la valeur absolue de 
l'optimum et la plus ou moins grande sécheresse des stations 
oii l'espèce se rencontre habituellement? 

3° Dans quelles limites l'humidité exagérée du sol peut-elle 
influer sur la teneur en eau des différentes parties de la 
plante? 

4° Une espèce végétale, disposant de deux sols très inéga- 
lement humides, quelles seront les conséquences de cette 
différence sur leur accroissement en poids et sur leur crois- 
sance en général? 

5° L'humidité optimum qui correspond pour l'individu a 
un développement maximum, correspond-elle aussi aux con- 
ditions optima pour l'espèce? 

Tels sont les différents points qui feront surtout l'objet des 
recherches qui suivent. 



PREMIÈRE PARTIE 



INFLUENCE DE L'EAU DANS L'ACCROISSEMENT 

EN POIDS. 



Dans un travail que nous avons déjà signalé, M. Jumelle 
a déterminé la marche générale du développement des 
plantes annuelles, en employant la méthode de Knop. 

Pour des recherches aussi délicates, sur un sujet presque 
entièrement neuf, la méthode des solutions nutritives était 
seule possible. 

Mais, une fois en possession des résultats -de ces recher- 
ches, on pouvait se demander si les conditions mêmes de 
l'expérience (culture en solution), n'avaient pas altéré dans 
une certaine mesure l'évolution physiologique normale de la 
plante. L'eau joue, on le sait, un rôle important dans les phé- 
nomènes physiologiques. Voulant approfondir ce rôle, en 
comparant ce qui se passe dans deux cas extrêmes (grande 
humidité et grande sécheresse), les résultats, obtenus cette 
fois, en pleine terre, devaient en outre répondre h l'objec- 
tion que nous avons signalée. 

Ainsi, nous exposerons assez longuement l'étude du déve- 
loppement, parce que nous cherchons, non seulement à 
expliquer l'action de l'eau, mais aussi à donner de nouveaux 
documents relatifs à l'accroissement des plantes croissant 
dans les conditions naturelles, en sol ordinaire, expériences 
qui, jusqu'ici, ont été beaucoup trop délaissées. L'auteur que 
nous avons cité s'était surtout préoccupé du développement 



70 



du poids sec. Nous ferons une part plus grande à l'étude du 
poids frais et à celle de la proporlion centésimale d'eau en 
indiquant les courbes de leur variation. 

Le sol employé était très favorable à ces recherches : 
sable de Fontainebleau additionné d'un peu de terre de 
jardin. Le sable, surtout mouillé, permet d'extraire assez 
exactement la totalité des racines des plantules, et, pendant 
l'âge adulte, la presque totalité des radicelles des plantes 
à racines peu profondes. 

11 y a incontestablement, de par le fait de la culture en 
pleine terre , des radicelles qui ne peuvent être récoltées, 
d'où une certaine erreur qu'il faut chercher à éviter, mais à 
laquelle on ne peut pas complètement échapper. 

Comme dans le cas particulier qui nous occupe, nous 
avions à faire des comparaisons, nous pouvons considérer 
que cette erreur est très diminuée ; par suite, avec de nom- 
breuses précautions, les résultats acquis peuvent être re- 
gardés comme assez rapprochés de l'exactitude. Les cultures 
en pleine terre ont du reste été vérifiées par des cultures en 
pots qui permettaient de recueillir absolument toutes les 
racines. 

Prise d' échantillon . — M. Jumelle, dans ses recherches, a 
cru devoir rapporter tous ses résultats à 1 gramme de 
graine sèche. « Cette méthode, dit l'auteur, donne des ré- 
sultats bien plus comparables entre eux que les poids absolus 
des plantes et de leurs organes. » 

Cette conclusion paraît, en effet, très rationnelle, mais ne 
doit pas certainement être exagérée. 

Pour m'en rendre compte j'ai à cet effet cultivé deux lots 
de cinq Fèves [Faba vulgarïs) dans deux grands pots. 

Les conditions, dans chacun des pots, étant identiques, les 
« poids secs » obtenus devaient être proportionnels aux 
poids secs des graines. Je n'ai pas obtenu de chiffres pro- 
portionnels. Il faut donc admettre que ce qui commande le 
rendement en poids d'une plante n'est pas seulement le poids 
sec de la graine qui l'a produite. 



ROLE PHYSIOLOGIQUE DE l'eAU DANS LA VÉGÉTATIOiN. 71 

Il y a cependant un fait exact, dans l'observation que les 
graines les plus grosses donnent en général des plantes plus 
fortes, c'est ce qu'avait trouvé M. Jumelle (1) et ce qu'à plus 
tard vérifié à nouveau M. Schribaux (2). 

Il importe donc de prendre les graines aussi peu dissem- 
blables que possible; mais, il se produira néanmoins des dif- 
férences individuelles qui tiennent aux caractères hérédi- 
taires qu'apporte l'embryon ; souvent ces différences étouffent 
les autres variations dues à l'abondance plus ou moins 
grande des réserves de l'albumen ou des cotylédons. 

Nous insistons d'autant plus sur l'importance de ces varia- 
tions dues à des caractères ancestraux que nous aurons à y 
revenir au cours de ce travail. 

Afin d'obtenir des résultats qui soient les plus comparables 
possibles, nous avons expérimenté de la façon suivante : 
Pour toutes nos expériences en pots, dans les cultures faites 
pour le développement des cotylédons et de Taxe hypocotylé : 
nous avons pris la précaution employée par M. Jumelle, mais 
pour les cultures en pleine terre nous y avons suppléé par 
une autre qui remplace avantageusement la première (3) et 
lui ajoute une grande précision : elle consisle à éliminer 
pendant les premières semaines tous les échantillons qui 
visiblement sont au-dessus ou au-dessous de la moyenne de 
la culture au point de vue du développement. On n'opère 
donc ainsi, par la suite, que sur des échantillons aussi com- 
parables que possible. 

Nous avons, en outre, employé le moyen suivant dans la 
plupart des cas : 

A chaque prise on indiquait des échantillons, bien sembla- 
bles à ceux qu'on prélevait, et on les destinait à la prise 
suivante. De cette façon on évite des erreurs dues aux différen- 
ces individuelles. 

(1) Jumelle, loc. cit. 

(2j Schribaux, Comptes rendus Acad. Se, 1893. 

(3) Il était impossible, en effet, de peser une à une, les graines nécessaires 
■pour ensemencer plusieurs mètres carrés ; surtout lorsqu'il s'agissait de 
graines petites {Lin, Orge, Sarrasin, Pavot, etc.). 



72 



EDMOIVD CiAI%\ 



Cette première partie comprendra le développement com- 
paré en sol sec et en sol humide : 
1° De la racine ; 
2° De la tige et des feuilles : 

a. Début de la végétation (axe hypocotylé, cotylédons, 
tige). 

h. Développement général de la partie aérienne. 

3° De la tige et de la racine (rapport de leur poids); 

4° De la plante entière. 

Dans toutes nos expériences sur le développement en poids, 
nous avons expérimenté sur un sol de jardin très riche en 
sable calcaire de Fontainebleau. Les expériences ont été fai- 
tes pendant une période de sécheresse, de sorte que les sols 
secs ne contenaient en eau que 3 à 6 p. 100 de leur poids. 
Les sols humides, au contraire, arrosés jusqu'à 6 fois par jour 
en contenaient de 12 à 16 p. 100. 

L — DÉVELOPPEMENT DE LA RACINE. 

Nous aurons à examiner, comparativement en sol sec et en 
sol humide : 

1° Le développement quantitatif du poids frais ; 

2° Le développement quantitatif du poids sec ; 

3° La teneur en eau à différentes périodes du développe- 
ment, autrement dit la valeur du poids sec rapporté au poids 
total ; 

4° La comparaison de la durée des différents stades de 
végétation. 

Pour la racine nous donnons comme exemple la végéta- 
tion du Lupin et de la Fève. 

1. — Poids frais. 

Lupinus aUnis L. (Lupinblanc). — Les échantillons ont tou- 
jours été pris au moins en double pour éliminer les causes 
d'erreur dues aux variations individuelles. 



ROLE PHYSIOLOGIQUE DE l'eAU DANS LA VÉGÉTATION. 73 



La prise d'échantillon était faite dans la matinée, tous les 
trois, cinq ou huit jours suivant le stade de végétation. Voici 
les poids frais des plantes dans les deux sols : 



Poids frais. {Lupinus albus.) 





NOMBRE DE JOURS 

DB VÉGÉTATION. 


EN SOL SEC. 




DATES. 


EN SOL HUMIDE. 






grammes. 


grammes. 




10 jours. 


0,230 


0,385 ? 


13 — 


12 — 


0,485 


0,502 


21 - 


20 — 


0,732 


0,905 


24 — 


23 — 


0,890 


» 


28 — 


27 — 


0,935 


1,109 


jer juin 


31 — 


1,210 


1,225 


6 — 


36 — 


1,360 


1,235 


10 — 


40 — 


1,423 


1,280 


16 — 


46 — 


1,500 (M,) 


1,349 


20 — 


50 — 


0,995 [m) 


1,395 (M'J 
1,200 (m) 


23 — 


53 — 


1,020 


30 — 


60 — 


1,090 


1,540 


5 juillet 


65 — 


1,575 (M.,) 


1,855 


8 — 


68 — 


1,468 


1,915 


13 — 


73 — 


1,275 


2,140 (M's) 


19 — 


79 — 


0,975 


2,115 


24 — 


84 


0,595 


1,847 




Récolte. 



On constate dans ce tableau, une accélération dans l'ac- 
croissement de la racine, dès le début du développement. Au 
point de vue de la valeur maximum on trouve que la racine 
se développe davantage en sol humide, dans le rapport : 

H 2.140 . , 13 

— soit environ les—. 

S 1.5/0 10 



Ce chiffre n'est évidemment pas un chiffre invariable, mais 
il représente 9 cas sur 10 environ. Le cas aberrant est plutôt 
voisin de l'unité. 

Nous donnons ci-après (fîg. 1) les courbes du dévelop- 
pement du poids frais pour les plantes de sol sec et les plantes 
de sol humide. Elles sont construites avec les chiffres ci- 
dessus. 

L'examen de la courbe précédente permet de constater 



74 



que ia racine a sensiblement le même développement en poids, 
dans les deux sols, jusqu'à la floraison qui apparaît des deux 
côtés en même temps le 15 juin. 

Mais, comme l'ont constaté depuis longtemps les auteurs, 
et notamment Sénebier, la floraison est une période de crise 
pour la plante qui, à ce stade, a besoin d'une certaine quan- 
tité d'eau et bénéficie d'un arrosage. 




Fig. 1. — Lupinus albus. — Poids frais de la racine; Fh, F'h , floraison en sol 
humide; Fs , F's , floraison en sol sec. 

La courbe indique un affaiblissement beaucoup mieux ca- 
ractérisé en sol sec. La plante de sol humide, au contraire, 
ne subit qu'une diminution de poids courte en durée (du 21 
au 29 juin). En sol sec, cette même période dure, en effet, du 
16 juin au 5 juillet. La diminution du poids frais est de 
505 milligrammes, soit 1 /3 du poids de la racine en sol sec ; 
elle n'est que de 195 milligrammes, soit 1/6 du poids de la 
racine en sol humide. 



ROLE PHYSIOLOGIQUE DE l"eAU DANS LA VÉGÉTATION. 75 



Deux autres ditîérences sont encore plus importantes. 
L'affaiblissement est suivi d'un rapide accroissement qui 
élève le poids de la racine jusqu'à un second maximum M'2 
qui est les 1 1 / 7 du premier maximum préfloral M'^. En sol sec 
le second maximum est sensiblement égal au premier M^. 




De plus, le second maximum une fois atteint, la période de 
dessiccation pour la plante commence bientôt, et s'accentue 
rapidement. Or, tandis que le maximum M2 est atteint le 5 juil- 
let, M'2 n'arrive que le 1 4 juillet pour la plante de sol humide. 
On peut donc conclure d'une façon générale, que : 

La racine, dans un sol humide^ après la floraison, béné- 
ficie de laprésence de F eau, p uisq u'elle conserve une plus grande 
vigueur et prolonge sa période de croissance. 

Faba vulgaris Mœnch (Fève). — La végétation de la Fève 
offre exactement les mêmes phénomènes que celle du Lupin ; 
les conclusions y sont plus accentuées encore, ainsi qu'on 
peut le voir dans le tableau et les courbes qui suivent (fig. 2) . 



76 



Poids frais (1). (Fa 6a vulgaris). 



juin 



15 mai. 

25 — 

5 

10 

16 — 

20 — .. 
25 — 
30 — 
6 juillet. 
13 — . 
19 — . 
24 — . 



NOMBRE DE JOURS 

DE VÉGÉTATION. 



14 jours. 

24 — 

35 ~- 

40 — 

46 — 

50 — 

55 — 

60 — 

66 — 

73 — 

79 — 

84 — 



SOL SEC. 



grammes. 

0,065 

1,250 

1,600 

1,800 

2,100 

3,315 (M,) 

2,400 

1,520 

1,160 (m) 

1,210 

1,620 (M^; 

0,715 



SOL HUMIDE. 



grammes. 

0,107 
2,400 
3,480 
4,090 
5,030 

6,335 (M'i) 
5,401 
4,605 (m) 
5,580 

8,820 (M',; 

8,550 

7,810 



Dans le Faba vulgaris le développement de la racine est 
très accéléré en sol humide de sorte que M\ est beaucoup 
plus grand que M^. 

L'affaiblissement floral (2), encore plus accentué en sol sec, 
est suivi d'un rapide accroissement en sol humide, tandis que 
la plante du sol sec se relève à peine vers un second maximum 
qui est plus petit que le premier. Comme la fructification 
exige toujours une certaine quantité d'eau (3), la plante S se 
trouve dans de très mauvaises conditions pour fructifier ; la 
racine vient en effet de perdre la majeure partie de son eau, va 
se déssécher rapidement, et par suite ne pourra plus absorber 
dans le sol les liquides nécessaires à la continuation de la 

(1) Les chiffres de ce tableau sont relatifs à la culture qui a donné les ré- 
sultats les plus accentués. Dans la nature l'affaiblissement est ordinaire- 
ment moindre. 

(2) Pour calculer Taffaiblissement floral, on fait l'opération suivante : 

Ml — m — affaiblissement, 

M^ — 

soit en fonction de Ml, affaiblissement — — . On a ainsi pour Faha 

vulgaris Mi = 3,315 m — 1,160. D'où A. fl. — ^lillz^ili^ 0,65. 

o,ol5 

(3) Pour abréger la rédaction nous emploierons désormais la notation S 
pour désigner la plante de sol sec et la notation H pour indiquer celle qui a 
végété sur un sol humide. 



ROLE PHYSIOLOGIQUE DE l"eâU DA?s^S LA VÉGÉTATION. 77 

végétation. Les chiffres suivants expriment les variations de 
ces phénomènes : 

Faha vulgaris Mœnch. 

SOL SEC. 50L HUMIDE. 

Durée FiF.2= 30 jours (20 juin-20juil.) Durée F\F'2=20 jours (i7juin-7 juil.) 
Affaiblissement floral (1)=: 0,6 ode M^. Affaiblissement floral = 0,27 de M',. 
Valeur de Mo =:.0,48deMj. Valeur de M', =1,29 de M'^. 



Liipinus albus L. 



SOL SEC. 

Durée FjF.2= 19 jours(16juin-5 juil.). 
Afîaiblissement floral = 0,33 de M,. 
Valeur de = 1,005 de M^. 



SOL HUMIDE. 



Durée de F'jF'o^ 8 jours (21-29 juin).' 
Affaiblissement floral = 0,13 de M\. 
Valeur de M'o = 1 ,33 de M\. 



Poids sec. 



Le tableau suivant, qui a servi à construire la courbe qui y 
est annexée (fîg. 3), montre immédiatement que le poids 




lAiai iJum 1 Juillet- lAo^ 

Fig. 3. — Lupi?ius albus. — Poids sec de la racine. 



sec reste, pendant tout le temps de la végétation, plus petit 
en S qu'en H. 



78 KWMO^» ftlAI.^ 



Poids sec (Racine). [Lupiyms al bus L.) 





NOMBRE 
de 


EN SOL SEC. 





SOL HUMIDE. 


DATES. 


JOURS 

VEGETATION. 


l'oiJs 
sec. 


Poi ds 

sec 0/y 
du poids 
frais. 


Eau 0/^ 
du 

poids irnis. 


Poids 
sec. 


Po i ci s 
sec 0/q 
du poids 
frais . 


Eau Q 
du 

poids frais . 


11 mai. 


10 iours. 


0,042 


18,26 


81,74 


gr. 
U,iJt3U 


15,78 


- 84,22 


1 o — 


12 




0,082 


16,91 


83,09 


A ATQ 


15,59 


84,41 


Z 1 


20 




0,101 


13,79 


86,21 


u,io / 


15,13 


84,87 




23 




0,119 


13,41 


86,59 




» 


» 


— 


27 




0,120 


12,83 


87,17 


A /I /i Q 


13,43 


86,57 


1 juin. 


31 




0,147 


12,14 


89,51 


U,l OU 


12,73 


87,27 


u — 


36 




» 


)) 


90,23 


A < '5A 
U, 1 OD 


11,05 


88,95 


1 A 

lU — 


40 




U,lol 


4 A ^' O 

lU,o8 


o A Art 

89,42 


0,192 


J t," Al 

1 5,U 1 


o4',9y 


16 — 


46 




0,175 


11,66 


88,34 


0,221 


16,38 


83,62 


20 — 


50 




0,170 


17,08 


82,92 


0,240 


17,20 


82,80 


23 — 


53 




0,147 
0,280 


14,41 


85,59 


0,180 


1 5,00 


85 » 


30 — 


60 




25,68 


74,32 


0,297 


19,28 


80,72 


5 juillet. 


65 




0,368 


25,93 
29,35 


74,07 


0,388 


20,91 


79,09 


8 ' — 


68 




0,430 


70,65 


0,479 


25,02 


74,98 


13 — 


73 




0,403 


31,64 


68,36 


0,670 


31,94 


68,06 


19 — 


79 




0,340 


34,87 


65,13 


0,680 


32,15 


67,85 


24 — 


84 




0,330 


55,63 


44,37 


0,640 


34,65 


65,35 




Récolte. 











La courbe du poids frais nous avait indiqué un moment 
{a) où la racine pesait un peu plus en sol sec qu'en sol humide. 
Sur la courbe du poids sec, le point [a) {a') qui est indiqué par 
un rapprochement des deux courbes indique que le contenu 
centésimal en eau est moindre en sol humide qu'en sol sec. 
Nous reviendrons sur cette remarque dans le paragraphe 
suivant. 

A partir de ce moment on voit le poids sec augmenter 
dans les deux cas, mais plus rapidement en H qu'en S. 

Quand la floraison arrive en S, l'affaiblissement se traduit 
par une chute rapide du poids frais. Selon toute vraisem- 
blance, ce fait dénote une activité énorme des phénomènes 
respiratoires comme l'a indiqué M. Jumelle, de sorte que, 
pour combler les pertes de la tige, une migration se fait de la 
racine vers le haut de la plante. A cause de l'abaissement 
subit du conlenu en eau, cette migration ne s'opère sans 
doute qu'avec difficulté, car on voit le poids sec de la racine 



ROLE PHYSIOLOGIQUE DE l'eAU DANS LA VÉGÉTATION. 79 

diminuer lentement (15-25 juin). Cette diminution coïncide 
du reste avec l'apparition des premières fleurs. Vers le début 
de la fructification, fin de la floraison, quand le poids frais 
remonte vers un second maximum, le poids sec s'accroît ra- 
pidement. Du 3 au 7 juillet le poids frais a atteint M^, et en 
ce moment le poids sec atteint aussi son maximum. 

A partir de ce moment les rapports de la plante S avec 
le sol sont terminés. Des migrations vont continuer vers les 
fruits qui resteront petits, car la dessiccation rapide (1 5-25 j uii- 
let) arrête le déplacement des principes immédiats. 

En sol humide, au contraire, nous avions vu le poids frais 
augmenter après le début de la floraison. Il en est de même 
du poids sec. Mais dans les deux cas la chute du poids frais 
entraîne celle du poids sec (15 juin en S, et 20 juin en H). 

La perte de poids sec est beaucoup plus importante en H. 
La plante H est plus normale à ce moment et grâce à sa 
vigueur générale ne soufl're pas de la perte qui atteint son 
maximum vers le 25 juin (b //). Le poids sec augmente ensuite 
aussi rapidement en H qu'en S, et se continue beaucoup plus 
longtemps, de sorte que la racine de la plante gagne en poids 
sec, aussi longtemps qu'elle gagne en poids frais^ c'est-à-dire 
jusqu'au 18 juillet environ. 

3. — Proportion centésimale d'eau et de poids sec. 

Les courbes séparées du poids frais et du poids sec ne 
mettent pas en lumière un certain nombre de différences 
intéressantes qui, au contraire, sont évidentes en construisant 
la courbe qui exprime pour chaque moment la proportion 
centésimale d'eau et de poids sec. 

Au début de la végétation, la racine primaire peu ramifiée 
est semblable dans les deux cas ; bientôt celle de sol sec gagne 
moins rapidement en eau que cefle de sol humide, de sorte 
que sa teneur en eau est inférieure, et par suite son poids sec 
centésimal est plus élevé. On peut le constater par les chiffres 
suivants obtenus dans plusieurs cultures faites à quelques 
jours d'intervalle : 



80 



UiO 1 j_j o i_j o 


NOMBRE 

TIF 




SOL 


SEC. 




SOL HUMIDE. 






POIDS 




POIDS 


SEC. 












Plan- 
tules. 


Jours 


FRAIS. 


POIDS 


FRAIS. 


POIDS 


SEC. 


VÉGÉTALES. 


de 
végé- 
tation. 


Abso- 
lu. 


Eau 

o/o 


Abso- 
lu. 




Abso- 
lu. 


Eau 


Abso- 
lu. 




Lupinus albus L. 
Phaseolus vulga - 


1 
1 


10 j. 

10 


gr. 
0,208 
1,375 


87,5 
83,28 


0,026 
0,230 


12,5 
16,72 


gr- 

0,319 
1,995 


89,97 
87,37 


0^032 
0,252 


10,03 
12,63 


ris L. 

Linum usitatissi- 


10 


24 


0,150 


74,00 


0,039 


26,00 


0,535 


85,42 


0,078 


14,58 


mum L. 
Cannatàs sativa L. 
Lupinus albus L. 
Pisum sativum L. 
Faba vulgaris 

Mœach. 


3 
1 
1 
1 


24 
13 
24 
46 


0,100 
0,485 
0,100 
2,100 


72,00 
89,30 
79,5 
80,72 


0,028 
0,082 
0,025 
0,405 


28,00 
16,91 
20,5 
19,28 


0,420 
0,502 
0,455 
5,030 


78,58 
84,41 
84,72 
88,28 


0,090 
0,078 
0,070 
0,590 


21,42 
15,59 
15, 3H 
11,72 



En somme, la racine de la plante est toujours moins 
aqueuse en sol sec pendant la première partie de la végéta- 
tion, ce qui était facile à prévoir. Sous l'inQuence du sol 
très sec la croissance des parties aériennes est cependant 
arrêtée ou du moins très ralentie; les feuilles, au contraire, 
s'épanouissent largement en sol humide de sorte que les 
synthèses organiques sont bien plus actives en H. 

On peut même ajouter que ce gain a se capitalise », puis- 
qu'il concourt à former de nouvelles feuilles qui, elles aussi, 
travaillent à augmenter le poids sec en assimilant le 
carbone. 

Ainsi se trouve expliqué l'accroissement considérable du 
poids sec de la plante de sol humide, de sorte que ce gain 
élève rapidement la proportion centésimale du poids sec 
(Voyez (fig. 3), la courbe du poids sec, 20-25 mai). 

Pendant ce temps, la plante de sol sec gagne en eau en sui- 
vant le cours de son évolution, mais ne peut pas gagner 
beaucoup en poids sec, puisque les feuilles manquent pour 
élaborer les substances organiques. D'un autre côté l'absence 
même des feuilles, ou du moins leur petit nombre, empêche 
la plante de transpirer comme elle le ferait à ce stade de son 
développement, si elle était bien feuillée. 

Ainsi, d'une part, diminution du gain en poids sec^ et 
d'autre part, ralentissement dans la transpiration; ces deux 



ROLE PHYSIOLOGIQUE DE l'eâU DANS LA VÉGÉTATION. 81 

phénomènes concourent ensemble à maintenir dans la 
plante S un taux centésimal d'eau supérieur à ce même taux 
en H. 

La courbe, construite avec les chiffres du tableau, exprime 
clairement, pour le Lupin, cet abaissement rapide d u taux cen- 
tésimal du poids sec, abaissement qui tombe d'un chifTre très 
élevé, 18,26 p. 100, à un chiffre très inférieur, 10,50 p. 100; 
tandis qu'en H l'écart est moins considérable; d'une part 
parce que le contenu aqueux était préalablement plus grand, 
et en outre parce que l'élaboration rapide du poids sec main- 
tient dans la plante une forte proportion de substance sèche. 

Il yadoncune période du développement (18 mai-20 juin), 
où la plante S avait proportionnellement plus d'eau que la 
plante H. Ce fait, qui au premier abord peut surprendre, 
s'explique par les raisons que nous venons de donner. 
L'examen des cultures indiquait du reste, au point de vue 
de la croissance, une période de repos et d'arrêt du 15^ au 
30' jour de végétation en S; et, au contraire, un développe- 
ment rapide des nouvelles feuilles en H. Au point de vue de la 
morphologie externe, c'est pendant cette période qu'on 
observait entre les deux cultures les différences les plus appa- 
rentes. 

Il ne faut pas oubher que, avant cette augmentation de 
la teneur en eau, la composition des deux plantes était très 
différente : la racine renfermait, en H, 1/5 d'eau en plus 
qu'en S. Peut-être cet abaissement ne peut-il pas toujours 
aboutir à faire croiser les deux courbes comme on peut le 
voir par les chiffres du tableau; mais, ce qui doit être très 
général dans la plupart des plantes, c'est un abaissement du 
poids sec beaucoup plus fort en S qu'en H. De sorte que, 
quelques jours avant la floraison, la teneur centésimale en 
eau doit être toujours très voisine dans les racines des plantes 
des deux sols. 

4. — Durée des différents stades de végétation. 



La végétation de la racine, comme on a pu déjà le pres- 

ANN. se. NAT. BOT. XX, 6 



82 



sentir par les chiffres obtenus, est intimement liée à la végé- 
tation de la partie aérienne. 

On voit en effet la feuillaison, la floraison et la fructifica- 
tion produire dans la racine : les variations de la composi- 
tion centésimale ; 2° les variations dans la vitesse et l'étendue 
de l'accroissement du poids frais et du poids sec. 

Les auteurs admettent généralement que la vie de la racine 
est surtout importante pendant la première période de la 
végétation (1); je crois devoir insister sur ce fait que presque 
toujours l'arrêt de la végétation dans les plantes de sol coïn- 
cide avec la dessiccation de la racine ; je considère cette des- 
siccation comme la cause déterminante de l'arrêt de végéta- 
tion, et des expériences précises me permettent de l'affirmer. 

Expérience rf 1 . — Des Lupins (Lupinus alhus) ont élé 
semés le 14 mai en soi sec et sol humide, on a attendu le 
stade oii le poids frais de la racine a atteint (18 juillet) 
son maximum M^; huit jours après, la moitié du lot a été 
arrosé; les racines, en retrouvant l'eau, ont permis le déve- 
loppement de plusieurs feuilles au sommet de la plante. 

Ainsi, le sécheresse pendant toute la végétation n'avait pas 
pour effet de terminer rapidement le cycle évolutif de la 
plante, et comme contre-coup de dessécher ensuite la racine. 
C'est, au contraire, à la suite de la dessiccation de la racine 
que la partie aérienne terminait son évolution; il a suffi 
de rendre la vie à la racine, en relevant sa proportion d'eau, 
pour rendre en même temps à la tige une nouvelle crois- 
sance. 

Expérience n° 5. — Des Fèves [Faba vulgaris)^di^diiii été 
cultivées dans les mêmes conditions, j'ai pu obtenir, non seu- 
lement de nouvelles feuilles, mais aussi des fleurs de 2' florai- 
son. Les feuilles obtenues en rendant l'eau à la racine étaient 
du reste plus larges que les feuilles maxima que le pied avait 
produit jusque-là. 

Ces expériences, jointes aux résultats indiqués par la 

{\) Dehérain, Chimie agricole, p. 306. — Dehérain et V>i'éd\, Maturation de 
quelques plantes herbacées. An. agron., t. VII. 



ROLE PHYSIOLOGIQUE DE l'eAU DANS LA VÉGÉTATION. 83 

courbe du poids frais, permettent donc de conclure que la 
racine en se desséchant, en sol sec^ arrête hâtivement la vitalité 
de la plante entière. 

On peut constater que les variations dans le poids frais 
sont plus accentuées en sol sec. Les variations dans le poids 
sec le sont au contraire davantage en sol humide. On peut 
l'expliquer, d'une façon très logique, en considérant que la 
croissance, ainsi que nous le dirons plus loin, est beaucoup 
plus active en sol humide. 

La partie aérienne, recevant l'eau en abondance, ne fait 
que rarement diminuer le contenu en eau de la racine, qui 
ainsi reste capable de fonctionner. 

En sol sec, au contraire, l'appel d'eau produit cette dimi- 
nution considérable dans le poids frais qui aboutit parfois à 
la dessiccation de la racine, dessiccation dont l'effet est d'ar- 
rêter complètement la végétation. Faute d'eau venant de la 
racine, l'augmentation du poids sec cesse. 

M. Dehérain (1) trouve que, après la floraison, les plantes 
peuvent être divisées en trois catégories : 

1° Les plantes qui diminuent de poids aussitôt après la 
floraison, et qui éprouvent un dépérissement graduel jusqu'à 
la mort; 

2° Les plantes qui éprouvent un affaiblissement traduit par 
la diminution de la matière sèche, mais qui conservent pen- 
dant la maturation assez de vigueur pour une recrudescence 
de végétation ; 

3" Les plantes qui continuent à augmenter de poids pen- 
dant qu'elles mûrissent leurs graines. 

Ce que nous avons dit plus haut de la racine, montre que 
la plante peut, suivant la quantité d'eau dont elle dispose, 
appartenir à l'un de ces trois groupes. 

La Fève, par exemple, voit en sol sec sa racine dépérir 
après la floraison, comme il est dit des plantes du premier 
groupe. En sol humide, au contraire, cette plante peut être 
rangée dans le troisième et le deuxième groupe. 

(1) Annales agronomiques, 1881. 



84 



Il est donc fort probable qu'une classification des plantes 
à cet égard, n'indique rien dans la plupart des cas. 

Ce sont les conditions extérieures telles que l'humidité 
combinée à la chaleur et à la lumière qui doivent influer 
sur la durée de la dernière période du développement. Nos 
expériences, du moins, sont en faveur de cette conception. 

La racine paraît jouer un rôle régulateur dans la teneur 
en eau de la partie aérienne. Le taux centésimal du poids 
sec tend-il à Télever trop fort, la racine fournit son eau 
propre qui émigré vers les parties supérieures pour rétablir 
le taux normal centésimal d'eau. 11 s'ensuit que, si le sol est 
trop sec, la racine ne peut pas combler son déficit en eau; la 
proportion centésimale du contenu en eau diminue alors 
dans la racine. 

Ce rôle est surtout important au moment de la floraison, 
ce qu'indique la courbe du poids frais, où l'on voit la perte en 
eau et en poids sec diminuer le poids frais d'un tiers. Si 
l'on considère la perte du poids sec qui se produit à la 
floraison, on voit que cette perte est minime pour la plante S : 
elle n'atteint pas 100 milligrammes. Or, pour la même 
plante, l'afîaibhssement floral de la racine est de 500 milli- 
grammes environ, soit plus de 400 milligrammes à mettre 
sur le compte de la perte en eau par migration. 

Ce raisonnement est d'autant plus sûrement applicable, 
que les deux tableaux de chiffres, qui ont servi à construire 
les courbes, sont relatifs aux mêmes échantillons pour 
chaque date considérée. 

II. _ DÉVELOPPEMENT DE LA TIGE ET DES FEUILLES. 

1° — DÉBUT DE LA VÉGÉTATION. 

Avant d'aborder le développement général de la partie 
aérienne de la plante, nous devons examiner séparément les 
phénomènes qui marquent le début de la végétation. Pour 



ROLE PHYSIOLOGIQUE DE l'eAU DANS LA VÉGÉTATION. 85 

suivre, avec plus d'exaclitude, les variations faibles qui carac- 
iérisent le développement de?> coti/lédo?is^ de Vaa:e hypocotylé 
et de la tige feuïllée épicotylée, nous avons fait, en dehors des 
cultures en plein champ, différentes cultures en pots. C'est 
une de ces dernières cultures qui nous servira à établir les 
différences observées. 

Voici le détail de ces expériences : 

Dans un même paquet de graines on a pris deux fois 
soixante graines. Ces échantillons ont été choisis aussi com- 
parables extérieurement que possible. En les faisant passer 
successivement sur le plateau d'une balance, on s'est assuré 
que toutes pesaient de 0^%378 à 08^390. L'ensemble de 
chaque lot pesait 23^',025 environ, soit une moyenne de 
0&%383 par graine. 

Mises à gonfler le 25 mai au matin, ces graines ont été 
semées dans quatre pots contenant 24 kilogrammes de terre. 
Après le gonflement, les graines pesaient en moyenne 0^',870. 
La terre était saturée et entretenue à saturation pour le sol 
humide. Le sol sec, arrosé assez pour permettre la levée et 
l'enracinement, a ensuite été abandonné à lui-même. 

Après l'expérience, le 15 juillet, en dosant l'humidité, on 
a trouvé : 

En sol humide = 19 p. 100 d'eau. 
En sol sec — 3 — — 

Les pots étaient placés dans une serre bien éclairée de 
tous les côtés pour éviter le phototropisme. 

Le r'" juin, les cotylédons étaient sortis de terre depuis deux 
jours, les téguments n'étaient pas tombés; on a commencé 
les observations et les prises d'échantillons. 

On a éliminé, de la culture, les graines qui étaient en 
avance ou en retard sur la moyenne, celle-ci étant, du reste, 
très réguHère. 

Comme à chaque prise on a marqué les échantillons bien 
semblables destinés à la prise suivante, il a été possible 
ainsi, même avec le Lupin, d'obtenir des résultats précis. 



86 



Déjà, au 1" juin, l'influence du sol très humide s'était 
manifestée, car deux échantillons pesaient comparativement : 

En sol sec. En sol humide. 

Racine 0s%12o 0e%192 

Axe hypocolylé ,122 ,285 

Cotylédons ,628 ,675 

Tige ,015 ,019 

Total ,890 1 ,171 

La prise, chaque jour, était faite en double pour annuler 



Axe Kypocolyle 




Fig. 4 et 5. — Lupinus albiis. — Courbes de la proportion centésimale de 
poids sec dans les cotylédons et dans l'axe hypocotylé. 



immédiatement les échantillons qui ne se développaient pas 
normalement. 

Les tableaux pages 90 et 91 donnent les résultats numé- 



ROLE PHYSIOLOGIQUE DE l'eAU DANS LA VÉGÉTATION. 87 

riques qui ont permis de construire les courbes (fig. 4, 5, 
6) relatives au début de la végétation (poids frais, poids sec, 
proportion centésimale de poids sec). 

Aœe hypocotylé. — On peut remarquer, par les chiffres 
cités, pour le poids des plantules au 1 ''juin, que la différence 
la plus importanle provient de l'axe hypocotylé. C'est, en 
effet, cet organe qui, de prime abord, est le plus influencé 
par l'humidité du sol. Sa croissance est accélérée, aussi se 
termine-t-elle plus tôt en H qu'en S. Le maximum du poids 
frais arrive du 6 au 8 juin en H et du 9 au 10 en S. 

En sol sec l'accroissement est plus lent, dure plus long- 
temps et arrive presque à un poids égal; il est cependant un 
peu supérieur en sol humide. La nécessité de produire la 
germination oblige, comme nous l'avons dit, à humecter suffi- 
samment le sol au début de l'expérience. Ce sol n'est donc 
pas encore desséché; aussi, la plante n'y souffre pas de la 
sécheresse proprement dite. Les différences observées n'en 
doivent pas moins être mises sur le compte des taux d'hu- 
midité différents. 

Quinze jours après le semis, l'axe hypocotylé a atteint le 
maximum de son poids. Le poids frais diminue, ensuite 
remonte un peu, puis reste stationnaire pendant le reste de 
la végétation ; la croissance en longueur de cet organe et son 
accroissement sont terminés, il subira seulement une légère 
augmentation en largeur. L'axe hypocotylé ne sera plus 
qu'un intermédiaire entre la racine et la tige. Notons cepen- 
dant que, vers la fin de la végétation, après la floraison, la 
dessiccation de l'axe hypocotylé est rapide en sol sec, et 
prélude à la mort de la plante. En sol humide, sa dessicca- 
tion est plus lente et n'arrive souvent qu'après la chute des 
feuilles. 

Le poids sec de l'axe hypocotylé s'accroît comme son 
poids frais, il atteint son maximum en même temps que lui, 
puis reste stationnaire. 

Cotylédons. — On sait que les cotylédons perdent à la fois 



88 



de la substance sèche par migrations et par transformations 
chimiques, et en gagnent, en même temps, par l'assimi- 
lation (1). La résultante de ces phénomènes est intéres- 
sante (fig. 6). 

Le poids frais augmente jusqu'à un maximum; pendant 
cette période les cotylédons s'accroissent en largeur et en 




l':ju.\.n ,0 iO 30 IOJu.<.lUt- . io 



Fig. 6. — Lupiniis albus. — Début de la végétation. Poids frais des cotylédons 
et des parties épicotylées. 

épaisseur; puis le poids frais diminue, et reste ensuite sta- 
tionnaire quand l'organe est desséché et prêt à tomber. En 
sol sec et en sol humide les différences sont importantes. 

Le maximum est beaucoup plus élevé en sol humide. 
Pour des cotylédons charnus et verts comme ceux du Lupin, 
on peut dire qu'ils subissent une évolution analogue à celle 
des feuilles. 

(1) Jumelle, loc. cit. 



ROLE PHYSIOLOGIQUE DE LEAU DANS LA VÉGÉTATION. 89 

Leur croissance y dure plus longtemps, les dimensions et 
le poids sont plus grands. 

La dessiccation des cotylédons est plus rapide en S, aussi 
cessent-ils bientôt d'être utiles à la plante. Si l'on suit l'évo- 
lution du poids sec, on voit qu'il diminue régulièrement en 
Set en H, mais un peu plus vite en S, surtout au début; vingt- 
cinq jours après le semis (20 juin), leur poids sec est égal 
dans les deux cas. Ensuite, tandis qu'en S les cotylédons dimi- 
nuent vite de poids frais, jaunissent et cessent de fonctionner 
dès le 30 juin, en H au contraire, les cotylédons conservent 
un poids frais bien supérieur, ne se dessèchent pas, restent 
verts et turgescents, capables d'assimiler et remplissent ab- 
solument le rôle d'une feuille. Cette différence s'explique 
très bien quand on examine la courbe de la proportion cen- 
tésimale du poids sec ; on voit la vie des cotylédons abré- 
gée en sol sec, par suite de la perte d'eau. Cette courbe, 
établit en outre cette relation, que l'augmentation du poids 
frais est due uniquement à l'entrée de l'eau, puisque le 
poids sec va sans cesse en diminuant. Le minimum, delà 
diminution de la proportion de poids sec, est atteint deux 
jours après le maximum du poids frais : le 10 ou 11 en S 
et le 14 en H. 

Dans tous les cas, à ce moment, alors que les cotylé- 
dons sont bien vivants dans les deux sols, la différence de la 
teneur en eau interne est très faible et atteint seulement 
1 à 2 p. 100 (fig. 5). 

Nous aurons aussi à faire cette remarque pour la tige et 
les feuilles : Si une plante pousse dans un sol sursaturé, elle 
ne prend, dans chacun de ses organes, qu'une faible pro- 
portion d'eau en plus de ce qu'elle prendrait si elle était dans 
un sol très sec, à ce stade de sa végétation. 

Cela indique combien la transpiration devra être diffé- 
rente dans les deux cas. 

Pendant le développement des cotylédons et de l'axe 
hypocotylé, il n'est pas rare de voir un balancement entre 
le poids de ces deux organes, de sorte que, si une plante a 



90 



COTYLÉDONS. 


SOL HUMIDE. 


3 ~° 
W o 


Ci o o CM (M o (TO ~ 30 ;c :C o 


Poids 
sec. 


o o o 00 C50 (M î-o 20 o 


Poids 
sec. 


s -tH ^ ^ ^ 


Poids 
frais. 


t." :OG^:0 00lOîOOr-00Oî0îOO:OO --S _• 


SOL SEC. 




îOOOcOS^Ï<?10000 ICOO 

00 co (xT cT (:^^ f^^ G<r 
or-oooooooiCïCsoooo^ 


Poids 
sec. 


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0-<r^îOoc-*ooo:cocOîc-^ 
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CO (^J -rH ^ ^ ce 


Poids 
sec. 


p C500(>i(MCsci00r^:.0JO-:j<<*i 
S ^ 


Poids 
frais. 


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= oooo(^^(^^-^oci^^^o(^ï |a)Cj? 
g ^^^^-^ H *5« 


AXE HYPOGOTYLÉ. 


SOL HUMIDE. 


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o o os Ci Ci Ci Oi Ci Ci Ci 


Poids 
sec. 

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Poids 
frais . 


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SOL SEC. 




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CiCiOiCiCiCi CiOiCiOO 


Poids 
sec. 
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Poids 
frais. 


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DATES. 


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ROLE PHYSIOLOGIQUE DE LEAU DANS LA VÉGÉTATION. 91 















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92 



les cotylédons peu développés, l'axe hypocotylé est très dé- 
veloppé. Ce fait, établi par d'autres auteurs, je l'ai constaté 
bien des fois. Il existe du reste un autre moyen de le vérifier : 

11 suffit de constater, sur les courbes, l'analogie complète des 
variations du poids frais et delà proportion centésimale de 
poids sec (fig. 4, 5, 6) dans ces organes. Du l"' au 15 juin, 
le poids sec des cotylédons diminue, mais au profit du poids 
sec de l'axe. Après cette période le sort des deux organes est 
encore lié intimement, car la proportion de poids sec y est 
la même pendant deux semaines et plus, jusqu'à la dessic- 
cation des cotylédons. 

Partie épicotylée. — Nous avons vu que l'humidité agis- 
sait, surtout au début, sur la croissance de Taxe hypoco- 
tylé, le fait se vérifie, jusqu'à la fin de cette croissance. Le 

12 juin les parties épicotylées sont sensiblement semblables 
dans les deux sols, car elles pèsent : 

En sol sec Os%630 

En sol humide O&^ôôo 

Quand l'axe hypocotylé a terminé sa croissance interca- 
laire, c'est alors sur l'accroissement terminal de la tige que 
l'humidité du sol exerce son action. 

On voit le poids frais et le poids sec différer de plus 
en plus et les courbes accentuent leur angle de diver- 
gence. 

Dans cette étude, relative au Lupin, nous avons donc mis 
en évidence les principaux faits suivants : 

i° L'action de l'humidité du sol retentit d'abord sur l'ac- 
croissement intercalaire de l'axe hypocotylé, puis sur l'ac- 
croissement terminal de la tige. 

2° Les cotylédons s'accroissent plus longtemps en sol hu- 
mide et atteignent un poids plus élevé. 

3° Leur chute est beaucoup plus précoce en sol sec. En 
sol humide ils continuent plus longtemps à assimiler et ne 
tombent que tardivement, quelquefois après la floraison; 
dans ce cas ils jouent le rôle de feuilles. 



ROLE PHYSIOLOGIQUE DE l'eaU DANS LA VÉGÉTATION. 93 

Ces faits sont applicables aux autres plantes étudiées. Ces 
trois conclusions ont été constatées notamment pour 

Polygonum Fagopyrum L. 
Cannabis sativa L. 
Linum usitatissimwn L. 

L'examen des échantillons, prélevés dans les cultures en 
pleine terre permet, en effet, de constater l'allongement exa- 
géré de l'axe hypocotylé alors que la tige attend, pour béné- 
ficier de l'action de l'humidité, que l'axe hypocotylé ait ter- 
miné sa croissance, ou à peu* près. Le fait peut donc être 
considéré comme général. 

Les conclusions relatives aux cotylédons exigeaient des 
expériences de vérification sur des cotylédons hypogés. Elles 
ont été faites sur Pisum sativiim, Triticum vulgare^ Faba 
vulgaris^ Phaseolus vulgaris et Hordeum vulgare. 

Nous relevons seulement quelques chiffres obtenus au 
moyens du Pois. 

Les expériences ont été faites à la fois en pots et en 
pleine terre. 



Expérience en pleine terre (semis le l'''" mai). 



DATES. 




POIDS MOYEN DE 


DEUX COTYLÉDONS. 




EN SOL SEC. 


EN 


SOL HUMIDE. 


Poids frais. 


Poids sec. 


Poids sec. 
o/o 


Poids frais. 


Poids sec. 


Poids sec. 




112.5 


12.5 


10.2 


186.8 


19 


10.1 




70 


11.0 


15.7 


165 


\9 


11.5 




55 


8.5 


15.4 


95 


11 


11.5 



Ces chiffres ont été obtenus en prenant la moyenne arith- 
métique du poids des six cotylédons de trois plantes de 
chaque sol. 

Le tégument de la graine doit être enlevé pour que les 



94 



pesées soient exactes relativement à la digestion des réser- 
ves. En général, dans les sols secs, il semble y avoir une 
protection très efficace des réserves par Tenveloppe tégu- 
mentaire : celle-ci reste accolée et adhérente beaucoup 
plus longtemps que dans les sols humides ou le tégument 
tombe de bonne heure, quoique les réserves subsistent plus 
longtemps. 

Ainsi pour le Blé, quinze jours après le semis, le tégu- 
ment était tombé dans les 4/5 des échantillons du sol hu- 
mide et subsistait accolé à l'albumen pour toutes les graines 
du sol sec. A ce moment cependant, la digestion des réserves 
était plus avancée en sol sec qu'en sol humide, ainsi que 
j'ai pu le vérifier par des pesées sur le Blé, l'Orge, l'Avoine. 
Pour suivre la disparition des réserves, il faut bien entendu 
tenir compte du tégument; on le pèse quand il tombe, et 
on retranche ce poids de tous les chiffres obtenus antérieu- 
rement; on obtient ainsi une approximation très suffisante. 

Il résulte de ce qui précède que les conclusions tirées au 
moyen de Fétude des cotylédons épigés du Lupin sont appli- 
cables aux cotylédons hypogés. 

L'action de l'humidité du sol pourrait être appelée in- 
fluence de la proportion d'eau contenue dans la plante. Cette 
influence s'exerce sur la cellule vivante et modifie sa biologie ; 
on peut donc dire que l'eau du sol produit des phénomènes 
qui sont du domaine de la physiologie générale. Cette con- 
sidération peut sans doute permettre la générahsation des 
résultats obtenus sur cinq ou six espèces seulement. 

T CYCLE COMPLET DE LA VÉGÉTATION 

Nous allons avoir à considérer successivement les mêmes 
cas étudiés à propos de la racine : le poids frais, le poids 
sec et la composition centésimale ; nous baserons notre 
argumentation sur les chitTres que nous a fournis le déve- 
loppement de six plantes, parmi lesquelles nous étudierons 
spécialement : 



ROLE PHYSIOLOGIQUE DE l'eAU DANS LA VÉGÉTATION. 95 

Lupinus albus L. 
Polygonum Fagopyrum L. 
Hordeum vulgareL. 
Pisum sativum L. 

Ces plantes ont poussé en pleine terre dans les conditions 
indiquées plus haut, à propos de la végétation de la racine. 

1. — Poids frais. 

Lupinus albus L. — Atin de ne pas compliquer Faction de 
l'humidité pendant le développement, par les perturbations 
de la germination que nous signalons ailleurs, nous rappe- 
lons que l'arrosage n'a cessé, en sol sec, qu'au moment où la 
racine est fixée et repousse les cotylédons à la surface du 
sol. A partir de ce moment la culture a été abondamment 
arrosée en sol humide et le sol sec ne l'a pas été. 

La partie aérienne, comme la racine, a été peu différente 
dans les deux sols jusqu'à la floraison. L'accroissement en 
poids était cependant supérieur en sol humide dès les pre- 
miers jours; cet excédent s'est maintenu et légèrement ac- 
cru, mais assez lentement, en suivant dans les deux cas un 
mouvement uniforme. Le 10 juin comme l'indique le tableau 
(page 96) les plantes pesaient : 

En sol sec. . . . 
En sol humide 

Au point de vue des différences on peut dire qu'elles ne 
sont, ni atténuées, ni augmentées, depuis le début de la 
végétation, puisque cette partie du tracé de la courbe est 
une ligne droite. Voyez les chiffres du tableau, page sui- 
vante : 



8s^800 



96 



o 




o 




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-<H^CO-^-*00-r-COOcOOfOO :OOOCOOS 



ROLE PHYSIOLOGIQUE DE l'eAU DANS LA VÉGÉTATION. 97 



A partir de la floraison les différences s'accentuent. La 
vitesse d'accroissement est, en effet, beaucoup plus forte en 
sol humide, de sorte que le maximum du poids frais, cor- 
rélatif du développement d'un plus grand nombre de fleurs, 
s'élève jusqu'à 43«',960 en sol humide et seulement à 1 
en sol sec. 

Le rapport est donc environ : 



A propos de ce rapport, il convient de rappeler que le 
numérateur seul a une valeur absolue à peu près fixe pour 
la variété de Lupin considérée, sur le sol indiqué et pour 
une certaine somme de température. Le dénominateur au 
contraire a un facteur de variation supplémentaire : le nombre 
de jours humides, soit par l'état hygrométrique, soit par la 
pluie naturelle, qui du reste a été extrêmement rare ou 
nulle. Il exprime dans tous les cas l'écart approximatif du 
rendement en poids frais sur un sol sec et sur le même soi 
irrigué. 

Le maximum de différence correspond au moment où la 
plante de sol humide atteint son maximum, car le maximum 
n'est seulement atteint qu'un peu plus tard en sol sec. 

Polygoiium Fagopyrum L. Ce que nous avons dit du Lupin 
avant la floraison s'étend au Sarrasin. Dans cette dernière 
plante la floraison arrive à un moment très variable du déve- 
loppement pour se continuer longtemps. Elle s'est produite le 
28 mai en sol humide, et le 5 juin en sol sec. Jusqu'au 10 juin 
les différences ne sont pas plus accentuées, mais à partir de 
cette époque, la vitesse de croissance augmente beaucoup 
plus vite en H qu'en S, en suivant une courbe parabolique qui 
devient presque parallèle à l'axe des ordonnées du 15 au 
20 juillet. A cette date le maximum est atteint dans les deux 
cas. La plante de sol humide pèse 45 grammes et la plante 
de sol sec seulement 12 grammes. Le rapport vaut environ: 



H 

s 



3 



H 

S 



11 

3 



ANN. se. NAT. BOT. 



XX, 7 



98 E8>110]\tt «AlIV. 



Polygonum Fagopyrum L. (Partie aérienne). 





lE JOURS 

tation. 


PLANTE DE 


SOL SEC. 


PLANTE DE SOL HUMIDE. 


DATES. 






















a 


Poids 


Poids 


Eau 


Poids 




Poids 


Eau. 


Poids 




O -73 

z 


frais . 


sec. 


/ 


sec. 


frais 






sec. 
"/o 






bi. (Ij 


ur. 






Pl. 


ur . 






11 mai. 


10 


U, lUb 


A n 1 7 
U,W 1 i 


C QQ 

oo,yî5 


1 a Al 
10,Uz 


A 1 O /. 

U, lo4 


0,023 

A A/ f» 


87,31 


1 f> on 
l/,Dy 


13 — 




A 1 


U,U2 1 


ftc; 7A 


1 /j 'JA 


A QA7 


on 

oy,Do 




17 — 


1 6 




U,Uo l 


QQ 1 C 
OO, 1 O 


I l,oo 


A /. i A 


A A/i c 


QO /. /. 

c5o,44 


jU,od 


21 - 




A /. QT 

u,4y / 
0,451 


A AO 


/.A 

O ( ,4U 


1 r> £>A 

12, oU 

12,69 


A "CC 
U, ( DO 


0,090 


QQ O T 

oo,Z7 


il T Q 
1 1, JO 


24 — 


23 


0,057 


87.31 


0,782 


0,092 


88,20 


11,80 


28 — 


27 


0,538 


0,070 


87,00 


13,00 


0,830 


0,107 
0,198 


87,11 


12,89 


le'^juin. 


31 


1,170 


0,158 


86,50 
86,27 


13,50 


1,550 


87,23 


12,77 


6 — 


36 


1,947 


0,267 


13,73 


2,640 


0,339 
0,476 


88,14 


12,86 


10 — 


40 


2,781 


0,403 


85,51 


14,49 


3,700 


87,11 


12,89 


13 — 


43 


3,268 
4,132 


0,506 


84,52 


15,48 


4,453 


0,626 
0,915 


85,93 


14,07 


16 — 


46 


0,550 


86,69 


13,31 


6,210 


85,27 
84,93 


14,73 


20 — 


50 


6,301 


0,896 


55,77 


14,23 


9,020 


1,360 


15,07 


23 — 


53 


5,817 


0,940 


83,85 


16,15 


11,500 


1,750 


84,79 
83,98 


15,21 


30 — 


60 


5,960 


» 




1,2760 


2,045 


16,02 


5 juil]. 


65 


6,660 


» 




» 


1,3455 


» 


» 


)> 


13 — 


73 


10,765 


» 






2.5120 


» 






19 — 


79 


12,050 


2,295 


80,96 


19,04 


4,4630 


7,595 


82,99 


17,01 


25 — 


85 


8,207 


2,100 


74,60 


25,40 


3,7513 


7,310 


81,50 


18,50 



(1) Certains chiffres décimaux supplémentaires, retranchés ici, ont servi au calcul de la proportion 
centésimale de poids sec et d'eau. 



Hordeum vulgare L. (Partie aérienne). 





OURS 

ion. 


PLANTE DE SOL SEC, 


PLANTE DE 


SOL HUMIDE. 






















DATES. 
























Poids 


Poids 


Eau. 


Poids 


Poids 


Poids 


Eau. 


Poids 




i-s 


irais. 


sec. 


% 


sec. 

0/0 


frais. 


sec. 


Vo 


sec. 
o/o 






Gr. 


Gr. 






Gr. 


Gr. 






11 mai. 


10 


0,228 


0,046 


79,83 


20,17 


0,571 


0,076 


86,85 


13,15 


13 — 


12 


0,235 


0,047 


80,38 


19,62 


0,577 


0,078 


86,49 


13,51 


16 — 


15 


0,340 
0,601 


0,037 


89,12 


10,88 
15,24 


0,745 


0,065 


91,93 


8,67 


21 — 


22 


0,092 


84,76 
84,03 


1,907 


0,207 


89,12 


10,88 


24 — 


23 


0,655 


0,105 


15,97 


2,400 


0,276 


88,50 


11,50 


28 — 


27 


0,973 


0,170 


82,50 


17,50 


3,880 


0,369 
0,479 


87,91 


12,09 


ic'-juin 


31 


1,719 


0,320 
0,395 


81,39 


18,61 


3,952 


87,88 


12,13 


3 — 


33 


1,975 


80,00 


20,00 
22,12 


3,880 


0,508 


86,91 


13,09 


(> — 


36 


*1 ,989 


0,440 


77,88 


3,740 


0,578 


84,27 
83,93 


15,72 
16,07 


10 — 


40 


2,105 


0,473 


77,55 


22,45 


5,276 


0,848 


16 — 


46 


2,1-0 


0,580 


73,28 


26,72 


6,534 


1 ,205 


81,56 


18,44 


20 — 


50 


2,200 


0,596 


72,90 


27,10 


6,587 


1,517 


76,97 


23,03 
27,66 


23 — 


53 


2,360 


0,670 


71,61 


28,39 


6,236 


1,725 


70,34 


27 — 


57 


3,110 


1,100 


64,50 


35,50 


8,272 


2,523 


69,50 


30,50 


29 — 


59 


3,100 


1,125 


63,71 


36,29 


8,7H1 


2,947 


60,46 


33,54 


2 juin. 


62 


5,140 


1,070 


67,51 


32,49 
29,45 


9,230 


3,585 


61,16 


38,84 


6 — 


66 


6,825 


2,010 


70,55 


10,830 


4,470 


58,73 


41,27 


9 — 


69 


7,015 


2,215 


68,42 


31,58 


11,270 


4,685 


58,43 


41,57 


13 — 


73 


7,030 


2,370 


66,29 
61,60 


33,71 


8,500 


3,561 


58,10 


41,90 


19 — 


79 


5,650 


2,169 


38,40 


8,150 


3,530 
3,514 


56,69 


43,31 


24 — 


84 


3,421 


1,975 


42,27 


57,73 


6,880 


48,91 


51,09 



ROLE PHYSIOLOCJOna DE l'eAU DANS LA VÉGÉTATION. 99 

Hordeum vidgare L. — Dès le début (fîg. 7), le poids 
frais est supérieur ers H et s'accroît à partir du 17 mai 
avec une vitesse assez grande et très régulière. L'épi sort 
plus tôt de sa gaine en H qu'en S. Le maximum est atteint le 
10 juillet, et la dessiccation rapide s'opère en moins de huit 
jours. En sol sec, la plante s'accroît plus lentement et d'une 




iMai IJiLin I Juillet IAai.Lt 



Fig. 7. — Hordeum vidgare. Poids frais de la partie aérienne. 

façon moins régulière. Du 25 au 30 juin la dessiccation est si 
rapide que l'accroissement est arrêté. Le maximum de la 
plante serait donc resté 3^",! 10. A ce moment l'épi était incom- 
plètement dégagé de sa gaine. vVfin de mettre en évidence 
que l'arrêt de développement avait pour cause la dimi- 
nution exagérée de l'eau interne, le sol sec a été arrosé suffi- 
samment pour imbiber les racines et le sol. L'entrée de l'eau 
dans la plante a immédiatement diminué la proportion 



100 



KDUOIVD GAIIV. 



centésimale du poids sec, et a déterminé un accroissement du 
poids frais, non seulement par adjonction d'eau, mais aussi 
en rendant aux fonctions de nutrition leur activité. Le poids 
sec subit en effet un rapide essor. Pendant lespace de cinq 
jours le poids frais a été doublé : Égal à 3^', 1 00 le 29 juin, il 
dépasse 6 grammes le 5 juillet. Le maximum définitif du 
poids frais a été atteint le 10 juillet, par le fait de l'arrosage 
unique du 1" juillet qui correspondait à peu près à un orage 
d'été de une heure environ. J'ai essayé de raviver à nou- 
veau la végétation par une nouvelle expérience, le 10 juillet, 
mais il a été impossible d'augmenter encore le poids frais 
de la plante ; celle-ci à cette période du développement, 
n'avait plus de feuilles vertes susceptibles d'assimiler. 

Le rapport des poids maxima 11^', 27 en H et 7^'",02 en S 
est donc environ : 



Pisum sativum L. — L'accroissement en poids frais s'ac- 
complit régulièrement dans les deux cas ; mais, tandis que la 
floraison est pour la plante du sol humide une période où la 
vitesse d'accroissement s'accentue, en sol sec cette période 
€st marquée par un ralentissement très sensible. Ce n'est 
qu'au moment de la fructificalion, vers le 13 juin, qu'on voit 
le poids frais monter vite vers son maximum qui est 
de 7s%770. 



H 

S 



21 
12 



ROLE PHYSIOLOGIQUE DE LEAU DANS LA VÉGÉTATION. 101 



Pisum sativum L. (Partie aérienne). 





lOURS 1 

;ion. 1 




SOL 


SEC. 






SOL HUMIDE. 




DATES. 


u ^ 


















... iC 
§ > 


Poids 


Poids 


Eau. 


Poids 


Poids 


Poids 


Eau. 


Poids 






frais. 


sec. 




o/o 


frais. 


sec. 




0/n' 

/ u 






g''- 










gf- 






1 1 mai. 


10 


1,260 


0,140 


88,89 


11,11 


1.760 


0,217 


87,75 


12,35 


J3 — 


12 


1 ,550 


0,220 
0,258 


85,81 
86,55 


14,19 


1,965 


0,252 


87,18 


12,8-2 


16 — 


15 


2,252 


11.45 


3,130 


0,318 


89,83 
86,88 


10,17 


21 — 


20 


2,300 


0,380 


83,48 


16,52 


3,460 


0,454 


13,12 


24 — 


23 


2,565 


0,427 


83,34 


16,66 


3,833 


0,566 


85,22 


14,78 


28 — 


27 


3,550 


0,680 


80,85 


19,15 


4,075 


0,800 


80,37 


19,63 


1er juin. 


31 


3,626 


0,725 


80,00 


20,00 


6,510 


1,227 


81,16 


18,84 


6 — 


33 


3,625 


0,735 


79,45 


20.55 


7,490 


1,160 
1,304 


84,51 


15,49 


10 — 


36 


4,005 


0,750 


81,28 


18,72 
22,30 


8,801 


85,78 


14,22 


13 — 


40 


4,375 


0.975 


77,70 


10,215 


2,008 


80,35 


19,65 


16 — 


46 


7,770 


1,900 


75,55 


24,45 


12,060 


2,060 


82,92 


17,08 


20 — 


50 


4,765 


1,395 


70,73 


29,27 
35,00 


15,818 


2,811 


82,23 


17,77 


23 — 


53 


3,985 


1,390 


65,00 


17,788 


3,410 


80,83 


19,17 


27 — 


57 


3,il5 


1,316 


61,45 


38.55 


20,050 


4,445 


77,84 


22,16 


30 — 


60 




» 




)) 


18,115 


4,-347 


77,60 


22,40 


2 juin. 


62 






•>■) 


» 


18,260 


4,005 


78,07 


21,93 


24 - 


84 






» 




12.385 


3,890 


69,40 


30,60 



En sol humide, au contraire, la végétation plus active se 
manifeste par l'apparition de nouvelles fleurs qui toutes fruc- 
tifient à leur tour. La plante continue à garder des feuilles 
vertes qui assimilent et prolongent la durée de la végétation. 
Le maximum qui limite l'apparition des fleurs, arrive du 
28 juin au 2 juillet, et la fructification des dernières fleurs 
se prolonge longtemps avant que se produise la dessiccation 
lente de la plante. 

Le rapport des poids frais est environ : 

H_5 

-— Au point de vue du poids frais, sans préjuger de la valeur 

H 

absolue de l'optimum, la valeur du rapport— indique l'action 

plus OU moins pernicieuse de la sécheresse sur le développe- 
ment des différentes espèces. 

Toutes les espèces étudiées ayant été placées dans les 



102 KDMOMD €iAlî%' 

mêmes conditions de température el ac lumière, on peut 
comparer les fractions entre elles, el en tirer des conclu- 
sions relatives à l'influence de l'eau du sol sur l'accrois- 
sement en poids. C'est ainsi que nous avon s comparativement 
pour les quatre plantes précédentes : 

Polygonum Fagopyrum L tJ/S — {43/39 

Pisum sativum L 98 /3t 

Lupinus albiis L . . .. 91/39 

Hordeum vulgare L... 63/39 

Le Sarrasin, plante qui réussit cependant bien sur les sols 
secs, est cependant, comme on le voit, beaucoup plus prospère 
sur un sol irrigué. Ainsi donc^ une planlir adaptée à la séche- 
resse peut néanmoins être très apte à |vr.>riter de l'humidité 

2. — Poids sec. 

Lupinus albus L. •— Le poids sec (fig. H) est supérieur pen- 
dant toute la végétation, mais, de m.mm que pour le poids 




Y\%. 8. — Lupinus albus. Poids sec de la paii^e . -rLcmie. — t, 
tracée eu retranchant le poids sec : s fruits. 



courbe 



frais, la différence ne s'accentue qu'à p «jiir de la floraison. 
Après ce moment la vitesse d'accroissem.^n i est plus forte en H. 



ROLE PHYSIOLOGIQUE DE l'eAU DANS LA VÉGÉTATION. 103 

Le maximum de la tige et de ses dépendances (feuilles et 
fruits) est atteint le 20 juillet dans les deux cas. 

Pendant la floraison la plante a donc gagné dans ses par- 
ties aériennes : 

Eq sol humide 6^^530 — ls%935 = 4,s''595 

En sol sec 3^%338 — ls%585 = ls%753 

Le gain proportionnellement a donc été beaucoup plus 
important en sol humide puisque le poids a été plus que 
triplé en H et seulement doublé en S. Si l'on suit, jour par 
jour, le développement des fruits, on peut, on le retranchant 
du poids de la tige et des feuilles, voir si ces dernières parties 
continuent à gagner en poids : on a ainsi une courbe du poids 
sec indépendante des fruits (fîg. 8). Le Lupin est très com- 
mode à cet égard, puisqu'on peut compter et enlever un à 
un les fruits noués au moment de la chute des enveloppes 
florales. On constate ainsi une différence essentielle entre les 
plantes des deux sols. 

En H l'accroissement du poids sec est tel, que les fruits 
n'absorbent pas tout ; une partie importante, sensiblement 
un tierS;, est employée à augmenter le poids de la tige et 
des feuilles. Autrement dit la croissance continue pendant 
la fructification. Il y a là production de nouveaux organes 
foliaires, et même de plusieurs fleurs tardives qui, vers la 
fin, fructifieront aux dépens des dernières feuilles apparues. 

La plante de sol sec, au contraire, continue bien entendu 
à assimiler pendant la fructification, mais ses gains sont 
complètement employés à gonfler les fruits , de sorte qu'aucun 
organe nouveau n'apparaît plus. 

Au point de vue des différences externes il résulte que, 
avant la floraison, les deux plantes sont presque semblables, 
la plante S étant pourtant de plus petites dimensions. Elles 
sont, au contraire, très différentes d'aspect après la fructifi- 
cation. La plante, en H, est surmontée d'un bouquet de 
feuilles récemment apparues et la tige est plus haute (voyez 
planche 2). 



104 EDllOIVD GA1I¥. 

Le rapport des deux maxima est g— 2- Ce rapport est in- 
férieur à celui des poids frais. 

Polygonum Fago'pyrum L. — La courbe du poids sec du 
Sarrasin n'offre rien de particulier. Les différences, très 
sensibles au début relativement, n'augmentent pas jusqu'à 
10 jours après la floraison. Comme pendant ce temps les 
plantes se développent, la différence est plus faible qu'au 
début eu égard au poids de chaque plante. 

Exemple : 

Poids de la plante. Rapport du poids 

— — III — — Différence, de la plante de sol sec 

En sol sec. En sol humide. à la différence. 

Le H mai Os%dO0 0g%184 0g%078 1,35 

Le 10 juin 2g%781 3s%780 Qg^OlO 3,02 

Cette remarque explique un certain nombre de faits relatifs 
aux différences de morphologie externe. 




iM--. IJuin IJudleL lAoot 



Fig. 9. — Hordeum viilgare. — Poids sec de la partie aérienne. 



Hordeum vulgare L. 



— Si les sols secs étaient restés tels, 



ROLE PHYSIOLOGIQUE DE l'eaU DANS LA VÉGÉTATION. 105 

le poids sec de l'Orge ne se serait plus accru à partir du 
1'^ juillet, de sorte que la fructification était compromise. 
Grâce à l'arrosage du juillet nous avons vu le poids frais 
augmenter. Il en est de même du poids sec (fig. 9). De l^^lOO 
il est monté à 2^^370, ce qui indique une grande activité 
dans l'assimilation des feuilles. 

H 2 

Le rapport des deux maxima a été -^=7? rapport plus 

grand que celui des poids frais. 

Ce fait spécial contraire à celui que nous avons trouvé 
pour le Lupin s'explique de la façon suivante : en rendant 
au sol une certaine humidité, on fait entrer dans la plante 
une telle quantité d'eau que la proportion centésimale d'eau 
passe de 63,71 p. 100 à 70,55 p. 100. 

C'est cette perturbation qui faitquele rapport despoidsfrais, 
pour l'Orge, au 8 ou au 10 juillet n'est pas comparable au rap- 
port établi pour le Lupin. 

Pisum sativum L. — L'accroissement du poids sec est régu- 
lier et se continue, comme l'accroissement du poids frais, 
beaucoup plus longtemps en H qu'en S. 

En sol sec la fructification est le signal d'une augmentation 
de poids sec, de sorte que celui-ci est doublé pendant celte 
période qui cependant est courte. 

Comme cette accélération dans l'accroissement est corréla- 
tive de la dessiccation rapide de la plante, la courbe est ainsi 
très redressée vers l'axe des ordonnées, et se rapproche de 
la courbe de sol humide. Aussi, à la fin de la fructification, 
les différences entre les deux plantes sont-elles très atténuées 
momentanément. 

3. — Proportion centésimale d'eau et de poids sec. 

Lupimis albus L. — La proportion d'eau (fig. 10), supé- 
rieure au début en sol humide, subit une augmentation rapide 
qui atteint le 21 mai 86,34 p. 100 pour 13,66 de poids sec; 
puis la courbe de la proportion du poids sec remonte du 



106 



21 mai au juin, pour rester à peu près stationnaire 
jusqu'au milieu de la période de floraison. Il y a alors un 
léger affaiblissement qui se manifeste d'ailleurs plus nette- 
ment dans la racine. 

En sol sec, la proportion centésimale d'eau est moindre 
d'abord. La proportion de poids sec diminue, mais un peu 
plus tard qu'en sol humide, et descend aussi bas sinon da- 



4o 


11 








I 

/ ■ 

/ 


30 
?o 


1 






1 






.§ 

■ 1 


i ; \ 










î Mai 


IJoin 




t 


1 Aoui 



Fig. 10. — Lupinus albus. — Proportion centésimale du poids sec par rapport 
au poids frais, dans la partie aérienne. 

vantage. Le croisement des courbes n'a ici pour simple 
motif qu'un retard dans l'apparition du minimum [m). Bientôt 
la proportion de poids sec est plus forte en sol sec et 
augmente très rapidement après la fructification, tandis 
qu'en H la dessiccation est très lente. 

Polygonum Fagopyrum L. — La proportion d'eau est pen- 
dant toute la végétation de 1 à 3 p. 100 plus faible en sol 
sec. A l'époque du minimum normal de poids sec (17 mai) 
la plante de sol sec garde 1 p. 100 environ de poids sec en 
plus. Le contenu en eau est de 88,15 en sol sec et de 
89,44 en sol humide. Au moment (20 juin) de la fructification 
des fleurs épanouies dans la première période de la floraison, 



ROLE PHYSIOLOGIQUE DE l'eAU DANS LA VÉGÉTATION. 107 

il y a pour la plante de sol humide production d'une ramifi- 
cation nouvelle, et apparition de nouvelles fleurs. Comme le 
poids sec augmente rapidement à ce moment, on ne cons- 
tate pas à nouveau la diminution de la proportion centési- 
male du poids sec qui est très sensible en sol sec. En ce 
moment le contenu proportionnel en eau est donc à peu 
près le même dans les deux cas. Peu après, la différence 
se rétablit et la plante de sol sec garde 2 p. 100 de poids 
sec en plus, jusqu'au moment de sa rapide et précoce dessic- 
cation. Celle-ci commence le 20 juillet, aussitôt après l'appa- 
rition du maximum du poids frais et du poids sec. 

Hordeum vulgare L. — La proportion centésimale du 
poids sec (fig- 11) est beaucoup plus forte au début en sol 
sec, 20 p. 100 ; contre 13,15 en H. Au moment du minimum, 
la différence est moindre parce que la perte est plus forte 
en S. 

On voit ensuite la proportion de poids sec augmenter dans 
les plantes des deux sols en restant inférieure de 4 p. 100 
environ en H. 

Le 1" juillet, l'accroissement du poids sec s'arrête à cause 
de la dessiccation interne. On voit, en effet, l'eau diminuer du 
23 juin au 29, de 71, 61 p. 100 à 63,71 p. 100. Pendant les 
jours qui suivent l'arrosage (1-3 juillet), l'eau rentre en 
abondance dans la plante et fait tomber le taux du poids sec 
de 36,29 à 29,45. Comme la substance sèche est restée non 
pas stationnaire mais cependant faible pendant cette courte 
période, c'est l'arrivée de l'eau qui en introduisant cette 
perturbation permet à l'assimilation d'augmenter la sub- 
stance sèche. Quand on examine ce qui arrive comparative- 
ment en H, on s'aperçoit que la proportion de poids sec va 
en augmentant rapidement au-dessus de 36,29 p. 100, mais 
sans empêcher le poids sec d'augmenter. De sorte que le 
maximum du poids sec arrive en M' (8-10 juillet), alors que 
le contenu en eau n'est plus que 58,43 p. 100 pour 41 ,57 de 
poids sec. 



108 



En apparence, on peut, déprime abord, trouver une con- 
tradiction enire les deux faits suivants : 

r En sol sec la croissance en poids sec cesse une première 
fois quand il y a encore 63,71 p. 100 d'eau, et une deuxième 
fois avec 66,29 p. 100; 




Fig. 11, — Hordeum vulgare. — Proportion centésimale du poids sec par rapport 
au poids frais. — /c, courbe indiquant la dessiccation qui se serait produite sans 
l'arrosage du juillet. La plante de sol humide commence à se dessécher 
avant la plante de sol sec. La végétation, en H, est en effet plus hâtive, mais 
la dessiccation est plus lente. 



2° Au contraire en sol humide l'assimilation se continue 
jusqu'à un moment où il n'y a plus que 58,43 p. 100 d'eau. 

La contradiction n'est qu'apparente. Le chiffre obtenu 
en desséchant une plante à 110° vers la fin de la végétation 
comprend, en effet, des éléments variés, qui sont : 

a. L'eau des organes qui viennent seulement de terminer 
leur croissance ou sont encore en voie de croissance 



ROLE PHYSIOLOGIQUE DE l'eAU DANS LA VÉGÉTATION. 109 

h. L'eau des organes qui depuis longtemps ont cessé de 
croître. 

Les diverses ramifications d'une plante renferment en géné- 
ral une proportion d'eau qui n'est pas la même dans la tige 
principale et les feuilles à la même époque. 

La courbe générale doit exprimer à chaque instant la 
somme intégrale du contenu en eau qui est variable suivant 
les parties. 

Ce qui fait que cette somme est faible dans la première 
partie du développement, c'est qu'à cette époque il n'y a pas 
encore de parties qui ont cessé leur croissance. 

Or, ce minimum coïncide, à peu près, avec la chute des 
cotylédons et l'arrêt du développement de l'axe hypocotylé. 
La proportion de poids sec va ensuite en s'élevant de plus en 
plus. C'est qu'à partir de ce moment certaines parties arri- 
vent successivement à leur limite de croissance. L'axe hypo- 
cotylé est la première région qui cesse de croître, puis c'est 
le premier entre-nœud, puis le second, etc.. 

Pour que cette explication soit absolument démontrée, il 
faut simplement prouver que les organes jeunes sont plus 
aqueux que les tissus qui ont atteint la limite de leur crois- 
sance. 

A cet effet j'ai cherché le contenu en eau de feuilles d'une 
même plante à divers âges et j'ai obtenu des résultats qui 
sont conformes à des expériences faites par d'autres auteurs, 
et notamment par von Hœhnel. La quantité d'eau contenue 
dans les feuilles des plantes herbacées est variable suivant 
la phase de leur développement. Cette quantité d'eau atteint 
un premier maximum pendant la première partie de leur 
développement, puis diminue jusqu'à un minimum coïnci- 
dant avec le développement moyen des feuilles. 

Ainsi, cette conclusion explique, non seulement le fait cité 
plus haut relativement à la tige et à ses ramifications, mais 
explique aussi la différence signalée pour l'Orge du sol sec 
et l'Orge du sol humide. 

Si l'assimilation se continue alors que le contenu est de 



110 



58,43 p. 100 dans la plante H, c'est que le calcul de çe 
chiffre ne donne qu'une moyenne^ intéressante au point de 
vue absolu, à certains égards, mais qui n'indique pas com- 
bien il y a de régions qui ont moins de 58 p. 100 d'eau et 
combien il y en a d'autres qui en ont plus de 58 p. 100. 

Le chiffre de 66,29 p. 100 étant une moyenne résultant 
d'éléments variables, il suffît de supposer, et c'est vérita- 
blement plus qu'une hypothèse, que dans le calcul de la 
moyenne dans les deux cas (H et S), les deux éléments [a et h) 
qui y entrent sont en nombre différent. 

Nous ne devons donc attacher aucune importance à cette 
variation apparente dans le moment où l'assimilation cesse 
par suite de la dessiccation. Ce fait se retrouve pour les autres 
plantes étudiées ainsi qu'on peut le constater dans les 
tableaux de ce mémoire. 

Le contenu en eau au moment du maximum du poids sec 
a été en effet : 



Sol sec. Sol humide. 

?i%um sativum L 75.55 77.84 

Polygonum Fagopyrum L 80.96 82.99 

Lupinus albus L 81.38 83.53 

Hoî'deum vulgare L 66.29 58.43 



Pisirm sativum. — La teneur en eau de la plante S di- 
minue assez uniformément depuis le minimum de poids sec. 
Dans le sol humide^ les phénomènes floraux se produisant 
très irrégulièrement, on trouve des résultats très variés sui- 
vant les échantillons pris le même jour, mais portant des 
fleurs et des fruits en nombre variable. 

Dans tous les cas, la diminution d'eau interne est rapide 
en S, et très lente en H où le développement se prolonge 
longtemps après . 

Les irrégularités de la courbe ne permettent pas de tirer 
d'autres conclusions. 

Cependant on peut dire que, comme pour les autres plan- 
tes, à un certain stade du développement la teneur en eau 



ROLE PHYSIOLOGIQUE DE l'eAU DANS LA VÉGÉTATION. 111 

est plus forte en H. Au début cette différence existe déjà, mais 
tend à diminuer vers le maximum du contenu centésimal en 
eau; c'est-à-dire, vers le minimum de la proportion centé- 
simale de poids sec. 

C'est du reste un fait qui paraît assez général. Si on appelle, 
pour la plante de sol sec, d la valeur de la proportion centé- 
simale du poids sec au début de la végétation, m cette même 
valeur au moment du minimum ; â! et ni! les chiffres corres- 
pondants pour la plante de sol humide; pour le Lupin, le 
Sarrasin, l'Orge, comme pour le Pois, on a toujours 

[d — m) > [d! — m'), [à — ô!) > (m — m'). 

Le tableau suivant met le fait en évidence. 



112 



î 


'-^ c; ^ oo oo 

^l- '^.^ 
O cm'' 


î 


1 1 ,25 

2,13 
4 48 
2,65 
7,13 


PLANTE DE SOL HUMIDE. 


AU MOMENT 
du 

maximum 
du poids frais. 


Poids 

sec 
p. 100. 


— f-, o 

es o :o — ' ^ - 


Eau ; 
p. 100. 


78,09 
82,99 
58,43 
77,84 

)) 


MINIMUM 

de la 
proportioQ 
centésimale du 
poids sec. 


Poids 

sec 
p. 100. 

(m') 


13,66 
10,56 
8,67 
10,17 
13,06 


Eau 
p. 100. 


86,34 
89,44 
91,93 
89,83 
86,94 


DÉBUT 
de la 
végétation 
(lO'jour). 




24,91 
12,69 
13,15 
12,82 
20,20 


Eau 
p. 100. 


75,09 
87,31 
86 85 
87,18 
79,80 


1 


3,92 
3,33 
7,02 
1,37 
2,69 


î 


15,93 
4,17 
9,29 
2,74 
8,05 


PLANTE DE SOL SEC. 


AU MOMENT 
du 
maximum 
du poids frais. 


Poids 
sec 
p. 100. 


r-_^ 

co :o 
co CO 


Eau 
p. 100. 


75,55 
80,96 
66,29 
65,00 


MINIMUM 

do la 
proportion 
centésimale du 
poids frais. 


Poids 
sec 
p. 100. 

(m) 


o îO oo lO 

os oo oo 00 

(T-f o" 


Eau 
p. 100. 


87,10 
88,15 
89,12 
88,55 
85,16 


DÉBUT 
delà 
végétation 
(10'' jour. 


Poids 
sec 
p. 100. 


28,83 
16,02 
20,17 
14,19 
22,89 


Eau 
p. 100. 


71,17 
83,98 
79,83 
85,81 
77,11 


ESPÈCES 
VÉGÉTALES. 


Pùiygonum fagopyrum L. 
Horcleum vulgarc L. . . . 
Pisum sativum I 



ROLE PHYSIOLOGIQUE DE l'eAU DANS LA VÉGÉTATION. 113 



III. — DÉVELOPPEMENT COMPARÉ DE LA TIGE 
ET DE LA RACINE. 

Le développement de la racine comme celui de la tige et des 
feuilles s'opère suivant une loi régulière. Il est donc intéressant 
de faire le rapport du poids de ces deux organes à chaque 
instant du développement ; on se rendra ainsi un compte plus 
exact de l'importance de chaque organe vis-à-vis de l'autre. 

T . . . 

Le rapport - du poids de la partie aérienne au poids de la 

racine, peut être fait au moyen des chiffres du poids frais ou 
avec ceux du poids sec. 

T 

Valeur du rapport — {Lupinus alhiis). 









VALEUR DU RAPPORT 


VALEUR DU RAPPORT 






NOMBRE 


T 


T 






DE J U K S 


R 


K 


DATES. 




de 


Poids 


frais. 


Poids sec. 






végétation. 
















Sol sec. 


Sol humide. 


Sol sec. 


Sol humide. 


l^'' mai. 














11 — .. 




10 jours. 


9,34 


8,77 


14,76 


13,86 


13 — 




12 -- 


5,03 


8,88 


6,53 




21 — , . 




20 — 


5,34 


6,57 


» 


5,92 


24 — .. 




23 — 


4,98 


6,22 


4,80 


» 


28 — 




27 — 


5,65 




6,76 


6,63 


l^ï- juin 




31 — 


4,97 


6,00 


7,53 


7,78 


6 — . 




36 — 


4,51 


6,63 


)) 


9,60 


10 — .. 




40 — 


4,37 


6,87 


6,75 


6,95 


16 — . . 




46 — 


M| 6,37 


9,67 


9,05 


8,75 


20 — . . 




50 — 


m. 10,75 


12,77 iMj 


10,91 


11,85 


23 — .. 




53 — 


10,91 


15,66 m. 


12,99 


16,18 


30 — .. 




60 — 


10,24 


13,79 


7,53 


11,65 


5 juillet. 




65 — 


Mo 7,10 


14,89 


» 


8 — . . 




68 - 


^ 8,03 


17,34 




)) 


13 — .. 




73 — 


10,10 


20,54 M 




» 


19 — , , 




79 — 


18,37 


18,74 


9,81 


9,60 


24 — . 




84 — 


18,24 


18,00 


7,80 


9,25 






Récolte. 





En dressant les quatre courbes qui résultent des chiffres 

ANN. se. NAT. BOT. XX, 8 



114 EDMOIVD GAIIV. 

T 

obtenus, on constate immédiatement que le rapport - varie 

suivant une loi très régulière dans les quatre cas et présente 
à peu près les mêmes particularités avec le poids frais 
qu'avec le poids sec. 

T 

Valeur de — (poids frais) : 

1. Forme générale de la courbe. — La valeur de ce rapport 
étant fonction des deux variables T et R qui tantôt sont indé- 
pendantes tantôt ne le sont pas(l), il est naturel de rechercher 
T 

dans la valeur — les perturbations importantes qui affectent 

synchroniquement les deux organes : la tige avec ses dé- 
pendances, et la racine. Ces perturbations nous sont données 
par les courbes déjà étudiées précédemment. 

Un fait important à remarquer c'est que jusqu'à la floraison 
T 

la courbe — a sensiblement (fig. 1 2) la même forme que celle 

du poids sec centésimal de la racine. 

1° Il y a dans les deux cas inflexion considérable de la 
courbe du 1"" au 10 juin, période oii le poids frais et le poids 
sec montent dans toutes les courbes. 

T 

Pendant cette période, puisque — diminue, c'est que T di- 

minue ou que R augmente, ou les deux à la fois ; ou bien 
que T et R diminuent ou augmentent en même temps, mais 
dans des proportions différentes. 

Or, nous venons de dire que les courbes des poids frais et 
poids sec montent très réguHèrement pour T et pour R, c'est 
donc la dernière hypothèse qui est seule possible et exacte. 

La racine s'accroît donc à ce moment beaucoup plus vite 

(1) Ces variables ne sont pas indépendantes quand l'une perd de son 
poids au profit de l'autre. Il en est ainsi, par exemple, au moment de la 
lloraisoii où la racine cède à la tige une très grande quantité d'eau, même 
si le soi ne peut pas combler ce déficit. 



ROLE PHYSIOLOGIQUE DE l'eAU DANS LA VÉGÉTATION. 115 

que la tige : si on schématise légèrement la courbe des poids 
frais (tige et racine) et si on y trace la tangente au point 
qui correspond au 5 juin par exemple, on se rendra compte en 
efîet que cette tangente fait avec la ligne des abcisses un 
angle aigu, a pour la racine et a pour la tige, et qu'on a a >> a'. 

T 

2° A la suite de cette diminution considérable du rapport - 

SX 

on constate une rapide et très importante augmentation qui 
atteint son maximum le 25 juin. 




Fig. \1. — Lupinus alhus. Variations, pendant la végétation, du rapport ^ du 
poids frais de la partie aérienne au poids frais de la racine. 



Deux causes concourent à la fois à faire monter le rap- 
T 

port — : La racine subit un affaiblissement considérable au 
n 

profit de la tige qui à ce moment s'accroît avec rapidité. Si 
l'on compare en effet au 25 juin, vues de la ligne des abcisses, 
les courbes des poids frais de la racine et de la tige ; on cons- 
tate une concavité très accentuée pour la courbe de la tige 



H6 



et une convexité plus accentuée encore pour la courbe de la 
racine. 

3° A celte augmentation succède une diminution qui cette 
fois est encore due comme dans le premier cas à une inéga- 
lité d'accroissement. Cette période (30 juin-5 juillet) coïncide 
d'une part avec unralentissement dans la vitesse de croissance 
de la tige (la courbe est presque horizontale à ce moment), et 
d'autre part avec un accroissement rapide delà racine. 

4*" L'accroissement ultra-rapide de la tige et le ralentisse- 
ment de l'accroissement de la racine contribuent ensuite à 

T 

faire augmenter le rapport ~ dans de grandes proportions. 

T 

Comparaison du rapport — en sol sec et en sol humide. — 

T . . 

L'étude générale des variations du rapport - qui jusqu'ici 

n'avait pas été faite, va nous permettre de nous expliquer 
les différences observées dans les deux cas de grande séche- 
resse et de grande humidité. Au début de la végétation, vers 
le sixième jour, après le gonflement complet, la radicule est 
plus développée en sol humide; comme à ce moment la 

T 

partie aérienne est peu importante, on a - plus petit en sol 

humide. Puis la tige s'accroît, et par suite annule la diffé- 
rence signalée ; de sorte que le rapport est égal dans les deux 
cas. 

L'accroissement de la tige étant plus rapide en sol humide 
et se capitaHsant comme nous l'avons déjà dit, la différence 
augmente rapidement entreles deux plantes. Du 10 au 15 mai 
on voit le rapport tomber de 9 à 5. Ce fait s'explique très faci- 
lement : la racine s'accroît et la tige reste à peu près sta- 
tionnaire. En sol humide au contraire le rapport ne dimi- 
nue que lentement puisque la tige s'accroît relativement assez 
vite. Il y a donc dès maintenant une prédominance de la ra- 
cine par rapport à la tige, en sol sec : jusqu'à la fin de la 
végétation on pourra ainsi constater que la racine est propor- 



ROLE PHYSIOLOGIQUE DE l'eAU DANS LA VÉGÉTATION. 117 



tionnellement à la tige plus forte en sol sec qu'en sol humide. 

Au moment de la floraison toutes les courbes se rappro- 
chent, poids frais, poids sec, valeur centésimale du poids 

T 

sec. C'est aussi le moment oii le rapport — , poids frais et 

ri 

poids sec, est peu différent en sol sec et en sol humide. 
A cette époque le rapport est sensiblement le même dans les 
quatre cas. Il change chaque jour dans tous les cas, mais à 
peu près de la même façon, et passe ainsi de 6 à 11 environ. 



POIDS FRAIS. 

K 



- POIDS SEC. 
K 



Sol sec. Sol humide. Sol sec. 

Le 10 juin 4,37 6,87 6,75 

Le 16 — 6,37 9,67 9,05 

Le 20 — 1,075 12,77 10,91 



Sol humide. 



6,95 
8,75 
11,85 



Ce rapport reste cependant un peu inférieur en sol sec 
surtout celui du poids frais. Les différences s'accusent en- 
suite rapidement par suite des conditions différentes dans 
lesquelles se trouvent les plantes. En sol sec l'accroissement 
de la racine est très limité, et cesse brusquement (5 juillet), 
tandis qu'en elle continue son développement jusqu'au 
15 juillet en gagnant 1 /3 de poids en plus de ce qu'elle était. 
D'autre part, la tige vit en partie aux dépens de la racine 
du 5 au 20 juillet, de sorte que ce qui diminue R augmente T. 
Ensuite vient la période de la dessiccation, plus ou moins 
rapide et plus ou moins complète. Il y a donc là des pertur- 
bations qui interdisent de comparer la valeur du rapport 
à une même date donnée comme le 13 juillet par exemple qui 
correspond au maximum de la tige et de la racine. 

Ce qui est comparable ce sera le rapport en sol sec et en 
sol humide, par exemple deux mois après la récolte, faite 
une fois la végétation terminée ; les plantes auront pris 
alors une composition en eau à peu près stable. 

Dans tous les cas, si l'on compare l'importance de la racine 
et de la tige au moment du maximum de poids frais, on voit 



118 



T 



que, pour toutes les plantes h peu près^ - est beaucoup 

plus grand en sol humide, ce qui s'explique quand on constate 
que la tige avec ses dépendances (feuilles et fruits) accumule la 
plupart des matériaux disponibles à la fin de la végétation. 
En sol sec, au contraire, la tige appauvrit beaucoup moins la 
racine, puisqu'elle ne produit que peu de fruits par suite 
T 

le rapport 77 est beaucoup plus grand en sol humide. C'est 

SX 

h ce stade que les différences à cet égard sont les plus gran- 
des entre les plantes des deux sols : 



C'est du reste un fait assez général que les plantes les 

ï 

plus vigoureuses d'un champ donnent toujours un rapport ~ 

plus grand. J'ai vérifié ce fait pour Carthamus tinctoriuSy Bras- 
sica Napm oleifera, Datura Stramonium^ elc. J'ai trouvé ce- 
pendant, pour Cannabis sativa, une exception, qui ne con- 
tredit pas la règle générale, quand on remarque l'extrême 
irrégularité de végétation de cette plante. 



Forme générale de la courbe et comparaison du rapport en 
sol sec et en sol humide. — La courbe est sensiblement la 
même que celle du poids frais, sauf deux nuances accen- 
tuées. 

Au moment de la première diminution du rapport il y a un 
relèvement momentané de la courbe (1" au 5 juin) suivi 
d'une rechuie. Cette augmentation paraît être due à l'épa- 
nouissement rapide de plusieurs feuilles qui font augmenter 
assez vite le poids sec. 

Par la suite, cette courbe a sensiblement la même allure 



Le juillet en sol sec, 



Le 13 juillet en sol humide 




T 

Valeur de — (poids sec) : 



ROLE PHYSIOLOGIQUE DE l'eAU DANS LA VÉGÉTATIOiN. 119 

que celle du poids frais, aussi bien en sol sec qu'en sol 
humide. 

Comparaison du poids final de la tige et de la racine. — 
On a laissé se dessécher à l'air libre les plantes récoltées; 
elles ont ainsi perdu la majeure partie de l'eau, et en ont 
cependant gardé une certaine quantité qui est un peu supé- 
rieure en sol humide. 

Afin de pouvoir généraliser nos résultats nous avons fait 
T 

le calcul - non seulement pour les échantillons normaux, 
n 

moyens, mais aussi, quand cela était possible, pour les échan- 
tillons les plus petits qui dans toute culture arrivent à germer 
sousle couvert des échantillons plus grands. Parfois aussi nous 
avons obtenu un ou deux échantillons qui accidentellement 
prenaient des dimensions très grandes. Comme on en peut 
juger par le tableau suivant, dans tous les cas les résultats 
sont dans le même sens. 



120 i:î»]iioivi> «Airv. 

Rapport du poids de la racine au poids de la tige (1). 



PLANTES. 



NATURE 
du 

SOL. 



GRANDEUR 
des 

échantillons. 



Chanvre 
{Cannabis sa- 
tiva L.). 



Lin 

[Linum usita- 
tissimumL.). 



Sec. 



iHum.j 
1 

j Sec. 
iHum. 
I 

Sec. ! 



Topinambour 
[Helianthus tu-\ 
berosus L.). (Hum, 



Grands. 
Moyens. 
Petits. 

Grands. 
Moyens. 
Petits. 

Moyens. 
Moyens. 

Grands. 
) Moyens. 



Colza * 

(BrassicaNa2DUS< 
oleifera L.). i 



^ Grands. 
( Moyens. 

/ Grands. 

Moyens. 
( Petits. 

f Grands. 
] Moyens. 
i Petits. 

! (p- 

Tige (2] P. 
\ Gr. 



Sec. / Complot 1 p 



Sec. 



Hum 



5,76^ 
6,95 > 
5,15) 

7,72) 
12,88 
9,14 

6,60 
7,00 

2,100 
2,000 



POIDS 

MOYEN 

d'une 
tige. 



.0,175) ( 49,000 
5,95 0,143 0,170 7,790 
(0,194) ( 0,200 

(0,1291 (121,000 
9,91 0,077 0,105 23,000 
f0,109l ' 4,180 



6,60 
7,00 

2,050 



0,151 
0,142 



0,151 
0,142 



Carthame 
( Carthamus 
tinctorius L.) 



capitales ) 



Gr. 



Hum. 



Tige. 



'Complet. 



Datura 
{Datura Stra- 
monium L.). 



1 

/ 
\ 

/Hum.|Tige.jJ; 



Sec. jTige, 



^Gr. 
(Gr. 

\ P. 
/Gr. 

P. 



f0,476^. 
(0,500 

3,010) g.. 0,332 )q 

I ' 1 
(0,149 . 

4,79 0,263 0, 



2,621 

1 

6,66) 
3,79 
3,92) 

5,22) 
5,5i 
7,18) 



483 



361 



222 



(0,191 i 
5,96 0,181 0, 
/0,139) 

! I 
3,40) 10,294) 
3,21 3,07 0,310 0. 
2,60) (0,384) 
\ I i 
8,98/. Q 33(0,111 lo 
11,68)^^'^^ 0,085 T' 



170 



328 



098 



0,185 
0,378 

41,400 
32,200 

(102,200 
( 97,130 
I 

( ,385 
,365 
0,990 

3,975 
2,910 
0,790 

0,255 
0,222 
2,070 

0,620 
9,290 



POIDS 

MOYEN 

d'une 
racine. 



4,17i (0,239) i 
4,44 4,60 0,225,^0,218 
5,201 ^0,192) ( 



19,28) 
I 

4,33^^ 
6,56^ 

4,70 1 
6,32 i 



5 44iO'230^Q ^92^ 
^'**^0,153i^'^^ / 

5,5lJ^;^12j^^^g^j 
I I I 



0,355 
0,302 
6,500 

0,628 
24,100 

4,165 

2,773 
34,525 



85,00 
11,20 
02,00 

15,650 
1,785 
0,457 

0,028 
0,054 

19,710 
16,100 

33,950 
37,050 

0,807 
0,360 
0,252 

0,760 
0,528 
0,110 

0.075 
0,069 
0,795 

0,069 
0,795 

0,085 
0,068 
1,520 

0,068 
1,250 

0,960 
2,795 

0,590 
5,455 



(1) Apic'S la dessiccation à l'air lil)re. 

T 

(2) Tige^ veut dire que le rapport - a été obtenu en comptant, pour la valeur de la partie aérienne, 

le poids seul de la tige sans les feuilles et les capitules floraux. Ces derniers représentent à eux 
seuls, comme on peut le voir dans le tableau, plus de deux fois le vrai poids de la tige. Les signes 
P. Gr., veulent dire petits et grands échantillons. 



ROLE PHYSIOLOGIQUE DE l'eAU DANS LA VÉGÉTATION. 121 

Enfin, si l'on compare entre elles les liges et les racines des 
plantes qui ont poussé dans les deux sols, on obtient des 
résultats analogues à ceux que viennent de révéler les tableaux 
précédents : 





Th 


Rh 


PLANTES. 


Ts 


Rs 




moyennes. 


moyennes. 




2,70 


1,71 


Linum usitatissimum L 


2,04 


1,93 




3,01 


2,30 




2,13 


1,46 




3,14 


1,57 



Les conclusions qu'on peut dégager des tableaux sont les 
suivantes : 

\ . L'humidité du sol favorise d'une façon générale le déve- 
loppement de la plante. 

a. Dans ses parties aériennes; 
d. Dans ses parties souterraines. 

2. Son influence est beaucoup plus forte sur la partie 
aérienne. 

3. Le résultat est donc que pour deux tiges de même 
poids^ la racine est plus développée en sol sec. 

Cette dernière conclusion était établie par l'observation 
simple, et divers auteurs (1) l'avaient déjà signalée; mais la 
méthode expérimentale n'a pas seulement vérifié les données 
générales de l'observation : elle a permis de suivre pas à 
pas pendant tout le développement les variations du 

rapport 

Ce rapport n'avait jamais été soumis à la discussion ana- 
lytique par les auteurs qui avaient constaté sa variabihté. 
INous avons montré qu'il subit le contre-coup de la vitesse de 



(1) Grisebach, La végétation du globe. 



122 



croissance à chaque instant du développement. Comme cette 
croissance de la tige et de la racine est soumise à des lois 
régulières, il faut donc admettre ce fait intéressant que le 

T . . . . 

rapport - subit aussi une variation régulière qui caractérise 

aussi l'évolution des plantes. 

Quelques perturbations peuvent modifier la courbe géné- 
rale; nous avons déterminé ainsi l'importance d'un sol très 
sec et d'un sol très humide. 

ï 

Comparativement : T le rapport - est toujours plus grand 

en sol humide, sauf au début du développement; 2° il y a 
au moment de la floraison un minimum de différence; 3*" le 
maximum se produit au moment du poids frais maximum de 
la tige. 

C'est un fait banal que les plantes des pays très secs ont 
souvent une racine énorme comparativement au poids et à la 
hauteur de la partie aérienne. 

Au cours d'une mission scientifique (1) en Algérie et en 
Tunisie, nous avons comparé les racines d'un certain 
nombre d'espèces algériennes ou franco-algériennes, les 
unes croissant à la sécheresse, les autres à l'humidité. 

Les espèces observées ont toujours présenté des racines 
plus développées en sol sec. 

Est-il besoin de rappeler que certaines plantes désertiques 
ont des racines non seulement très profondes, mais encore 
d'un poids qui est quelquefois égal à plusieurs milliers de 
fois celui de la partie aérienne. 

Devant les résultats de l'expérience, il est permis de con- 
clure qu'il s'agit bien là d'un caractère d'adaptation qui a dû 
se transmettre héréditairement et qui peut s'être exagéré par 
la sélection naturelle. 

(1) Edmond Gain, Rapport de Missioii scieniifiqae du Ministère de Vlnstruc- 
tion publique et de l'École des Hautes études, 1893. Nouvelles archives des 
missions, 1895. La végétation du désert. Librairie illustrée, 1894. 



ROLE PHYSIOLOGIQUE DE l'eAU DANS LA VÉGÉTATION. 123 



En effet, plus le rapport - diminue, moins les variations 

K 

du milieu aérien doivent retentir sur la racine. C'est la racine 
qui est la partie majeure du végétal; dans les cas extrêmes 
la tige n'en est plus qu'une dépendance destinée seulement 
à la propagation de l'espèce. 

IV. — DÉVELOPPEMENT DE LA PLANTE ENTIÈRE. 

Toutes les plantes que nous avons étudiées séparément 
pour la tige et les feuilles donnent des indications tout à fait 
comparables à celles qu'auraient données les plantes entières. 
Nous croyons devoir cependant établir la comparaison à 
l'aide d'une autre plante qui est des plus propices à cette 
étude. Il est nécessaire, en effet, d'opérer sur une plante dont 
la racine est pivotante, peu développée et dépourvue de 
ramifications importantes dont l'extraction du sol serait trop 
laborieuse et peu certaine. Il faut en outre une plante à 
développement bien régulier, ayant le moins possible de 
ramifications dont le nombre, toujours variable, peutappor ter 
des incertitudes. Il faut enfin et surtout que la plante adulte 
soit assez réduite et peu pesante pour être introduite sur une 
balance de précision. Les pesées seront ainsi d'une grande 
exactitude, et pourront donner une approximation d'autant 
plus grande que, vers le début du développement, on pourra 
prendre un chiffre moyen quotidien calculé sur un grand 
nombre d'exemplaires. 

Le Lin répond à tous ces desiderata et peut être recom- 
mandé pour des études analogues concernant le développe- 
ment en poids. Cette plante ne perd pas de feuilles pendant 
une bonne partie de sa végétation, et, dans tous les cas, on 
dispose d'une correction facile et rigoureuse, puisqu'on peut 
commodément compter celles qui manquent et les remplacer 
avec soin pour corriger la pesée. Ajoutons que cette correc- 
tion est ordinairement très peu importante. 



124 



Pendant le premier mois, chaque jour on a prélevé de 25 
à 40 échantillons comparables, dans chaque sol. 

L'humidité du sol a été forte pendant toute la végétation, 
mais les feuilles sont restées bien vertes et la plante a 
manifesté une grande vigueur : en un mot en sol humide 
l'optimum n'a pas été dépassé. 

On trouve dans le tableau suivant les résultats obtenus 
pour le Lin. (Voyez Pl. III, tig. 4 et 5, la comparaison des 
deux plantes à différentes stades de leur végétation.) 

Linum usitatissimum L. 

Poids frais. — ^Les différences sont bien accentuées dès le 




Fig. 13. — Linum usitatissimum. — Courbe du poids frais de la plante entière 

début. Après 24 jours de végétation la plante de sol humide 
pèse et 0^^,0562 en sol sec, soit trois fois moins 

(fig. 13). 



ROLE PHYSIOLOGIQUE DE l'eAU DANS LA VÉGÉTATION. 125 



Linum usitatissimum (Plante entière). 



DATES. 


Nombre de jours | 
de végétation, j 


PLANTE DE SOL SEC. 


PLANTE DE SOL HUMIDE. 


Poids 
frais. 


Poids 
sec. 


Eau. 


r Glus 

sec. 


Poids 
frais. 


Poids 
sec. 


Eau. 


r oius 
sec. 

o/o 






Gr. 


Gr. 






Gr. 


Gr. 






16 mai. 


15 




A AAiA 


Qi Aî< 


R 


A AR4 Q 

u,uoi y 


A AAQO 

u,uuy ^ 


RQ A9 

oy,u— 


i A QR 

1 u,yo 


21 


20 




U,vl 1 O 


oo 


1 D,0 1 


u, 1 o'±o 




R'i ^A. 


1 /i. nA 
1 o o 


24 


23 




A AAA9 


QR 

oo ,yo 


'l < A9 
1 1 


A -1 7 ^ A 
U , 1 / OU 


A A9 /. à 


RA AA 
OD ^UD 


1 o ,y* 


28 — 


27 


A A7Q7 


A A-l Aft 


Rf< QA 


J * , D 


A i A'^ A 


A A-t ^^9 


QA 79 

yu, / z 


9,28 


l^'^iuin. 


31 




A Ai -il 


R9 '^i 






u,uyo / 


R9 QA 

OXi , OV 


i 7 A^ 


6 — 


36 


A AQ90 


A A^ 7A 
U,U1 / U 


R^ A9 

Ol ,0<si 


^ R '^R 


A AA7;^ 


A H A^7 


R9 79 


4 7 9R 
■l ' ,4o 


10 — 


40 


0,1546 


0,0300 


80,59 


19,41 


0,6166 


0,1083 


82,44 


17,56 


13 — 


43 


0,1895 


0,0350 


81,53 


18,47 


0,8450 


0,1495 


82,30 


17,70 


16 — 


46 


0,901 


0,0438 


78,21 


21,79 


0,961 


0,1762 


81,68 


18,32 


20 — 


50 


0,283 


0,0625 


77,89 


22,11 


1,015 


0,2633 


74,06 


25,94 


30 — 


60 


0,650 


0,1625 


75,00 


25,00 


2,527 


0,6500 


74,28 


25,72 


o juin. 


65 


0,837 


0,2225 


73,44 


26,56 


2,730 


0,7625 


72,07 


27,93 


8 — 


68 


)) 




» 


)) 


2,738 


0,780 


71,20 


28,80 


10 — 


70 


0,815 


0,2119 


74,00 


26,00 


2,747 


0,827 


69,90 


30,10 


13 — 


73 


0,810 


0,2115 


73,88 


26,12 


2,530 


0,845 


66,61 


33,39 


16 — 


76 


» 


)> 


)) 


)) 


2,508 


0,840 


66,50 


33,50 


17 — 


77 


0,890 


0,245 


72,45 


27,55 


2,265 


0,835 


60,14 


36,86 


19 — 


79 


0.820 


0,230 


71,96 


28,04 


)) 


» 


» 


24 — 


84 


1,020 


0,365 


64,22 


35,78 


1,677 


0,801 


31,96 


47,82 


29 — 


86 


0,800 


0,355 


54,38 


45,62 


)) 


)) 




» 



On peut considérer les chiffres obtenus du 16 mai au 
16 juin comme extrêmement rigoureux. La troisième déci- 
male est exacte et donne le milligramme. 

On peut donc affirmer que la plante entière perd de son 
poids du 21 au 24 mai en sol sec, et du 24 au 28 en sol 
humide. Cette perte est suivie d'un très rapide accroissement 
en H, plus lent en S. 

On ne peut nier que la plante H s'est trouvée depuis le 
début du développement dans les mêmes conditions d'humi- 
dité et même de température. Ce brusque accroissement 
indique donc que la plante ne s'accroît pas avec une vitesse 
égale. Après le minimum qui est un affaiblissement dû aux 
transformations chimiques internes, il y a un stade où des 
causes du même ordre favorisent à tel point le développement 



126 



EDMOIVD GAm. 



en poids, que la vitesse d'accroissement est six fois plus forte 
qu'avant l'affaiblissement. 

Au point de vue chimique il y a là un sujet de recherches 
qui éclairerait sans nul doute différentes questions relatives 
aux synthèses organiques. 

L'affaiblissement que nous signalons pour le Lin est certai- 
nement général, M. Jumelle l'a trouvé pour le Lupin. Il atteint 
le poids frais et le poids sec, mais surtout ce dernier. 

Après l'accroissement brusque, la courbe est plus régulière, 
et ne subit une légère inflexion qu'au moment de la floraison. 
Vient ensuite une période d'augmentation de poids rapide, 
vers le maximum M', qui arrive vingt jours plus tôt en H qu'en 
S. On voit la courbe de sol sec s'infléchir vers le haut à partir 
du 15 juillet. Ce changement est dû à des pluies survenues du 
15 au ISjuillet. Le taux centésimal d'eau au lieu de diminuer 
est resté stationnaire, le poids frais et surtout le poids sec 
continuent à s'accroître. 

Le maximum en sol sec n'aurait pas dépassé 0^%900 
sans la pluie. Grâce à elle il est monté à 1^%020 en peu de 
temps. 

Cette constatation, jointe à celle qui est relative à l'Orge, 
que j'ai pu répéter artificiellement, ou constater naturel- 
lement après les pluies sur certaines plantes spontanées, 
nous permettra d'établir par la suite une conclusion générale 
sur l'importance d'une certaine teneur centésimal en eau pour 
favoriser l'accroissement. 

Poids sec. — Les faits intéressants qu'on relève dans le 
développement du poids sec ont été signalés plus haut. 

L'affaiblissement du début est plus accentué relativement, 
en S qu'en H, On voit en effet tomber le poids sec de 0^',01 1 5 
à 08^0062 en sol sec, et seulement de 0^'',(>244 à 0^^0152 
en H (fig 14). 

Après l'affaiblissement, en S la plante a perdu les 47/100 
de son poids, et en H les 38/100. 

Notons aussi que le maximum du poids frais en H ne coïn- 
cide pas avec le maximum du poids sec. Ce dernier continue 



ROLE PHYSIOLOGIQUE DE l'eAU DANS LA VÉGÉTATION. 127 



à s'accroître souvent pendant quelques jours, alors que le 
poids frais commence à diminuer. 

En S, au contraire, pareil fait ne se reproduit pas; ce qui 
s'explique par la considération suivante. Lorsque le maximum 
du poids frais est atteint en S la teneur centésimale en eau 
n'est plus que 64,22 p. 100. Au contraire, en H, il est de 




69,10 p. 100. Ce dernier chiffre indique qu'il existe encore 
en H des parties incomplètement desséchées et par suite 
susceptibles de fabriquer encore de la substance sèche. 

Les rapports des maxima du poids frais et du poids sec, 
en H et en S, sont : 

Pour le poids frais : 
Pour le poids sec : 

Proportion centésimale de poids sec et d'eau, — Pour un 
même stade du développement, le contenu en eau est supé- 



128 



rieur en sol humide, mais comme la végétation est accélérée 
en H, il arrive un moment où la plante est plus aqueuse 
comparativement en S ; à cette époque la dessiccation com- 
mence en H, la fructification se terminant, tandis qu'en S la 
floraison vient seulement de commencer. La sécheresse ici a 
donc pour effet de prolonger la durée de la vie de la plante. 



2.0% 

























/ / ^ 

^/ / 








1 ! ' ' 


















1 P 

\ . . 






i ' * i 

r, ..... .-J L. ! . 











Fig. 15. — Liniim usitatissimum. — Courbes de la proportion centésimale du 
poids sec par rapport au poids frais de la plante entière. — a', M', courbe de 
la plante de sol humide; «, M, courbe de la plaute de sol sec. On constate que 
la plante de sol humide se dessèche avant la plante de sol sec, sa végétation 
ayant été considérablement hâtée par l'humidité du sol. La floraison est aussi 
plus précoce sur le sol humide. 

Il est un fait très important à constater, c'est que, à l'époque 
de la floraison, pour la plante entière comme pour la tige et 
les feuilles, il y a toujours une proportion centésimale d'eau 
qui paraît sensiblement égale dans les deux cas. Ordinaire- 
ment les courbes se rapprochent très près ou même se croi- 
sent. On sait par expérience que la floraison n'est pas déter- 



ROLE PHYSIOLOGIQUE DE l'eAU DANS LA VÉGÉTATION. 129 



minée chez une espèce donnée par l'arrivée de l'individu à un 
certain poids frais ou à certain poids sec : il existe^ en effet, 
de très petits échantillons d'une espèce qui peuvent fleurir à 
côté de très gros échantillons non fleuris. Peut-être n'en 
est-il pas de même de la proportion centésimale d'eau et de 
poids sec. 11 serait sans doute prématuré de conclure et 
générahser, une chose aussi importante, après les quelques 
remarques précédentes appuyées seulement d'observations 
sur cinq ou six espèces. 11 est dans tous les cas, permis de 
supposer que la teneur centésimale en eau est sensiblement 
fixe pour une espèce au moment de sa floraison; que ce soit 
une des causes déterminantes delà floraison ou seulement un 
effet direct ou indirect, cette remarque paraît digne d'atten- 
tion et mériterait quelques expériences complémentaires. 

Cannabis sativa L. 

Les mêmes recherches faites avec le Chanvre pendant la 




10 Mat. rju-in r'Jtuffet 

Fig. 16. — Carthamus tinctorius. — Début de la végétation. Courbes du poids 
sec de Ja plante entière indiquant les variations de l'optimum. 



première partie de la végétation nous ont donné une expli- 

ANN. se. NAT. BOT. XX, 9 



130 



EDMOIVD GAtX. 



cation très nelte du phénomène du ralentissement de 
l'accroissement. 

Poids frais. — La végétation a été très accélérée dès le 
début en H et en moins de cinquante jours la plante attei- 
gnait le poids de 53 grammes, tandis qu'en sol sec pendant 
îe même temps, la plante n'avait atteint que 6 grammes. 
Cette progression de la différence observée devait s'accen- 
tuer de plus en plus, car la plante S ralentissait sa croissance. 

Poids sec. — La différence des deux poids secs était ana- 




10 Mdi rjum r'Jutlut 

Fig. 17. — Carthamus tinctorius . — Variations de la proportion centésimale du 
poids sec de la plante entière au début de la végétation. 

logue. La plante renfermait, en H, 8 grammes de substance 
sèche, et seulement 2 grammes en S. 

Proportion centésimale. — L'explication de cette diffé- 
rence si grande dans le développement est donnée par la 
courbe de la proportion centésimale de poids sec. 

On remarque, en effet, que la teneur en eau est supérieure 
en H, mais peu différente, jusqu'au 25 mai. Cette différence, 
au contraire, s'exagère à partir de cette date et devient 
ensuite considérable ; elle atteint plus de 1 6 p. 100 le 23 juin, 
H renfermant 1 4,41 p. 100 seulement de poids sec, soit 85,59 
d'eau, et S 30,16 de poids sec, soit 69,84 d'eau. 

Dans des conditions aussi différentes, la plante S avait une 
croissance très ralentie relativement, puisque la plante H a 
quadruplé son poids du 23 juin au 8 juillet, tandis que la 



ROLE PHYSIOLOGIQUE DE l'eAU DANS LA VÉGÉTATION. 131 



plante S Ta seulement doublé pendant le même temps. Cet 
exemple montre, d'une manière frappante, le ralentissement 
de Taccroissement en poids causé par une élévation trop 
considérable de la proportion du poids sec. 



Cannabis sativa. — (Première partie de la végétation. — Plante entière.) 



17 A 1 Ho. 


lo jours 
talion. 


PLANTE DE SOL SEC. 


PLANTE DE SOL HUMIDE. 
























Poids 


Poids 


Eau. 


Poids 


Poids 


Poids 


Eau. 


Poids 




c -s 

Z 


frais. 


sec. 


o/o 


sec. 

0,0 


frais. 


sec. 


o/o 


sec. 

o/o 


l"mai. 


Semis. 


















11 — 


10 


0,121 


0,028 


77,11 


22,89 


0,216 


0,043 


79,80 


20,20 


IS — 


12 


0,197 


0,047 


75,73 


24,27 


0,313 


0,065 


79,02 


20,98 


16 — 


15 


0,225 


0,033 


85,16 


14,84 


0,421 


0,055 


86,94 


13,06 


21 — 


20 


0,385 


0.091 


76,20 


23,80 


1,075 


0,188 


82, 4S 


17,52 


24 — 


23 


0,418 


0,100 


76,10 


23,90 


1,505 


0,301 


80,00 


20,00 


28 — 


27 


0,610 


0,152 


75,09 


24,91 


2,190 


0,452 


79,37 


20.63 


l^t-juin. 


31 


0,845 


0,218 


74,18 


25,82 


2,346 


0,481 


79,30 


20,50 


3 — 


33 


1,290 


0,340 


73,64 


26,36 


2,660 


0,349 


79,37 


20.63 


6 — 


36 


1,335 


0,362 


72,90 


27,10 
31,03 


5,550 


1,092 


80,33 


19,67 


10 — 


40 


1,337 


0,415 


68,97 


5,700 


1,190 


80,69 


19,31 


13 — 


43 


241 5 


0,755 


68,70 


31,30 


8,200 


1,675 


79,58 


20,42 


16 — 


46 


2,483 


0,765 


69,20 


30,80 


11,985 


2,253 


81,20 


18,80 


20 — 


50 


4,715 


1,340 


71,59 


28,41 


17,225 


3,000 


82,39 


17,41 


23 — 


53 


)) 


1,995 


69,84 


30,16 


53,885 


7,765 


83,59 


14,41 


29 — 


59 


6,615 


)) 


» 


» 


91,985 


» 


» 


)) 


8 juin. 


68 










200,00 








14,520 


» 








» 


)) 

















Carthamiis tinctorhis L. — Jusqu'ici nous avons suivi le 
développement de plantes dont l'optimum d'humidité n'était 
pas dépassé pendant aucun moment de la végétation. 

Le Carthame a eu depuis le début un sol de même humi- 
dité jusqu'à floraison, et cependant la plante visiblement a 
subi un moment (30 jours) en H un ralentissement de déve- 
loppement qui indiquait que l'optimum à cet instant était 
dépassé. Or, la même plante a ensuite pris le dessus et pros- 
péré davantage en sol humide. 

De sorte que si l'on représente le développement comparé 
des deux plantes pendant leur végétation, voici ce qu'on 
observe en représentant par (+) la plus grande et ( — ) la 
plus petite : 



132 



EDUOIVD «AII¥. 



DATES. 



1^^ mai.. . 
15 — .. 
20 — .. 

1" juin. . 
10 — 
18 — .. 
22 

1^^ juillet. 
20 — . 



PLANTE 

E SOL SEC. 



PLANTE 

DE SOL HUMIDE. 



Le tableau suivant donne des chiffres précis relatifs à cette 
plante. Une seule raison peut donner l'explication de ces 
changements : 

La plante a un optimum humidité qui varie suivant le 
stade du développement. 

En effet, le taux d'humidité étant sensiblement constant 
aussi bien en sol sec qu'en sol humide, on voit successive- 
ment la plante H prospérer, souffrir et prospérer à nouveau. 



Carthamus tinctorius. — (Plante entière.) 





NOMBRE 
de 
jours 


PLANTE DE SOL SEC. 


PLANTE DE SOL HUMIDE. 




















DATES. 


















de 


Poids 


Poids 


Eau. 


Poids 


Poids 


Poids 


Eau. 


Poids 




végéta- 
tion. 


frais. 


sec. 


0/0 


sec. 

Vo 


frais. 


sec. 


o/o 


sec. 

0/0 


1°'' mai. 


Semis. 


















16 — 


15 


0,316 


0,031 


90,19 
89,08 


9,81 


0,502 


0,050 
0,067 


88,85 


10,08 


20 — 


19 


0,595 


0,065 


10,92 


0,590 


88,65 


11,35 


25 — 


24 


1,205 


0,134 
0,410 


88,90 


11,10 


0,960 


0,115 


88,00 


12,00 
13,52 


4 juin. 


34 


3,330 


87,69 


12,31 
13,97 


1,700 
2,035 


0,230 


86,48 


6 — 


36 


3,366 


0,415 


86,03 


0,292 


84,65 


14,35 


10 — 


40 


5,001 


0,725 


85,49 


14,51 


2,788 


0,418 


84,98 


15,02 


16 — 


46 


7,355 


1,158 


84,26 


15,74 


4,785 


0,670 


86,00 


14,00 


23 — 


53 


11,587 


2,345 


79,77 


20,23 


18,940 


2,435 


87,15 


12,85 


29 — 


59 


12,350 


2,662 


78,45 


21,55 


20,465 


2,800 


86,32 


13,68 


10 juillet. 


60 


14,030 


» 


» 


;) 


29,060 


4,373 


)■> 


15,05 


20 — 


70 


15,555 


» 




)) 


» 


» 


» 


30 — 


80 


17,070 






» 


62,460 




)) 





Peut-être pourrait-on dire que la plante H s'adapte à un 



ROLE PHYSIOLOGIQUE DE l'eAU DANS LA VÉGÉTATION. 133 

régime qui lui était défavorable, mais il resterait à expliquer 
pourquoi ce régime était défavorable après avoir été favo- 
rable au début. 

Quand on dresse les courbes du poids frais et du poids sec, 
on voit nettement une période où la plante du sol sec pros- 
père davantage que l'autre. Vers le 18 juin, on voit les deux 
plantes avoir le même poids frais, mais ce n'est que le 25 juin 
qu'elles auront le même poids sec. A ce moment, 25 juin, la 
plante S est au 11/17 de son poids frais maximum, tandis 
qu'elle n'est pas même au 1/3 de son poids en H. 

Pendant la période KK', 20 mai-20 juin (voyez la courbe 
figure 16), la plante S a donc accéléré considérablement son 
développement, ou mieux la plante H a retardé le sien. 

Si l'on considère les variations centésimales du poids sec et 
d'eau, on voit la courbe monter lentement en S depuis le 
début jusqu'à la floraison. En H, au contraire, la plante 
subissant au début une accélération de croissance, le poids 
sec centésimal y est plus élevé qu'en S, mais subit une 
inflexion rapide qui correspond à une augmentation de la 
proportion d'eau de 3 p. 100. Le 25 juin, quand la plante S 
est arrêtée presque dans son développement par la dessicca- 
tion rapide (20 p. 100 de poids sec), la plante H n'a que 12,5 
de poids sec et conserve une vigueur qui lui permet de 
s'accroître beaucoup. 

Si la plante de sol sec avait été ramenée à un taux p. 100 
d'eau voisin de 13 p. 100, elle aurait sans doute pu aussi 
continuer sa végétation et même dans d'aussi bonnes condi- 
tions que la plante H. Notons, en outre, que l'influence de 
la sécheresse avait amené la chute de beaucoup des feuilles 
ou au moins leur jaunissement. Ainsi, faute d'appareil assi- 
milateur, le poids sec ne pouvait plus guère s'accroître. Dans 
le sol humide, au contraire, les feuilles restées bien vertes 
ont pu continuer à enrichir le végétal en poids sec. 

Si l'on se reporte au début de la végétation, on constate que 
les feuilles étaient plus larges et plus longues en sol sec qu'en 
sol humide. 



134 EOlfiOIVO «AIIV. 

La sécheresse ne gênait pas le développement puisque la 
teneur en eau interne était très élevée. Ce n'est qu'après 
l'épuisement de cette réserve qu'on a constaté en même 
temps l'abaissement du taux d'eau interne et le ralentisse- 
ment de la croissance. A ce moment les feuilles avaient cédé 
l'eau qu'elles renfermaient et se trouvaient complètemeut 
dessécliées. Ainsi, pour le Carthame comme pour beaucoup 
de plantes, la floraison est le signal d'une forte transpira- 
tion qui peut amener une diminution dans la proportion 
de l'eau interne. C'est une période très critique qui peut 
se terminer par une dessiccation suffisante pour arrêter la 
production de nouveaux organes assimilateurs, et même 
aboutir à l'arrêt complet de l'accroissement en poids. 

Si, s'inspirant de cette considération, on fournit à la 
plante assez d'eau pour réparer ses pertes dans sa teneur 
en eau interne, non seulement on entretient la vitalité pen- 
dant la fructification, mais ordinairement la plante est ca- 
pable de pousser de nouveaux rameaux et de nouvelles 
feuilles qui contribuent à leur tour à augmenter le poids sec. 
Comme ces feuilles récemment apparues sont jeunes, leur 
action se prolonge assez longtemps après la première flo- 
raison. 

Le début de la floraison est un instant critique qui décide 
du rendement final en poids. 

Si l'on consulte les tableaux, on voit en effet le poids frais 
et le poids sec augmenter rapidement et même doubler en 
peu de temps. Il importe que cet accroissement se fasse 
normalementet sans entrave. La dessiccation interne, si faible 
qu'elle soit, est un obstacle à cet accroissement et par suite 
influe sur le maximum que la plante atteindra par la suite. 

Plusieurs fois je l'ai constaté, soit par l'arrivée de la pluie 
pendant la fructification, soit par des expériences, l'eau qui 
survient dans le sol pendant la fructification de la plante est 
extrêmement importante, et peut en deux ou trois jours 
atténuer les différences de poids constatées depuis le début 
entre les plantes des sols secs et humides. 



ROLE PHYSIOLOGIQUE DE l'eaU DANS LA VÉGÉTATION. 135 

Nous avons insisté sur Fimportance de l'eau au moment 
de la fructification, nous pouvons ajouter, que pendant toute 
la période qui précède la floraison, il n'est pas nécessaire 
que la plante dispose continuellement d'un sol très humide. 
Dans un sol très sec mais permettant cependant une certaine 
croissance, on voit les feuilles d'un vert foncé très différent 
du vert clair des feuilles en sol humide. S'il survient une 
pluie, même courte, mais pouvant humecter le sol, le len- 
demain une croissance rapide se produit. Cette croissance est 
si brusque et si importante que souvent, deux jours après la 
pluie, les plantes de sols secs sont beaucoup plus développées 
que les plantes de sols humides qui cependant avaient une 
avance assez considérable. 

Il ne faudrait donc pas dire qu'il existe un optimum d'hu- 
midité du sol, constant pendant la végétation. Il est bien 
vrai, comme l'ont fait Hellriegel et Wollny, qu'en soumet- 
tant les plantes à différentes humidités du sol on obtient 
des rendements variables dont l'un est supérieur aux autres 
et correspond à un certain taux moyen d'humidité du sol, 
mais ce n'est qu'un résultat empirique qui n'explique rien 
quant au rôle de l'eau et donne une idée fausse de l'impor- 
tance de celle-ci. 

Pour préciser cette critique je prendrai comme exemple 
celui de Hellriegel sur l'Orge. 

Représentant par 100 la quantité d'eau nécessaire à la 
saturation complète du sol, ce savant trouve que le rende- 
ment en matière sèche varie comme l'indiquent les chiffres 
suivants : 





Rendement en matière sèche. 


Humidité du sol. 


Grains. 


Paille. 




Gr. 


Gr. 


80 p. 100 


8.77 


9.47 


60 — 


9.96 


44.00 


40 — 


40.54 


9.64 


30 — 


9.73 


8.20 


20 — 


7.75 


5.50 


10 — 


0.72 • 


1.80 


5 — 


» 


0.12 



136 



JEDMOI^D GAIIV. 



On peut tirer du tableau les conclusions suivantes : 

1 . Il existe un taux dliumidité du sol qui est plus utile 
au développement qu'un chiffre inférieur et qu'un chiffre 
supérieur. 

2. Les taux d'humidité de 25 à 80 p. 100 pour les grains 
et 30-80 pour la paille, donnent sensiblement les mêmes 
résultats. 

L'humidité a été maintenue pendant toute la végétation. 
Les conclusions peuvent donc intéresser pratiquement les 
sols qui sont naturellement humides. On saura par exemple 
que, deux sols déterminés renfermant l'un 30 p. 100 d'eau, 
l'autre 60 p. 100, il vaut mieux cultiver l'Orge dans le second 
plutôt que dans le premier. Cela n'indique pas autre chose. 
S'il s'agit de deux sols secs renfermant 10 p. 100 d'eau et 
irrigables, quelle méthode devra-t-on suivre? Faudra-t-il 
donner 60 p. 100 d'eau au sol pendant toute la végétation? 

Pour répondre à cette question il faut considérer qu'il peut 
y avoir une foule de solutions possibles donnant le rende- 
ment maximum 10,51 en grains et 11,00 p. 100 en paille : 
Donner à la plante une certaine quantité d'eau à un mo- 
ment déterminé, après une légère sécheresse, donne de 
meilleurs résultats qu'une humidité dite optimum, per- 
manente. Le tableau suivant donne le résultat de quelques- 
unes seulement des nombreuses expériences que j'ai faites 
à ce sujet : 



ROLE PHYSIOLOGIQUE DE l'eAU DANS LA VÉGÉTATION. 137 





EN SOL SEC. 


EN SOL 


HUMIDE. 


ESPÈCES. 


Poids 
frais 
avant 
l'irri- 
gation. 


Inter- 
valle. 


Poids 
frais 
après 
l'irri- 
gation. 


Gain 

en 
poids. 


Poids 
frais 
avant 
l'irri- 
gation. 


Inter- 
valle. 


Poids 
frais 
après 
l'irri- 
gation. 


Gain 
en 
poids. 


Polygonum Fagopy- 
rum L. 

L. 

Lupinus albus L. . . . 


0,494 
0,075 


lOj. 

6 


19,40 
0,294 


4,U6 
0,249 


0,755 

0,160 


lOj. 

6 


1,435 
0,280 


0,680 
0,420 


2,175 


9 


4,450 


2,275 


4,140 


9 


4,910 


0,770 


Helianthus annuus L. 


0,540 


17 


5,550 


5,040 


1 ,355 


17 


3,405 


3,050 



On peut donc affirmer que les intervalles d'humidité et de 
sécheresse relative sont en général très profitables aux 
plantes ; beaucoup plus profitables que l'humidité perma- 
nente. 

Cette dernière situation peut être surtout néfaste pour 
une plante bien adaptée aux sols Irès secs. 

Le Datura Stramoniiim^ par exemple, soufîrira d'une 
humidité permanente, mais profitera beaucoup d'irrigations 
espacées. 

Le nombre des plantes terrestres qui exigent une humi- 
dité permanente pour donner un rendement maximum doit 
être assez rare. Presque toutes doivent donner le maximum 
possible avec le concours de l'eau., mais répartie à différents 
intervalles, à certains stades précis de leur végétation. 

Ainsi, il n'existerait pas un seul optimum d'humidité pour 
le développement en poids, mais plusieurs optima qui sont 
en rapport avec la proportion d'eau interne à chaque stade 
de la végétation. 

Les arguments qu'on peut faire valoir en faveur de cette 
conclusion sont les suivants : 

V Pour une plante donnée, une interruption, même 
brève, dans le régime de sécheresse suffit à produire des 
effets extrêmement puissants (1) ; 

(1) A l'appui de cette conclusion j'ai recueilli différents renseignements 



2° Certaines plantes^ qui bénéficient à certains moments 
d'une certaine humidité, peuvent en souffrir beaucoup pen- 
dant la période suivante de leur végétation. 

Le Carthame a déjà été cité, nous avons constaté les mêmes 
phénomènes sur le Ricin. 

Pour cette dernière plante, on a vu successivement l'avan- 
tage appartenir alternativement à la plante de sol sec ou à 
celle de sol humide, ainsi qu'on peut le voir par le tableau 
suivant : 



DATES. 


EN SOL SEC. 


EN SOL HUMIDE. 








15 — 






28 — 












10 juillet 






20 — 


















15 — 







en Algérie sur l'influence d'une pluie très passagère au point de vue des 
rendements agricoles. En 1892, de deux localités situées à la même latitude 
aux environs de Aïn-Beida, l'une a reçu pendant deux heures seulement une 
pluie violente à un certain moment de la végétation. Le rendement à 
l'hectare de TOrge et du Blé dans la localité visitée par Forage, a été 
double de celui qu'on a obtenu dans l'autre localité restée sèche. 
(1) Pluies du l^'" au 5 juillet. 



DEUXIEME PARTIE 



INFLUENCE DE L'EAU SUR LA CROISSANCE. 



A mesure qu'il croît et augmente de volume, le corps de 
la plante augmente généralement de poids. Mais cette aug- 
mentation de poids n'est pas une règle générale. « Une 
Liliacée, dont le bulbe pousse sa tige feuillée, peut perdre le 
tiers de son poids pendant que sa première feuille a décu- 
plé de longueur (1), » et que le volume de son corps a aug- 
menté aussi. Les pertes dues à la respiration ou à une 
forte transpiration peuvent aussi souvent permettre la con- 
tinuation des phénomènes de croissance tout en produi- 
sant une perte de volume ou de poids. 

L'étude que nous avons faite de l'accroissement en poids 
demande donc à être complétée par celle de la croissance 
en général des divers membres de la plante. 

La germination est le point de départ de la croissance ; 
nous avons donc expérimenté en vue de voir l'importance de 
l'eau du sol sur ce phénomène. 

Les résultats signalés ici ont été obtenus dans des expé- 
riences faites sur le Haricot et le Lupin semés en pots dans 
quatre sols de différentes natures et à trois degrés d'humi- 
dité variables suivant la capacité de chaque sol pour l'eau. 

On en peut tirer les conclusions suivantes : 

1° Une terre saturée d'eau (2) produit un gonflement rapide 

(1) Van Tieghem, Traité de botanique (1^° édition, p. 23). 

(2) Une terre est dite saturée quand son hygroscopicité est satisfaite et 
que les intervalles capillaires contiennent le plus d'eau possible. 



J40 



des graines, mais la germination est généralement entravée 
totalement. 

Dans un sol perméable (sable) ou léger (terre de 
bruyère), quelques graines peuvent cependant arriver à 
germer, grâce à l'air qui reste adhérent aux particules ter- 
reuses ou organiques. 

La principale entrave de la germination en terre saturée 
résulte donc du défaut d'aération de la terre. Cette action 
néfaste n'en reste pas moins imputable indirectement à 
l'excès d'humidité et varie suivant que la terre est continue 
ou discontinue d'après la terminologie de Gasparin (1). 

T Un sol presque à demi-saturation favorise beaucoup la 
germination. 

3° Un sol sec, où on place assez d'eau pour gonQer les 
graines, mais où l'on n'entretient pas l'humidité qui dimi- 
nue à mesure de l'évaporation, donne une germination pres- 
que aussi rapide qu'en terre demi-saturée ; mais la croissance 
est considérablement ralentie par le manque d'eau. 

Le ralentissement delà croissance, produit par une séche- 
resse relative du sol, est mis en évidence par le tableau sui- 
vant, qui donne une observation, faite trois jours après le 
semis, sur la longueur de la jeune pousse. 



Phaseolus vulgaris L. 

Sol sec. Sol très humide. Influence 
5 O/o d'eau. 15 0/q d'eau. de l'humidité. 

Moyenne. Moyeane. Moyenne. 

Sable de Fontainebleau. 4-6™™ 22™™ Quadruple la croissance. 

Terre de bruyère.. .... 6-8°^™ 12-15™™ Double la croissance. 



4° L'observation de la germination dans les sols argi- 
leux et calcaires permet de conclure que l'action de l'humi- 
dité, bien que se manifestant dans le même sens, est varia- 
ble suivant le sol considéré. Les conditions nécessaires à 
la germination étant multiples, si l'humidité entrave l'une 



(1) P. Gasparin, Traité de la détermination des terres arables. 



ROLE PHYSIOLOGIQUE DE l'eAU DANS LA VÉGÉTATION. 141 

d'elles, immédiatement le résultat est compliqué par cette 
action indirecte. 

C'est ainsi que le pouvoir d'imbibition, Fhygroscopicité, 
l'évaporation, variant avec la constitution physique et chi- 
mique des sols, un certain taux d'humidité peut produire 
dans la croissance une accélération très variable suivant les 
sols. C'est du reste ce qu'indique le tableau précédent. 

La plante dans le sable humide donne une pousse quatre 
fois plus graiîde que celle du sable sec, et la plante qui croît 
dans la terre de bruyère humide donne seulement une pousse 
deux fois plus grande que si elle était dans la même terre 
sèche renfermant 5 à 6 p. iOO d'eau. 

Si l'on opère sur un sol mixte les résultats sont inter- 
médiaires. Il est donc utile de faire cette remarque que les 
différences observées dans nos expériences sont relatives à 
un sol déterminé, et par suite susceptibles de variations si 
l'on opère sur un autre sol. 

L'expérience nous a toujours cependant démontré que les 
variations de l'action des ditTérents sols, qui paraissent si im- 
portantes au début de la végétation, s'atténuent beaucoup 
et sont plus faibles par la suite. 

CROISSANCE DE LA RACINE. 

La racine, qui se développe à l'air libre, change sa direc- 
tion et recherche l'humidité si on place sur un côté un 
corps imbibé d'eau. Cet organe possède un hydroiropisme 
positif si prononcé qu'il annule complètement le géo- 
tropisme. 

Dans un sol, assez meuble, l'hydrotropisme de la racine 
est encore très idcile à constater. On sait par des observa- 
tions nombreuses que les racines se dirigent dans le sol vers 
le point de plus grande humidité, si le sol est relative- 
ment sec. 

Les cultures en sol sec et en sol très humide devaient don- 
ner, par suite de l'hydrotropisme, des différences dans la 
morphologie externe des racines. 



142 



Dans beaucoup de mes cultures je pouvais, en effet, cons- 
tater deux dispositions des racines dues à Fhydrotropisme. 

r II arrivait ordinairement que la racine était hettement 
pivotante en sol sec et chevelue presque sans pivot en sol 
humide. 

Nous citerons comme exemple le Sarrasin, Polygoiium Fa- 
gopyrum L. On observe, en sol sec, un pivot de 18 à 20 cen- 
timètres de longueur présentant des ramifications peu nom- 
breuses et seulement au voisinage du collet effectif de la 
racine. 

Ces ramifications sont clairsemées et perpendiculaires au 
pivot, quelques-unes (quatre ou cinq) ont 1 millimètre de 
diamètre à leur naissance. 

En sol humide, d'autre part, on trouve un pivot de 5 cen- 
timètres se terminant par trois ou quatre radicelles orientées 
plus ou moins suivant la pesanteur. 

Le long du pivot naissent de nombreuses radicelles rami- 
fiées et enchevêtrées. 

En sol très humide il y a un pivot de 3 centimètres se 
terminant par une fourche, et le tout entouré par un enche- 
vêtrement de radicelles fines et très nombreuses. 

La même différence moins accentuée s'observe chez le 
Baphanus sativm^ (Voyez pl. IV, fig. 5 et 6) où le pivot est 
extrêmement accusé, et très allongé en sol sec. 

2° Certaines racines développent en sol sec un pivot per- 
pendiculaire à la surface du sol et s'enfonçant assez profon- 
dément avant de se ramifier. 

La richesse en eau de la partie superficielle du sol a été 
constamment entretenue en sol humide. Le pivot se ramifie 
plusieurs fois à une très faible profondeur (8-10 centim.) et 
émet souvent des ramifications qui deviennent très fortes en 
épaisseur et rampent parallèlement h la surface du sol presque 
à fleur de terre (Cannabis sat'wa^ Helianthus tuherosus). 

Entre ces deux types se rangent différents intermédiaires 
qui présentent la particularité bien connue d'avoir toujours 
une racine plus chevelue en sol humide qu'en sol sec. 



ROLE PHYSIOLOGIQUE DE l'eAU DANS LA VÉGÉTATIOiN. 143 

Si l'observation ci-dessus est banale dans sa généralité, 
ce qui Test moins, c'est la constatation de diflerences aussi 
importantes que celles signalées déjà pour le Sarrasin. L'as- 
pect des deux sortes d'échantillons est en efîet très différent. 

On peut donc formuler la conclusion suivante : 

L'humidité du sol parait ralentir la croissance terminale 
de la racine principale et exagérer la croissance des ramifi- 
cations secondaires et tertiaires. La distance des insertions 
des radicelles est beaucoup diminuée. 

Ces résultats sont inverses de ceux qu'on observe sur la tige. 

Quand un sol est très sec l'allongement terminal de la 
racine principale est accéléré par la sécheresse. 

Cet effet doit être mis sur le compte de l'hydrotropisme 
positif, car les parties profondes du sol sont plus humides 
que les parties superficielles. 

Dans le cas d'arrosages très fréquents et très abondants, 
la surface du sol est presque toujours saturée jusqu'à une 
faible profondeur; cette humidité détermine donc la racine à 
se développer dans cette région : c'est ce qui explique la 
présence de racines traçantes à fleur de terre dans les sols 
humides. 

Au point de vue pratique, on peut dire que la plante est 
plus profondément enracinée dans un sol sec. Cependant la 
stabilité de la plante est souvent plus faible en sol sec qu'en 
sol humide. On constate fréquemment, en effet, que les par- 
ties supérieures de la racine de la plante S, sont ridées par 
une grande dessiccation, cette particularité nuit beaucoup à 
la fixation de la partie aérienne qui ainsi n'a qu'un faible 
point d'appui. 

CROISSANCE ET RAMIFICATION DE LA TIGE, 

n est établi que la tige s'allonge davantage dans l'air saturé 
de vapeur d'eau que dans l'air sec. 

Il en résulte que si elle est exposée sur ses parties latérales 
à une humidité inégale, elle s'infléchit vers le côté le plus 
sec : l'hydrotropisme de la tige est donc négatif.Nous ne nous 



144 



occuperons pas de l'action de l'air humide sur la croissance, 
mais seulement de l'action de l'humidité du sol. 

Il est clair que l'humidité du sol n'agit sur la tige que par 
l'excès d'eau qui y entre et s'y maintient. Si on compare, 
comme nous l'avons fait, la proportion centésimale d'eau 
pendant la végétation en S et en H, on trouve, comme nous 
l'avons vu, de 3 à 5 p. 100 d'eau en plus pour l'ensemble de 
la plante H ; en réalité, certains organes, comme les feuilles 
adultes, ont une différence qui est rarement plus forte. 

En cherchant le poids sec des feuilles arrivées à l'état 
adulte, on a trouvé en effet pour des lots de feuilles compa- 
rables : 





POIDS 
frais. 


POIDS 
sec. 


POIDS SEC. 


EAU. 


Sarrasin (fleuri) 


( S. 
i H. 


Gr. 

2,195 
2,320 


Gr. 

0,4!>8 
0,432 


19,50 
18,61 


80,50 
81,39 




i S. 
• ( H. 


0,950 
1,490 


0,285 
0,320 


30,00 
26,89 


70,00 
73,11 


Lupin 


i S. 
■ l H. 


1,820 
2,330 


0,332 
0,340 


18,24 

14,57 


81,76 
85,43 




^ S. 
• l H. 


3,340 
3,225 


0,541 
0,417 


16,16 

12,93 


83,84 
87,07 


Gourfïe 


i S. 
• \ H. 


2,230 
3,1"0 


0,485 
0,620 


21,74 
19,55 


78,26 
80,45 


Pavot 


i S. 
• ( H. 


0,310 
1,370 


0,035 
0,120 


11,30 
9,49 


88,70 
90,51 



Les feuilles naissent sur la tige de bas en haut (formation 
centripète par rapport à l'axe caulinaire) et les bourgeons 
naissent successivement à l'aisselle des feuilles; mais leur 
différenciation en branches s'opère très différemment dans 
les deux sols. 

11 n'est pas rare, comme l'indiquent les auteurs (1), de voir 
sur une tige, qui a cessé de s'allonger pour une cause quel- 

(1) Van Tieghem, Traité de botanique (f*' édition, p. 274). 



ROLE PHYSIOLOGIQUE DE l'eAU DANS LA VÉGÉTATION. 145 



conque, les bourgeons se développer en branches de haut en 
bas (formation centrifuge). 

C'est ce qui a lieu souvent pour les plantes de sol sec qui 
sont arrêtées dans leur croissance longitudinale par la séche- 
resse du sol. L'allongement terminal restant longtemps 
stationnaire, les ramifications delà tige s'accroissent davan- 
tage. 

Pour les plantes de sol humide, au contraire, l'accroisse- 
ment terminal se continuant sans interruption et avec rapi- 
dité, la ramification latérale est au début assez rare ; mais, par 
contre, aussitôt que se produit le ralentissement de la crois- 
sance, après la floraison, on voit successivement s'ouvrir les 
bourgeons, et il s'ensuit uae abondanteramification centrifuge 
(descendante) qui s'étend d'autant plus loin que presque 
tous les entre-nœuds ont conservé leur vitahté, même après 
leur limite de croissance. 

Pour la plante de sol sec fleurie, le développement centri- 
fuge des bourgeons est très rare, il est plutôt centripète, mais 
localisé en haut de la tige et assez rare. Comme ces rameaux 
du sommet sont peu nombreux, on a une ramification en 
ombelle ou en grappe serrée. 

Dans la plupart des cas la ramification terminale est un 
corymbe largement développé en sol humide et une grappe 
irrégulière en sol sec. 

Au point de vue du port, la tige de sol humide a un con- 
tour très large un peu élargi encore au sommet, à ramifica- 
tion très abondante. La plante de sol sec est assez grêle et 
capitée. 

Pour la plante de sol humide : 

a. Jeune. — Le développement des bourgeons est centri- 
pète (ascendant), rare ou nul ; 

b. Adulte. — Le développement des bourgeons est centri- 
fuge (descendant), très répandu. 

Pour la plante de sol sec : 

a. Jeune. — Le développement des bourgeons est centrifuge 
(descendant), assez répandu; 

ANN. se. NAT. BOT. XX, 10 



146 



EDMOIVD GAl^K. 



b. Adulte. — • Le développement des bourgeons est centri- 
pète (descendant), rare ou nul. 

En règle générale on sait que l'accroissement donne à la 
tige une forme cylindrique ou prismatique; ensuite il se 
produit une difl'érenciation en fuseau ; Taxe transversal de 
ce fuseau est placé à une hauteur variable suivant les espèces 
ainsi qu'on l'admet généralement. 

Mes observations permettent d'affirmer que cette différen- 
ciation est corrélative de la ramification. 

Comme l'humidité du sol retentit beaucoup sur la ramifi- 
cation, j'ai pu établir une relation évidente entre la largeur 
de la tige à différents niveaux et la ramification à ces mêmes 
niveaux. 

En un mot, l'épaississement ultérieur de la tige ne se fait 
pas au hasard. Comme la ramification constitue le port de 
l'espèce et que ce port est relativement fixe, il s'ensuit que 
l'épaississement suit une règle propre à l'espèce. 

Mais tout ce qui modifie la ramification modifie par contre- 
coup l'accroissement en largeur, ainsi que nous allons l'ex- 
pliquer. 

Après un grand nombre d'observations relatives à la crois- 
sance, j'ai pu formuler la remarque suivante : 

Les dimensions en diamètre que peut acquérir un entre- 
nœud paraissent en rapport avec les j)hénomènes de croissance 
des ramifications du nœud immédiatement supérieur. 

Démonstration avec le Sarrasin, — Ex. fig. 18, A. La tige 
restera sensiblement cylindrique si chaque nœud donne 
seulement un pédoncule foliaire. Si le bourgeon b se déve- 
loppe quand la feuille /* a terminé sa croissance, en géné- 
ral l'enlre-nœud inférieur 1 a aussi terminé sa croissance et 
le développement de b n'aura plus d'influence sur l'accrois- 
sement de l'entre-nœud 1 . 

Si, au contraire, le bourgeon b se développe dès le début 
du développement de la feuille /, le développement de ce 
bourgeon produit un appel de substance et l'entre-nœud 
inférieur s'accroît en diamèlre et non pas en longueur. 



ROLE PHYSIOLOGIQUE DE l'eAU DANS LA VÉGÉTATION. 14T 



Cet entre-nœud devient ainsi un centre qui commande le 
développement de la tige T et du rameau issu de h 
(fig. 18, B). 

La tige T, en général, ayant une avance considérable au 
point de vue de l'âge, reste plus grosse que le rameau R. Mais, 
comme nous l'avons dit, l'accroissement de l'entre -nœud 2 




Fig. 18 (A et B), — Schéma de la ramification du Polygo7ium Fagopyrum L. — 
6, bourgeon axillaire ; /", f, /k , feuilles axillantes; R^, R2, R/, rameaux issus 
des bourgeons; 1, 2, 3, entre-nœuds; T, tige principale. 



est en rapport avec le développement de et R, suit le déve- 
loppement de R/. 

n s'ensuit que si R^ se développe très rapidement (notam- 
ment si R2 apparaît presque en même temps que RJ, 2 aura 
une avance très grande, car R\ n'apparaîtra que plus tard. 
Il peut ari'iver, au contraire, que 2 continue à croître en 
longueur si sa vitalité est grande. 

Alors R2 n'apparaît que presque simultanément à R/, sur- 
tout si Rj cesse très tôt son accroissement en longueur, et 
par suite avance l'apparition de R/. 



148 



KDMOIVO CÎAIIV. 



Il s'ensuit alors une lutte de vitesse dans l'accroissement 
de et 

Mais 2 étant, dans ce cas, plus long que R^ R/ a un certain 
avantage sur Rg, d'où il résulte que R^ s'accroît en diamètre 
plus rapidement que 2. 

On a alors une fourche formée par la tige et son rameau, 
011 l'on a suivaut les cas : 

Premier cas. — T> R^ (en diamètre). Cas ordinaire corres- 
pondant à : ï le plus petit possible ; R^ le plus grand possible ; 
Rg ayant un développement très avancé sur R/ ; 

Deuxième cas. — T=R^ (en diamètre). Cas correspondant 
à: Tassez long; R^ assez court; R^ peu avancé sur R/; 

Troisième cas . — T < R^ (en diamètre). Cas correspondant à : 
T le plus long possible; R^ le plus court possible; R^et R/ 
apparaissant sensiblement en même temps (ou Rg après R/ 
ce qui est rare), et en général T plus long que R^. 

Relations suivantes corollaires. — Le rapport des dimen- 
T 

sions en diamètre — peut donc être > = < que 1 . 

L'avenir des deux branches de la fausse dichotomie en dé- 
pend. 

T 

En général, si - > 1 , la plante est élancée et peu ramifiée. 
. T 

Au contraire, si — < 1 ou = 1 , la plante est ramifiée en lar- 
R^ 

geur,puisque chaque rameau, pour son propre compte, possède 
« une fraction » delà vie totale de la plante, plus importante. 

Chaque rameau secondaire représente dans la vie de la 
plante un facteur très important ayant, par suite, des charges 
et un but plus important. Il aura pour mission de fournir, par 
suite, son contingent de fleurs et de graines. 

En résumé : 

V L'accroissement en longueur est antagoniste de l'accrois- 
sement en diamètre ; 

2° L'accroissement en longueur terminé, l'accroissement 
en diamètre peut encore se produire; 



ROLE PHYSIOLOGIQUE DE l'eAU DANS LA VÉGÉTATION. 149 

3° Los deux accroissements peuvent encore être simultanés, 
mais, en général, le maximum d'action de l'accroissement en 
diamètre arrive au moment, où l'accroissement en longueur 
est sur le point de cesser; 

4° L'accroissement en longueur est lié à la vie collective 
de toutes les parties de la plante; 

5° L'accroissement en diamètre est lié intimement aux 
phénomènes d'accroissement qui se passent dans la région du 
nœud immédiatement supérieur ; 

6° Si l'accroissement en diamètre apparaît après la fin de 
Taccroissement en longueur, la plante tout entière voit ses 
proportions augmenter en largeur au détriment des dimen- 
sions en longueur. En un mot, l'accroissement en diamètre 
correspond à une déformation du port de la plante, qui exagère 
ses dimensions transversales. 

Des observations dues à Dupetit-Thouars (1) prouvent que 
les stipes des Bracsena^ des A/o^^et des Yucca, s'accroissent 
en diamètre lorsque ces Monocotylédones se ramifient. Le 
Dracœna umbraculifera. par exemple, qui n'a qu'une cime 
comme les Palmiers, ne croît pas en diamètre; mais le Dra- 
cœna Draco, qui se ramifie, grossit considérablement. Le 
stipe des Yucca ne grossit point tant que ces végétaux ne 
conservent qu'une cime; mais si quelque accident les prive 
de leur tête, ils se ramifient, et dès lors croissent en dia- 
mètre. D'autre part, Dutrochet (2) fait remarquer que chez 
les Monocotylédones, l'augmentation de grosseur de la tige 
est toujours en rapport avec la grosseur du bourgeon terminal 
que possède cette tige. 

«Lorsque, dit-il, ce bourgeon ne s'accroît point en gros- 
seur, la tige qui en émane a constamment le même diamètre ; 
lorsque le bourgeon grossit, la tige grossit également. » 

Ces données, dont j'ai eu connaissance après avoir fait mes 
observations et tiré mes conclusions, viennent corroborer et 
recommander, par l'autorité de Dutrochet, la théorie que je 

(1) Dupetit-Thouars, Accroissement en diamètre du Dracœna. 

(2) Dutrochet, Mémoires t. I, p. 169. 



150 



EDMOiVD GAl^. 



viens de formuler plus haut, relativement aux Dicotylé- 
dones. 

Les remarques de ce genre sont assurément faciles sur les 
plantes Monocotylédones^, à cause généralement de leur 
ramification très réduite. 

On peut comparer chaque hampe de Monocotylédone à un 
entre-nœud de Dicotylédone, et ce que viennent d'énoncer 
Dupetit-Thouars et Dutrochet est applicable. 

C'est la ramification, comme je l'ai dit, qui produit et 
influe particuhèrement sur l'accroissement en épaisseur de 
la partie sous-jacente. 

Cette remarque pourrait, sans nul doute, recevoir des 
applications pratiques, par exemple dans la taille des arbres, 
en vue de produire un effet ornemental déterminé. 

Application à rinflueme de Vhumidité du sol. — L'humi- 
dilé a pour effet, ainsi que je l'ai prouvé antérieurement (1), 
d'augmenter la période de temps pendant laquelle les entre- 
nœuds inférieurs de la plante peuvent s'accroître. 

Les tissus du bas de la plante en sol humide conservent 
plus longtemps leur vitahté (temps t au heu de /). Il s'en- 
suit : 

1° Un accroissement en longueur plus considérable; 

2° Cet accroissement en longueur empêche l'accroissement 
en diamètre d'agir seul pendant cette période [t ~{)\ 

3° De plus, comme le bourgeon b, en général, ne s'épa- 
nouit que lorsque l'accroissement en longueur de l'entre-nœud 
inférieur est terminé, il s'ensuit un retard dans son appari- 
tion, d'où une avance pour le bourgeon supérieur de la 
tige. 

T 

Par suite, — tend à augmenter en s'éloignant de 1. 
^1 

conservera ainsi une grande avance et T aura la pré- 
dominance sur Rj. La plante s'accroît en longueur surtout. 
L'inverse se produit si la sécheresse fait cesser l'accrois- 

(1) Edmond Gain. — Influence de Vhumidité du sol sur la végétation (Ass. 
fr. Av. Se, Congrès de Pau, 1892). 



ROLE PHYSIOLOGIQUE DE l'eAU DANS LA VÉGÉTATION. 151 

sèment en longueur des entre-nœuds, car alors chaque entre- 
nœud cesse assez rapidement son accroissement en longueur 
et commence aussitôt son accroissement en diamètre. Le 
bourgeon terminal est en outre plus gros qu'en sol humide, 
puisqu'il reste plus longtemps sans se développer. L'accrois- 
sement en diamètre en sol sec est d'autant plus fort que la 
tige se ramifie davantage dans la partie inférieure le cas est 
fréquent, ainsi que nous l'avons dit, plus haut, à propos de 
la ramification de la jeune plante en sol sec. 

Le résultat final est donc une tige plus haute en sol humide 
et proportionnellement moins large à la base qu'en sol sec. 
Si la sécheresse est telle que les bourgeons axillaires ne se 
développent pas du tout, les entre-nœuds restent courts, 
mais cependant proportionnellement plus larges qu'en sol 
humide. * v f 

INTENSITÉ DE CROISSANCE TOTALE. 

L'intensité de croissance est, dans une certaine mesure, 
fonction de l'accroissement en poids. Nous avons vu cepen- 
dant qu'il y avait lieu de faire certaines restrictions. Quand 
l'optimum d'humidité est dépassé à un certain moment de 
la végétation, il s'ensuit un arrêt dans l'accroissement en 
poids et dans la croissance terminale. Pour se rendre compte 
des différences d'intensité de croissance, il faut donc consi- 
dérer des plantes qui ne dépassent pas l'optimum pendant 
toute la végétation. 

En mesurant la hauteur finale des tiges avant la dessicca- 
tion, on obtient ainsi un rapport entre l'intensité de croissance 
en sol humide et l'intensité de croissance en sol sec. 

Voici, pour les cultures de 1892, les principales valeurs 
observées: 



Helianthus tuberosus 
(Topinambour). 

Avena saliva (Avoine). 





Taille 


Taille 


Rapport 




maximum. 


moyenne. 


H 




cm. 


cm. 


S 


TH 


300 


290 




H 


320 


300 


1 1.76 


S 


180 


170 




TH 


145 


130 




H 


140 


125 


1 1.56 


S 


90 


80^ 





132 



Polygonum Fagopyrum \ 
(Sarrasin). | 

Solanum tuberosum i 
(Pomme de terre). | 

Br assied Napus oleifera \ 
(Colza). ) 





Taille 


J aille 


Rapport, 




niaximuni • 


mo venue. 


H 




cm. 


cm. 


S 


TH 


100 


95 




H 


110 


110 


' 1.57 


S 


85 


70 


\ 


TH 


160 


130 


i 


H 


160 


135 


1.35 


S 


140 


100 


) 


TH 


80 


75 




H 


90 


85 


j 1.54 


S 


60 


55 




TH 


75 


70 




H 


65 


65 


1 1.18 


S 


55 


55 





Dans les cultures de 1893, les résultats sont analogues : 



Artemisia Absinthium (Absinthe.) 
Brassica Napus oleifera (Colza). 

Faba vulgaris (Fève) 

Lupinus albus (Lupin) 

Raphanus sativus (Radis) 

Polygonum Fagopyrum (Sarrasin). 

Linum usitatissimum (Lin) 

Triticum vulgare (Blé) 

Solanum tuberosum (Pomme de ter. ) 
€arthamus timtorius (Carthame). 
Lepidium sativum (Cresson alénois). 
Helianthiis tuberosus (Topinambour) 

Hordeum vulgare (Orge) 

Cannabis saliva (Chanvre) 

Papaver setigerum (Pavot) 

■CEnothera biennis (Onagre) 

Spilantes fiisca (Cresson de Para). 





. Taille 




Rapport 




moyenne. 




H 




cm. 




S 


H 

S 


120 
90 


i 


1.33 


H 

S 


80 

65 


i 


1.23 


H 

S 


70 
30 


! 


2.33 


H 

S 


60 
40 


s 


1.50 


H 
S 


90 
80 


i 
i 


1.12 


H 

S 


90 
60 


} 
) 


1.50 


H 

S 


70 
35 


i 


2.00 


H 

S 


100 
80 


( 
\ 


1.25 


H 

S 


80 
50 


1 


1.60 


H 

S 


60 
40 


1 


1.50 


H 

S 


70 
45 


j 


1.55 


H 

S 


285 
210 




1.35 


H 

S 


90 
60 


1 


1.50 


H 

S 


250 
110 


) 
s 


2.27 


H 

S 


100 
60 


s 


1.66 


H 

S 


80 
65 


i 

) 


1.23 


H 

S 


35 
30 


) 

) 


1.16 



ROLE PHYSIOLOGIQUE DE l'eAU DANS LA VÉGÉTATION. 153 



Deux conclusions découlent de l'examen de ces chiffres f 
r L'optimum de croissance étant dépassé, l'intensité de 
croissance diminue en général, mais dans des proportions 
variables. Les plantes qui résistent bien à l'humidité ou qui 
sont presque indifférentes aux écarts d'humidité du sol ont 
un optimum plus élevé. 

2*" Les plantes qui craignent l'humidité, suivant l'expres- 
sion courante, ont en général leur intensité de croissance 
diminuée dans des proportions beaucoup plus importantes, 
puisque leur santé se ressent davantage d'un excès d'humi- 
dité que d'un excès de sécheresse. Dans mes cultures, j'ai 
pu remarquer justement que ce sont toujours les plantes 
adaptées à la sécheresse qui résistent mal à l'humidité. 
C'était un fait prévu, mais qui pouvait ne pas être facile à 
constater. 

La Courge, le Maïs, le Ricin, le Datura, etc., m'ont donné, 
comme on peut le voir, des différences aussi importantes en 
sens contraire des premières différences observées plus 
haut: 

H 

Datura Stramonimn (Datura) 
Cucurbita Pepo (Courge) .... 
Ricinus communis (Ricin)... 

Zea Mays (Maïs) 

Onohrychis sativa (Sainfoin). 

Pour toutes ces plantes l'optimum d'humidité n'est pas 
très élevé et s'il est dépassé, l'intensité de croissance est 
diminuée dans des proportions très considérables. 

PÉRIODICITÉ de LA CROISSANCE. - ' 

Deux individus d'une même espèce vivant dans les mêmes 
conditions extérieures, la courbe de capacité de croissance 
de ses différentes parties est analogue pour tous les deux. 



80 

95 

180 
300 

HO 

140 

135 
175 

^20 
30 



0.84 



] 0.60 



0.78 



0.77 



0.66 



154 



Mais si Ton vient à faire varier une des conditions, on peut 
observer des différences qui lui sont imputables. 

Deux procédés peuvent être employés pour faire ces 
observations : 

r Tracer pour les individus adultes les courbes de capa- 
cité de croissance le long de la tige de bas en haut ; 

T Examiner dans le temps, comparativement, les intensités 
de croissance totale. 

Ces deux procédés doivent donner desrésultats concordants. 

L'intensité de croissance partielle, ainsi qu'on le peut 
facilement constater, est une fonction périodique de la dis- 
tance à la base. « Les divers entre-nœuds qui composent 
une tige, dit M. Van Tieghem, bien qu'ayant eu tous, à un 
certain moment, la même longueur, ont finalement acquis 
des longueurs très différentes. Vers la base, les premiers 
entre-nœuds formés sont courts et les suivants sont de plus 
en plus longs, puis vient un entre-nœud qui est le plus long 
de tous, à partir duquel on rencontre, en s'avançant vers le 
sommet, des entre-nœuds de plus en plus courts. » 

La loi qui vient d'être formulée entraîne comme consé- 
quence que la croissance totale est aussi une fonction pério- 
dique du temps. La courbe de la croissance totale est en 
outre identique à celle de la croissance partielle, ainsi qu'on 
peut le prouver par le raisonnement (1). 

Capacité de croissance des entre-nœuds et des rameaux. 
— Pour faire cette étude, qui est laborieuse et des plus mo- 
notones, il faut ^'astreindre à mesurer les dimensions en 
longueurs des entre-nœuds d'un grand nombre d'échantillons 
de plusieurs espèces végétales croissant comparativement en 
sol sec et en sol humide. 

Ce travail est très difficile à exposer avec précision. On se 
trouve arrêté d'abord par les nombreuses variations indivi- 
duelles qui masquent le type principal et moyen. En outre, 
quand on arrive à la comparaison, on ne sait sur quel prin- 
cipe s'appuyer pour mettre en parallèle deux plantes qui, 

(1) Van Tieghem, Traité de botanique, p. 33. 



ROLE PHYSIOLOGIQUE DE l'eAU DANS LA VÉGÉTATION. 155 



n'ayant ni le même nombre d'entre-nœuds ni le même nombre 
de rameaux, sont très dissemblables d'aspect. Nous avons 
expliqué plus haut ce qu'il faut penser de l'influence de l'eau 
du sol sur la ramification et sur l'accroissement en largeur; 
il en résulte que cette influence peut se manifester très diffé- 
remment suivant Tespèce et suivant le stade de végétation. 

On comprendra donc qu'il serait imprudent d'échafauder 
de nombreuses conclusions sur un terrain aussi mobile, où 
souvent l'on pourrait généraliser à tort. Nous nous conten- 
terons de donner quelques exemples qui mettent en relief 
plusieurs conclusions qui sont très générales, vérifiées dans 
tous les cas, et sont hors de toute discussion. 

Pour les mettre en évidence, on s'est adressé à des tiges 
non ramifiées, et l'expérience prouve que dans chaque sol 
les courbes de croissance de plusieurs individus sont très 
analogues, pour de pas dire presque identiques. 

Voici pour le Sarrasin [Polijgonum Fagopynim) les inen- 
surations de la tige d'un pied non ramifié et portant seule- 
ment des feuilles alternes. 





SOL 


SEC. 


SOL 


HUMIDE. 


TRÈS 


SOL 

HUMIDE. 




cm. 


cm. 


cm. 


cm. 


cm; 


cm. 


Axe hypocotylé 


18 


» 


20 


)) 


37 


>•) 


Pétioles des feuilles séini- 
















n 


20 




30 




35 




30 




112 


)) 






Pétiole de la feuille qui y 


















42 




77 




80 


2^ entre-nœud 


45 


)) 




» 


115 


» 






33 




80 




60 




60 


» 


95 




120 






)) 


66 


» 


65 




_ 50 (fl.) 




50 


» 


60 




112 




>y 


50 


)) 


35 (fl.) 




35 




30 




45 


)) 


75 






» 


23 (fl.) 


» 


10 




30 




30 


)) 


30 


)) 


50 


)) 




)) 


7 


» 


4 




10 


7e entre-nœud 


17 




)) 


)) 


23 


)) 


Pétiole 


» 


5 








5 




305 


306 


507 


356 


689 


310 



156 



Les trois échanlillons ci-dessus sont des types moyens 
mesurés le 2 juillet, après la floraison, avant la fin de la 
croissance. Ils indiquent très nettement : 

1° Que les parties les plus développées (entre-nœud et 
feuilles) sont situées plus bas le long de la tige en sol humide 
qu'en sol sec. 

C'est un résultat très général qui est très évident. Si l'on 
dresse la courbe de capacité de croissance, le maximum 
est toujours plus près de l'axe des ordonnées pour la courbe 
de sol humide. 

2° Toutes choses égales d'ailleurs, la capacité de crois- 
sance pour deux entre-nœuds homologues est plus faible 
en sol sec. 

On peut en dire autant des feuilles. A ce sujet, ayant 
tracé la courbe de capacité de croissance des différentes 
feuifles, de la base au sommet, je suis arrivé à un graphi- 
que analogue à celui qu'a pubhé M. Léon Dùfour (1). Dans 
ce travail on trouve cette conclusion que, toutes les autres 
conditions étant semblables, à une plus grande humidité du 
sol les limbes des feuilles sont plus grands. Cet auteur géné- 
ralisait trop hâtivement, car ce résultat n'est acquis que si 
l'on ne dépasse pas l'optimum d'humidité. Cette dernière 
condition pouvant être très souvent réalisée dans la nature, 
cette restriction est donc de la plus grande importance. 

J'ai déjà insisté sur la division qu'il fallait faire des plantes 
adaptées naturellement à la sécheresse, et des plantes, au 
contraire, adaptées à l'humidité. Les résultats sont très 
différents dans les deux cas, et cependant jamais les 
auteurs n'ont tenu compte de ces deux points de départ très 
importants. 

L'optimum d'humidité pour une espèce est d'autant plus 
faible que cette espèce est adaptée davantage à la sécheresse. 

De sorte que plusieurs auteurs peuvent soutenir des opi- 
nions divergentes sur l'influence de la sécheresse ou de 
l'humidité. 

(1) Léon Dafour, Influence de la lumière sur la forme et la structure des 
feuilles (An. se. nat., Bot., 1887). 



ROLE PHYSIOLOGIQUE DE l'eAU DANS LA VÉGÉTATION. 157 

Les termes de sécheresse et humidité n'étant que re- 
latifs, une faible teneur du sol en eau peut être pour une 
plante donnée une humidité exagérée supérieure à son 
optimum. C'est surtout pour toutes ces plantes dont l'opti- 
mum est peu élevé, qu'il est faux de dire avec les auteurs : 
qu'une trop grande humidité détermine les plantes à 
pousser en feuilles et en pousses herbacées. 

Nous allons le démontrer en examinant les phénomènes 
de croissance de la feuille : 

Les expériences ont porté sur : Ricinus communis; Arte- 
misia Ahsmthium ; Brassïca Navus oleïfera ; Faba vulgaris ; 
CicUta vïrosa; Biibia tinctorium; Luphius albus ; Cncurbita 
Pepo ; Polygonwn Fagopyrum ; Linum iisitatissimiim ; Nico- 
tiana rustica; Papaver somniferum setigerum ; Solanum 
tuberosum (5 variétés) ; Datura Stramonium; Helianthus iu- 
berosus; Hordeum vulgare ; Zea Mays ; Pisitm sativum; 
P haseolus vulgaris ; Cannabis s at'iva; Carthamus tinctorius , etc. 

Rapports des di?ne?isions du limbe et du pétiole. — Chez 
les feuilles pétiolées le rapport de la longueur du pétiole 
à celle du limbe est différent pour chacune des régions 
de la tige. La longueur du pétiole est, en effet, sous la 
dépendance de la capacité de croissance des entre-nœuds. 

Je rappelle à ce sujet quelques résultats que j'ai men- 
tionnés déjà (1) : 

1° Dans le plan général du végétal, les entre-nœuds 
varient de longueur suivant les régions. 

T Les régions subissent un déplacement en hauteur, le 
long de la tige, sous l'action de l'humidité du sol. 

S"* Le pétiole maximum s'insère toujours sur Tentre-nœud 
maximum. 

Si donc l'on dresse la courbe de capacité de croissance 
des feuilles en allant de la base au sommet, on trouve une 
différence importante due à la sécheresse du sol. Le maxi- 
mum qui correspond au sommet de la courbe est plus près 

(1) Edmond Gain, Influence de V humidité du sol sur la végétation (Congrès 
de Pau. — Ass. fr. Av. se, 1892). 



158 



de la base en sol humide pour les plantes dont l'humidilé 
favorise le développement pendant toute la végétation; le 
résultat peut être différent si, à un moment donné, l'opti- 
mum est dépassé. 

Forme du limbe. — La forme générale du limbe est mo- 
difiée; mais si cette déformation est générale, elle se mani- 
feste toutefois dans des sens variables suivant les espèces. 

Il est cependant un fait qui paraît ne pas offrir d'excep- 
tion, c'est que la base de la feuille paraît en sol humide 
douée d'une croissance qui se continue plus longtemps, d'où 
élargissement des deux parties latérales qui avoisinent le 
pétiole. 

Quand le limbe se prolonge par des îlots foliacés sur 
les parties latérales du pétiole, ces parties sont beaucoup 
plus développées sur les plantes des sols humides [Datura, 
Solitnum). 

Les dentelures de la feuille sont toujours accentuées par 
la sécheresse du sol et plus pointues [Carthamus^ Datura). 

Quand l'extrémité de la nervure médiane se prolonge par 
une petite épine terminale, celle-ci est toujours accentuée 
sur un sol sec, tandis qu'elle émerge à peine du limbe sur 
la plante du sol humide [Faba). 

Les feuilles subissent chez beaucoup de plantes une va- 
riation de forme depuis la base de la tige jusqu'au sommet. 
Il est donc nécessaire, pour établir la comparaison des 
feuilles des plantes de sol sec et des feuilles des plantes de 
sol humide, de s'adresser à des feuilles occupant des posi- 
tions homologues sur la tige. 

Les feuilles comparables diffèrent entre elles. Les diffé- 
rences s'exagèrent d'autant plus que l'on se rapproche da- 
vantage du sommet de la plante. 

Les deux tableaux suivants indiquent des faits intéres- 
sants relativement à cette question : on y trouve les dimen- 
sions du limbe et le rapport de la longueur à la largeur, qui 
donnent des renseignements importants au point de vue de 
la forme générale du limbe. 



ROLE PHYSIOLOGIQUE DE l'eau DANS LA VÉGÉTATION. 159 



Faha vulgaris. 



p^OS 

DES 
FEUILLES 


SOL SEC. 


SOL HUMIDE. 


LONGUEUR. 

A. 






- 






LARGEUR. 

B. 


A j D. 


LONGUEUR. 

AK 


LARGEUR. 


Al /RI 




... 
miilini . 


niillini. 




lilliiilll • 


liiilll lll • 




1 


26 


18 


1,44 


39 


32 


1,21 


2 


35 


20 


1,75 


34 


29 


1,17 


3 


35 


20 


1,75 


35 


23 


1,52 


4 


36 ; 


20 


1,80 


35 


20 


1,75 


5 


37 


19 


1,94 


38 


20 


1,90 


6 


39 


17 


2,29 


45 


27 


1,66 


7 


29 


15 


1,93 


42 


26 


1,62 


8 


30 


14 


2,14 


47 


24 


1,95 


^ 


30 


14 


2,14 


51 


24 


2,12 


10 


30 


12 


2,50 


57 


25 


2,28 


11 


33 


12 


2,75 


57 


26 


2,19 


12 


35 


12 


?,91 


57 


26 


2,19 


13 


34 


12 - 


2,83 


48 


23 


2,08 


14 


31 


10 


3,10 


41 


20 


2,05 



On voit, dans le tableau relatif aux feuilles du Faôa vul- 
garis^ que pour deux feuilles homologues A est ordinaire- 
ment <A^ et B <B^; mais les différences entre A et A\ 
d'une pari, et B et B\ d'autre part, varient suivant les diverses 
feuilles. 

De plus, si on fait le rapport de la longueur à la largeur, 
on voit que ce rapport esl très différent pour les deux caté- 
gories de feuilles. Ainsi, pour la feuille n° 1 le rapport de la 
longueur à la largeur est de 1,44 en sol sec et de 1,21 en 
sol humide. Dans le premier cas, par conséquent, la feuille 
est plus effilée que dans le second. 

En outre, on peut dire, d'une façon générale, que cette 
déformation s'accentue de la base au sommet de la plante, 
et plus dans le sol sec que dans le sol humide. Cette conclu- 
sion peut être étendue à la plupart des plantes qui béné- 
ficient de l'humidité du sol pendant toute leur végétation. 

Dans le tableau suivant on a pris des feuilles homologues 



160 



EDMOIVD 



dans dix régions de la lige numérotées en allant de bas en 
haut (plante fleurie). 



Carthamus tinctorius. 



ivtOS 

In 

DES REGIONS 


SOL SEC. 


SOL HUMIDE. 


DES FEUILLES, 
DE LA BASE DE 

LA PLANTE 
A SON SOMMET. 


LONGUEUR 


LARGEUR. 


SURFACE 

en cm-. 


LONGUEUR 


LARGEUR. 


SURFACE 

en cm^. 




millim . 


millim. 




millim. 


millim. 




1 


72 


22 


9,15 


40 


9 


1,95 


2 


68 


19 


6,10 


49 


10 


3 


3 


65 


18 


5,25 


52 


18 


6 


4 


53 


14 


5,04 


67 


29 


10,25 


5 


44 


10 


4,10 


54 


28 


8,55 


6 


42 


10 


3,90 


52 


28 


8,25 


7 


20 


11 


2,10 


38 


18 


3,75 


8 


15 


5 


1 


15 


12 


1,50 


9 


14 


4 


0,75 


9 


7 


0,90 


10 


13 


3 j 


0,50 


10 


6 


0,50 



On voit, par l'examen des chiffres du tableau, que, pour 
le Carthamus tinctorius : 

L'optimum d'humidité du sol varie suivant l'âge de cette 
plante. Pendant la première période du développement, en 
effet, un sol relativement sec favorise le développement fo- 
haire, et, par la suite, au contraire, les feuilles bénéficient 
d'une grande humidité. 

Ces mensurations ne donnent, du reste, qu'une idée 
incomplète des déformations, car deux feuilles ayant même 
longueur et même largeur peuvent cependant différer de 
forme suivant la position de l'axe transversal qui est le 
plus grand. 

Les feuilles composées ont souvent un nombre de folioles 
plus petit en sol sec (Lupin) et quelques folioles restent plus 
petites. (Voyez Pl. IV, fig. 1 et 2.) 

Certaines feuilles qui ne possèdent pas d'ailes à leur base, 
de chaque côté du pétiole, traduisent en général leur grande 



ROLE PHYSIOLOGIQUE DE l'eAU DANS LA VÉGÉTATION. 161 



turgescence par un accroissement au sommet; la feuille, au 
lieu d'être ovale allongée, devient alors arrondie et élargie 
à son sommet (feuilles à développement basifuge). 

En règle générale, la croissance est telle que la feuille tend 
à devenir aciculaire quand la plante s'est complètement 
développée sur un sol trop sec. 

Surface. — Les auteurs s'accordent tous pour affirmer 
que l'humidité du sol exagère la surface des feuilles. 

J'ai indiqué précédemment combien cette conclusion est 
peu exacte. 

Voici deux séries de plantes oii les résultats sont contraires 
par suite des exigences spécifiques. 

(La surface de la feuille du sol sec est prise comme unité 
et représentée par 100.) 



SURFACES DE FEUILLES GOMPARARLES PRISES SUR DES PLANTES 

DE SOL SEC ET DE SOL HUMIDE 



PLANTES 



S clan Li m tubero- 

sum 

Hordeum vulgare. . 

Faba vulgaris 

Polygonum Fagopy- 

rum 

Papaver somnife- 

rum 

Lupinus albus. .... 
Carthamus tincto- 
rius (âgé) 



SOL SEC 


Sol hamide 


PLANTES 


SOL SEC 


Sol humide 






Cucurbita Pepo 


100 


58 


10;» 


155 


Dalura Stramonium 


100 


65 


100 


240 


Ricinus communis 






100 


2 HO 


(jeune) 


100 


9t 






Carthamus tincto- 






100 


145 




100 


83 








100 


27 


100 


550 


Polygonum saccha- 






100 


170 




100 


64 






Symphytum asper- 






100 


345 




100 


72 



Parties accessoires, — Stipules. - — Ces organes sont tou- 
jours beaucoup plus développés dans les plantes des sols 
humides. 

Le tableau suivant donne un exemple des différences obser- 
vées chez le Lupinus albus. 



ANN. se. NAÏ. BOT. 



XX, 11 



162 



Lupinus albus. 



^os DES FEUILLES 

DE LA BASE AU SOMMET 



LONGUEUR I Solsec 

DES STIPULES v 
EN MILLIMÈTRES l „ .. )lô 1* ly li ZZl lO 10 



Chez le Lupin, les stipules participent, comme on le voit, 
à peu près dans les mêmes proportions, au développement 
du limbe. 

On peut constater, en outre, que le stipule de longueur 
maximum se trouve beaucoup plus bas le long de la tige en 
sol humide et suit, par conséquent, la même loi que celle de 
la capacité de croissance des entre-nœuds et des feuilles. 

DURÉE DE LA CROISSANCE. 

La croissance de la plante comprend, comme on le sait, 
la croissance terminale, la croissance intercalaire de la tige 
et de la racine, et la croissance des ramifications (feuilles, 
radicelles). 

On peut conclure de l'observation et de plusieurs expé- 
riences : 

r La croissance terminale de la tige est celle qui subsiste 
la dernière quand pour cause de sécheresse les autres crois- 
sances sont arrêtées; 

2° Quand par suite d'une absorption insuffisante d'eau ou 
d'une transpiration excessive, l'eau vient à diminuer dans 
la partie aérienne, les feuilles cèdent de l'eau à la tige. Ces 
organes se fanent, mais ne se dessèchent pas. 

Si le manque d'eau continue à se faire sentir, la racine 
cède à son tour l'eau qu'elle renferme ; cette eau continue à 
empêcher les feuilles fanées de se dessécher et permet au 
sommet de la tige de conserver assez d'eau pour ne pas périr. 



12 



10 



10 



10 



12 



12 



13 



10 



14 



H 



13 



12 



10 



ROLE PHYSIOLOGIQUE DE l'eàU DANS LA VÉGÉTATION. 163 

Si l'eau ainsi fournie par la racine est insuffisante, on voit 
alors les feuilles se dessécher, une fois cette dessiccation 
commencée elle se continuera et aucune des feuilles ne 
reprendra sa vitalité. 

Si, pendant cette dessiccation, on rend en abondance de 
l'eau à la racine, celle-ci a conservé au contact des parti- 
cules du sol des parties vivantes qui peuvent absorber l'eau. 
La tige peut ainsi relever sa proportion centésimale d'eau 
et continuer sa croissance terminale. Elle pousse alors de 
nouvelles feuilles, mais toutes les anciennes feuilles tombent, 
des plus anciennes aux plus jeunes. 

Si la dessiccation des feuilles n'a pas été assez forte pour 
dépasser la fanaison, la croissance n'en est pas moins arrêtée 
et les feuilles même jeunes restent petites, tandis que celles 
qui vont se développer seront beaucoup plus grandes. 

Quand il y a peu d'eau dans le sol la croissance est donc 
non seulement ralentie, mais encore limitée. 

Pour une espèce donnée une feuille qui apparaît à im 
certain stade de la végétation dispose d'un certain nombre 
de jours pour s'accroître. Si la croissance est très lente, 
la taille sera petite à la fin de cette période de croissance. 
A ce moment, si on fait cesser la cause qui ralentissait la 
croissance, on n'influe plus sur la croissance, puisque 
celle-ci est normalement terminée. Ce fait a été mis en 
évidence par deux expériences, l'une portant sur des feuilles 
l'autre sur des fruits. 

Première expérience (sur la croissance des feuilles). — 
Linum usitatissimum . 

On compare la taille maximum des feuilles obtenues à 
différentes hauteurs sur 3 cultures de Lin : 

r La première a été maintenue en sol très humide pen- 
dant toute la végétation ; 

2° La seconde a été maintenue en sol sec pendant toute la 
végétation ; 

3*" La troisième a végété d'abord en sol sec j usqu'à la florai- 
son, puis a continué à végéter en sol humide. C'est un ar- 



164 



rosage ou une pluie naturelle qui peutamener ce changement. 

J'ai ensuite répété plusieurs fois l'expérience. 

Si on divise la tige en dix régions de 5 centimètres environ 
en prenant pour chacune une feuille type on obtient les trois 
séries qui sont représentées Planche I, fig. 4, 5, 6. 

Les dessins sont faits d'après des empreintes de feuilles et 
sont en grandeur naturelle. 

Dans la série I, les deux feuilles V et 2°"' de la base ont 20 
à 25 centimètres de longueur, et les autres (3""" à 10°"") jus- 
qu'en haut atteignent 30 millimètres. 

Dans la série IT, les deux de la base ont 5 à 6 millimètres, 
et les autres 6, 7 et 8 millimètres. 

Dans la série III, les feuilles de à 5"^° sont comme en II, 
et les feuilles 6,7,8,9 atteignent les longueurs suivantes : 



La dixième feuille qui se formait au moment même de 
l'expérience a atteint 26 à 28 millimètres, et cependant le 
poids de la plante est beaucoup plus faible qu'en sol humide. 

Les conclusions à tirer de cette expérience sont relatives 
à la fois à la durée de croissance, à la capacité de croissance 
et à la hmite de croissance. 

Les feuilles 5,4,3... sont restées insensibles à l'action de 
l'eau, leur durée de croissance était donc terminée au mo- 
ment de l'expérience, la sécheresse avait limité leur crois- 
sance à une taille très petite (7 millimètres environ). Les 
feuilles 6,7,8,9, au contraire, étaient avant la pluie à peu près 
de la taille de 4 et 5, mais elles n'avaient pas complètement 
atleint leur limite finale de croissance, l'arrivée de l'eau a 
prolongé leur durée et leur capacité de croissance, dans des 
proportions inégales. 

La feuille 6 atteint en effet 12 millimètres, puis ne dépasse 
pas cette longueur, la feuille 7 peut arriver à 17 millimètres 
et les feuilles 8 et 9 vont jusqu'à 20 millimètres. 



La sixième. . 
La septième. 
La huitième. 
La neuvième 




ROLE PHYSIOLOGIQUE DE l'eAU DANS LA VÉGÉTATION. 165 

Cette dernière longueur est inférieure de 1/3 à la taille 
maximum des feuilles de la série I, mais celte taille est 
presque atteinte par la feuille 10 formée plus tard et qui ne 
subit pas l'influence de la sécheresse antérieure. 

Ainsi, pour la plante de sol sec arrivée à floraison : 

r La limite de croissance est atteinte dans les deux tiers 
de la tige et de ses dépendances ; 

2° L'accroissement ultérieur sera localisé dans le tiers 
supérieur ; 

T Cet accroissement est limité par un état de réceptivité, 
qui résulte du régime antérieur de la plante. 

L'accroissement centrifuge des rameaux sera limité par 
l'état de la tige à la floraison ; jamais on ne verra de rameaux 
apparaître au-dessous de la 6°"^ région. 

En sol humide au contraire la durée de croissance est 
plus longue pour chaque entre-nœud et pour ses dépen- 
dances, on peut voir apparaître des rameaux dont le déve- 
loppement centrifuge commence en 10 pour descendre quel- 
quefois jusqu'en bas. 

L'expérience faite sur le Lin l'a été aussi sur le Chanvre 
[Cannabis sativa). Les conclusions qui en sont la conséquence 
ont été, en outre, observées sur le Topinambour [Helianthus 
iuberosus), le Pavot [Papaver setigeriwï)^ etc. 

Deuxième expérience (sur la croissance des fruits). — 
A.Capsella Bursa-pastoris . 

La comparaison et les conditions de l'expérience sont les 
mêmes que dans l'expérience précédente. 

L'inflorescence que nous donnons (Planche I, tîg. 1, 2, 3) 
représente la série ïll oii l'humidité exerce son action à 
partir d'un certain moment de la végétation, pendant la 
fructification. 

L'action de la sécheresse se manifeste avant l'expé- 
rience : 

r Par le rapprochement des pédoncules floraux qui sur 
l'axe sont insérés en grappe serrée ; 

2° Par la taille réduite des fruits. Les fruits sont d'autant 



166 



plus petits qu'ils sont plus près du sommet du rameau. 

Après l'expérience, l'arrivée de l'eau n'influence nulle- 
ment les fruits déjà formés. Un seul fruit indique la transi- 
lion, ce fruit représente la feuille 10 de l'expérience précé- 
dente : il était à peine formé au moment de l'arrivée de 
l'eau, mais au-dessus, sous l'influence de l'humidité du sol: 

V Les pédoncules floraux sont espacés^ ce qui indique un 
accroissement intercalaire de l'axe de l'inflorescence ; 

2° Les fruits atteignent tous une grande taille. Cette 
taille est égale à celle des fruits de la série L Dans la 
série II, les inflorescences restent comme à la partie infé- 
rieure de III, et la taifle maximum des fruits ne dépasse pas 
celle du fruit M de la série III. 

B. Lupinus albus. 

Pour le Lupin, la série I possède des fruits! qui ont 
9 centimètres de longueur sur 1 8 de largeur, les graines 
sont nombreuses. (Pl. IV, fig. 7). 

La série II a des fruits très petits, dont la plupart ne dé- 
passent pas 2*'°', 5 sur 0'°',6. Ils sont arrêtés dans leur déve- 
loppement par la sécheresse et les graines ne pourront se 
développer normalement; une seule graine par fruit acca- 
pare en général les réserves. Les fruits étaient petits, mais 
certaines graines étaient presque mûres. (Pl. IV, fig. 8.) 

L'eau survenant à ce moment sur le sol sec détermine 
une anomalie curieuse. 

L'eau en arrivant dans la plante n'agit plus sur Fac- 
croissement du fruit. Nous avions ainsi vu les feuilles du 
Lin des régions 1 à 5 rester insensibles à l'action de 
l'eau. 

Mais à ce moment la graine est capable de profiter encore 
de l'eau qui abonde dans la plante et dont le courant est 
dirigé vers le fruit. 

Le fruit ne pouvant plus se distendre et s'accroître, c'est 
la graine qui s'accroît et se gonfle rapidement. En deux ou 
trois jours, les graines ont triplé de volume. Sous l'influence 
de la pression de la graine la paroi du fruit s'applique exac- 



ROLE PHYSIOLOGIQUE DE l'eAU DANS LA VÉGÉTATION. 167 

tement sur la graine et présente un aspect très anormal 
(Voyez Planche IV, fig. 9). 

Comme en général en sol sec, il y a une ou deux graines 
seulement par fruit, on voit le fruit garder vers le haut et 
vers le bas sa forme ordinaire, il est seulement dilaté et dis- 
tendu fortement en face des graines. 

J'ai obtenu aussi cette anomalie chez le Colza et le Radis. 
Comme sur un même pied tous les fruits ne sont pas au 
même stade de leur développement, il arrive fréquemment 
que quelques-uns seulement réalisent cette déformation 
tératologique. 

Si les fruits sont plus âgés ils restent insensibles à l'arri- 
vée de l'eau, s'ils sont trop jeunes leur croissance continue 
régulièrement et aboutit à la formation d'un fruit analogue 
à celui de sol humide. 

Dans tous les cas, on voit combien l'action de l'eau sur 
un organe est variable suivant le moment où elle s'exerce. 

Les effets en sont très différents selon le stade du déve- 
loppement de chaque organe; si l'on remarque qu'il existe 
sur une plante des parties ayant des âges très différents 
(entre-nœuds, rameaux, feuilles, fruits), on se rend compte 
de la complexité des résultats morphologiques produits par 
l'arrivée de l'eau. 

C'est une des causes qui interdisent au cours de ce tra- 
vail, soit de détailler trop les résultats expérimentaux, soit 
de généraliser outre mesure à toutes les plantes, les conclu- 
sions obtenues sur quelques-unes seulement. 

Cette remarque expliquera pourquoi dans certains cas 
nous avons dû donner des statistiques et des moyennes ou 
même seulement indiquer la marche générale du phénomène 
au lieu de le détailler. 

Nous avons constaté, pour la racine comme pour la tige, 
qu'en H la croissance se continue régulièrement. La pluie 
survenant sur un sol sec produit des ramifications terminales 
nombreuses qui augmentent le nombre des fleurs. 

Cette remarque expliquera des différences de morpholo- 



168 



gie externe. La plante de sol sec ne conserve guère que sa 
partie supérieure en voie de croissance, les parties infé- 
rieures étant desséchées. Quand l'eau survient, il y a donc 
production au sommet de ramifications en ombelles, ce sonl 
les seules possibles. 

Dans le sol humide, au contraire, la capacité de crois- 
sance dure plus longtemps, ainsi que nous l'établissons. Les 
pousses tardives peuvent donc apparaître le long de la tige 
à différentes hauteurs et élargir les contours de la plante qui 
devient moins élancée, tandis qu'en sol sec elle devient capi- 
tée et paraît plus grêle. 

Cette influence est dualistique des difTérences qui se ma- 
nifestent au début du développement. 

Pendant la première période de croissance, on voit en 
effet que la plante de sol sec a une tendance à se ramifier eu 
largeur, tandis que la plante de sol humide s'accroît surtout 
et très rapidement en hauteur. 

Ainsi pour nous résumer : 

1° La sécheresse tend à forcer la plante à se ramifier, 
jeune et à la base. 

2° L'humidité tend à ramifier la plante quand elle est 
adulte. 

a. Si elle agit sur une plante de sol sec, la ramification se 
fait tout à fait à la partie supérieure. 

b. Si elle agit sur une plante de sol humide, la ramifica- 
tion se fait à la partie inférieure moyenne et supérieure., elle 
est centrifuge. 

Un exception vient encore compliquer l'observation sim- 
ple et les conclusions générales : c'est celle des plantes qui 
sontrampantes, émettent des stolons ou peuvent taller comme 
les Céréales. 

Pour cette catégorie de plantes, qui sont en relation avec 
la surface môme du sol, l'humidité est un facteur important 
de leur ramification. 

Exemples : Convolmlus, différentes Graminées,... etc.. 

Le tallage est d'autant plus abondant en sol humide pour 



ROLE PHYSIOLOGIQUE DE LEAU DANS LA VÉGÉTATION. 169 

les Céréales que ces plantes ne possèdent pas un autre 
moyen d'employer la vigueur qui résulte d'une végétation 
active. 

Quand un Helïanthm tuberosus^ par exemple, est plus 
vigoureux qu'un autre, il peut, d'une part, pousser des ra- 
meaux qui consomment, par leur croissance, une partie de 
la substance sèche, et d'autre part, emmagasiner le surplus 
dans ses tubercules. 

Pour une Céréale au contraire, si la substance sèche se 
produit plus abondamment comme il arrive en sol humide, 
en dehors des feuilles qui peuvent se développer davantage, 
l'excédent élève la proportion de poids sec, et par suite 
avance la fin de la végétation, ce surplus sert aussi à dé- 
velopper les seules ramifications possibles : les tiges issues 
du tallage. 

Nous pouvons donc déjà prévoir que ce qui diminue la 
durée de la végétation, c'est la diminution de la proportion 
d'eau interne. 

Or, cette diminution peut êlre amenée par deux causes 
bien différentes : 

r Sur un sol humide-. — Il suffit que la plante soit dans 
l'impossibilité d'employer l'excédent de substance sèche qui 
est produit abondamment; 

T Sur un sol sec. — D'abord à cause des pertes dues à la 
transpiration et non compensées par l'absorption. Ensuite, si 
la végétation suivant son cours, la plante arrive à floraison, 
ce phénomène est suivi d'une très rapide dessiccation, faute 
d'eau pour réparer les pertes d'eau interne. 

Enfin, sur un sol sec^ si la privation d'eau est telle que 
la plante soit très retardée dans son développement, la flo- 
raison peut être retardée assez longtemps. Comme simul- 
tanément la plante de sol humide a fleuri, puis commencé 
à se dessécher, il arrive que la plante de sol humide a une 
végétation plus courte que la plante de sol sec. Ce fait est 
fréquent (Orge, Lin...). 

iNous pouvons donc établir les conclusions suivantes : 



170 



1° L'humidité du sol, en favorisant le développement de la 
plante en poids, accélère la végélation, surtout si la plante 
ne peut pas produire de nombreux rameaux. 

2° Pour les plantes qui fleurissent sensiblement en même 
temps, dans le sol sec et dans le sol humide, la durée de la 
végétation est toujours plus courte en sol sec. 

3° Si la plante de sol sec est assez ralentie dans son déve- 
loppement pour fleurir plus tard qu'en sol humide, très sou- 
vent la durée de la végétation sera aussi courte ou plus courte 
en H qu'en S. 

On s'explique par ces quelques conclusions que la suppres- 
sion des rameaux soit un moyen de hâter la floraison d'une 
plante. En supprimant les rameaux on force la proportion 
centésimale de poids sec à s'élever, et par suite on hâte la 
fin de la végétation. 

On comprend aussi pourquoi, en général, les plantes des 
sols secs ou des régions sèches ont un cycle végétatif assez 
court. C'est qu'elles périssent en général aussitôt après la 
floraison, et ne produisent ordinairement qu'une seule géné- 
l ation de fleurs. Les mêmes espèces en sols humides peuvent 
au contraire continuer à croître longtemps après la première 
floraison, et donner d'autres générations de fleurs, alors que 
les individus de sols secs sont complètement desséchés. L'ha- 
bitude de voir ainsi une espèce porter des fleurs en H, alors 
que depuis longtemps en S toutes les fleurs sont passées, n'a 
certainement pas peu contribué à faire croire que la séche- 
resse hâtait beaucoup la floraison, et que l'humidité la 
retardait. 

11 est en effet admis par les auteurs que la sécheresse 
avance la floraison et que l'humidité la retarde (1). 

Nulle part on ne trouve d'expériences précises pouvant 
établir cette sorte d'aphorisme qui est basé en grande partie 
sur une observation peu exacte. 

D'une part on admet que le développement foliaire nuit au 



(1) Van Tieghem, Traité de botanique, page 913. 



ROLE PHYSIOLOGIQUE DE l'eAU DANS LA VÉGÉTATION. 171 

développement des fleurs, et c'est en outre un fait bien 
constaté que les récoltes sont plus tardives dans les années 
pluvieuses (1). Mais une année pluvieuse manifeste autrement 
ses effets que par une simple élévation du taux d'eau interne : 

Elle diminue la quantité de chaleur et de lumière reçues 
et modifie complètement la transpiration qui est corrélative 
de l'augmentation de poids sec. 

En un mot l'air humide agit très activement concurrem- 
ment avec l'humidité du sol. 

On peut même dire que le rôle de l'air et le rôle du sol 
sont dualistiques. 

Si l'on examine les causes qui influent sur la transpiration, 
l'assimilation et la respiration, on trouve, en effet, que pour 
la végétation, l'optimum consiste dans un air sec et un sol 
humide. 

L'air humide diminue la transpiration et aussi l'assimila- 
tion en diminuant la chaleur reçue. 

Le sol humide, au contraire, augmente la transpiration : 
L'absorption est beaucoup plus forte (2) et la surface de 
transpiration est plus grande. Nous avons vu également que 
l'humidité du sol est favorable à la nutrition en général, 
puisque l'eau est un aliment et un moyen de transport des 
éléments fertilisants du sol. 

On constate de même une opposition complète entre l'in- 
fluence du sol sec et l'influence de l'air sec. 

L'air sec en effet favorise la transpiration de la plante, 
active l'évaporation du sol et par suite son aération. La 
sécheresse de l'air augmente aussi la quantité de chaleur 
reçue, et par suite favorise l'assimflation. 

Le sol sec, au contraire, est nuisible à la transpiration, 
puisqu'il diminue beaucoup l'absorption et les surfaces de 
transpiration. L'assimilation est aussi entravée, puisque la 

(1) Il est facile de s'en rendre compte en comparant les statistiques 
publiées ipfir V Aniiuaire de Montsouris (1882-86), et par les renseignements 
publiés dans la feuille mensuelle du Ministère de l'Agriculture. 

(2) Edmond Gain, Action de Veau du sol sur la végétation {Revue générale 
de botanique, janvier 1895). 



172 



nutrition des racines est défectueuse. Comme en général 
dans la pratique on constate la résultante de deux influences 
qui peuvent s'additionner ou se contrarier, l'observation est 
insuffisante pour expliquer le rôle de chacun de ces facteurs. 

Nous avons séparé leur action expérimentalement. 

1 . Expériences à F air ordinaire (air sec des étés 189^-1 89 S). 

Les cultures ont fleuri ordinairement plus tôt en sol hu- 
mide qu'en sol sec ainsi qu'on le voit dans le tableau suivant 
(cultures de 1892 au Laboratoire de Biologie végétale de 
Fontainebleau). 

Il faut comparer surtout dans ce tableau le sol humide 
avec le sol sec. Le sol très humide, ayant dans quelques cas 
dépassé l'optimum, a pu produire un retard. 





SOL TRÈS HUMIDE 


SOL HUMIDE 


SOL 


SEC 


Ouverture 
des 

bourgeons flo- 
raux 


Épanouisse- 
'ment 
des fleurs 


Ouverture 
des 

bourgeons flo- 
raux 


Épanouisse- 
ment 
des fleurs 


Ouverture 
des 

bourgeons flo- 
raux 


Epanouisse- 
ment 
des fleurs 


Avena sativa. . 


17 juillet 


26 juillet 


18 juillet 


27 juillet 


19 juillet 


28 juillet 


Polygonum Fa- 




22 juin 


gopyrum 




20 juin 


1) 


21 juin 




Medicago sa- 












30 juillet 


9 août 


14 août 


20 août 


11 août 


20 août 


Papaverselige- 














26 juillet 


6 août 


28 juillet 


2 août 


27 juillet 


7 août 


Phaseolus vul- 










2 juillet 


6 juillet 


lerjuillet 


6 juillet 


3 juillet 


7 juillet 


D e 1 p h i n i u m 














Consolida . . . 


14 août 


19 août 






20 août 


26 août 


Solanum tube- 
















8 juillet 


13 juillet 


6 juillet 


U juillet 


7 juillet 


11 juillet 


Helianthus tu- 








berosus. .... 




21 septembre 




20 septembre 


» 


26 septembre 


Liuumusitatis- 














20 juin 




21 juin 




6 juillet 



Peut-être pourrait-on alléguer que la floraison est succes- 
sive et qu'il est difficile d'indiquer une date moyenne de 
floraison. Pour répondre à cette critique, j'ai noté pour le 
Pavot la succession des fleurs dans un carré (1). 

(1) On sait que, pour le Pavot, le fruit est formé quand la fleur s'épa- 
nouit. La corolle tombe quelques heures après l'épanouissement. On peut 



ROLE PHYSIOLOGIQUE DE LEAU DANS LA VÉGÉTATION 173 

Voici les résultats 

3 août. . . 
5 — ... 
7 — ... 
12 — ... 

17 — . . . 

18 — ... 

19 — ... 

20 — . . . 
23 — ... 
30 — ... 

On constate qu'au 13 août la moitié des fruits sont formés 
en sol humide alors que les premiers seulement apparaissent 
en sol sec. Ce n'est que le 19 ou le 20 août qu'on observe la 
moitié des fruits en sol sec. 

Les résultais sont les mêmes pour les cultures de 1893, 
mais on a constaté, pour les raisons déjà indiquées, quelques 
plantes dont la végétation a été abrégée par la sécheresse ou 
d'autres dont l'optimum d'humidité du sol élait dépassé et 
qui par suite ont subi un retard (Ricin, 2 \3.viélésde Soiamim 
tubei^osum). 

C'est ce qu'indique le Pavot et le Solanum tuberosum pour 
le sol Irès humide (Voyez tableau page 172). 

La conclusion, c'est que toutes les conditions de l'air 
humide, mises à part, le sol humide ne retarde pas la florai- 
son. Au contraire, il arrive souvent que le cycle végétatif 
est accéléré, le maximum de croissance est atteint plus 
tôt et la floraison plus hâtive (Orge, Avoine, Lin, Lupin, 
Pavot, etc.). 

Toutes les conditions étant égales d'ailleurs, si la floraison 
arrive plus lard, c'est ordinairement que l'optimum est dé- 
passé. Ajoutons que, sur un sol perméable, un été très 
pluvieux ne produit pas ordinairement pour la plante, une 
humidité qui dépasse l'optimum. L'air n'est pas très humide 

donc baser l'observation du nombre des fleurs apparues, sur le nombre 
des capsules qu'on peut compter chaque jour dans un carré. 



Nombre des capsules. 



Sol humide. 


Sol sec. 


5 





20 





32 





60 * 


8 


86 


13 


97 


22 


107 


31 * 


Ho 


48 


120 ' 


61 


130 


70 



174 



pendant un été chaud si les jours de pluie sont peu 
nombreux. 

2. Expériences comparatives dans l'air sec et dans Vair hu- 
mide. 

Nous avons expérimenté : A. Sur les fleurs d'un même pied. 
B. Sur des plantes différentes. 

A. JSicotiana Tabaciim, Voulant déterminer l'action de 
l'air sec et de l'air humide, on a introduit dans des cloches 
semblables (Voy. Pl. III, fig. 1, 2), deux rameaux portant des 
fleurs de Tabac en bouton. Un rameau témoin se trouvait 
au dehors dans l'air d'une serre. 

Sous l'une des cloches on plaçait un vase contenant de 
l'acide sulfurique qu'on renouvelait de temps à autre. Delà 
ouate bouchait l'ouverture supérieure sans blesser le rameau 
qui est fragile. 

L'autre cloche reposait sur l'eau, de sorte que l'humidité 
ruisselait sur les parois et indiquait la saturation de l'air. 

Dans ces expériences on voyait les boutons floraux s'ouvrir 
bientôt les uns après les autres dans l'air sec, devançant 
l'ouverture des fleurs extérieures. Dans la cloche renfermant 
l'air humide on obtenait avec peine une ou deux fleurs qui 
fleurissent très tardivement. Quelques boutons tombaient sans 
s'ouvrir. 

L'expérience indiquait clairement : 
r Que l'air très sec hâte la floraison; 
2° Que l'air humide est au contraire très défavorable et 
retarde l'épanouissement des fleurs. 

B. Lupinus albus. De hautes cloches de verre de 1 mètre 
de hauteur ont été disposées dans une serre; d'un côté l'air 
était saturé d'humidité ; de l'autre du chlorure de calcium et 
de l'acide sulfurique maintenaient le degré hygrométrique 
à un minimum très faible indiqué par un hygromèti'e. 

L'expérience a porté d'abord sur le Lupinus albus et les 
échantillons en pots ont été placés sous les cloches aussitôt 
l'apparition des bourgeons floraux. Le pot était vernissé et 
recouvert d'une plaque de verre pour empêcher l'humidité 



ROLE PHYSIOLOGIQUE DE l'eAU DANS LA VÉGÉTATION. 17 5 



de se transmettre à l'air, et un dispositif spécial permettait 
l'arrosage (Voy. Pl. 111, fig. 3). 

L'opération ayant lieu dans une serre tempérée, la tempé- 
rature, vérifiée du reste, est restée sensiblement égale dans les 
deux cas, et l'influence de l'air humide sur l'éclairement peut 
être considérée comme négligeable. 

Dans une expérience parallèle, à l'air libre, d'autres Lupins 
végétaient comme les premiers dans une terre riche en hu- 
mus, où l'humidité du sol est restée pendant toute la végéta- 
tion, les uns en sol sec 7 à 8 p. 100 d'eau, les autres en sol 
humide, 18,5 à 25 p. 100 du poids de la terre. 

Voici les dates de floraison pour les quatre lots : 



(1) Air sec, sol sec 16 septembre.. 

(2) Air libre, sol sec 28 — 

(3) Air humide, sol humide 21 — 

(4) Air libre, sol humide 17 — 



Ce qu'on peut déduire des expériences 1 et 2, c'est que 
l'air sec a beaucoup avancé la floraison (12 jours). 

Les expériences 3 et 4 montrent au contraire que l'air 
humide retarde la floraison (4 jours). 

Or nous avons indiqué précédemment les effets du sol hu- 
mide : il accélère ordinairement la végétation et par suite 
hâte la floraison. 

Les mêmes expériences ont été faites avec le DaturaStra- 
(Voyez Planche ni, fig. 3.) 

Il résulte donc de ces expériences : 

Que la floraison se troum retardée soit par le sol sec^ soit 
par Vaïr humide^ et quelle se trouve au contraire hâtée soit par 
Vair sec^ soit par le sol humide. 

Les deux facteurs qui retardent la floraison ne sont guère 
réalisés que dans les pays brumeux sur des sols peu hygros- 
copiques et très perméables. Dans ce cas, la chaleur reçue 
est considérablement amoindrie, ce qui accentue encore le 
relard dans la végétation. 

On peut trouver par contre très souvent réunis l'air hu- 



176 



mide avec le sol humide (années pluvieuses et sols peu 
perméables), ou bien Tair sec et le sol sec (années sèches, 
contrées chaudes). Dans le premier cas, le relard causé par 
l'air humide l'emporte de beaucoup sur l'avantage procuré 
par le sol humide, et la floraison est Irès tardive. Dans le 
second cas, l'avantage considérable produit par l'air sec 
produit une floraison plus précoce. 

Enfin les deux conditions favorables peuvent être réalisées 
dans toutes les contrées méridionales, et même partout 
pendant les années relativement sèches, ce résultat s'obtient 
par ]es irrigations. La plante bénéficiant alors d'un air 
sec et d'un sol humide les résultats sont surprenants. La 
floraison est alors activée d'une façon considérable et trois 
végétations peuvent se succéder là où sans le sol humide 
on n'aurait obtenu que une ou deux végétations complètes. 

L'influence de l'humidité sur la floraison, phénomène le 
plus important de la vie végétale, peut donc se classer ainsi : 

Air sec, très favorable à la floraison. 

Sol humide, favorable à la floraison. 

Soi sec, défavorable à la floraison. 

Air humide, très défavorable à la floraison. 

Y aviation de la croissance dans le temps. — L'examen 
journaher de la hauteur des tiges en sol sec et en sol hu- 
mide indique très nettement que l'eau abondante accélère 
la croissance, mais cette accélération n'est pas identique 
pendant toute la période de croissance. 

Prenons comme exemple une culture comparée de Sar- 
rasin faite en 1892. 

Le 20 juin après un mois de végétation, le Polygonum 
Fagopyrum avait une tige ayant les longueurs suivantes : 

Sol très humide = 18 cm. 

— humide =11 

— sec rz: 6 



Douze jours après (2 juiflet), alors que la végétation était 



ROLE PHYSIOLOGIQUE DE l'eAU DANS LA VÉGÉTATION, 177 



en pleine activité, j'ai^'observé comme longueur moyenne 
des tiges : 

Sol très humide = 70 cm. 

— humide = 49 

— sec = 30 

A la fin de la végétation pendant la fructification on trou- 
vait le 15 août : 

Sol très humide = 120 cm. 

— humide = 115 

— sec = 100 

Le simple examen de ces trois étapes va nous permettre 
de tirer les conclusions qui se rapportent à l'influence de 
l'humidité du sol : 

Au 20 juin 
Au 2 juillet 
Au 15 août 

Il est très visible que du 20 juin au 15 août les différences 
dans l'intensité de croissance ont été sans cesse en dimi- 
nuant. De sorte que les différences maxima se sont pro- 
duites vers le 20 juin ou un peu avant. 

Or, au départ la différence était nulle, les plantules étant 
issues de graines semblables. La différence a donc 
augmenté pendant un certain temps pour atteindre le maxi- 
mum qui correspond à Sth== 3 Ss, puis elle a décru. On voit 
donc que l'humidité exerce son action maximum pendant 
la première partie de la végétation. C'est à ce moment-là 
que l'optimum d'eau interne est le plus élevé. Il correspond 
sensiblement au point indiqué sur les courbes du dévelop- 
pement en poids comme correspondant au minimum de 
la proportion centésimale du poids sec. 

La conclusion est précise : un excès d'eau avant cette 
période n'est pas avantageux et plutôt nuisible, l'abondance 

ANN. se. NAT. BOT. XX, 12 



3Ss S„ _ Ss SxH - S„ 



Sth 

Sth 2.3 Ss Sh 



49 
30 



Sth — 1«2 Ss Sh — ^ Sg 



S -^s 

— 539 ^° • 



178 



d'eau à ce moment est extrêmement profitable à la plante, 
après ce stade l'excès d'eau est moins utile et peut même 
être nuisible. 

Seulement, comme avant la floraison il y a un accroisse- 
ment en poids très rapide, la consommation exige des 
réserves d'eau abondante dans le sol, mais non pas dans la 
plante. A ce moment-là si le poids sec centésimal interne 
s'élève trop rapidement la plante est arrêtée dans son déve- 
loppement, mais si, à mesure, la consommation est alimentée 
par l'eau du sol, la plante profite énormément de l'humidité. 

Ainsi il y a dans la vie de la plante deux moments oii elle 
bénéficie très sérieusement de l'eau de sol : 

V Au moment du maximum physiologique du contenu 
centésimal en eau interne. 

2° Avant la floraison au moment du rapide accroissement 
en poids. 

Entre ces deux étapes le sol peut contenir très peu d'eau 
sans causer à la plante un préjudice sérieux. 

Au contraire, il y a bénéfice pour la plante à jouir dans 
l'intervalle de périodes de sécheresse relative. Pendant ce 
temps elle acquiert dans ses feuilles plus* de chlorophylle 
et une chlorophylle plus active^, elle se prépare en outre à 
passer facilement les deux périodes de crise que nous avons 
signalées, périodes qui dans les deux cas correspondent à 
un affaiblissement général visible, parfois par une diminu- 
tion du poids total, et toujours au moins par une diminu- 
tion du poids de la racine. 

Ajoutons que des expériences sur de nombreuses plautes 
viennent confirmer ces données, nous citerons seulement 
encore quelques exemples : 



Avena sativa (hauteur des liges). 





Sol très humide. 


Sol humide. 


Sol sec. 


TH 

S 


H 

S 


Le 2. juillet 


32 cm. 


28 cm. 


13 cm. 


2.46 


2.15 


Le 15 août 


130 


125 


80 


1.62 


1.56 


Le 30 août 


145 


140 


90 


1.61 


1.55 



ROLE PHYSIOLOGIQUE DE l'eAU DANS LA VÉGÉTATION. 179 

On voit, par cet exemple, comme par celui qui précède, 
que la différence va en s' atténuant. 

Ou peut, par des expériences directes, prouver que l'action 
de l'ean est de grande utilité aux deux stades cités plus 
haut : 

Des Lupins et des Helianthus ayant végété les uns à la 
sécheresse les autres à l'humidité, on a donné de l'eau aux 
plantes des sols secs à des stades différents de leur dévelop- 
pement. 

Voici les résultats obtenus : 

l'' Les plantes qui ont eu de l'eau, aux deux périodes cri- 
tiques, ont donné d'aussi belles plantes que celles qui ont eu 
de l'humidité pendant toute la végétation. 

2° Celles qui ont eu de l'eau à un moment variable de leur 
développement, mais dont on a ensuite continué l'humidité, 
en ont d'autant plus bénéficié que le moment de l'irrigation 
était plus rapproché de la première période critique. 

3° Les plantes qui ont eu une humidité exagérée depuis 
la germination jusqu'à la première période critique ont 
souvent beaucoup souffert de l'humidité. 

D'autre part une humidité un peu forte risque de dé- 
passer l'optimum et peut être nuisible pendant toute la 
végétation. 

Considérons en outre les phénomènes postfloraux : 
A la floraison doit succéder une certaine sécheresse pour 
favoriser la maturation, mais nous avons établi (et nous 
pourrions insister par de nombreux chiffres), que l'humi- 
dité, après la floraison^ peut accentuer les différences dans 
de grandes proportions. Il résulte donc que, pour les plantes 
011 l'on ne recherche pas une dessiccation rapide, il y a 
lieu pour réahser l'optimum d'eau interne, nécessaire à la 
plante, de fournir au solde l'eau en assez grande abondance, 
pendant trois périodes qui doivent succéder à trois périodes 
de sécheresse relative. 
Il est utfle de relever la teneur du sol en eau : 
1" Au moment du minimum centésimal de poids sec. 



180 



i:i>lIOi\'D CîAm. 



V Avant la floraison. 

T Dans la deuxième partie de la fructification. 

Ces données générales doivent, bien entendu, être appli- 
quées seulement pour les plantes pour lesquelles on veut 
obtenir le maximum de rendement en poids. Dans la pra- 
tique, ces données doivent être restreintes selon la plante 
considérée, et selon le but de la culture. 

Pour préciser les notions précédentes, nous indiquerons 
par un graphique schématique (voyez figure 19) la propor- 





































P. 






1 \ 








G 




M. m, 




Ma m, 


MsE m ^ 



Fig. 19. ~ Courbe générale indiquant, pour chaque période de la végétation, 
l'humidité optimum du sol arable au voisinage des racines. — G, gonflement de 
la graine; M^, minimum centésimal du poids sec (période de la première feuil- 
laison} ; Mu , floraison; Mm, deuxième floraison; ms, fructification; w^, matura- 
tion des fruits et dessiccation de la plante. 

tion approximative d'eau libre du sol qui est avantageuse à 
la végétation en général, sous réserve des cas spéciaux. Les 
conclusions suivantes sont donc applicables seulement aux 
plantes dont l'habitat ordinaire n'est ni très sec, ni très 
humide. 

Le gonflement de la graine exige une certaine humidité 
(optimum 25 à 30 p. 100 de la quantité d'eau nécessaire à 
la saturation du sol) (1), la plante bénéficie ensuite d'une 

(1) Précédemment, nous avons indiqué la proportion d'eau contenue 
dans les sols sur lesquels nous avons expérimenté, en donnant le poids 
centésimal d'eau qu'ils renfermaient. 

Ici, nous indiquons la proportion centésimale d'eau en fonction de la 
quantité d'eau nécessaire à la saturation, afin de permettre une généra- 



ROLE PHYSIOLOGIQUE DE L*EAU DANS LA VÉGÉTATION. 181 

sécheresse relative (15 p. 100). Pendant cette période la 
racine peut se fixer solidement aux particules du sol; une 
fois cette fixation bien assurée le moment est venu de rendre 
au sol une forte humidité (40-45 p. 100), pour assurer : 

r Le développement régulier du poids de la racine et sa 
croissance générale. 

2° Le développement normal de la tige et des feuilles en 
amenant rapidement le minimum du poids sec centésimal 
sans nuire à l'accroissement de la racine. 

Si en effet le sol manque d'eau à ce moment-là, la tige 
qui doit élever sa teneur en eau, emprunte cette eau à la 
racine qui, ne pouvant pas la remplacer par une absorption 
abondante, se trouve entravée dans son développement, et 
peut compromettre son accroissement ultérieur par la des- 
siccation de quelques-unes de ses parties. 

Après la période de crise passée, il est bon que le sol soit 
moins humide, car alors la feuillaison est très active et les 
feuilles peuvent être atteintes d'une chlorose partielle. 

Une teneur en eau de 25 p. 100 de la saturation suffit à 
assurer une abondante feuillaison. Les feuilles restent d'un 
vert sombre. 

Un peu avant la floraison, c'est le moment où toutes les 
courbes du développement en poids s'élèvent rapidement. 
Si l'on rend au sol une humidité plus forte (40-50 p. 100) on 
assure un accroissement rapide qui est d'autant mieux assuré 
que les feuilles sont plus vertes et par suite ont supporté 
précédemment une sécheresse relative. 

Une fois la floraison produite, une dessiccation très ra- 
pide du sol (15 p. 100) est très utile. Une forte chaleur ou un 
vent desséchant le sol et activant l'évaporation peuvent pro- 
duire naturellement cet eff'et. Mais comme ordinairement 
pour beaucoup de plantes un nouvel accroissement et une 
deuxième floraison sont possibles on les favorise par une 
humidité plus forte (30 p. 100) qui amène une seconde rami- 

lisation facile des résultats, qui sont applicables à tous les sols mixtes de 
composition variée. 



182 



EDIIOIV» €iAIi\. 



(îcation et une deuxième floraison auxquelles doit succéder 
la fructification qui exige un solle plus sec possible (10 p. 100 
environ) (1). 

Il y a, comme on le voit sur la courbe, une sorte d'alter- 
nance dans les exigences de la plante en eau. 

Une sécheresse continue de 10 p. 100 d'eau et une humi- 
dité permanente de 40-60 p. 100 sont aussi éloignées l'une 
que l'autre des exigences physiologiques du végétal. 

Il y a pour chaque stade de la végétation un optimum 
variable qui assure le développement normal de la plante. 

L'optimum ainsi réalisé amène presque toujours un déve- 
loppement maximum. Cependant pour certaines plantes 
qui sont adaptées à une certaine humidité il peut ré- 
sulter un développement encore supérieur par le fait d'une 
irrigation permanente, mais, comme nous allons l'établir 
plus loin, cette croissance exagérée est physiologiquement 
tératologique, elle correspond à un état maladif tout comme 
le nanisme produit par la sécheresse. 

Les deux principales fonctions, assimilation et transpira- 
tion, sont toutes deux en rapport avec la croissance de la 
plante, et retentissent sur l'ensemble complexe qui consti- 
tue l'état de santé du végétal; et c'est justement cet état qui 
assure à la plante son développement plus ou moins normal. 

La transpiration comme l'assimilation peuvent sans doute 
varier différemment, dans de certaines limites, sans altérer 
l'évolution normale de l'individu. Dans tous les cas, il ne 
faut pas prendre pour état optimum de la plante une inten- 
sité de croissance maximum; pas plus qu'on ne trouve de 
relation directe entre la taille d'un animal et son élat de 
santé. On sait au contraire qu'une intensité de croissance 

(1) Ces chitfres sont indiqués en fonction de la saturation et par suite 
peuvent s'appliquer aux différentes terres arables, mais il ne faut pas 
oublier qu'ils ne sont pas absolus- Une terre légère très aérée, saturée d'eau, 
peut encore permettre la végétation, tandis qu'une terre forte renfermant 
seulement 80 p. 100 de l'eau nécessaire à la saturation n'est plus propice 
à la végétation. Voyez à ce sujet: Edmond Gain, Action de Veau du solsur la 
végétation (Revue générale de botanique, t. VII, 1895). 



ROLE PHYSIOLOGIQUE DE l'eAU DAiNS LA VÉGÉTATION. 183 

trop forte à un certain moment de l'existence peut compro- 
mettre l'existence de l'individu. Pour les plantes la même 
relation semble exister, car j'établirai par la suite que sous 
l'apparente vigueur d'une haute taille résultant d'une grande 
intensité de croissance, on peut trouver un état maladif qui 
se traduit par la dégénérescence des descendants directs. 

En un mot, qu'il s'agisse de croissance en longueur de la 
tige ou des rameaux, ou de la croissance en surface des 
feuilles, ou encore simplement de l'accroissement en poids, 
phénomènes qui ensemble déterminent les différences de 
morphologie externe, j'insiste sur ce fait qu'il faut séparer 
les plantes qui sont adaptées à la sécheresse de celles qui ne 
le sont pas. 

Il ressort en effet de toutes mes expériences que les exi- 
gences spécifiques retentissent beaucoup sur le mode d'action 
du miHeu. 

En un mot, ici comme dans la plupart des phénomènes 
biologiques, le milieu n'agit pas dans le même sens sur toutes 
les plantes, et ce serait généraHser à tort que de formuler 
des lois qui ne tiendraient pas compte des habitudes de 
l'espèce. 



TROISIÈME PARTIE 



INFLUENCE DE L'EAU SUR LA PROPAGATION 
ET L'AVENIR DE L'ESPÈCE. 



Les années de grande sécheresse peuvent être, soit la règle, 
soit l'exception, pour un climat donné. Dans le premier cas, 
si l'eau manque complètement, c'est le désert aride. Si au 
contraire certains mois de l'année amènent des pluies, la 
végétation est réduite à la période qui suit immédiatement 
l'arrivée de l'eau. Comme l'évaporation sous l'influence de 
la sécheresse persistante est rapide, les espèces à végétation 
trop longue sont peu à peu éliminées. Dans la concurrence 
vitale on voit donc persister les plantes à évolution hâtive, 
précoce et courte. Parmi ces dernières, celles qui sont le plus 
à l'abri du manque d'eau à cause de leurs racines grosses et 
profondes et de leurs feuilles réduites, sont naturellement 
les dernières persistantes. Elles survivent aux autres espèces 
disparues et peuvent ensuite se propager librement; il en 
résulte une flore spéciale qui, dans une contrée comme 
l'Algérie, par exemple, varie avec les hauteurs de pluies tom- 
bées et avec les propriétés physiques de l'atmosphère et du 
sol dans chaque région. 

Dans le deuxième cas, quand la sécheresse exagérée est 
une exception, comme dans nos contrées depuis deux ans, 
quelle est l'importance de la sécheresse au point de vue de 
la propagation de l'espèce? 

Telle est la question que nous allons examiner. 

Dans nos pays tempérés où la végétation spontanée et cul- 



ROLE PHYSIOLOGIQUE DE l'eAU DANS LA VÉGÉTATION. 185 

tivée reçoit annuellement des pluies en toutes saisons, mais 
oii certains mois sont plus secs et plus chauds, les stades 
de végétation de la flore sont en relation avec la moyenne 
mensuelle des pluies et les quantités de chaleur. 

De sorte qu'il existe des plantes de printemps, des plantes 
d'été et des plantes d'automne, celles d'hiver étant peu 
nombreuses. 

Quand une année de sécheresse survient, son action sera 
très différente suivant le moment où la sécheresse se déclare. 

Après un hiver très pluvieux, la sécheresse de printemps 
est rarement à craindre, mais si la sécheresse d'été qui peut 
y succéder n'a aucune influence sur les plantes qui sont 
fleuri au dernier printemps, elle pourra exercer cependant 
son action sur les graines issues de celles-ci qui sont dissé- 
minées sur le sol. 

La sécheresse d'été exercera bien entendu son action sur 
les plantes d'automne dont les graines ne manqueront géné- 
ralement pas d'eau pendant l'hiver. 

L'action la plus importante sera donc la sécheresse de 
printemps qui, en se prolongeant, exercera son action à la 
fois sur la plupart des plantes de toute l'année et sur beau- 
coup de graines qui en seront issues. 

L'humidité du sol retentit sur la nutrition et par suite sur 
la reproduction. C'est ainsi que M. Pfeffer a trouvé que les 
prothalles des Prêles donnaient plus de prothalles mâles 
sous l'influence de la sécheresse. îl y aurait donc à examiner 
aussi sur les plantes dioiques si la sécheresse du sol ne peut 
pas intervenir comme cause déterminante du sexe de la 
plante. C'est un sujet que nous avons abordé, mais où pour 
l'instant nous manquons de résultats suffisants pour nous 
prononcer. 

Dans Faction de la sécheresse relativement à la conserva- 
tion de l'espèce nous avons donc à considérer dans les cas 
les plus comphqués : 

1° L'action sur la graine initiale ; 

2° L'action sur la plante ; 



186 



KDlIOi^O GAIN 



3° L'aclioQ sur la partie de la plante qui doit perpétuer 
l'espèce (graine, tubercule, etc.). 

Action sur la graine initiale, Si nous supposons une 
sécheresse de printemps succédant à une année ordinaire : 

V Les graines qui germent pendant ou à la fin de l'hiver 
auront germé. Il y a lieu alors de considérer l'action de la 
sécheresse sur les jeunes plantules. 

2° Les graines qui germent tardivement, plantes de tîn de 
printemps, d'été et d'automne, ne trouvant pas d'eau pour 
leur gonflement ne pourront pas germer. Or, la durée de la 
maturité interne de la graine, autrement dit le pouvoir ger- 
minatif, varie beaucoup suivant la nature des réserves. Cer- 
taines graines, et notamment les OmbeUifères, perdent le 
pouvoir de germer par le seul fait de la dessiccation. On sait 
que pour les conserver quelque temps il faut les maintenir dans 
un milieu humide. Une graine peut aussi perdre la maturité 
par l'action delà chaleur. Ainsi une sécheresse de printemps 
en empêchant la germination de nombreuses graines peut 
en même temps les anéantir. Beaucoup d'entre elles ne 
pourront pas attendre l'année suivante pour germer et par 
suite sont perdues. 

Quelques-unes pourrontgermer l'année suivante, mais des 
expériences précises prouvent que d'année en année pour une 
espèce donnée, une proportion plus ou moins grande des 
graines n'est plus susceptible de germer. 

Ainsi, à cet égard, on pourra dire qu'une sécheresse hâ- 
tive diminuera la postérité de certaines espèces dans des 
proportions variables qui pourront être considérables et 
atteindre certainement plus des 9/10 pour un pays. 

Tel pré riche en OmbeUifères après une année humide, 
n'en offrira que quelques échantillons après une année de 
sécheresse. La sécheresse passée continuera à exercer son 
action, d'une part directement par suite du faible nombre des 
procréateurs, d'autre part indirectement par suite des condi- 
tions mésologiques différentes. Car il faut admettre qu'a- 
près une année de sécheresse l'espèce aura à lutter contre 



ROLE PHYSIOLOGIQUE DE l'eAU DANS LA VÉGÉTATION. 187 

des causes de destruction très différentes de celles qui l'as- 
sailliraient après une année humide (Insectes, Mousses, Cham- 
pignons, etc.). 

Action sur la plante. — Les conditions de milieu qui in- 
fluent sur l'individu retentissent par suite sur l'espèce. 

C'est un fait général en biologie que la nutrition influe 
beaucoup sur la fécondité de l'individu et sur sa descen- 
dance. Or, l'eau est un des principaux aliments de la plante. 
Elle influence à la fois le développement en poids et la crois- 
sance. 

La dessiccation du sol survenant après la germination 
peut tuer les jeunes plantules (Fève, Pavot, Haricot, Rai- 
ponce). Dans mes expériences j'ai pu observer cette action 
sur le Pavot. 

Quatre cultures de Pavot ayant été semées le même jour 
dans des terrains humides, 12 p. 100 d'eau, les uns ont été 
maintenus à l'humidité pendant trois semaines et laissés en- 
suite sans arrosage, les autres sont restés à l'humidité. Ces 
derniers sous l'influence de l'humidité ont pris une certaine 
avance sur les Pavots des sols secs. Une sécheresse chaude 
étant survenue, les 3/4 des plantules des sols secs ont été 
desséchées et tuées ainsi par la sécheresse. 

Les plantules qui, dans les sols secs, ont échappé à la 
dessiccation dépassaient en poids 0^^800. Toutes les 
plantules inférieures à ce poids ont péri. Il est facile de 
s'expliquer pourquoi les plantules plus développées ont 
échappé à la sécheresse : elles disposaient d'une racine plus 
développée et qui s'enfonçait plus profondément. 

Ces expériences mettent en relief: T l'action très per- 
nicieuse de la sécheresse sur les plantules ; 2° l'action très 
différente de la sécheresse suivant le moment oii elle sévit. 
Sur les cultures précédentes la sécheresse n'aurait eu aucune 
action si elle était survenue dix jours plus tard. A cette 
époque-là, en effet, toutes les plantules auraient dépassé le 
poids de 0g^800. 

Pour d'autres plantes les conséquences sont moins fu- 



188 



nesles, car la planlule desséchée peut continuer son dé- 
veloppement (Blé, Orge, Seigle, Maïs, Chanvre, Lentille). 

Il existe des intermédiaires, c'est-à-dire des plantes qui 
supportent une dessiccation passagère et peu accentuée. 

Les conséquences de ces différences sont des plus impor- 
tantes ; non seulement la sécheresse détruira une partie des 
espèces végétales, mais elle laissera aux espèces survivantes 
le champ plus libre, la lutte pour l'existence sera cantonnée 
entre les plantes du second groupe, débarrassées du voisi- 
nage et de la concurrence des premières plantes citées. 

En détruisant, ou en diminuant les individus d'une espèce, 
la sécheresse de printemps peut donc favoriser beaucoup et 
avantager d'autres espèces qui, mieux armées contre le 
climat, peuvent à l'état de jeune plantule résister à la des- 
siccation. 

Supposons que la plante puisse supporter la sécheresse (1) 
et continuer son développement, ce qui est le cas pour beau- 
coup de plantes, même après un printemps sec. Nous pou- 
vons cette fois faire une large part à la méthode expérimen- 
tale pour voir ce qu'il advient de l'espèce. 

Depuis deux années le climat parisien a été exception- 
nellement sec et j'ai pu installer des expériences au Labora- 
toire de Fontainebleau. 

Pour ne pas compliquer les résultats par des différences 
dues à la culture, j'ai choisi de préférence des plantes cul- 
tivées ou qui poussent spontanément dans les jardins. 

Relativement à l'avenir de l'espèce deux points doivent 
nous préoccuper : 

r Le nombre des graines ; 

2° Les qualités des graines. 

(1) Il faut entendre ici par sécheresse, non pas un sol privé d'eau, mais 
seulement ayant une teneur en eau très faible qui permet à la plante de 
fleurir et fructifier, mais qui contrarie cependant sa croissance. 



ROLE PHYSIOLOGIQUE DE l'eAU DANS LA VÉGÉTATION. 189 



NOMBRE DES GRAINES. 

Le nombre des graines que pourra produire une plante 
sur un sol déterminé dépend: 
f^. Du nombre des inflorescences. 

b. Du nombre de fleurs par inflorescence. 

c. Du nombre des ovaires et des ovules fécondés dans 
chacune des inflorescences. 

d. Du nombre des fruits qui arrivent à maturité. 

e. Du nombre de graines par fruit. 

Chacun de ces facteurs est en partie sous la dépendance 
de ceux qui le précèdent; «et ^ dépendent delà vie de la plante 
avant la floraison; c, au contraire, est en grande partie dé- 
terminé par les phénomènes extérieurs. 

a. Le nombre des inflorescences dépend de la ramifica- 
tion. Celle-ci est en général beaucoup plus grande sur un 
sol humide que sur un sol sec. La croissance en effet se 
prolonge souvent longtemps après la première floraison, sur 
un sol humide. Sur un sol très sec au contraire la plante se 
dessèche rapidement et ne pousse plus de rameaux supplé- 
mentaires. 

On peut donc dire que la sécheresse diminue le nombre des 
inflorescences. 

Cette conclusion est appuyée sur l'observation de Liipinus 
albiis.^ Papaver setigerum, Mentha silvestris, Linuni usitatis- 
simum., Polygonum Fagopyruni, Faba vulgaris, MercuriaUs 
anniia, Œnothera bienriis^ Carthamus tinctorius^ etc. 

[1 peut arriver que la ramification soit à la base plus dé- 
veloppée en sol sec, mais ces rejets ne sont pas souvent 
floriflères et dans tous les cas ne sont que des exceptions 
rares à la conclusion que nous avons énoncée plus haut. 

Les inflorescences sont d'autant plus nombreuses en sol 
humide que les fleurs apparaissent en H plus bas le long de 
la tige, ainsi que nous l'avons déjà indiqué (1). 

(1) Edmond Gain, Influence de Vhumidité du sol sur la végétation. Ass. Fr. 
Av. Se. Congrès de Pau, 1892. 



190 



On peut comparer, à cet égard, deux pieds de Menthe, 
non ramifiés et comprenant un même nombre d'enlre- 
nœuds. 

On sait que les fleurs apparaissent à chaque nœud en 
verticilles axillaires. 

Comme exemple nous pouvons citer les chiffres sui- 
vants obtenus avec six pieds comparables : 

En sol sec. 

Nombre de verlicilles floraux axillaires.'^ 

s 12. 10. 13. 
[ En sol numide.^ -j, 

Ainsi le nombre des groupes de fleurs est très diminué 
par la sécheresse (1). 

b. Le nombre des fleurs par inflorescence est un peu plus 
grand en sol humide qu'en sol sec. Pour la Menthe, on trou- 
vait dans les cultures comme moyenne pour trente plantes : 

55 fleurs par inflorescence en sol humide. 
51 — en sol sec. 

c. La fécondation est influencée aussi par la sécheresse 
ou par l'humidité du sol. Pour la Menthe, par exemple, les 
plantes des sols secs sont beaucoup plus aromatiques et odo- 
rantes que cefles de sol humide. Elles étaient beaucoup plus 
fréquentées par les insectes, et c'est peut-être à cette parti- 
cularité qu'est due la fructification plus abondante en S 
qu'en H. 

Dans une année humide toutes les plantes sont dans les 
mêmes conditions, mais les insectes et les abeilles surtout 
sortent beaucoup moins. 

La sécheresse pendant la pollinisation est, en outre, très 

(1) Nous parlons ici des plantes herbacées, la question paraît tout autre 
pour les plantes ligneuses. Un printemps sec favorise en général la floraison 
des arbres. Il est bon d'ajouter que ces espèces ne souffrent généralement 
pas de la sécheresse du sol, à cause de leurs racines âgées nombreuses et 
des réserves d'eau que peuvent renfermer la tige et la racine. Un printemps 
sec n'agit donc pas, sur les arbres, comme sur les plantes herbacées dont le 
contenu en eau est afTaibli rapidement si le sol manque d'eau. 



ROLE PHYSIOLOGIQUE DE l'eAU DANS LA VÉGÉTATION. 191 

favorable comme on le sait, puisqu'une pluie un peu pro- 
longée ou une atmosphère humide peuvent provoquer le phé- 
nomène bien connu de la « coulure ». C'est aussi un fait 
souvent observé, que dans les années sèches, sur les arbres 
fruitiers la proportion de fruits noués esl plus forte que pen- 
dant une année humide. 

d. Quoi qu'il en soit des causes qui provoquent les diffé- 
rences observées, nous trouvons par verticille floral dans 
différents échantillons : 



/ 63 fruits sur 63 fleurs 

^ , \ 58 - 63 — . 

En sol sec ' ^.^ _ . en moyenne 

^ ^ ' '95 fruits. 



Soit pour 100 fleurs 



47 — 50 — 
30 fruits sur 69 fleurs. ] 
-XL _ 62 — r Soit pour 100 fleurs 



En sol humide. ^ - 55 - [ "sTfruits. 
(36 — 61 



Comme on le voit il y a là un balancement organique très 
intéressant qui tend à diminuer l'influence fâcheuse de 
la sécheresse. Le nombre des fruits est presque égal à 
celui des fleurs en sol sec et moitié seulement en sol hu- 
mide. 

Cette différence considérable n'est sans doute pas la 
règle pour tous les végétaux, mais indique une relation inté- 
ressante qui n'est pas indifférente quand on envisage le sort 
de l'espèce. 

e. Le nombre des graines par fruit est presque toujours 
plus faible en sol sec. 

Il est surtout facile de s'en rendre compte pour les fruits 
des Légumineuses et pour les sihques des Crucifères. Nous 
citons seulement quelques exemples : 

Nombre de graines dans un fruit 
(moyenne). 

Eu sol sec. En sol humide. 

Lupinm albus 2 3 

Phaseolus vulgaris 4 6 

Pisum sativum 3 5 

Faba vulgaris 3 4 



192 



Les observations précédentes ont surtout pour but de mon- 
trer les divers modes d'action de la sécheresse sur le nombre 
des graines. Il est évident que pour quelques plantes toutes 
les causes citées peuvent agir. Dans la majeure partie des cas 
quelques-unes seulement doivent entrer en jeu. Beaucoup 
de fleurs, par exemple, n'ont qu'un ovule fécondé, le nombre 
des graines, dans ce cas, est donc le même que celui des 
fruits. ^ 

Le résultat final qui est, selon toute vraisemblance, très 
général, c'est qu'une sécheresse un peu prolongée diminue le 
nombre des graines dans de grandes proportions. 

On peut s'en rendre approximativement compte en pesant 
deux récoltes de graines obtenues sur deux surfaces culti- 
vées, l'une très sèche, l'autre très humide. 

Si on représente par l'unité le poids de graines récoltées 
sur sol sec dans des expériences de ce genre, on trouve à 
peu près pour le rendement en sol humide : 



La sécheresse paraît donc de ce côté très préjudiciable à 
la propagation de l'espèce. 

Le nombre des graines est considérablement diminué. 

Il ne l'est pas dans les mêmes proportions pour toutes 
les plantes. 

Les espèces qui résistent mal à la sécheresse sont plus 
éprouvées que les autres, et comme elles disparaissent, les 
plantes adaptées aux sols secs bénéficient pendant l'année 
même et surtout pendant les années suivantes de la diminu- 
tion de la concurrence vitale. Plusieurs années de sécheresse 
de suite dans une contrée font donc prospérer et dominer 
les espèces qui supportent bien la sécheresse, au détriment 
des espèces qui exigent beaucoup d'eau pour leur végétation. 



Vapaver somniferum. . . 
Polygonum Fagopyrum 



3 
2 
4 
3 

10 
6 



Lupinus albus. 
Faha vulgaris. 
Pisum sativum 
Avena sativa. . , 



ROLE PHYSIOLOGIQUE DE l'eAU DANS LA VÉGÉTATION. 191^ 

On peut concevoir ainsi le changement lent de la flore 
d'une région et son passage graduel à une flore désertique. 

Nous avons vu que le nombre de graines par fruit est 
plus petit en sol sec. 

Le Pavot est une plante dont les fruits ont un nombre va- 
riable de carpelles. On peut observer que plus le fruit a de car- 
pelles, plus il y a de graines par carpelle. Ainsi par exemple 
le nombre de graines dans une loge d'un fruit à cinq carpelles 
est beaucoup plus faible que pour une loge d'un fruit à huit 
ou dix carpelles. Ainsi le nombre des loges des fruits est une 
indication double relative à la quantité des graines. 

En comparant les récoltes obtenues à l'aide de graines 
semblables, on a trouvé dans les deux sols : 

A. Culture 1892. 



En sol sec : pour 100 fruits 934 carpelles. 

En sol humide : — 982 — 

B. Culture 4893. 

En sol sec : pour 100 fruits 813 carpelles. 

En sol humide : — 892 — 



La différence du nombre des graines est en réalité beau- 
coup plus importante. 

Le poids moyen des graines récoltées en 1892 dans un 
fruit est : 

En sol sec : 0°'^,733 soit environ 1332 graines par fruit. 
En sol humide: l°^008 — 1980 — 

QUALITÉS DES GRAINES. 

§ 1- 

Sous ce titre il nous reste à étudier dans leurs rapports 
avec l'avenir de l'espèce, les graines produites pendant la 
sécheresse. 

A ce point de vue il faut examiner d'une part, les réserves 
de la graine, d'autre part l'embryon. 

On sait qu'il existe un certain rapport entre le poids 
d'une graine et le poids de la plante qui en est issue. Les 

ANN. se. NAT. BOT. XX, 13 



194 



ED1IO]\0 GAIIV. 



grosses graines donnent en général des plantes plus fortes. 
Il y a donc intérêt à examiner si la sécheresse ou Thumidité 
n'influent pas sur le poids des graines. 

Les expériences nombreuses que j'ai faites sont toutes con- 
cluantes et dans le même sens, comme on peut en juger dans 
le tableau suivant : 





Poids moyen 


de 100 graines 


Rapport 






bien conformées 




des poids 




En sol sec. 


En sol 


humide. 




H 

s 




Gr. 


Gr. 






Lupinus albus 


25 


.080 


21 


.960 





.87 




43. 


,000 


34. 


900 


, 0. 


,81 


Linum usitatissimum . 





.403 


0, 


.364 





.90 


Lijcopersicam esculentum 





.414 


0, 


, 344 





.83 




2. 


,250 


1. 


,925 


0. 


,85 


Papaver somniferum setigeriim. 


0, 


.055 


0. 


.051 


0. 


,92 


Raphanus sativus 


0. 


,518 


0. 


,380 


0. 


,73 


Brassica Napus oleifera 





.332 


0. 


,298 


0, 


,89 


Faba vulgaris 


32, 


.900 


19. 


,800 


0, 


.60 


Datura Stramonium 


0, 


,745 


0. 


,585 


0, 


,78 



Pour toutes les plantes étudiées à cet égard, et apparte- 
nant à plusieurs familles très différentes, en sol sec les graines 
sont plus pesantes. 

Les graines sont réduites des 2/10 de leur poids par l'hu- 
midité. L'observation montre, comme nous l'avons dit, que le 
nombre des graines est par la sécheresse considérablement 
réduit dans chaque fruit et sur chaque plante. Il s'ensuit 
que chaque graine produite par la plante de sol sec corres- 
pond à une plus forte quantité de son poids sec. Ainsi, deux 
plantes comparables pèsent par exemple : 

En sol sec : 8 grammes de poids sec et porte 50 graines. 

En sol humide: 14 — — — 130 — 

g 

Une graine de sol sec correspond à — = 0s'',160 de poids sec. 

44 

— sol humide correspond à -— = 0&%107 — 

1 uU 

Il y a presque toujours un rapport de ce genre dans la 
comparaison; de sorte que là peut-être est la vraie raison 
des ditîérences de grosseur des graines. Avec cette théorie, 



ROLE PHYSIOLOGIQUE DE l'eAU DANS LA VÉGÉTATION. 195 

l'explication est simple : en sol sec peu de graines se for- 
ment, celles-ci en bénéficient et absorbent pour leur compte 
les réserves disponibles qui auraient suffi à former un nombre 
plus grand de graines plus petites, 

Je crois d'autant plus cette explication exacte que, expé- 
rimentalement, j'ai réalisé un fait analogue. En supprimant 
moitié des fruits sur une plante, on obtient des graines plus 
grosses dans les fruits qui restent. On s'en rend compte en 
comparant les graines obtenues avec celles d'un pied témoin 
aussi comparable que possible. 

Il restait à vérifier si les graines plus pesantes venant du 
sol sec donnent des plantes plus développées. 

L'expérience a été faite avec détail sur le Lin, le Lupin et 
sur six autres plantes parmi celles que nous avons citées. 

Pour le Lin, le Radis, le Pavot, etc., nous avons constaté 
en général une germination plus rapide pour les graines de 
sol sec. Dans un lot de cent graines de Pavot par exemple, 
il y a plus de graines à germination hâtive dans celles de sol 
sec, mais les ditîérences sont peu sensibles, car les dernières 
graines germées le sont en même temps dans les deux lots. 

Des graines de Lin ayant été semées le 19 avril, on en a 
choisi plusieurs qui ont germé en même temps. Elles pesaient : 

Lot 1. Lot n° 2. 

Dix graines Dix graines 

de sol sec. de sol humide. 

Le 19 avril : avant le gonflement.. 0s'',0402 Og%036o 
Le mai : graines germées 0s'',26o0 0«%2010 

Ainsi, après onze jours, la plantule issue de la graine de 
sol sec pesait 6,57 fois la graine. Celle issue de la graine de 
sol humide pesait 5,78 fois la graine. 

Le poids moyen d'une plante adulte issue de graines sem- 
blables et maintenue dans les mêmes conditions a été : 

Plante du lot n» 1 (sol sec) 2&^880 

Plante du lot n° 2 (sol humide) 2g>',400 



Les expériences dans lesquelles on a replacé dans un sol 



196 



EDMOIVD 



sec les graines issues de sol sec et dans un sol humide les 
graines de sol humide, ont donné toujours le résultat 
suivant : 

Les difîérences observées l'année précéderite sont considé- 
rablement atténuées. Les plantes de sol humide atteignent 
un poids moins élevé, et les plantes de sol sec atteignent un 
poids plus élévé que l'année précédente. 

Comme les expériences ont eu lieu pendant trois années, 
on ne peut pas mettre sur le compte du climat variable la 
conclusion précédente. L'examen des cultures par une per-: 
sonne non prévenue a toujours été conforme à ce que nous 
venons de dire. Le poids des rendements venait, en outre, 
confirmer cette règle. 

Dans des expériences croisées, voici l'ordre des rende- 
ments en allant du plus fort au plus faible : 

V culture en sol humide provenant de graines de sol sec ; 

2^ culture en sol humide provenant de graines de sol 
humide. 

3^ culture en sol sec provenant de graines de sol sec ; 

4' culture en sol sec provenant de graines de sol humide. 

Toutes les conditions étant égales d'ailleurs, on voit donc 
que les graines provenant de sol sec sont supérieures à 
celles qui viennent de sol humide. 

Nous allons voir que l'infériorité des produits issus de 
sol humide ne tient pas seulement au poids inférieur des 
graines. Autrement dit^ il n'y a pas seulement infériorité 
relative par rapport aux autres produits, il y a en même 
temps dégénérescence de la race par suite de l'influence de 
l'humidité. 

Nous avons vu, pour le Pavot, que l'humidité favorisait 
le nombre des graines dans d'assez fortes proportions ; 
parmi les qualités qu'on doit rechercher dans une graine 
si le poids est un facteur il n'est pas le seul. 

L'embryon reçoit des caractères qu'il tire de l'individu 
qui lui donne naissance, l'expérience suivante va le démon- 
trer : 



ROLE PHYSIOLOGIQUE DE l'eAU DANS LA VÉGÉTATION. 197 



Les graines issues de la récolte A de Pavot de 1892 ont 
été semées en 1893 dans un terrain A' assez analogue, côte 
à côte avec une autre culture, B, provenant de graines ayant 
une autre origine. Les cultures A' et B comprenaient des 
sols secs et des sols humides. 

Les graines provenant de sol sec ont été semées en sol 
sec et les graines provenant de sol humide ont été semées 
en sol humide. 

Voici les faits observés : 

La culture B a donné les mêmes résultats que la cul- 
ture A de 1892; savoir : 

r Culture plus prospère en sol humide ; 

2° Fruits plus nombreux et plus développés; 

3° Nombre de loges par fruit plus grand; 

4° Nombre de graines plus grand. 

La culture A' au contraire a donné : 

l"" Cultures à peu près semblables en sol sec et en sol 
humide ; 

T Culture plutôt plus belle en sol sec ; 
3° Nombre de fruits plus grand en sol humide, dans des 
proportions assez faibles ; 

4" Nombre des loges plus grand en sol sec. 
On trouvait en effet : 

Pour 100 fruits : en sol sec 736 loges. 

— en sol humide. 558 — 

Les résultats comparatifs sont plus démonslralifs dans 
les détails du tableau suivant : 



198 



TYPES 

DE FRUIT. 


ANNÉE 1892. 

Cultures A. 
Pour 1000 fruits. 


ANNÉE 

Cultures B. 
Pour 1000 fruits. 


1893. 

Cultures A' issues de A. 
Pour 1000 fruits. 


oOl S6C. 

s 


Soi 

In un 1 H p 

H 


OUI oc*.^. 


Sol 
liumide. 


Sol sec. 
S' 


Sol 
lium icIg. 
H' 


14 loges. 


■ 


16 














13 — 


66 


72 













12 — 


105 


153 


19 


50 


1 





11 — 


107 


177 M. 


22 


85 


7 





10 — 


143 


129 


57 


235M. 


78 


8 


9 — 


218 


177 M. 


245 


199 


168 


16 


8 — 


221 .M 


122 


327 M. 


207 


232 M. 


54 




78 


96 


288 


147 


244 M. 


167 


6 — 


40 


42 


38 


63 


186 


188 


5 — 


20 


16 


4 


7 


78 


369M. 


4 — 











' 


6 


196 


3 — 

















2 



Pour le Pavot, chaque type de fruit est d'autant plus réduit 
qu'il comprend moins de loges. Les fruits les plus simples 
peuvent donc être considérés comme moins parfaits. 

La culture A et la culture B montrent que le type le plus 
abondant est un type plus complexe en sol humide (type 8 
en sol sec — type 9^ 10 ou 11 en sol humide). 

Les graines issues de A ayant été soumises au même ré- 
gime, on observe un fait de la plus haute importance au 
point de vue théorique et pratique : 

Uhiimidité du sol a produit une dégénérescence considé- 
rable qui se manifeste dans les cultures A', pour H' : 

1° Par la réduction du nombre des carpelles dans les 
fruits (le type moyen devient le type 5); 

T Par l'apparition de fruits très dégradés qui n'existaient 
pas dans la culture A (type 4 nombreux et type 3). 

Ainsi le nombre des graines est très réduit en H, à une 
deuxième génération. Le nombre des fruits étant toujours 
beaucoup plus élevé en H qu'en S la récolte reste encore 
plus forte en H mais dans de très faibles proportions. 

Si Ton considère que la grosseur des graines est indépen- 



ROLE PHYSIOLOGIQUE DE l'eAU DANS LA VÉGÉTATION. 199 

dante.de ces variations, il faut admettre que l'huinidité du 
sol agissant sur l'individu favorise son accroissement en 
tant qu'individu et favorise aussi le nombre de ses descen- 
dants. Mais, par un balancement biologique intéressant, on voit 
ces descendants frappés d'une dégénérescence si rapide que 
la première génération l'accuse fortement. Les exemples 
ne sont pas répandus, dans le règne végétal, qui permettent 
de constater avec autant de netteté l'influence ancestrale. 
C'est donc un fait digne d'attention que de voir la croissance 
exagérée de l'individu correspondre à un état maladif dont 
nous voyons la traduction dans les descendants directs. 
Sans cette expérience sur l'avenir de l'espèce nous ne pou- 
vions pas soupçonner que la plante de sol humide, beaucoup 
plus vigoureuse en apparence, était dans un état d'infériorité 
relative par rapport à la plante qui végétait péniblement 
en sol sec. 

Ainsi pour nous résumer : 

L'humidité du sol donne des graines plus petites et suscep- 
tibles de faire dégénérer rapidement F espèce. 

La sécheresse du sol^ en obligeant l'individu à végéter 
assez péniblement, eu diminuant considérablement le nom- 
bre de ses descendants, a du moins cet effet imprévu de 
retremper pour ainsi dire l'espèce » elle-même, qui, par 
la suite sort plus vigoureuse et mieux douée pour la con- 
currence vitale ultérieure. 

Dans nos premières conclusions relatives au nombre des 
graines nous avions vu la sécheresse nuire à la propagation 
de l'espèce ; en examinant la qualité des graines cette fois 
l'avantage reste à la sécheresse. C'est un exemple de plus à 
ajouter à tous ceux qui se rapportent au balancement orga- 
nique, dont l'effet est de maintenir les êtres dans certaines 
limites de variabilité. 

Au cours de cette étude nous avons envisagé l'action de 
la sécheresse sur la propagation par graine de l'espèce des 
plantes herbacées. 



200 



EDMOIVD GAIIV. 



Détaillant successivement les divers fadeurs qui. font 
varier le nombre des graines, nous avons conclu que la sé- 
cheresse était très défavorable à la propagation de l'espèce. 
Abordant ensuite l'étude des qualités delà graine, grâce à 
la méthode expérimentale, nous avons montré que l'humidité 
du sol diminue le poids des graines et peut faire dégénérer 
rapidement l'espèce, même dès la première génération. 

Cette seconde conclusion est donc une restriction de la 
plus haute importance, et met en relief un balancement 
organique très intéressant qui empêche le milieu extérieur 
de réagir trop violemment sur l'évolution de l'espèce. 

Au point de vue pratique nous pouvons formuler la loi 
suivante : 

L'humidité du sol favorise et augmente dans des propor- 
tions considérables le rendement en fruits et en graines. 
L'irrigation est donc recommandable quand on a en vue le 
rendement industriel. Au contraire, l'irrigation doit être 
évitée avec soin, quand on a en vue la récolte de la graine 
pour semis. Irriguer les porte-graines serait s'exposer à 
obtenir des graines dégénérées et plus petites. La sécheresse 
au contraire paraît très favorable pour maintenir les qualités 
de l'espèce. 

§ 2. 

Nous avons jusqu'ici envisagé la reproduction de l'espèce 
par graine. 

Il nous reste à examiner l'influence de la sécheresse sur 
la multiplication de l'espèce par gemmiparité. 

Nous avons choisi comme sujet d'expérience le tubercule 
de la Pomme de terre. 

Des cultures expérimentales ont été installées au commen- 
cement de 1892 et continuées en 1893 et 1894, au Labo- 
ratoire de Biologie végétale de Fontainebleau, à l'effet de 
préciser l'action de la sécheresse sur le tubercule en tant 
qu'organe multiplicateur. 

On a cultivé deux séries de carrés comparables dans le 



ROLE PHYSIOLOGIQUE DE l'eAU DANS LA VÉGÉTATION. 201 

champ d'expérience, dont le sol est une terre de jardin riche 
en sable calcaire. Le sous-sol est du sable de Fontainebleau. 

Les premiers carrés ont été maintenus à une grande 
humidité au moyen de cinq ou six arrosages abondants par 
jour, pendant toute la végétation. Même pendant la période 
chaude de l'été, le sol restait très humide superficiellement. 

Comme ce sol est très perméable, l'eau n'était pas stagnante 
autour des tubercules, et il faut admettre que cette irrigation 
continue a dû appauvrir le sol en principes solubles. 

Les autres cultures ont été abandonnées à elles-mêmes 
sans arrosage. Sous l'influence de la période de sécheresse 
extrême de mai, juin et juillet, le sol s'est desséché jusqu'à 
une certaine profondeur et la surface était pulvérulente et à 
une température plus élevée. 

En somme les conditions de végétation étaient très diffé- 
rentes dans les deux cultures et éloignées de part et d'autre 
des conditions normales. 

D'après M. Schlœsing (l),la culture la plus favorable peut 
comprendre 33,000 plants à l'hectare. Dans mes expériences 
chaque carré avait un peu plus de 1"',20 de côté et com- 
prenait quatre plantations faites avec des tubercules moyens. 
Cette disposition correspond donc sensiblement aux condi- 
tions avantageuses de la culture. 

Les rendements ont été au total (2) : 

( I ) Cours du Conservatoire des Arts et Métiers. 

(2) Les poids calculés pour un hectare ne correspondent pas à des 
rendements effectifs. On sait en effet que les expériences sur Jes petites 
surfaces donnent des résultats qui diffèrent légèrement de ceux qu'on 
obtient dans les grandes cultures. Le rapport H/S n'en est pas moins 
très exact puisqu'il s'agit ici d'une comparaison 



202 



■ Année 4893. 



variété 

'Institut de Beau vais, 

^2" variété 

(Vitelotte.j 

3^ variété 

(Violette.) 

4^ variété 

(Grosse violette.) 

5*^ variété. 

(Saucisse rouge.) 



POIDS MOYEN 
de la récolte dans un carré. 



Sol sec. 



kilog. 
1 . 500 

4.640 
1.320 
1.160 
2.290 



Sol humid( 



kilog. 

3.835 
2 . 900 
4.625 
2.295 
5 . 355 



POIDS CALCULE 
pour un hectare. 



Sol sec. 



kilog. 

11 440 

12 510 
10 080 

8 900 
16 750 



Sol humide. 



kilog. 

29 260 
22130 
35 200 
17 550 
39 250 



RAPPORT 

des 

deux 
rendements 
H 



2.55 
1.77 
3.49 
2.08 
2.3i 



Au point de vue du rendement final, on peut donc conclure 
que l'irrigation, même très abondante, est favorable au rende- 
ment des différentes variétés de tubercules. La sécheresse, 
au contraire, affaiblit les rendements en poids, dans des 
proportions très importantes. 

Ici comme pour les graines, le nombre des multiplicateurs 
est-il beaucoup plus grand sous l'influence de Fhumidité? 

Dans chaque carré les tubercules ont des grosseurs varia- 
bles, de sorte que la comparaison des poids ne donne pas de 
renseignements sur le nombre des tubercules. 

Pour chacun des carrés la récolte a été divisée en trois 
lots: les petits, les moyens, les gros tubercules. 

Comme la taille maximum des tubercules varie suivant 
les variétés, il est nécessaire de fixer le poids des tubercules 
de chacune des séries. 

D'abord pour ce qui est du nombre total de tubercules on 
trouve par carré (4 plants) les chiffres moyens suivants : 



variété , 



Sol sec. 

47 
120 
101 

38 

98 



Sol humide. 

51 

70 
109 
46 



ROLE PHYSIOLOGIQUE DE l'eaC DANS LA VÉGÉTATION'. 203 

Le poids maximum du plus gros tubercule récolté dans 
eliacune des cultures a été : 

Sol sec. Sol humide. 

Gr. G r . 

1'^^ variété 130 200 



OD 125 



3'^ — ■' 77 93 

4^ — 12o 130 

0^ — 78 183 . 

Si maintenant nous examinons comparativement le poids 
du rendement et le nombre de tubercules récoltés, nous 
Yoyonsiminédiatement qu'il n'existe aucunerelation entre eux. 

Dans certaines variétés, on trouve en sol sec par carré 
plus de tubercules que dans les sols humides (2' et 5' va- 
riété), pour les autres le nombre est sensiblement égal dans 
les deux sols. 

On peut donc conclure que la sécheresse du sol n'influe pas 
sensiblement sur la diminution du nombre de tubercules. Au 
contraire il peut se produire, en sol sec, vers la fin de la 
végétation, une poussée de tubercules qui restent petits, mais 
qui augmentent sensiblement le poids total. 

Voici comment se décompose proportionnellement la 
récolte quant au poids moyen des tubercules. 

Pour 1000 tubercules on compte dans chacune des variétés 
les nombres suivants : 

PREMIÈRE variété'. 

F', ICiOO tubercules. 

^ Gros tubercules pesant 70 à 13»' i:v. 21 
En sol sec. Moyens — 2o à 6S o83 

' Petits -- moins de 20 596 



^ Gros tubercules pesant So à 200 ir. 274 

En sol Jiumidc. ^ Moyens — 30 à 7o 472 

Petits — moins de 25 254 

DEL-XIÈME VARIÉTÉ. 



Gros tubercules pesant plus de 50 i:r. 

En sol sec. ' Moyens — 20 à 50 2S3 

' Petits — moins de -.0 717 

I Gros tubercules pesant 50 à 125 gr. 228 

En sol humide. Moyens — 20 à 45 458 

' Petits — moins de 20 314 



204 



TROISIÈME VARIÉTÉ. 

P. iOOO tubercules. 



j Gros tubercules pesant oO à 77 gr. 20 

En sol sec. \ Moyens — 25 à 50 455 

( Petits — moins de 25 525 

iGros tubercules pesant 50 à 95 gr. 82 

Moyens — 25 à 50 432 

Petits — moins de 25 486 

QUATRIÈME VARIÉTÉ. 

i Gros tubercules pesant 45 à 125 gr. 

En sol sec. Moyens — 25 à 45 294 

' Petits — moins de 25 716 

( Gros tubercules pesant 55 à 130 gr. 228 

En sol humide. \ Moyens — 25 à 55 458 

' Petits — moins de 25 314 



CINQUIÈME VARIÉTÉ. 

/ Gros tubercules pesant 60 à 80 gr. 112 

En sol sec. Moyens — 30 à 60 275 

( Petits — moins de 30 613 

l Gros tubercules pesant 90 à 185 gr. 337 

En sol humide. Moyens — 30 à 90 267 

( Petits — moins de 30 395 



Nous avons déjà constaté qu'il existait des tubercules beau- 
coup plus gros en sol humide qu'en sol sec, nous voyons, par 
les tableaux précédents, que le nombre des gros tubercules 
y est aussi plus grand. 

Le nombre des petits tubercules est au contraire beaucoup 
plus élevé en soi sec. Cela tient non seulement à un arrêt de 
développement, mais encore, comme nous l'avons dit, à une 
poussée de tubercules vers la fin de la végétation. 

Il y a un fait important qui découle de ces expériences, 
c'est que la sécheresse du sol, même exagérée, ne diminue pas 
le nombre des tubercules que donne le plant dans les condi- 
tions ordinaires. L'action de la sécheresse sur la Pomme de 
terre s'exerce, en effet, en entravant le développement 
normal des rameaux aériens, l'élargissement des feuilles et 
surtout leur durée. 

Jusqu'ici nous n'avons examiné que ce qui peut intéres- 
ser le rendement en poids, nous devons maintenant étu- 



ROLE PHYSIOLOGIQUE DE l'eAU DANS LA VÉGÉTATION. 205 

dier de plus près le tubercule au point de vue de son orga- 
nisation. 

Sa forme générale est différente dans les deux sols. Très 
allongé en sol humide, elle est plus globuleuse, et plus irré- 
gulière en sol sec. 

Deux gros tubercules ont comparativement les dimen- 
sions suivantes : 

En sol sec. Ea sol humide. 

Longueur. Largeur. Longueur. Largeur. 



i'"^ variété 4 cm. 4 cm. 8 cm. 6 cm. 

2^ — o ."^-o 13 3 

3^ — 4 4 6.0 4 

4« — 7 3.5 9 4.2 

— o 3.0 9 o 



Le nombre des « yeux » qui intéresse beaucoup le ren- 
dement ultérieur, lors de la plantation, est différent aussi, 
comme on le voit par les chiffres suivants, qui sont des 
moyennes obtenues sur 50 tubercules environ de chaque 
variété : 

Nombre moyen des yeux par tubercule. 

Sol sec. Sol humide. 

l^e variété o 8 

2^ — 21 30 

3« — 7 7 

4^ — 6 6 

.oe _ 6 7 

Le nombre des yeux est, on le voit, ordinairement plus 
grand en sol humide. Certaines variétés sont même très 
différentes à cet égard institut de Beauvais. Vitelottei. 
Cependant, il convient d'ajouler qu'au pôle végétatif le plus 
important i celui qui est opposé au pôle d'attache du tuber- 
cule), le nombre des bourgeons est sensiblement le même 
dans les deux sols. La spire d'insertion des bourgeons ne 
varie pas son écartement. de sorte que le nombre des 
yeux est d'autant plus exagéré que le tubercule est plus 
allongé par rapport à sa largeur. Nous avons vu^ par exem- 
ple, que la Vitelotte est la Pomme de terre que le sol 



206 



humide influence le plus au point de vue des proportions 



en H, au lieu de - en S). C'est aussi celui qui accuse 



le nombre d'yeux le plus différent (30 au lieu de 21 par tuber- 
cule, soit 1/3 en plus). 

Au point de vue chimique, on sait que le tubercule est 
assez variable décomposition suivant le climat et le sol. Des 
expériences précises ont en outre montré que les gros tuber- 
cules étaient en général plus riches en fécule que les petits. 

Or, nous avons vu l'humidité du sol exagérer les dimen- 
sions des tubercules, il y a donc à cet égard un fait impor- 
tant à noter. 

Cependant la densité des tubercules est sensiblement 
plus forte en sol sec, surtout pour deux tubercules d'égal 
volume. 

Les tubercules qui ont poussé en sol humide renferment 
en effet plus d'eau que les autres, et par suite possèdent un 
poids sec centésimal un peu moindre. 

Un tubercule renferme par exemple : 

En sol sec 25,60 p. 100 de poids sec. 

En sol humide , 23,99 p. 100 — 

M. Wolny (1) a démontré depuis longtemps que les moi- 
tiés antérieures des tubercules, cultivées isolément, donnent 
des récoltes plus abondantes que les moitiés postérieures. 

M. Prunet (2), étudiant les causes de cette polarité, a con- 
clu qu'il existe toujours dans les tubercules normaux, ou pri- 
vés d'une partie de leurs bourgeons, une relation entre la 
répartition des principes immédiats et des matières miné- 
rales de réserve et l'aptitude relative des bourgeons au dé- 
veloppement. Au moment où M. Prunet publiait son travail 
j'étais arrivé personnellement à un résultat identique (3) 

(1) Wolny, Das Zerschneidender Kartoffelsaatknollen (Just's Jahresb., 1882). 

(2) Prunet, Recherches physiologiques sur les tubercules de Pomme de terre 
(Revue générale de bot., fév. 1893, p. 50). 

(3) Edmond Gain, Sur la matière colorante des tubercules (Bull. Soc. bot., 
fév. 1893). 




ROLE PHYSIOLOGIQUE DE l'eAU DANS LA VÉGÉTATION. 207 



pour la répartition de la substance et celle des matières 
colorantes. 

On peut donc, rien qu'en examinant extérieurement un 
tubercule rose, par exemple, se rendre compte de la pola- 
rité du tubercule : toujours le soinmel ou pôle antérieur 
opposé au point d'attache, est beaucoup plus rouge que le 
reste du tubercule. Cette difîérence de teinte s'accentue à 
mesure que le tubercule est plus voisin de la germination. 

Si nous appelons P le pôle du sommet, M le milieu du 
tubercule, et P' le pôle d'attache du tubercule, en compa- 
^-ant la répartition des substances, on trouve qu'elle est beau- 
coup plus uniforme dans les tubercules de sol humide et 
au contraire plus différente suivant la région dans ceux 
des sols secs. Ainsi la différenciation physiologique est pous- 
sée plus loin en sol sec, et cela correspond bien à ce que 
l'examen externe peut indiquer : les pôles pour la variété 
Saucisse rouge du sol sec, par exemple, sont bien mieux 
colorés que la partie moyenne du tubercule. 

La polarité au point de vue chimique est donc Irès atté- 
nuée en sol humide et très accentuée en sol sec. La germi- 
nation des tubercules va du reste mettre en relief cette 
différence. 

Ayant laissé germer les tubercules à la lumière diffuse, le 
26 avril 1894, en examinant chacune des séries de tuber- 
cules on observait les faits suivants : 

Pour ce qui est du poids sec nous citons les chiffres rela- 
tifs à la première variété (Institut de Beauvais) ; les tuber- 
cules avaient des pousses de moins de 5 centimètres. 



Au pôle P le poids sec représente 30. 38 p. 100 du poids frais. 



Tubercule 
de sol 



J Au milieu — 26.86 

1 Dans les pousses ) 
( de germination » 



sec. 



Tubercule 

de sol 
humide. 



/Au pôle P le poids sec représente 23.18 p. 100 du poids frais. 
) Au milieu — 25.10 — 

i Dans les pousses ) . _ 

\ de germination ) . o 



208 EDMOXD «AIX. 

La réparlition des pousses sur le tubercule correspond à 
la réparlitiou des substances de réserve voy. Pi. IV, fig. 3 
el4). 

En soi ^ec. les pousses sont très développées au pôle P, 
un peu en P' et presque toujours absentes au milieu. Les 
pousses de P sont beaucoup plus précoces que les autres 
• voy. Pl. IV, fig. 3 . 

En sol humide elles sont très rares ou beaucoup moins 
développées en P et en P' . Au contraire les plus grosses 
pousses sont au milieu du tubercule. La germination du 
bourgeon commence partout en même temps voy. Pl. IV. 
fio-. 4 . 

Quand les tubercules commencent à germer leur aspect 
est très ditTérent comme nous l'indiquons ici : 

V variété S i . Pousses très nombreuses en P et très 
fortes; longues de 3"^. 5 beaucoup plus nombreuses que sur 
les tubercules de sol humide. 

En P' quelques pousses de 1 cenlimètre. En M yeux dor- 
mants, bourgeons à peine visibles. 

[H . Pousses réparties presque uniformément sur tout le 
tubercule, au moins aussi développées au milieu (3'°". 5). 

2°"* vanéîé S . Une grosse pousse de 2 centimètres au 
moins presque isolée au pôle P. les pousses avoisinantes 
sont à peine visibles. 

Au pôle P' les pousses sont visibles, mais peu développées. 
Au milieu les yeux sont dormants. 

H . Plusieurs pousses en P, don'Ksouvent une plus grande 
avant à peine 1 centimètre. Les* pousses sont développées 
uniformément sur les 30 yeux des tubercules et atteignent 
6 millimètres. Ce tubercule, comme le précédent, présente 
donc le tait très caractérisé d'avoir une germination qui est 
uniforme dans les tubercules de sol humide et très localisée 
au l'ôle antérieur sur les tubercules de sol sec. 

f^>(iy}çf^ s . Pousses non ramifiées existant seulement 

(1) [Sj veut dire tubercule de sol sec. "H] signitie tubercule de soi 
humide. 



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ROLE PHYSIOLOGIQUE DE l'eAU DANS LA VÉGÉTATION. 209 

en P, et atteignant 2à 3 centimètres de longueur. Les autres 
yeux sont dormants. 

[H]. Pousses très ramifiées de 4 centimètres environ, avec 
rameaux de 3 centimètres. Germination uniforme, au milieu 
comme aux pôles. 

4°"° variété [Sj. Toujours beaucoup de pousses au pôle P 
plus vigoureuses que celles de [H]. 

[H]. Pousses assez rares au pôle P, plus développées un 
peu au-dessus de M. 

5°"" variété [S]. Pousses en P parfois ramifiées; quelques- 
unes ailleurs; pas en P'. 

[H]. Pousses partout et plus ramifiées dès la base. La ger- 
mination est assez uniforme sur tout le tubercule. 

Ainsi, pour tous les tubercules, le résultat est analogue et 
les différences sont dans le même sens, mais plus ou moins 
caractérisées. Toujours la polarité est beaucoup plus accen- 
tuée en sol sec. 

Ce fait est important pour le rendement ultérieur. Puisque 
les pousses P du tubercule de sol sec sont moins nom- 
breuses, plus précoces, et plus fortes, les plantes qui en 
seront issues bénéficieront de cette particularité. 

Le tubercule de sol humide, dont la composition chimique 
et la germination sont plus uniformes, semble un tubercule 
arrêté dans sa différenciation physiologique, il est donc 
moins parfait. 

Ainsi la conclusion est ici, pour le tubercule, comme pour 
la graine. 

Le rendement industriel est exagéré par l'humidité, à ce 
point de vue l'irrigation est donc recommandable. Quand il 
s'agit de tubercules destinés aux plantations, il faut redouter 
une humidité du sol un peu exagérée, puisque le tubercule 
produit est moins parfaitement différencié. Cet arrêt de dif- 
férenciation physiologique peut retentir sur les descendants 
et par suite amener une dégénérescence qu'il faut éviter. 
Les expériences que je vais continuer sur celte question me 

ANN. se. NAÏ. BOT. XX, 14 



210 



permettronL sans doute de préciser cette conclusion. Dans 
tous les cas l'expérience jusqu'ici confirme ce que nous avons 
trouvé pour la reproduction par graine : 

Si l'on replante en soi humide les tubercules venant du sol 
humide^ et en sol sec ceux qui proviennent du sol sec^ les diffé- 
rences dans les rendements sont moins accentuées la seconde 
année que la première. 

En sol humide on constate, comparativement à l'année 
précédente, un affaiblissement de la récolte, et au contraire 
il y a une augmentation de la récolte en sol sec. 

Là encore il y a affaiblissement de la race sous F influence 
d'une humidité qui semble en apparence favoriser rindividu en 
exagérant sa croissance. 

Une autre preuve de la généralité probable de cette loi 
m'a été donnée par une très ancienne observation relative à 
la vie des arbres. 

Ce qu'on nomme, dans les arbres, mort de vieillesse est, à 
proprement parler, l'extinction de la race, car l'accroisse- 
ment continu ne s'arrêterait jamais s'il n'occasionnait la 
mort du liber par hypertrophie. 

Les forestiers ont remarqué que le sol, le climat, l'expo- 
sition, les qualités individuelles influent beaucoup sur la 
durée de l'arbre; et c'est un fait signalé par Brisseau-Mir~ 
bel(l), que le Chêne, par exemple, dure deux ou trois siècles 
de moins dans un terrain humide que dans un terrain sec. 11 
vit 600 ans au lieu de 900. Il en est de même du Châtaigner. 

La conclusion a laquelle je suis arrivé dans ces re- 
cherches expérimentales, vient donc à l'appui des théories 
de Spencer : dans certains cas, la croissance maximum de 
l'individu est antagoniste de la durée et du perfectionnement 
de sa race. 



(1) Mirbel, Physiologie végétale, p. 76. 



CONCLUSIONS GÉNÉRALES 



1. — Influence de Veau sur F accroissement en poids. 

Il y a iiîî optimum d'humidité du sol variable suivant les 
organes considérés et suivant le stade de la végétation. Le 
développement en poids est entravé par une humidité exa- 
gérée comme par une trop forte sécheresse. 

1° La vie de la racine est particulièrement influencée par 
la quantité d'eau contenue dans le sol. Sous rinfluence de 
la sécheresse, son affaiblissement postfloral est très grand et 
sa période de croissance est considérablement abrégée, ce 
qui arrête hâtivement la vitalité de la plante entière; 

2° Les cotylédons s'accroissent aussi plus longtemps en 
sol humide qu'en sol sec ; 

3" L'action de l'humidité retentit d'abord sur l'accroisse- 
ment de l'axe hypocotylé, puis sur l'accroissement de la lige ; 

4'' Cette action favorise, d'une façon générale, le dévelop- 
pement de la plante, aussi bien en poids frais qu'en poids 
sec, mais cette influence est plus forte sur les parties 
aériennes que sur les parties souterraines ; 

o" Le poids frais et le poids sec atteignent pour chaque 
organe des maxima bien différents suivant la teneur du sol 
en eau; 

6" La proportion centésimale d'eau interne est plus forte 
sur le sol humide, mais la différence est très faible quelle 
que soit la période de végétation considérée. 

La comparaison des courbes indique que les stades de 
végétation sont changés dans leur durée, mais dans des sens 
très variés suivant le degré de sécheresse. 

2. — Influence de l'eau sur la croissance. 

Une fois le gonflement de la graine assuré, la germination 
n'a besoin que d'une quantité d'eau assez faible et la plante 
exige une sécheresse relative d'environ 15 p. 100 de la 



212 



quaatité d eau nécessaire à la saluralion du sol. Lorsque la 
racine est fixée, le développement régulier de toute la plante 
bénéficie au moment du minimum centésimal du poids sec, 
d'une quantité d'eau très forte (40 à 45 p. 100). 

Cette particularité n'avait jamais été soupçonnée jusqu'ici 
et peut avoir des applications pratiques. La proportion d'eau 
doit tomber à 20 ou 25 p. 100 pendant la feuillaison. En se 
relevant ensuite à 45 p. 100, la teneur du sol en eau assure 
Faccroissement rapide qui précède et détermine la floraison. 
Une certaine dessiccation est ensuite nécessaire pour assu- 
rer la fructification. Pour les plantes à floraisons succes- 
sives, une humidité plus forte, de 30 p. 100, produit ensuite 
une ramification abondante, et la maturation des fruits exige 
pour s'accomplir dans de bonnes conditions, une sécheresse 
relative, de 10 p. 100. Il y a donc une sorte d'alternance 
dans les exigences de la plante en eau, ce qui indique 
qu'une irrigation permanente du sol est loin de réaliser les 
conditions optima. 

Nous avons exposé avec détails ce qui concerne l'action 
de l'eau sur la croissance générale de la tige et de la racine ; 
nous avons montré combien la teneur du sol en eau peut 
influer sur l'accroissement en longueur et en largeur de la 
tige et par suite sur la ramification. 

L'intensité de croissance totale, la périodicité de la crois- 
sance des entre-nœuds et des rameaux, ont été examinées 
tour à tour et de leur étude découlent des conclusions qui 
intéressent la morphologie externe. 

Abordant ensuite la durée de la croissance nous avons été 
amené à expérimenter séparément l'action de l'air humide 
et l'action inverse du sol humide. Nos conclusions ont ainsi 
précisé Faclion de la sécheresse : 

La floraison est retardée soit par le sol sec, soit par l'air 
humide, tandis qu'elle se trouve au contraire hâtée par l'air 
sec et par le sol humide. L'étude de l'influence de l'humidité 
sur la ramification, complète les conclusions relatives à la 
durée totale de la végétation. 



ROLE PHYSIOLOGIQUE DE l'eAU DANS LA VÉGÉTATION. 213 



3. — Influence de F eau sur la propagation et r avenir 

de l'espèce. 

Nous avons envisagé successivement la reproduction par 
graine et la multiplication par gemmiparité ; 

r L'humidité du sol favorise et augmente dans de grandes 
proportions le rendement en nombre des fruits et des 
graines, mais la sécheresse produit des graines plus grosses 
et plus pesantes. Sur un sol humide, la plante donne des 
graines non seulement plus petites, mais encore suscepti- 
bles de faire dégénérer la race ; 

T Le nombre des tubercules est peu influencé par les 
variations de la teneur du sol en eau. Sur un sol humide, la 
plante donne des tubercules plus gros et augmente donc le 
rendement en poids ; mais elle produit des tubercules à pola- 
rité peu accentuée, qui paraissent arrêtés dans leur différen- 
ciation physiologique. Ils sont donc moins parfaits que les 
tubercules qui ont subi l'influence de la sécheresse du sol. 

Ce travail a été fait au Laboratoire de Biologie végétale de 
Fontainebleau, où j'ai pu installer dans d'excellentes condi- 
tions de nombreuses cultures expérimentales. 

J'adresse à M. Gaston Bonnier, Directeur du Laboratoire, 
le témoignage respectueux de ma gratitude et de ma recon- 
naissance pour sa bienveillante direction. 



EXPLICATION DES PLANCHES 



PLANCHE I. 

Fig. 1. — Rameau de Thlaspi Bursa-pastoris ayant poussé sur un sol humide, 
pour montrer la taille moyenne des fruits adultes [fa] et la longueur {p) 
de leurs pédoncules. — L'inflorescence tend à devenir un corymbe. 

Fig. 2. — Rameau de Thlaspi Bursa-pastoris ayant poussé sur sol sec, pour 
comparer les fruits avec ceux de la figure 1. — L'inflorescence est une 
grappe qui tend à devenir un épi. 

Fig. 3. — Rameau de Thlaspi Bursa-pastoris ayant poussé sur un sol sec qui 
a été ensuite abondamment irrigué par un orage. — Avant Forage le 
sommet de la tige était eh (s). — La taille des fruits adultes était comme 
dans la figure 2. — Sous l'influence de forage la taille des fruits n'a pas 
augmenté. Les pédoncules p" seulement se sont allongés un peu de la 
longueur — Le sommet végétatif a poussé et donné naissance à de 

nouveaux fruits qui atteignent une taille (M) égale à celle des fruits de la 
figure 1. La station sèche a donc limité la croissance des premières for- 
mations mais n'influe plus sur les nouvelles. 

Fig. 4, 5, 6. — Feuilles de Linum usitatissimum prises dans dix régions de la 
tige depuis la base (i'"^ région) jusqu'au sommet (10^ région). 

Fig. 4. — Pied de Lin ayant poussé sur sol humide. 

Fig. 5. — — — sol sec. 

Fig. 6. — — — sol sec et irrigué ensuite vers la fin 

de la végétation à la floraison. — L'influence de l'arrivée de Peau se 
traduit par l'accroissement des feuilles. Les plus jeunes sont celles qui en 
bénéficient le plus au point de vue de la capacité de croissance. Les six 
régions inférieures ne subissent aucun changement. 

PLANCHE IL 

Fig. 1. — Lupinus albus. Plante fleurie ayant poussé sur sol sec. 
Fig. 2. — ï.a même plante fructifiée. 

Fig. 3. — Lupinus albus. Plante fleurie ayant poussé sur sol humide. 

Fig. 4. — La même plante fructifiée. — La comparaison montre que les 
différences sont moins importantes avant la fructification (fig. 1 et 3) 
qu'après (fig. 2 et 4). Pendant la fructification la plante de sol sec subit 
un affaiblissement en poids considérable qui se traduit aussi par des 
différences extérieures. La plante de sol humide au contraire continue à 
s'accroître en poids et pousse de nouvelles ramifications qui donnent une 
deuxième floraison. 



EXPLICATION DES PLANCHES. 



215 



PLANCHE IIL 

Fig. 1 et 2. — Expériences pour déterminer l'influence de l'air sec et de 
l'air humide sur la floraison du tabac : o, ouate; s, acide sulfurique; 
e, eau. 

Fig. 1. — Cloche renfermant de l'air sec et des fleurs {f^). 

Fig. 2. — Cloche renfermant de Tair humide et des fleurs (/g). En {f^) se 
trouve un rameau laissé à l'air libre. 

Fig. 3. — Influence de l'air sec sur la floraison du Datura Siramonium: 
t, thermomètre; h, hygromètre; s, acide sulfurique monohydralé ; c, chlo- 
rure de calcium; e, entonnoir permettant l'arrosage du sol; o, ouate. 

Fig. 4 et 5. — • Séries de pieds de Lin prises à différents stades de la végé- 
tation, aux mêmes dates dans les deux sols : fl, fleurs; fr, fruits. 

Fig. 4. — Plantes de sols secs (Si.So.Sa.S^.Ss.Sg.). 

Fig. 5. — Plantes de sols humides (H1.H2.H3.H4.Hg.H6). 

PLANCHE IV. 

Fig. 1 et 2. — Lupinus albus. Septième feuille à partir de la base d'un pied 
de Lupin fleuri cultivé en pot. 

Fig. 1. — En sol très sec, 5 folioles par feuille et une petite foliole supplé- 
mentaire. Si le sol sec est arrosé, la petite foliole supplémentaire se 
développe seule et atteint la taille des autres folioles qui n'augmentent 
pas de taille. 

Fig. 2. — En sol très humide, 7 folioles bien développées. 

Fig. 3 et 4. — Tubercules de Pomme de terre (Var. Institut de Beauvais). 

Fig. 3. — Tubercule provenant d'un sol très sec; germé au printemps. 

Fig. 4. — Tubercule provenant d'un sol très humide; germé au printemps. 
La taifle des deux tubercules est très différente. La polarité est très 
accentuée sur le tubercule de sol sec et n'existe presque pas sur le tuber- 
cule de sol humide qui parait arrêté dans sa différenciation physiologique. 

Fig. 5 et 6. — Racines de Radis provenant de sol sec (S) et de sol humide (H). 

Fig. 7. — Fruit adulte de Lupin blanc ayant poussé sur sol très humide. 

Fig. 8. — — — sur sol sec. 

Fig. 9. — Fruit d'une plante de sol sec. Après la formation du fruit, le sol 
sec a été irrigué abondamment par un orage. L'arrivée de l'eau a produit 
le gonflement et le grand développement des graines. Le fruit ne continue 
pas sa croissance, il est seulement dilaté par la graine. Les graines étaient 
arrêtées dans leur développement à cause de la dessication interne de la 
plante qui ne permettait plus les migrations vers la graine. Le relour de 
l'eau assure la migration des réserves et par suite le développement 
normal des graines. 



RECHERCHES EXPÉRIMENTALES 

SUR 

L'ADAPTATION DES PLANTES 

AU CLIMAT ALPIN 

Par M. GASTON BONIVIER. 



INTRODUCTION 

J'ai indiqué dans un précédent travail (1) de quelle ma- 
nière j'ai établi comparativement la culture des mêmes 
plantes, à différentes altitudes, dans les Alpes et dans les 
Pyrénées, depuis 1884. Je rappellerai que dans la plupart 
des cas les plantes provenant originairement d'un même 
individu, séparé en plusieurs parties aussi identiques que 
possible, ont été placées dans des terrains également dé- 
couverts, et sur un sol de même composition. 

J'ai donné, en 1890, l'état détaillé de ces diverses cultures 
expérimentales et j'ai publié tous les changements qui 
s'étaient produits dès cette époque dans les caractères exté- 
rieurs des végétaux. 

Je me propose, dans ce nouveau Mémoire, non seulement 
de compléter ces indications sur les modifications externes, 
en indiquant tous les changements nouveaux qui se sont 
produits jusqu'à la fin de la saison de 1894, mais surtout 
d'exposer les modifications anatomiques produites dans la 
structure de ces plantes par le changement de climat qu'on 
leur a fait subir expérimentalement. 

(1) G. Bonnier, Cultures expérimentales dans les Alpes et les Pyrénées (Revue 
générale de Botanique, t. II, p. 513, 1890). 



218 



CiJiSTOIV BO^iVIER. 



Ces modifications anatomiques sont en rapport avec les 
changements qu'apporte le climat dans les diverses fonc- 
tions physiologiques des végétaux. Je rendrai compte des 
diverses expériences que j'ai entreprises sur les variations 
avec Faltitude que présentent ces fonctions chez une même 
espèce. 

Sauf une remarque de Christ, qui constate qu'en général 
les plantes alpines ont des cellules plus petites que les 
plantes de plaine, et sauf les intéressantes expériences de 
M. Milntz, au pic du Midi, relatives à l'influence de la 
raréfaction de l'air sur l'assimilation, je ne connais aucun 
travail sur ce genre de question antérieur aux Notes que 
j'ai publiées en 1887 et en 1888 (1). Entre autres résultats, 
j'indiquais déjà dans ces Notes quelles sont les différences 
anatomiques qui se produisent chez les plantes de plaine 
cultivées aux hautes altitudes. Je montrais que parmi ces 
différences, l'une des plus constantes s'observe dans les 
feuilles, dont le parenchyme en palissade est, pour la même 
espèce, plus développé. Je faisais voir aussi que cette diffé- 
rence se relie aux modifications physiologiques, car je con- 
cluais de mes expériences, dès cette époque, que dans les 
mêmes conditions d'éclairement , de température et d'état 
hygrométrique, pour une même surface chez la même 
espèce, les feuilles des altitudes supérieures dégagent tou- 
jours plus d'oxygène que celles des altitudes inférieures. 

Deux ans après paraissait un travail de M. Leist (2) qui 
est relatif à l'infiuence de la station alpine sur la structure 
des feuilles. Cet auteur ne fait pas d'expériences de culture 

(1) G. I^onnier, Note sur les cultures comparées des mêmes espèces à diverses 
altitudes (Bulletin de la Société botanique de France, 1887, p. 467). — Étude 
expérimentale sur l'influence du climat alpin sur la végétation et les fonctions 
des plantes (Ibid., 1888, p. 436). 

(2) K. Leist, Ueher den Einfluss des alpinen Standortes au f die Ausbildung 
dcr Laubblàlter (Mittheilungen der Naturforschenden Gesellschaft von Berii, 
p. 159, 1889). 



ADAPTATION DES PLANTES AU CLIMAT ALPIN. 



219 



{les quelques semis qu'il a tentés n'ont pas levé) et il établit, 
en général, les comparaisons de la manière suivante : 

L'auteur choisit souvent des exemplaires d'une espèce 
donnée en la recueillant aux dernières limites d'altitude que 
peut atteindre cette espèce à l'état naturel, puis il la com- 
pare à un échantillon de la même espèce cultivé au Jardin 
botanique de Berne, dans un endroit ensoleillé. Ainsi donc, 
d'une part, on a affaire à une plante spontanée poussant 
dans un sol quelconque à l'extrême limite du climat qu'elle 
peut supporter, d'autre part, à une plante qui n'existe pas 
naturellement aux basses altitudes et qui exige pour venir à 
bien tous les soins horticoles que l'on donne dans un jardin 
botanique ; l'auteur insiste lui-même sur les précautions 
minutieuses que l'on doit prendre pour cultiver les plantes 
alpines dans un jardin botanique de plaine (1). 

M. Leist conclut de ses études comparées que les feuilles 
des plantes alpines ressemblent plus aux feuilles de plaine 
développées à l'ombre, qu'aux feuilles de plaine dévelop- 
pées au soleil. Par des considérations physiologiques et 
météorologiques, mais sans faire des expériences, Fauteur 
cherche ensuite à expliquer cette différence de structure : 
il émet l'hypothèse que le caractère morphologique des 
plantes alpines a pour cause la diminution de transpiration 
qui se produirait avec Taltitude. 

M. Leist trouve, contrairement à tout ce qu'on a observé 
jusqu'à présent, que les plantes des altitudes supérieures 
ont, en général, des feuilles plus larges et plus minces que 
celles des altitudes inférieures ; il dit, en outre, que les 
tissus de la feuille sont moins bien disposés pour l'assimila- 
tion chlorophylHenne et ont leurs palissades moins déve- 
loppées. 

Il faut remarquer toutefois que M. Leist cite lui-même des 
exceptions à cette règle, notamment lorsqu'il a étudié 
comparativement la même espèce prise à une série d'alti- 



(1) LoG. cit., p. 98. 



220 



tudes différentes. Ainsi l'une des deux planches qui accom- 
pagnent son travail est entièrement consacrée à l'étude de 
la structure de la feuille du Saxifraga cuneïfolïa, La 
figure 3 représente la coupe de la feuille de cette espèce 
récollée dans une station alpine, à Nervi, et quoique 
recueillie à l'ombre elle montre une épaisseur plus grande 
et des palissades mieux marquées que celles représentées 
par la ligure 1 et qui provient du Jardin botanique de 
Berne, dans un endroit ensoleillé. La figure 4 représente 
une coupe de la feuille de la même espèce récoltée au 
Spicherberg, à une altitude plus considérable qu'à Nervi 
et fait voir une feuille plus étroite, à tissu en palissade 
moins marqué. Il y aurait donc là, comme une sorte d'op- 
timum de différenciation avec l'altitude, comme je l'ai fait 
ressortir dans le premier travail cité au commencement de 
cette introduction (1). 

En 1890, dans deux Notes présentées à l'Académie des 
sciences (2), j'ai donné le résumé des expériences faites à 
cette date sur les modifications produites chez les végétaux 
par le climat alpin. J'ai cultivé à des altitudes différentes 
des espèces qu'on trouve spontanées et normalement déve- 
loppées à ces mêmes altitudes. 

Entre autres résultats, j'ai signalé l'épaisseur plus grande 
du tissu en pahssade et l'abondance de la chlorophylle 
plus considérable dans le climat alpin; d'autre part, j'ai 
mis en évidence, par des expériences physiologiques, que 
l'échantillon cultivé dans le climat alpin a modifié ses fonc- 
tions de telle sorte que l'assimilation et la transpiration 
chlorophylliennes sont augmentées. Plusieurs de ces faits 
ont été exposés avec plus de détails dans une autre Note, 
en 1891 (3). 

(1) Loc. p. 544. 

(2) G. Bonnier, Cultures expérimentales dans les hautes altitudes (Comptes 
rendus, 26 février 1890). — Influence des hautes altitudes sur les fonctions 
des végétaux {Com])tes rendus, l'-'' septembre 1890). 

(3) G. Bonnier, Variations de la structure chez les mêmes espèces (Association 



ADAPTATION DES PLANTES AU CLIMAT ALPIN. 221 



Comme on le voil, ces résultats expérimentaux ne sont 
pas d'accord avec les observations de M. Leist. 

1\L Wagner a publié en 1892 un Mémoire détaillé (1) 
sur cette même question de la modification des feuilles 
chez les plantes alpines et voici quelle est sa principale 
conclusion : 

a Les observations que je viens de rapporter établissent 
» complètement les propositions avancées par Bonnier au 
» sujet de la structure en palissade des plantes alpines, et 
» montrent, par contre, que les hypothèses contraires de 
» Leist ne sont susceptibles d'aucune généralisation, et que 
» sa tentative pour établir que la structure du mésophylle 
» fohaire n'est causée que par la transpiration ne peut don- 
» ner lieu à aucune véritîcation tirée de relations réelles 
» entre la structure du tissu et sa fonction présumée. » 

M. Wagner ne fait pas de cultures comparées, mais il se 
propose d'étudier d'une manière générale la structure des 
plantes alpines et il la compare à la structure des plantes de 
plaine. Cet auteur, en étudiant les espèces spécialement 
alpines qui ne croissent pas aux basses altitudes, fait voir 
que presque toutes ont acquis, dans la texture de leurs 
feuilles, des modifications du même ordre que celles que j'ai 
obtenues dans mes cultures expérimentales. En outre, il met 
en évidence certains faits généraux qui n'avaient été signalés 
par personne, tels que l'augmentation, avec l'altitude, du 
nombre des stomates sur la face supérieure des feuilles, le 
développement plus fort des tissus protecteurs chez les 
feuilles persistantes alpines que chez les feuilles non per- 
sistantes, etc. Il examine aussi les diverses causes dépendant 
du milieu physique, pour lesquelles les feuilles des plantes 
alpines montrent une plus grande adaptation à l'activité 

française pour l'avancement des sciences, 20® session. Marseille, 2« partie, 
p. 521, 1891). 

(1) A. Wagner, Zur Kennlniss des Blattbaues der Alpenpflanzen und dessen 
biologischer Bedeutung (Sitz. der kais. Acad. der Wiss. in Wien, Matli.- 
naturw. Classe. Band II, Abth. I, 1892), 



222 



chlorophyllienne. Je reviendrai dans le cours de la rédac- 
tion de ce Mémoire sur l'examen des résultats obtenus dans 
l'important travail de M. Wagner. 

Je ferai remarquer que les travaux des différents auteurs 
que je viens de citer se rapportent exclusivement à la feuille 
des plantes alpines, tandis que mes études se rapportent 
souvent aussi aux autres organes de la plante. 

D'autre part, les travaux précédents ne comportent jamais 
que des observations^ et on peut leur objecter que l'origine 
des plantes comparées est tout à fait inconnue, de telle sorte 
qu'il n'est pas possible de savoir si le caractère que l'on 
observe est dû à l'influence immédiate du milieu ou à une 
longue adaptation; tandis qu'avec la méthode que j'ai adoptée, 
on est mieux placé pour faire le départ entre les caractères 
héréditaires et les caractères d'adaptation immédiate. Re- 
marquons encore qu'aucune expérience directe n'avait été 
faite, chez les plantes cultivées dans le climat alpin, sur les 
modifications des fonctions corrélatives du changement de 
structure. 

Enfin, je ne me suis pas contenté de mesurer la résul- 
tante des diverses actions dont l'ensemble constitue le cli- 
mat des montagnes, j'ai essayé d'isoler expérimentalement 
ces diverses actions et j'ai cherché quelle est la part qui 
revient à chacune d'elles. 

J'exposerai successivement dans ce Mémoire : 
1" Les différences observées, dans la morphologie externe 
el dans la siructure, entre les plantes issues d'un même pied 
originaire et cultivées à des altitudes différentes; j'y joindrai 
quelques observations relatives aux différences observées 
chez les mêmes espèces prises dans leurs stations naturelles, 
à diverses altitudes. 

2° Les différences de structure que peuvent présenter les 
espèces d'un même genre. 



ADAPTATION DES PLANTES AU CLIMAT ALPIN. 223 

3° Les différences que présentent dans les mêmes condi- 
tions, les fonctions principales des plantes cultivées en plaine 
et dans la région alpine : assimilation chlorophyllienne, 
cJdorovaporisation, respiration, transpiration à l'obscurité. 

4° Les modifications de structure produites dans les espèces 
étudiées précédemment par diverses causes isolées : éclaire- 
ment, humidité de l'air, etc. 



I 



MODIFICATIONS MORPHOLOGIQUES PRODUITES PAR 
LE CLIMAT ALPIN DANS UNE ESPÈCE VÉGÉTALE 



RENONGULACÉES. 
Thalictrum minus L. 

Un même pied de cette espèce, recueilli dans la forêt de 
Fontainebleau, a été divisé en quatre parties aussi sembla- 
bles que possible. La première a été plantée à Louye (Eure); 
la seconde au jardin de l'École Normale Supérieure, sur le 
même sol qu'au plateau de Saint-Ange, près de Grenoble, 
où a élé planté le troisième lot; le quatrième près de la 
Hourquette d'Ancizan^ dans les Hautes-Pyrénées (1530 m. 
d'altitude. 

1. Morphologie externe. — Les échantillons des stations 
supérieures avaient une taille beaucoup plus petite, des 
fleurs à peu près semblables à celles des échantillons de 
plaine et leurs folioles similaires d'une surface moindre, 
mais à limbe beaucoup plus épais et d'un vert moins glauque 

Les tiges souterraines des échantillons alpins portaient, à 
la base des tiges aériennes, des parties renflées et écailleuses, 
plus épaisses que dans les échantillons inférieurs et leurs sto- 
lons de même âge avaient, en général, un diamètre plus grand. 

2. Structure de la feuille. — Dans les échantillons cul- 
tivés en montagne, l'épiderme de la face supérieure est 
formé de cellules plus petites, saillantes à l'extérieur, à 
cuticule épaisse, à poils beaucoup plus nombreux. L'épi- 
derme de la face inférieure présente les mêmes caractères^; 

ANN. se. NAT. BOT. XX, 15 



226 



«A§»TOIV BOIVIVIER. 



mais moins accentués ; les stomates sont plus nombreux par 
unité de surface. 

Le parenchyme en palissade y occupe la moitié ou les 
deux tiers de l'épaisseur de la feuille, tandis qu'il n'en occupe 
qu'un tiers au plus dans l'échantillon de plaine. En outre, 
dans l'échantillon supérieur, ce tissu est formé de cellules 
serrées, quatre à six fois plus longues que larges; dans 
l'échantillon inférieur, il est constitué par des cellules plus 
lâches, deux à quatre fois plus longues que larges. Enfin 
dans l'échantillon alpin, le tissu en palissade se maintient 
avec tous ses caractères, jusque sur les bords des folioles, 
tandis qu'il s'atténue et disparaît au bord des échantillons 
de plaine. 

3. Structure de la tige, — Vers la base de la partie 
aérienne de la tige des plantes cultivées en montagne, le 
tissu central est formé de cellules plus serrées et à parois 
plus épaisses. Dans la partie souterraine les rhizomes du 
même âge ont le liège plus développé dans l'échantillon 
alpin. 

4. Structure de la racine . — Dans l'échantillon supérieur, 
la seule différence notable qu'on observe pour la racine, 
c'est que l'assise subéreuse qui la protège a des cellules 
plus allongées perpendiculairement à la surface de la racine; 
cette assise est renforcée par un plus grand nombre d'as- 
sises corticales situées immédiatement en dessous et à parois 
plus épaissies. 

— Le T/ialictrum aquïl egifolium L. cultivé comparative- 
ment à Gadéac (740 m. d'alt.) et à Aulon (1220 m. d'alt.)^ 
dans les Pyrénées, m'a fourni des différences analogues. 

Ranunculus sîlvaticus Thuill. 

Des plantes de cette espèce, provenant originairement du 
même pied, ont été cultivées comparativement aux environs 



ADAPTATION DES PLANTES AU CLIMAT ALPIN. 227 



de Paris et sur la chaîne de l'Arbizon à 1900 mètres d'alti- 
tude, dans deux terrains découverts, et sur le même sol. 

Les figures 4m et 4/9 de la planche 15 font voir quelle dif- 
férence de teinte possèdent les corolles dans les deux cas, au 
bout de huit années de culture. L'échantillon alpin (4 m) 
a les pétales d'un jaune plus foncé et plus brillant que 
l'échantillon de plaine. En outre, le premier a les feuilles 
notablement plus vertes, marquant jusqu'à -j- 2° et + 3** au 
chromomètre (1) ; leur limbe est aussi proportionnellement 
plus épais. 

La structure de la feuille, dans les deux cas, fait voir un 
grand développement du tissu lacuneux, mais tandis que 
l'assise en palissade n'occupe qu'un quart environ de 
l'épaisseur du mésophylle chez l'échantillon de la culture 
inférieure, elle en occupe plus du tiers chez l'échantillon 
alpin. 

— Le Ranunculm acrls L., cultivé de la même manière 
au jardin de l'École Normale Supérieure, à Louye (Eure), à 
Chamonix et à Pierre-Pointue (2000 m. d'alt.) a présenté 
-des différences analogues. 

Galtha palustris L. 

Un même pied de Caltha palustris, provenant du Muséum, 
a été coupé en deux parties égales; l'une des moitiés au jardin 
de l'École Normale, dans un bassin où l'eau était constamment 
renouvelée, l'autre moitié, au-dessus du rocher de Pierre- 
Pointue (2030 m. d'alt.), dans un terrain humide où l'eau 
était naturellement courante. D'autre part, un même pied 
pris à Pierrefonds, a été également coupé en deux et planté 
dans deux terrains de même composition et également 
saturés d'eau, la première moitié à Pierrefonds, la seconde 
h Chamonix (1050 m. d'alt.). 

(I) Je marquerai les différences de couleur en plus ou en moins, en em- 
ployant les graduations du chromomètre de la Société sténochromique, 
comme je l'ai indiqué dans mon Mémoire précédent. 



228 GASTOIV RO:VI¥IEU. 

1 . Morphologie externe. — Les échantillons de Chamonix 
el surtout ceux de Pierre-Pointue, présentaient une taille 
d'un tiers ou de moitié moindre que celle des échantillons 
de plaine. A Chamonix l'épaisseur des feuilles était plus 
grande, tandis qu'à Pierre-Pointue le limbe redevenait 
moins épais. La couleur des fleurs à Chamonix et à Pierre- 
Pointue présentait une différence de + l"" à + 2°. 

2. Structure de la feuille. — Le limbe est plus épais dans 
Féchantillon de Chamonix. L'épiderme est à cellules plus 
cohérentes surtout sur la face inférieure. Sur la face supé- 
rieure, l'épiderme est formé de cellules plus semblables 
entre elles, quoique toujours à parois contournées et engre- 
nées les unes avec les autres ; le nombre des stomates est 
beaucoup plus grand par unité de surface. Sur la face infé- 
rieure, la différence est plus accentuée; dans l'échantillon 
alpin les cellules épidermiques ont des dimensions plus 
isodiamétriques. 

Dans l'échantillon de la station inférieure le tissu en pa- 
lissade ne se compose que d'une assise de cellules, souvent 
presque aussi larges que longues ; le tissu lacuneux occupe^ 
presque les trois quarts de l'épaisseur de la feuille. 

Dans l'échantillon de Chamonix, qui possède les feuilles 
les plus épaisses, les cellules en palissade sont plus allongées 
perpendiculairement à la surface de la feuille, le tissu 
lacuneux un peu plus cohérent occupe les deux tiers du 
limbe de la feuille. 

Dans l'échantillon de Pierre-Pointue, l'épaisseur du hmbe 
est, comme on vient de le dire, moins grande que dans celui 
de Chamonix et la rangée des cellules en palissade est moins 
différenciée par rapport aux autres tissus. On constate 
donc ainsi pour la structure du limbe de cette espèce 
l'existence d'un optimum de différenciation aux altitudes 
moyennes. 

Au-dessus et au-dessous des nervures, le tissu qui se 
trouve entre l'épiderme et le faisceau , est formé de cellules 



ADAPTATION DES PLANTES AU CLIMAT ALPIN. 229 



plus cohérentes et à parois plus épaisses, ainsi que les cel- 
lules de l'épiderme qui leur correspondent. 

Si l'on compare des coupes pratiquées au milieu du pétiole, 
on trouve dans les échantillons alpins un épiderme à cel- 
lules relativement plus petites, plus adhérentes entre elles 
et plus allongées perpendiculairement à la surface du 
pétiole; enfin le tissu cortical y est moins lacuneux. 

— h' Helleborus fœtidiis^ cultivé comparativement à Louye 
(Eure) au jardin de l'École Normale, à Cadéac et au-dessus 
d'Aulon (Hautes-Pyrénées) à 1400mètres d'altitude, a montré, 
dans les échantillons alpins, des feuilles d'un vert beaucoup 
plus foncé, plus épais et à tissu pahssadique atteignant la 
moitié de l'épaisseur du mésophylle. 

PAPAVÉ RACÉES. 
ChelidoDium majus L. 

Je n'ai, pour cette espèce, que l'observation comparée des 
échantillons qui croissent aux environs de Chamonix avec 
les échantillons qu'on trouve aux environs de Paris. Il n'y a 
pas une grande différence dans la couleur des fleurs, mais 
le vert des feuilles examiné par transparence ou par ré- 
flexion est à Chamonix de + 3° ou + 4° par rapport au vert 
des feuilles de la plaine. Ces feuilles sont en moyenne plus 
épaisses à Chamonix et ont leurs cellules plus chargées de 
grains de chlorophylle, surtout celles qui sont du côté de la 
face supérieure. 

CISTINÉES. 
Helianthemum vulgare Gœrtn. 

1 . Morphologie externe. — La planche 5 représente en 
M', grandeur naturelle, un des échantillons de cette espèce 
cultivé depuis neuf ans à 2400 mètres d'altitude sur la 
chaîne de l'Arbizon (Pyrénées). Au-dessous de cette figure, 



230 



OA!iTOI\ BOH.^IER. 



on voit en M, la même plante reproduite à une taille plus 
petite et en P une partie de l'échantillon, provenant de la 
même toufîe, cultivé à Cadéac (740 m. d'alt.) (sur le mêm& 
terrain rapporté de FArbizon) et représenté à la même 
échelle que la figure M. 

On constate que l'échantiHon de la culture supérieure a 
des parlies souterraines relativement très développées par 
rapport à ses parties aériennes; les feuilles sont plus petites, 
plus velues, et à entre-nœuds beaucoup plus courts ; les 
tiges fleuries sont toutes recourbées ou aplaties sur le sol ; 
enfin, c'est dans les fleurs qu'il y a le moins de changements. 
Toutefois les pétales de ces dernières présentent une diffé- 
rence de coloration de + 0%5 à + T avec ceux de l'échan- 
tillon inférieur. 

Les échantillons de la même espèce, pris au pic d'Estazou 
près de Gavarnie, et cultivés comparativement à Pierrefonds 
et au jardin de l'Ecole Normale, ont donné des différences 
analogues. 

2. Structure de la feuille. — Le limbe est plus épais dans 
les échantillons supérieurs et le tissu en palissade occupe 
environ les trois quarts de l'épaisseur du mésophylle, tandis 
qu'il n'en occupe que les deux tiers environ dans l'échan- 
tillon de plaine ; ce tissu est d'ailleurs plus serré et à cel- 
lules plus étroites. 

3. Structure de la tige. — Si l'on compare des sections 
de la tige faites au-dessous de l'inflorescence, on ne trouve 
guère comme différence qu'une moindre différenciation des 
tissus libéro-hgneux dans l'échantillon cultivé en montagne. 

Les sections pratiquées au milieu du pédoncule floral 
montrent le tissu cortical plus grand par rapport au cylindre 
central dans l'échantillon des stations supérieures. 



ADAPTATION DES PLANTES AU CLIMAT ALPIN. 



231 



DROSÉRACÉES. 
Parnassia palustris L. 

1. Morphologie externe. — Si l'on compare un échantillon 
de Parnassia palustris cultivé sur la chaîne de l'Arbizon à 
1800 mètres d'altitude avec l'échantillon originaire de Pierre- 
fonds, on voit que la disposition des feuilles n'est pas changée 
par la culture alpine, mais que les limbes sont plus épais et 
plus arrondis. 

La tige florifère est beaucoup plus courte et les pétioles 
relativement moins allongés. Par transparence comme par 
réflexion, le vert des feuilles est un peu plus intense dans 
l'échantillon supérieur. 

Les fleurs ne présentent pas dans leur forme de différence 
sensible. 

2. Structure de la feuille. — Des coupes transversales du 
limbe de la feuille unique qui est au-dessus de la base, pré- 
sentent les différences suivantes : 

Dans l'échantillon de plaine il n'y a presque pas, pour 
ainsi dire, de tissu en palissade ; tout le tissu de la feuille est 
lacuneux, mais les éléments de la dernière assise de ce tissu 
lacuneux du côté de la face supérieure sont orientés presque 
perpendiculairement au limbe. 

Dans l'échantillon de la station supérieure il y a deux 
rangées de cellules en palissade assez serrées; le tissu 
lacuneux présente des lacunes moins nombreuses, moins 
grandes, et des éléments beaucoup plus isodiamétriques que 
dans l'échantillon de plaine. De plus, les cellules de l'épi- 
derme, dans l'échantillon alpin, sont moins inégales entre 
elles et moins cohérentes que dans l'échantillon de la sta- 
tion inférieure. 

3. Structure de la tige. — Si l'on compare des coupes 
faites au miheu du pédoncule floral on peut noter les 
caractères différentiels qui suivent : 



232 



Dans l'échantillon alpin, le pédoncule est plus anguleux, 
l'épiderme à parois plus épaisses, tandis que les fibres du 
péricycle et la moelle sont moins développées. 

POLYGALÉES. 
Polygala vulgaris L. 

Une touffe de cette plante a été récoltée en 1888, au- 
dessus de Servoz (Haute-Savoie), à 1100 mètres d'altitude, 
sur un plateau découvert; la moitié a été mise dans l'alcool 
et l'autre moitié cultivée sur le même sol, transporté à 
Louye (Eure). On avait noté préalablement à Servoz la teinte 
des feuilles et des fleurs et la disposition des grains de 
chlorophylle dans la cellule. 

Trois ans après, la comparaison a été faite eiire la touffe 
primitive récoltée à Servoz et la touffe de plaine telle 
qu'elle était devenue au bout de ce temps. 

1. Morphologie externe. — La plante de la station supé- 
rieure avait les tiges plus longuement couchées à la base et 
plus petites ; les feuilles moins larges et relativement plus 
épaisses marquant -f- 2° ou -|- 3° au chromomètre; la teinte 
violette des fleurs était de + 1° à -f- 2°. 

2. Structure de la feuille, — Le nombre des assises était 
le même dans les deux cas, mais l'orientation des éléments, 
perpendiculairement à la surface du limbe, était toujours 
plus accentuée dans les feuilles de la station supérieure. De 
plus, chaque cellule contenait pour le même volume un plus 
grand nombre de grains de chlorophylle et chacun de ces 
grains était d'une teinte plus foncée. 

CARYOPHYLLÉES. 
Arenaria serpyllifolia L. 

Des graines de cette espèce, prises à Pierrefonds, ont été 



ADAPTATION DES PLANTES AU CLIMAT ALPIN. 



233 



semées à Cadéac et sur les pentes du pic d'Arbizon à 
2300 mètres. Ces dernières ont donné naissance à des 
plantes qui sont devenues vivaces, ainsi que je Tai déjà fait 
connaître dans un autre travail (1). Les échantillons de l'Ar- 
bizon ont des rhizomes qui peuvent dépasser 20 centimètres 
de longueur ; les tiges aériennes sont moins longues, plus 
épaisses et munies de poils courts beaucoup plus nombreux. 
J'ai examiné, au point de vue qui nous occupe, les feuilles et 
les tiges de cette espèce cultivée à des altitudes différentes. 

1 . Structure de la feuille. — Le limbe de la feuille des échan- 
tillons de Pierrefonds qui ont servi de point de départ, ne 
présentent jamais un tissu ^^n palissade nettement marqué. 
On voit seulement que les cellules de la face supérieure sont 
un peu plus allongées par rapport à la surface de la feuille. 
Dans les échantillons cultivés à Cadéac, il y a au moins une 
assise en palissade très nette et les feuilles sont d'un tiers 
plus épaisses. 

Dans ceux du pic d'Arbizon, l'épaisseur des feuilles est à 
peu près aussi grande que dans la station moyenne et il y a 
deux ou trois rangées de cellules en palissade. 

En outre, dans les deux stations de montagne, Tépiderme 
de la feuille est à cellules plus petites, plus cohérentes et 
porte plus de poils et de stomates. 

2. Structure delà tige, — Si l'on pratique des sections au 
milieu des entre-nœuds de la partie moyenne de la plante, 
on trouve les différences suivantes : dans l'échantillon alpin, 
l'écorce est relativement un peu plus épaisse, le scléren- 
chyme péricyclique à parois plus minces, le liber moins 
différencié, les vaisseaux du bois d'un cahbre moindre, à 
parois moins épaisses, et la zone périmédullaire moins net 
tement marquée. 

(1) Voyez, Bull. Soc. bot., t. XXI, p. 306. 



234 



Silène nutans L. 

Cette espèce, cultivée dans les mêmes conditions et dans 
les mêmes stations que la précédente, a subi les modifica- 
tions suivantes au bout de six ans : 

1 . Morphologie externe, — L'échantillon de l'Arbizon avait 
un rhizome très épais et des tiges aériennes qui ne dépas- 
saient pas 20 centimètres, mais portaient en outre des tiges 
rampantes minces et rameuses. Les tiges tleuries n'avaient 
que trois ou quatre fleurs surmontant trois à cinq entre- 
nœuds, et les feuilles très velues et très épaisses n'avaient 
pas plus de 1 miHimètre de largeur sur 4 à 12 millimètres 
de longueur. Les feuilles en rosette de la base, un peu plus 
élargies vers le sommet, n'avaient jamais plus de 20 milli- 
mètres de longueur. Les pétales étaient un peu rosés sur les 
bords et presque purpurins en dessous. 

2. Structure de la feuille, — Le tissu en palissade est rela- 
tivement plus développé dans l'échantillon de la station 
supérieure et offre à Cadéac une structure intermédiaire. 
M. Wagner a étudié les échantillons naturels du Silène nu- 
tans croissant dans la région alpine (1); l'échantillon que 
j'ai cultivé dans cette même région, avait donc acquis en six 
ans presque tous les caractères du climat alpin, car la des- 
cription que donne M. Wagner pour la structure du paren- 
chyme foliaire correspond exactement à ce que j'ai observé. 

Silène inflata Sm. 

Cette espèce avait été obtenue en \ 888, par semis de graines 
(provenant de la même plante récoltée à Fontainebleau) sur 
le même terrain, à l'Aiguille de la Tour (2300 mètres d'alti- 
tude), à Chamonix (1050 m. d'alt.) et au jardin de TÉcole 
Normale. 

1) hoc. rit., p. 499. 



ADAPTATION DES PLANTES AU CLIMAT ALPIN. 235 

Dès la fin de la première année, 87 échantillons avaient 
poussé à la station la plus basse^ 75 à Chamonix et 50 à l'Ai- 
guille de la Tour. Plusieurs pieds avaient fleuri au bout d'un 
an dans chacune de ces trois stations. A l'Aiguille de la Tour, 
le plus grand échantillon n'avait pas plus de 4 centimètres de 
hauteur; les échantillons de Chamonix avaient en moyenne 
7 centimètres de hauteur et ceux de la plaine 12, mais, sauf 
la taille, on remarquait peu de changements dans la forme 
des différents organes. 

La même année, les échantillons ont été éclaircis de la 
même manière dans les trois stations, de façon à ne con- 
server de part et d'autre que les cinq pieds les plus vigou- 
reux disposés à une assez grande distance les uns des autres. 

Six ans après, les échantillons de l'Aiguille de la Tour se 
montraient pauciflores, même généralement à une seule fleur 
par tige aérienne, à entre-nœuds plus courts, à rhizomes 
relativement plus épais et plus développés et prenaient l'as- 
pect du Silène alpina Thom., mais sans en acquérir les 
caractères distinctifs de la fleur. 

Structure de la feuille. — C'est le limbe des feuilles de la 
station iijtermédiaire qui présente l'épaisseur absolue la plus 
grande, mais c'est celui de la station supérieure qui présente 
l'épaisseur relative la plus considérable. Dans le Silène inflata, 
la structure du mésophylle est, même en plaine, presque en- 
tièrement palissadique depuis l'épiderme de la face supé- 
rieure jusqu'à celui de la face inférieure. 

Dans l'échantillon de Chamonix, les cellules en pahssade 
étaient plus allongées dans le sens perpendiculaire à la sur- 
face du limbe, tandis que c'était le contraire dans l'échan- 
tillon cultivé à 2300 mètres où la rangée inférieure de pa- 
lissades était transformée en cellules presque isodiamétri- 
ques et oii les autres cellules étaient moins différenciées 
qu'à Chamonix. 

Nous avons donc là dans le limbe de la feuille un nouvel 
exemple d'optimum pour la structure caractéristique. D'ail- 



236 



leurs à 2300 mètres, le Silène inflata type, est au delà de 
ses limites naturelles. 

Silène rupestris L. 

Cette espèce a été cultivée comparativement non par 
semis, mais par séparation des touffes en parties égales, sur 
le même terrain, aux diverses altitudes. Ces altitudes ont 
été prises en des régions oii Tespèce croît abondamment à 
l'état naturel. C'étaient, pour les altitudes inférieures : Clia- 
monix et Cadéac ; pour les altitudes supérieures : l'Aiguille 
delà Tour^ dans les Alpes, et le col de la Paloume, dans les 
Pyrénées. 

Dans les Alpes comme dans les Pyrénées, les touffes de 
Sile7ie rupestris avaient été prises dans les stations infé- 
rieures et avaient toutes leurs fleurs absolument blanches. 
Au bout de six ans, dans les Alpes, et de huit ans, dans les 
Pyrénées, la presque totahté des fleurs cultivées dans les 
deux stations supérieures étaient devenues d'un rose couleur 
chair (Voy. les fîg. 10m et \0p de la planche 15). J'insiste 
sur ce changement de coloration obtenu, dans ce cas, par 
culture ; car, si on observe à diverses altitudes et dans 
des localités très variées, la couleur des pétales du Silène 
rupestris, on en trouve très souvent d'absolument blancs et 
d'autres différemment teintés en rose variant de 1° à 6° pour 
l'intensité au chromomètre. 

Il est vrai que, d'une manière générale, les teintes roses 
et surtout d'un rose foncé sont beaucoup plus fréquentes aux 
altitudes supérieures, mais la teinte de ces fleurs est parfois 
différente sur des échantiUons récoltés à la même altitude 
et l'on peut même trouver tel échantillon presque blanc 
récolté à une altitude supérieure et tel échantillon presque 
rose récolté à une altitude moins grande. L'observation pure 
et simple ne donne donc pas de résultats absolument précis 
et sans exception possible ; c'est qu'en effet, diverses in- 
fluences agissent sur la plus ou moins grande coloration des 
fleurs et il est possible aussi que telle ou telle race de 



ADAPTATION DES PLANTES AU CLIMAT ALPIN. 237 



cette espèce colore ses pétales plus ou moins facilement. 

L'expérience de culture qui vient d'être signalée, étant 
faite sur les mêmes pieds, et toutes conditions égales 
d'ailleurs, sauf le changement d'altitude, prouve donc que 
ce changement est l'un des facteurs principaux qui agit sur 
la coloration des fleurs. 

Une coupe faite au milieu du limbe de la feuille, fait voir 
dans l'échantillon supérieur une seconde assise palissadique 
qui était moins marquée dans l'échantillon inférieur ; les 
cellules de l'épiderme y sont aussi plus cohérentes et moins 
tabulaires. 

GÉRANIÉES. 
Géranium pyrenaicum L. 

Une touffe de Géranium pyrenaicum de la Hou r quelle 
d'Arreau (1520 mètres d'altitude) a été divisée en deux, et 
l'une des moitiés étant laissée sur place, l'autre a été 
descendue à Cadéac et cultivée sur le même sol que celui de 
la Hourquette, en 1886. Six ans après, on observait les diffé- 
rences suivantes entre les deux parties de ce même pied. 
Les feuilles de la station supérieure avaient une surface plus 
petite, une épaisseur relativement plus grande et un vert 
plus intense. Le violet des pétales était en moyenne de 
+ 0%5 à + r pour le plant de la Hourquette. 

Le tissu en palissade était plus accentué dans l'échan- 
tillon supérieur et contenait plus de chlorophylle. 

— Le Géranium Robertianum L., cultivé comparativement 
à Pierrefonds et à Chamonix, dans des endroits également 
découverts a donné des modifications analogues aux pré- 
, cédentes. 

HYPÉRIGINÉES. 
Hypericum perforatum L. 

Une touffe de cette espèce, prise au Muséum, a été divisée 



238 



en deux parts, et chacune de ses deux parties a été cultivée 
sur le même sol, d'une part dans le jardin de l'Ecole Nor- 
male et d'autre part dans la station de culture de Chamonix. 

j . Morphologie externe. — L'échantillon de Chamonix 
présentait des feuilles marquant + 3" ou + 4° au chromo- 
mètre et les feuilles vues par transparence, montraient un 
cinquième en plus de poches sécrétrices par unité de sur- 
face. Les fleurs étaient d'un jaune plus hrillant et d'une 
teinte de -f 0% 4 à + 1'. 

2. Structure de la feuille. — Dans l'échantillon de la 
culture supérieure, le limbe des feuilles est, en moyenne, 
des 2/5 plus épais. Tandis que l'échantillon de plaine ne 
présente qu'une rangée de cellules en palissade et deux ou 
trois assises de tissu lacuneux, presque tous les tissus sont 
devenus palissadiques dans l'échantillon supérieur, for- 
mant trois ou quatre assises de cellules très allongées perpen- 
diculairement à la surface de la feuille, et d'autant plus 
serrées qu'elles sont plus rapprochées de la face supérieure. 
Les poches sécrétrices ont un diamètre qui est en moyenne 
de 1/3 plus grand. Les cellules épidermiques sont plus 
cohérentes et l'épiderme est beaucoup plus distinct, même 
sur la face inférieure. Enfin les stomates sont beaucoup plus 
nombreux par unité de surface. 

3. Structure de la tige. — Des sections comparables de la 
lige font voir beaucoup moins de différences et l'on ne peut 
guère remarquer dans l'échantillon supérieur que l'épaisseur 
un peu plus grande de l'écorce et une plus faible différen- 
ciation des tissus libéro-ligneux. 

AMPÉLIDÉES. 
Ampélopsis hederacea Michx. 

Des boutures identiques provenant d'un même pied de 



ADAPTATION DES PLANTES AU CLIMAT ALPIN. 



239 



Meudon, ont été plantées en même temps à Fontainebleau 
€t à Chamonix, dans des endroits découverts. 

Le limbe de toutes les feuilles adultes a en moyenne 
presque le double d'épaisseur dans l'échantillon de Chamo- 
nix; l'assise en palissade, toujours unique, y est formée de 
cellules deux fois plus longues ; les nervures similaires ont, 
de part et d'autre du faisceau, un tissu cortical à parois 
plus épaisses ; sur la face inférieure, l'épiderme vu de face 
présente des cellules un peu plus isodiamétriques, mais c'est 
surtout sur la face supérieure que l'épiderme est plus diffé- 
rent. Dans l'échantillon alpin, les cellules sont beaucoup plus 
serrées, plus petites et à parois plus épaisses que dans 
l'échantillon originaire de la plaine. 

RHAMNÉES. 
Rhamnus Frangula L. 

Je n'ai, pour cette espèce, que des observations compa- 
rées, faites d'une part sur un certain nombre d'individus 
récoltés aux environs de Chamonix, et d'autre part sur des 
individus analogues récollés aux environs de Paris. 

Le limbe de la feuille de l'échantillon de Chamonix est 
presque deux fois plus épais ; le tissu en palissade y est 
beaucoup plus serré et présente deux ou trois assises de 
cellules au lieu d'une. La cuticule, qui dans cette plante est 
au moins aussi développée sur la face inférieure que sur la 
face supérieure, y est beaucoup plus épaisse ; le tissu 
lacuneux est bien plus cohérent; la nervure médiane offre un 
collenchyme épais qui va de Fépiderme de la face supérieure 
à l'endoderme du faisceau. Vers la face inférieure, les lacunes 
du tissu cortical sont bien moins prononcées et les assises 
de renforcement de l'épiderme plus adhérentes et à parois 
plus épaisses. 

Ces mêmes différences se retrouvent si l'on compare des 
coupes transversales fortes au milieu du pétiole. 



240 



€;aistoiv boivivier. 



PAPILIONAGÉES. 
Lotus corniculatus L. 

Le Lotus corniculatus est une espèce naturellement très po- 
lymorphe, qui, suivant les localités sèches ou humides, om- 
breuses ou découvertes, ou même suivant la nature du sol, 
présente des aspects et des structures très variées. Aussi, 
les résultats de cultures comparées faites sur le même sol 
renfermant sensiblement la même humidité, dans des 
endroits également découverts, sont-ils importants à consi- 
dérer si on veut mettre en évidence les changements dus au 
climat alpin seulement. 

Cette espèce a été cultivée, en plaine, à Pierrefonds, 
à Louye (Eure) et au jardin de l'Ecole Normale Supérieure ; 
dans les stations intermédiaires à Cadéac (740 mètres), à Cha- 
monix (1050 mètres); enfin à des altitudes plus élevées, au 
col d'Aspin (1500 mètres), au-dessus de Lognan près du 
glacier d'Argentière (1700 mètres), à la Para sur la chaîne 
du mont Blanc (1 605 mètres), au col de la Paloume (2400 mè- 
tres), à l'Aiguille de la Tour (2300 mètres) et au pic du Midi 
(2600 mètres). 

1. Morphologie exteime. — Si l'on compare entre eux les 
plants provenant du même pied, on y trouve des différences 
dans la morphologie externe que j'ai déjà décrites (i). Je 
rappellerai seulement qu'aux hautes altitudes cette espèce 
finit par acquérir des rhizomes énormes et des feuilles très 
réduites en surface; j'insisterai particulièrement sur la dif- 
férence de couleur des fleurs. 

Ainsi que je l'ai dit à propos du Silène rupestris^ on peut 
trouver dans diverses localités et pour la même altitude, des 
fleurs de Lotus corniculatus variant du jaune clair au jaune 
orangé, mais si l'on procède par cultures expérimentales, en 

(1) Cultures expérimentales dans les Alpes et les Pyrénées, loc. cit., p. 530, 
531 et 537, fig. 198 et pl. 20. 



ADAPTATION DES PLANTES AU CLIMAT ALPIN. 241 

prenant pour point de départ un pied de Lotus à fleurs 





Fig. 20 et 21. — Lotus corniculatus ; M, coupe de la tige au milieu du pédoncule 
portant le fruit mûr de l'échantillon supérieur ; P, coupe de la tige au milieu 
du pédoncule portant le fruit mûr de l'échantillon de plaine provenant du même 
individu initial; ep, épiderme; ce, écorce; e/t, endoderme ; j9, péricycle; fibres 
péricycliques; liber; 6, bois; m, moelle. 



d'un jaune franc, la moitié de cet exemplaire cultivé dans 
les stations supérieures acquiert toujours une teinte plus 

ANN. se. NAT. BOT. XX, 16 



242 



foncée ou même une nuance tout à fait orangée. C'est ce 
qu'indiquent les fig. 6/?? et Qp de la planche 15, 

2. SfrucLure du milieu du pédoncule portant le fruit mûr, 
— Cette région est particulièrement favorable aux compa- 
raisons puisque toute différenciation y est terminée et qu'il 
ne peut s'élever aucun doute sur la comparabilité de cette 
partie de la tige dans les différents exemplaires. 

Les figures 20 et 21 représentent deux fragments de tige 
coupées à ce niveau. La première provient d'un échantillon 
cultivé au col de la Paloume à 2400 mètres d'altitude ; la 
seconde se rapporte à une coupe faite dans un échantillon 
de la même touffe, cultivée dans le même sol, à Cadéac. Dans 
l'échantillon supérieur l'écorce ce est plus développée par 
rapport au cylindre central ; l'épiderme cp est constitué 
par des cellules plus grandes et à parois plus épaisses 
que celles du tissu cortical; ce dernier ce est formé de 
quatre à six assises de cellules serrées et à parois assez 
épaisses^ tandis qu'il ne se compose que de deux à quatre 
assises de cellules à parois plus minces et pas plus grandes 
que celles de l'épiderme dans l'échantillon inférieur. L'anige 
certicale sous-épidermique h est plus renforcée dans l'échan- 
tillon supérieur. 

L'endoderme est à peu près semblable dans les deux cas, 
mais le péricycle présente, entre les paquets de tissu scié- 
reux, des cellules plus grandes qui ont relativement une 
dimension beaucoup plus considérable dans l'échantillon 
supérieur p (fîg. 21), ce qui contribue à modifier l'aspect de 
la coupe tout entière au premier abord. 

Le nombre des faisceaux libéro-ligneux est toujours moin- 
dre, la lignification du bois b beaucoup moins accentuée et 
le calibre des vaisseaux d'environ moitié moins grand. Enfin 
la moelle m y est très réduite. 

J'ai trouvé des modifications analogues pour la même 
région de la tige dans les nombreuses autres cultures où j'ai 
planté cette espèce. Le maximum de différence a été observé 



ADAPTATION DES PLANTES AU CLIMAT ALPIN. 



243 



pour les échantillons de la même touffe, cultivée d'une part 
au pic du Midi (2700 mètres) et d'autre part sur le même 
sol au jardin de l'Ecole Normale. 

3. Structurée du milieu de l' entre-nœud qui est au-dessous 
du pédoncule. — Si l'on coupe le milieu de l'entre-nœud qui 
est au-dessous du pédoncule, on retrouve d'une manière 
générale les mêmes différences que précédemment et l'on 
peut constater de plus la grande adhérence entre l'assise 
sous-épidermique et l'épiderme, adhérence telle que lorsque 
la tige se brise ces deux assises restent cohérentes. 

4. Structure de la tige souterraine , — En comparant des 
coupes faites dans des régions du rhizome qui ont le même 
âge, on observe les différences suivantes: 

Dans l'échantillon supérieur la moelle est réduite à quel- 
ques cellules tandis qu'elle est relativement bien plus grande 
dans l'échantillon de plaine. Le cahbre des vaisseaux est un 
peu plus petit, le liber secondaire et l'écorce secondaire 
sont bien plus développés ; enfin la disymétrie générale de 
la tige y est toujours mieux marquée. Le rhizome semble 
aussi vivre plus longtemps dans l'échantillon supérieur, car, 
à l'état naturel, j'en ai trouvé au pic du Midi et au Pré de 
Madame Carie (Massif du Pelvoux) qui avaient plus de vingt 
ans; je n'en ai jamais observé d'aussi âgé dans l'échantillon 
de plaine. 

5. Structure de la feuille. — D'une manière générale le 
limbe de la feuille peut atteindre, dans les stations supé- 
rieures, deux ou trois fois l'épaisseur qu'il présente dans la 
plaine. Les figures 22 et 23 représentent deux portions du 
limbe de feuilles homologues prises sur deux moitiés d'une 
touffe de Lotus corniculatus , cultivées sur le même sol, 
Tune dans le jardin de l'Ecole Normale supérieure, l'autre 
au pic du Midi. On y voit la très grande différence d'épais- 
seur des deux limbes et on peut remarquer que tout le tissu 



244 



de la feuille de la station supérieure (fig. 22) est devenu 
entièrement palissadique. 

Dans les stations intermédiaires, à Cadéac par exemple, 
on observe une structure également intermédiaire ; une 





Kig. 22 et 23. — Lotus corniculatus. — M, coupe du limbe de la feuille de l'échan- 
tillon supérieur; P, coupe du limbe de la feuille comparable de l'échantillon 
de plaine provenant du même individu initial ; es, épiderme de la face supé- 
rieure; e/, épiderme de la face inférieure; erf, endoderme d'un faisceau; /, li- 
ber ; A, bois. 

feuille un peu plus épaisse que dans la plaine avec deux ou 
trois rangées de cellules en palissade seulement. 

En oulre, on observe pour chaque cellule, en l'examinant 
sur le Irais, une différence sensible quant au nombre des 
grains de chlorophylle et quant à l'intensité de la couleur 
de chaque grain. 



ADAPTATION DES PLANTES AU CLIMAT ALPIN. 245 

Les cellules similaires des folioles prises dans les échan- 
tillons des altitudes supérieures ont toujours des grains de 
chlorophylle plus teintés et plus abondants. 

L'épiderme de la face inférieure, \ u de face, dans l'échan- 
tillon supérieur^ fait voir des cellules plus isodiamétriques, 
plus petites et présente plus de stomates par unité de sur- 
face. La différence est encore plus grande à la face supé- 
rieure de l'épiderme. 

Les stipules présentent les mêmes modifications que les 
foHoles. 

Le pétiole est, comme toujours, une des régions oti les 
différences sont les moins grandes ; toutefois, si on compare 
des coupes faites sur des feuilles moyennes, au milieu de la 
distance qui sépare les stipules des folioles, on trouve chez 
l'échantillon supérieur, un plus grand développement du 
tissu cortical par rapport aux trois faisceaux, un épi- 
derme bien mieux marqué et à parois plus épaisses. 

6. Structure de la fleur. — Des coupes pratiquées dans 
les divers organes de la fleur font voir des différences de 
structure moins accentuées que dans les organes précédents. 

Il faut surtout signaler l'abondance plus grande de la 
chlorophylle dans le calice et les pigments colorés à grains 
plus nombreux et d'une teinte plus foncée dans les pétales 
et lesélamines. La différence est encore plus saisissante que 
pour les feuilles. 

7. Structure du fruit. — Comme les échantillons des alti- 
tudes les plus élevées n'ont généralement qu'une fleur par in- 
florescence, rarement deux, il y a ordinairement des gousses 
isolées. Ce sont les parties de la plante qui ressemblent le 
plus aux organes similaires des échantillons de la plaine. 
Je n'ai observé ni dans la structure des parois du fruit mûr 
ni dans celle de la graine d'importantes différences à si- 
gnaler. C'est tout au plus si Ton peut noter qu'en général, 
les cellules sont plus petites dans les échantillons supérieurs. 



246 



Lotus uliginosus Schk. 

Cette plante a été cultivée dans un certain nombre des 
stations citées pour l'espèce précédente. 

J'ai déjà fait remarquer (1) que, chez les Lotus uliginosus 
plantés dans les stations supérieures, la différence carac- 
téristique entre cette espèce et le Lotus corniculatus , relative 
à la disposition des dents du calice, s'est atténuée; l'atté- 
nuation s'est encore accentuée depuis cette époque dans les 
cultures qui ont été continuées. 

J'avais fait remarquer aussi dans une note précédente, à 
propos de la même espèce (2), que la structure de la tige 
comparée à celle de la tige du Lotus corniculatus ^ lui devient 
plus semblable aux hautes altitudes que dans la plaine. 
J'ai constaté depuis, qu'aux altitudes supérieures, la slruc- 
ture de toutes les parties du Lotus uliginosus devient tout à 
fait identique à celle du L. corniculatus. 

Trifolium pratense L. 

Des cultures comparées de cette espèce ont été faites, avec 
des échantillons provenant du Muséum, au jardin de l'Ecole 
Normale, àLouye, à l'Aiguille de la Tour et au Montanvers. 

Dans les échantillons supérieurs, les fleurs sont de un 
septième à un neuvième plus longues que dans l'échantillon 
de plaine et elles sont plus serrées dans le capitule. Les 
tiges, plus courtes, sont longuement rampantes dans presque 
toute la partie où elles portent des feuilles ordinaires ; les 
feuilles sont plus vertes et les fleurs d'un rouge plus foncé. 

1 . Structure de la feuille. — Le limbe est au moins de 1/3 
plus épais pour toutes les feuilles des échantillons supé- 
rieurs, mais il n'y a pas une grande différence de structure 
entre les échantillons d'en bas et ceux d'en haut ; chez ces 

(1) Étude expérimentale de Vinfluence du climat alpin, etc., loc. cit., p. 437, 
J888. 

(2) Note sur des cultures comparées, etc., loc. cil. p. 468, 1887. 



ADAPTATION DES PLANTES AU CLIMAT ALPIN. 247 

derniers le tissu en palissade est seulement un peu plus pro- 
noncé. 

2. Structure de la tige, — La tige, coupée au milieu de 
l'entre-nœud qui est au-dessous du capitule, fait voir, dans 
l'échantillon alpin, une assise corticale sous-épidermique 
très analogue à Tépiderme et qui lui est fortement adhé- 
rente, un calibre moindre des vaisseaux du bois et une 
moelle à plus grandes cellules. 

Le Tinfolïum repens L., cultivé dans les mêmes stations, 
a présenté des modifications analogues. Notons, en particu- 
lier, que le pied initial pris en plaine avait des fleurs absolu- 
ment blanches, et qu'à l'Aiguille de la Tour, les fleurs sont 
devenues d'un blanc rosé. 

Anthyllis Vulneraria L. 

Cette espèce a été cultivée, sur le même sol, à Cadéac et 
au col de la Paioume. J'avais déjà noté en 1890 (1), que 
dans la station supérieure les fleurs étaient devenues d'un 
jaune mêlé de rose, tandis que celles du plant cultivé à 
Cadéac étaient restées d'un jaune pâle. Cette différence 
s'est encore accentuée depuis (Voyez les figures 3/> et 3 m, 
planche 15). J'ajouterai que dans l'échantillon supérieur, la 
foliole terminale des feuifles de la base est devenue plus 
grande par rapport aux autres, que le pétiole est couvert 
de longs poils étalés et que les tiges sont couvertes • 
de nombreux poils appliqués et ne portent plus qu'une ou 
deux feuilles au-dessus de la base. En somme, on peut 
presque dire que la plante a acquis les caractères de la 
plante connue sous le nom à' Anthyllis Dïllenii Schult. 

Si l'on compare le milieu de la feuille terminale dans les 
divers échantillons cultivés, on trouve que le limbe est beau- 
coup plus épais dans l'échantillon supérieur et que le tisssu 
en palissade y est mieux accentué. 

{\) Cultures expérimentales dans les Alpes et les Pyrénées, loc. cit., p. 336. 



248 



Ononis Natrix L. 

La planche 6 représente en grandeur naturelle, la 
moitié d'une touffe à'Ono7iis Natrix qui avait été plan- 
tée au col d'Aspin. Ce même plant est représenté à une 
taille plus petite en M ; à côté se trouve en P, figuré à la 
même échelle, un fragment de l'autre moitié de la touffe 
initiale cultivée à Cadéac. On voit qu'il n'y a presque pas de 
changement dans les fleurs ; celles de la station la plus éle- 
vée sont seulement un peu plus grandes, bien que la plante, 
de même âge, soit quinze fois moins haute. Les feuilles ne 
sont guère plus petites, mais sont beaucoup plus épaisses et 
acquièrent un vert très foncé. Les parties souterraines, dont 
la figure ne représente qu'une fraction, sont extrêmement 
développées. Comme toujours, ce sont les fruits et les graines 
qui diffèrent le moins. Ajoutons que dans l'échantillon alpin 
la corolle est d'un jaune plus vif et marquée de stries rouges 
plus nombreuses. 

Des coupes pratiquées au milieu du limbe de la foHole 
terminale des feuilles moyennes, font voir un tissu en palis- 
sade plus accentué que dans l'échantillon de la station 
d'en haut. 

— VO?2onis repens L., cultivé dans les mêmes conditions 
m'a fourni des résultats analogues. 

Phaseolus vulgaris L. 

Un même paquet de graines a élé divisé en deux, et 
chaque moitié a été semée sur le même sol à Ghamonix et 
à Meudon. 

Non seulement le limbe de la feuille est plus vert et plus 
épais à Cliamonix, mais la structure y est devenue assez 
différente; car le parenchyme en palissade, au lieu de n'oc- 
cuper qu'un peu plus du tiers de l'épaisseur de la feuille, en 
occupe pkis de la moitié et est formé de cellules plus 
étroites, plus allongées, parfois çà et là sur deux assises ; 



ADAPTATION DES PLANTES AU CLIMAT ALPIN. 249 

en outre, le lissu lacuneux est plus cohérent, Fépiderme 
mieux marqué et à cellules plus épaisses. 

Le pétiole, coupé vers son milieu, fait voir dans l'échan- 
tillon alpin un épiderme à cellules plus serrées et un tissu 
cortical beaucoup plus cohérent. 

ROSACÉES. 
Potentilla Tormentilla NestU 

Les cultures comparées de cette espèce ont été faites 
dans la plaine, à Pierrefonds, à l'Ecole Normale et dans les 
stations élevées à l'Aiguille de la Tour, au pic du Midi et 
sur la chaîne de l'Arbizon ; enfin dans les stations intermé- 
diaires, à Cadéac sur le même sol que l'Arbizon. 

\ , Morphologie externe. — J'ai déjà décrit les différences 
extérieures qui se sont produites dans les cultures à 
l'Aiguille de la Tour (1). Depuis 1890, ces différences se sont 
encore accentuées dans cette culture et dans les autres, 
notamment en ce qui concerne la teinte verte plus foncée 
des feuilles et le nombre des poils qui les recouvrent. Les 
échantillons cultivés aux hautes altitudes, originaires de 
plants récoltés en plaine, ont maintenant pris tout à fait 
l'aspect des échantillons naturels de cette espèce qu'on ren- 
contre spontanément dans la même région. 

2. Structure du milieu du pédomule de la fleur. — La 
structure du pédoncule chez l'échantillon des stations éle- 
vées présente par rapport aux stations de cultures infé- 
rieures les différences suivantes : 

L'épiderme est à cellules dont les membranes sont beau- 
coup plus épaisses ; il porte des poils plus longs et plus 
nombreux, et les stomates sont plus abondants , l'écorce, 
plus développée que dans l'échantillon inférieur par rapport 

(1) Cultures expérimentales dans les Alpes et les Pyrénées, loc. cit., p. 528, 
et fig. 201 à 203. 



250 



au cylindre central, est entièrement constituée par des 
cellules à parois très épaissies, y compris les cellules de 
l'endoderme; le cylindre central présente une très grande 
difïérenciation tout en ayant des cellules plus épaisses, les 
quatre faisceaux libéro-ligneux, sur une coupe transver- 
sale, sont beaucoup moins distincts du tissu conjonctif que 
dans les plants de plaine. 

3. Structure de la feuille, — Les figures 24 et 25 font 



M 





Fig. 24 et 25. — Potentilla Tormentilla. — M, coupe du limbe de la feuille de 
l'échantillon supérieur; P, coupe du limbe de la feuille comparable de l'échan- 
tillon de plaine provenant du même individu initial; es, épiderme de la face 
supérieure; ei^ épiderme de la face inférieure ; pl, tissu en palissade; le, tissu 
lacuneux, 

voir deux coupes du limbe de la feuille chez un même 
plant dont la moitié a été placée à la station alpine (fîg. 24) 
et l'autre moitié laissée dans la station inférieure (fig. 25). 
On voit que la feuille M développée dans le climat alpin a un 
épiderme e?, ei, à cuticule mieux marquée et un tissu en 
palissade à trois rangées de cellules (;;/, fig. 26), tandis qu'il 
n'y en a que deux dans la feuille comparable P de l'échan- 



ADAPTATION DES PLANTES AU CLIMAT ALPIN. 251 

tillon cultivé en plaine {pl^ fîg. 25). Sur les deux faces, les 
stomates sont plus nombreux dans le climat alpin. 

Les feuilles ont en moyenne une épaisseur de 1/5 plus 
grande dans 1 échantillon d'en haut. 

Potentilla argentea L. 

Un pied pris au Muséum a été divisé en deux parts; ces 
deux parts ont été cultivées sur le même sol, la première 
au jardin de l'École Normale, la seconde au jardin de 
culture de Cliamonix. 

j .Structure de la tige. — La structure de la tige dans des 
régions aussi comparables que possible, n'est pas très diffé- 
rente dans les deux cas : on ne constate guère que l'épais- 
sissement plus grand de quatre à six assises de cellules 
corticales sous-épidermiquesdans l'échantillon alpin au lieu 
de trois à cinq. 

2. Structure de la feuille. — Les feuilles sont de i/6 plus 
épaisses en moyenne et présentent un tissu lacuneux plus 
compact. Le tissu en palissade déjà très différencié dans 
l'échantillon de plaine, l'est un peu plus dans celui des 
montagnes. 

-—Le Potentilla reptansh., cultivé dans des conditions ana- 
logues, a présenté des modifications semblables. Dans la 
station de Chamonix les pétales marquaient par rapport aux 
environs de Paris -f 1°,5 au chromomètre, en moyenne. 

Fragaria vesca L. 

Des échantillons récoltés à Pierrefonds ont été cultivés 
comparativement aux environs de Paris, à Chamonix, à 
La Tapiaz (1950 m. d'alt.) et à l'Aiguille de la Tour. 

Les échantillons des cultures supérieures sont beaucoup 
plus velus ; leurs feuilles sont plus petites et plus épaisses. 

Structure de la feuille. — La nervure médiane d'une des 



252 



folioles présente dans le climat alpin, un tissu de protection 
mieux caractérisé que dans la région comparable de 
l'échantillon inférieur. L'épiderme et les zones sous-épider- 
miques ainsi que tout le tissu situé entre l'épiderme et l'en- 
doderme, vers la face supérieure, sont formés de cellules 
plus épaissies. Les faisceaux libéro-ligneux sont, d'une 
manière générale, plus cohérents dans l'échantillon alpin, 
moins différenciés, et j'y ai trouvé le calibre des vaisseaux 
en moyenne d'un tiers moins considérable. 





Fig. 26 et 27. — Fragaria vesca. — M, coupe du limbe delà feuille de l'échantillon 
supérieur; P, coupe du limbe de la feuille comparable de l'échantillon de plaine 
provenant du même individu ; es, épidémie de la face supérieure ; ei, épiderme 
de la face inférieure ; pl, tissu en palissade ; le, tissu lacuneux. 



Les figures 26 et 27 représentent deux coupes du limbe 
des mêmes feuilles ; on retrouve dans la feuille de l'échan- 
tillon supérieur (M, fig. 26), mieux accentué encore que dans 
le Poîentilla Tormentïlla^ les caractères dont nous avons 
parlé plus haut. 

L'épiderme es^ ei^ a la cuticule plus marquée; les poils et 
les stomates sont plus nombreux; le tissu en pahssade jo/pos- 
sède trois à quatre assises de cellules au lieu de une ou deux. 
La comparaison de ces deux figures fait voir aussi très net- 
tement que le tissu lacuneux le est plus serré et formé d'élé- 



ADAPTATION DES PLANTES AU CLIMAT ALPIN. 253 



ments moins différents des cellules palissadiques que chez 
l'échantillon alpin. 

Vues de face, les cellules de l'épiderme sont plus isodia- 
métriques aux altitudes élevées. 

Les feuilles ont en moyenne une épaisseur de 1/8 plus 
grande dans l'échantillon d'en haut. 

Le Geum montanum L., cultivé comparativement à Cha- 
monix et à la Para, a montré des modifications analogues, 
quoique moins marquées. 

Rubus idaeus L. 

Cette espèce a été cultivée comparativement : dans la 
plaine, à Fontainebleau, à Pierrefonds et à Louye ; dans les 
stations intermédiaires, à Chamonix et k Cadéac; dans les 
stations supérieures, au col de la Paloume dans les Pyré- 
nées, à la Para (1605 m. d'alt.), sur la chaîne du mont 
Blanc, et aussi au Montanvers (1920 m. d'alt.). 

1. Morphologie externe. — Les échantillons des cultures 
les plus élevées n'avaient acquis au bout de cinq ans que 
25 centimètres de plus de hauteur; ils n'ont pas fleuri. 
Leurs fleurs les plus grandes n'avaient pas plus de 9 centi- 
mètres de longueur, elles étaient, en dessus, d'un vert assez 
foncé et très fortement blanches-tomenteuses en dessous. 
Dans leur partie supérieure les tiges étaient munies 
d'aiguillons fins, rapprochés et très nombreux. 

Les échantillons des cultures de la Para et du Montanvers 
étaient plus grands, à feuilles plus épaisses et d'un vert plus 
foncé, ils ont fleuri et donné des fruits mûrs. 

Les échantillons cultivés à Chamonix et à Cadéac, presque 
aussi grands et aussi développés que ceux de plaine, avaient 
des feuilles d'un vert moins foncé que les précédents ; les 
poUs des feuilles et les aiguiflons des tiges moins nombreux. 

Enfin les échantillons cultivés en plaine et qui avaient servi 
de point de départ aux autres cultures présentaient des 



254 «ASTOi^ BOIV^IER. 

feuilles plus minces et d'un vert plus clair, très peu 
d'aiguillons sur les tiges et n'avaient nulle part cette teinte 
violacée plus ou moins répandue sur les feuilles de tous les 
échantillons précédents, surtout de ceux des hautes altitu- 
des. 

2. Structure de la feuille. — Le Budus idœus présente dans 
ses feuilles les mêmes différences d'adaptation que le Fra- 
garia vesca^ mais avec quelques modifications de détail. Le 
hmbe est en moyenne des 3/8 de plus d'épaisseur dans le 
climat alpin. La nervure médiane d'une foliole a le tissu cor- 
tical relativement plus développé et les cellules protectrices 
mieuK accentuées^ surtout celles qui sont en face du bois ; 
vers la partie supérieure, non seulement le tissu en palissade 
comporte trois ou quatre assises au lieu de deux ou trois, 
mais ses cellules sont beaucoup plus allongées perpendi- 
culairement à la surface du limbe : en particulier, l'assise 
palissadique sous-épidermique a des cellules quatre à cinq 
fois plus longues que larges, tandis que celles correspon- 
dantes de l'échantillon de plaine ne sont que deux à trois fois 
plus larges. 

Les poils et les stomates sont plus nombreux. 

3. Structure de la tige. — Des coupes transversales faites 
dans les rameaux d'un an, à la fin de la saison, font voir 
les différences suivantes, qui d'ailleurs se maintiennent sur 
toute la longueur de la pousse. 

Dans le climat alpin, l'épiderme est renforcé par trois ou 
quatre assises del'écorce, à éléments deux fois plus petits que 
dans l'autre échantillon, dont les parois sont beaucoup plus 
épaisses et qui ressemblent comme forme aux cellules épi- 
dermiques. Le liège péricyclique estbeaucoup plus développé, 
tandis que le liber et le bois sont un peu moins différenciés. 
Le calibre des vaisseaux est un peu plus faible. 



En somme, ce sont les échantillons cultivés vers 1600 



ADAPTATION DES PLANTES AU CLIMAT ALPIN. 255 

mètres d'altitude qui avaient les feuilles les plus vertes et 
qui présentaient dans toutes leurs parties la structure la plus 
caractéristique. Mais il faut remarquer que les échantillons 
cultivés au-dessous de 2000 mètres n'arrivaient pas à la 
floraison et qu'en général dans la région alpine proprement 
dite les exemplaires spontanés ne donnent généralement pas 
de fleurs et presque jamais de fruits arrivant à maturation. 
On peut donc dire qu'au col de la Paloume comme à TAi- 
guille de la Tour, c'est-à-dire aux altitudes de 2400 ou 
2300 mètres, cette plante n'est plus dans les limites natu- 
relles de sa végétation normale et complète, bien qu'on la 
trouve parfois spontanée à de pareilles altitudes. 

Le Rubus idœus offre donc encore un exemple frappant 
d'un optimum dans la'variation avec l'altitude. 

Alchimilla vulgaris L. 

UAlchhnilla vulgaris^ provenant d'une touffe du Muséum, 
a été cultivé comparativement dans le jardin de l'École Nor- 
male, au Montanvers et à l'Aiguille de la Tour. 

J'ai déjà montré quelles étaient les modifications qui 
s'étaient produites en 1890 dans la forme extérieure de la 
plante (1). 

Depuis cette époque, les échantillons des cultures supé- 
rieures ont acquis des tiges rampantes et souterraines encore 
mieux développées et des feuilles plus épaisses dont la teinte 
verte n'est guère plus grande par réflexion, mais seulement 
plus intense lorsqu'on regarde la feuille par transparence. 

1. Structure du pétiole. — Si on compare deux coupes 
faites au milieu du pétiole d'une feuille de la base, on trouve 
que le tissu de l'écorce est plus développé par rapport aux 
faisceaux dans l'échantillon alpin et que ses assises externes 
renforcent la protection de l'épiderme par leurs éléments plus 
serrés et à parois plus épaisses. L'épiderme aussi a des 

(1) Cultures expérimentales dans les Alpes et les Pyrénées, loc. cit., p. 528, 
et fig. 195 à 197. 



256 



cellules un peu plus allongées perpendiculairement à la sur- 
face du pétiole. 

2. Structure du limbe de la feuille. — Le limbe a Fépiderme 
plus fortement marqué ; quant au reste, il ne diffère guère que 
par son épaisseur plus grande. 

— L Alchimilla alpina L., cultivé comparativement, sur le 
même sol, à Chamonix et à Pierre-Pointue, a donné des 
modifications analogues. 

Poterium Sanguisorba L. 

Le Poterium Sanguisorba a été cultivé comparativement, 
comme les plantes précédentes, à Paris, à Chamonix et à 
l'Aiguille de la Tour ; de plus, des semis provenant de la 
même plante ont été faits en même temps le 19 octobre 1887, 
à Gadéac et sur la chaîne de FArbizon, toujours sur le même 
sol. 

J'ai donné les différences de morphologie externe qui se 
sont produites aux diverses altitudes (1). Ces différences 
n'ont fait que s'accentuer depuis, et les échantillons des 
cultures supérieures ont acquis de longs et puissants rhizo- 
mes extrêmement développés par rapport aux parties 
aériennes. 

Dans ces échantillons, le limbe de la feuille plus vert, 
plus épais et plus riche en chlorophylle, fait voir un tissu en 
palissade mieux marqué. 

Gratsegus oxyacantha L. 

Je n'ai fait relativement à cette espèce que des observa- 
tions comparatives sur un assez grand nombre d'échantillons, 
récoltés, les uns aux environs de Chamonix, les autres aux 
environs de Paris. 

Structure de la feuille. — Deux coupes transversales homo- 

(1) Cultures expérimentale <. etc., loc. cil., p. 537, 538, et pl. 22. 



ADAPTATION DES PLANTES AU CLIMAT ALPIN. 



257 



logues du pétiole de feuilles semblables présentent les diffé- 
rences suivantes : 

Dans l'échantillon alpin, les cellules épidermiques sont 
plus petites, à parois plus épaisses et à cuticule plus déve- 
loppée, et les deux assises les plus externes du tissu cortical 
ressemblent aux cellules de l'épiderme et contribuent à 
protéger le reste des tissus. Toutes les cellules situées entre 
le bois et la gouttière du pétiole sont aussi à parois plus 
épaisses. Les deux ailes du pétiole renferment, dans l'échan- 
tillon alpin, un parenchyme en palissade rayonnant, à 
cellules plus serrées et plus étroites, développé sur quatre à 
huit rangées, qui se prolongent insensiblement sur les deux 
côtés du pétiole. 

Le limbe de la feuille présente aussi de grandes différen- 
ces d'adaptation. Chez l'échantillon des environs de Cha- 
monix, il est en moyenne de plus de 1/3 plus épais que dans 
la plaine. Le parenchyme en palissade, très développé, y 
est formé de deux assises de cellules étroites et serrées, au 
lieu de une ou deux assises de cellules relativement larges 
et lâches. 

Prunus domestica L. 

J'ai comparé la structure des feuilles de cette espèce pour 
la même variété cultivée dont les fruits sont connus sous le 
nom de « prunes de Monsieur ». Tous les Pruniers de Cha- 
raonix et des environs présentaient toujours un feuillage plus 
sombre; leurs feuilles étaient beaucoup plus épaisses, de 
plus du tiers en moyenne que celles des Pruniers de cette 
même variété cultivés à Pierrefonds, à Fontainebleau ou 
au Muséum. Comme cet arbre m'a présenté encore les 
mêmes caractères d'adaptation alpine chez les échantillons 
recueillis à Aulon dans les Pyrénées, à 1250 mètres d'alti- 
tude, j'ai pensé que la comparaison des structures de ses 
feuilles pourrait donner quelques indications sur les diffé- 
rences obtenues au bout d'une plus longue adaptation au 
climat des montagnes. 

ANN. se. NAT. BOT. XX, 17 



258 



Structure de la feuille. — En effet, il suffit de comparer 
deux coupes pratiquées au milieu de la feuille, d'une part 
chez un Prunier quelconque de Chamonix ou d'Aulon, 
d'autre part sur un Prunier de plaine, pour reconnaître, 
dès le premier abord, des changements considérables. 

Le limbe épais du Prunier deslocahtés élevées est presque 
entièrement rempli par des cellules étroites et allongées, 
perpendiculaires à sa surface ; on peut bien y distinguer un 
tissu en palissade à plusieurs assises et un tissu lacuneux, 
mais ce dernier est constitué par des éléments allongés et 
orientés dans le même sens que ceux du tissu en palissade, 
n'en différant que par les lacunes qu'il présente. 

Si l'on compare dans ces différents échantillons les ner- 
vures principales ou les nervures secondaires du même 
ordre, on voit toujours que les échantillons de montagne ont 
un tissu cortical dont toutes les cellules sont fortement 
épaissies ; la différence la plus grande est surtout dans les 
cellules qui sont au-dessus du bois. L'épiderme aussi est à 
cellules dont les membranes sont beaucoup plus épaisses, à 
cuticule plus forte et les poils plus longs et plus nombreux. 

— J'ai comparé de même des feuilles prises sur le Prunus 
PadusL. dans les mêmes localités. Elles présentent, quoique 
moins accentuées, les différences que je viens de signaler 
dans le Prunus domestka. 

Sorbus aucuparia L. 

Si l'on compare, comme pour les arbres précédents, des 
feuilles ayant achevé tout leur développement, chez divers 
exemplaires de Sorbus aucuparia, on trouve encore, pour 
ceux récoltés aux environ de Chamonix, les caractères ana- 
logues aux précédents, entre autres une épaisseur plus 
grande du limbe et un tissu en palissade plus développé. 
Les cellules épidermiques, vues de face, sont aussi plus 
isodiamétriques chez ces échantillons alpins que chez ceux 
de la plaine, surtout sous l'épiderme de la face supérieure. 



ADAPTATION DES PLANTES AU CLIMAT ALPIN. 



259 



Au-dessus de La Tapiaz, sur la chaîne du Mont-Blanc, 
à 2150 mètres d'altitude, j'ai trouvé un certain nombre 
de jeunes pieds rabougris de cette espèce ; toutes leurs 
feuilles étaient d'un vert moins intense et d'un épais- 
seur beaucoup moins grande que celles de Chamonix. Il 
semblait évident, rien que par l'aspect de ces arbrisseaux, 
qu'ils ne pouvaient persister à croître normalement dans 
celte localité. Toutefois il est intéressant de remarquer, en 
outre, que la structure du limbe de leurs feuilles et des ner- 
vures ne présentait pas les caractères des exemplaires de 
Chamonix; j'y ai trouvé, en effet, des nervures moins diffé- 
renciées, les tissus du limbe de la feuille plus homogènes à 
une seule rangée de cellules palissadiques. 

11 semble donc qu'il existe pour cette espèce un optimum 
d'altitude auquel correspond la structure la plus caracté- 
ristique. 

ONAGRARIÉES. 
Epilobîum montanum L. 

Les cultures de celle espèce ont été faites: en plaine, à 
Pierrefonds et au jardin de l'Ecole Normale ; en montagne, 
au Montanvers et à la Hourquelte d'Arrau. 

Les échantillons des cultures supérieures ont des feuilles 
plus petites, plus épaisses, d'un vert plus foncé, qui, exami- 
nées sur le vif, font voir plus de grains de chlorophylle sous 
le même volume de tissu comparable. Les fleurs marquent 
+ 1° à +2° au chromomètre. 

\ . Structure de la feuille. — Des coupes transversales au 
milieu du limbe des feuilles moyennes, mettent en évidence 
les différences suivantes: 

Les feuilles sont à peu près deux fois plus épaisses, le 
limbe, qui n'a guère qu'une assise en pahssade dans l'échan- 
tillon de plaine, en possède deux ou trois dans l'échantillon 
supérieur ; la nervure médiane, qui n'offre ordinairement 



260 



۔AliTOI\ BOIVUIER. 



qu'une assise corticale de renforcement sous-épidermique 
dans Féchanlillon de plaine, en présente deux ou trois dans 
celui de montagne. 

2. Structure de la tige, — Des sections faites au milieu du 
pédoncule du fruit mûr montrent que les échantillons 
alpins ont une cuticule beaucoup plus épaisse, les poils plus 
nombreux, l'assise de renforcement sous-épidermique très 
adhérente à Tépiderme et une différenciation un peu moin- 
dre des tissus libéro-ligneux. 

— VEpiiobium alpinum Fries, cultivé comparativement 
à Chamonix et à Pierre-Pointue, a donné des différences 
moins marquées, mais qui se produisent dans le même sens. 

GROSSULAmÉES 
Ribes Uva-Grispa L. 

Des marcottes prises sur le même pied, au Muséum, ont 
été cultivées les unes à Fontainebleau, les autres à Cha- 
monix. 

Structure de la feuille, — Le limbe de l'échantillon alpin 
est plus épais, a deux ou trois assises de pahssades, au lieu 
de une à deux. 

Le pétiole présente un épiderme à cellules plus petites et 
plus serrées^ renforcé tout autour par l'assise extérieure du 
tissu cortical qui lui est étroitement adhérente et aux deux 
angles du pétiole par quatre à six couches plus épaissies des 
cellules de l'écorce. Rien de semblable dans l'échantillon de 
plaine, où toutes les cellules corticales sont à parois 
minces. 

SAXIFRAGÉES. 
Saxifraga aizoides L. 

Cette plante, plus encore que le Silène rupestris et le 



ADAPTATION DES PLANTES AU CLIMAT ALPIN. 261 

Lotus cornïculatm cités plus haut, offre de très grandes 
variations dans la teinte des pétales, des étamines et de 
l'ovaire. Par des observations nombreuses, on remarque que 
la teinte orangée des fleurs est bien plus fréquente aux alti- 
tudes élevées qu'aux altitudes inférieures où cette espèce se 
rencontre souvent encore sur le bord des torrents et y 
fleurit avec des pétales d'un jaune plus ou moins marqué de 
quelques taches orangées. Toutefois, il existe certainement 
des races différentes de cette espèce, dont les unes peuvent 
se maintenir avec des fleurs moins foncées que les autres et 
cela aux diverses altitudes. 

J'ai voulu voir si pour un même échantillon l'altitude est 
un des facteurs importants du changement de coloration des 
fleurs. A cet effet, j'ai séparé en deux une touffe de Saxi- 
fraga aizoides qui se trouvait aux environs de Chamonix dans 
un endroit découvert; j'ai laissé en place la moitié de la 
touffe et j'ai installé Fautre à la Para (1600 mètres d'alti- 
tude), dans un endroit également découvert. J'ai comparé 
ensuite les deux échantillons au bout de quatre ans. Ceux de 
la culture supérieure avaient acquis des pétales et des éta- 
mines presque complètement orangés, tandis que les orga- 
nes semblables de la plante originaire étaient restés jaunes 
avec des taches oranges. Au même état de développement, 
au moment de l'anthèse, l'ovaire était entièrement rouge 
dans les échantillons de la Para, tandis qu'il était d'un vert 
jaunâtre dans l'échantillon resté à Chamonix. Les feuilles 
étaient d'une teinte légèrement plus foncée, et en moyenne 
la longueur des tiges fleurie était un peu moins grande. 

Aux différences précédentes, on peut joindre celles qu'on 
remarque dans la structure du limbe des feuilles qui était 
plus épais à la Para et avait jusqu'à 3 ou 4 assises palissadi- 
ques. 

OMBELLIFÈRES. 
Buplevrum falcatum L. 

Les cultures comparées de cette espèce ont été faites : dans 



262 



îa plaine, à Pierrefonds et à Fontainebleau, aux environs de 
Paris ; dans les stations intermédiaires, à Cadéac dans les 
Pyrénées et au plateau Saint-Ange dans le Dauphiné ; dans 
les stations supérieures, à Lognan près du glacier d'Argen- 
tière, au col d'Arbizon et au pic du Midi. 

1. Morphologie externe. — J'ai déjà indiqué certaines diffé- 
rences extérieures relatives à cette espèce (1). La planche 7 
représente une de ces cultures recueillie en 1894, dix ans 
après la plantation. La figure M' montre un des échantillons 
des cultures supérieures en grandeur naturelle ; ce même 
échantillon est réduit en M et la plante de la station infé- 
rieure est reproduite en P à la même échelle. 

Les différences entre les deux plantes sont particulière- 
ment frappantes. L'échantillon supérieur a des fleurs plus 
grandes, portées sur des pédoncules plus courts et l'inflores- 
cence a pris un peu l'aspect que présentent certains Buple- 
vrum alpins ; la tige est simple et ne porte de feuilles qu'à la 
base, tandis que l'échantillon de plaine a de longues tiges 
rameuses, feuillées dans toute leur longueur. Enfin les 
rhizomes sont relativement très épais et les racines très 
développées dans l'échantillon supérieur. La teinte verte des 
feuilles de ces derniers échantillons est de + r à -1- V, 5. 

2. Structure de la feuille. — Les figures 28 et 29 repré- 
sentent des coupes transversales faites au miheu du limbe 
des feuilles de la base. La feuille de l'échantillon alpin est, 
comme on le voit, d'environ un tiers plus épaisse, le tissu en 
palissade/:)/ a deux assises de cellules au lieu d'une ; le collen- 
chyme c/, qui est développé à la face supérieure et à la face 
inférieure des faisceaux, est à parois beaucoup plus épaisses ; 
celui du bord de la feuille cV est aussi plus développé que 
le tissu correspondant dans l'échantillon de plaine ; enfin les 

(i) Cultures expérimentales, etc., loc. cit., p. 538 et pl. 22. 



ADAPTATION DES PLANTES AU CLIMAT ALPIN. 263 



canaux sécréteurs c ont, d'une manière générale, un dia- 
mètre bien plus grand. 




P 




Fig. 28 et 29. — Buplevrum falcatum. — M, coupe du limbe d'une feuille de la 
base de l'échantillon supérieur; P, coupe du limbe d'une feuille comparable de 
l'échantillon de plaine provenant d'un même individu initial ; es, épiderme supé- 
rieur; eè, épiderme inférieur; pl, tissu en palissade; c/, ç/', collenchyme ; c, ca- 
naux sécréteurs. 



3. Structure de la tige. — Une section du rameau qui 
porte l'ombellule, au milieu de l'entre-nœud, est toujours 
moins anguleuse dans son pourtour que chez l'échantillon 
alpin; l'épiderme a les cellules à parois plus épaisses et 
faisant plus sailHe au dehors ; de plus, la plus grande lon- 
gueur des cellules épidermiques, sur la coupe, est perpen- 
diculaire à la surface du rameau, tandis que c'est le contraire 
dans l'échantillon de plaine. L'épiderme est renforcé sur une 
partie de son contour par une ou deux assises sous-épider-.. 
miques du tissu cortical, à parois plus épaissies. Ce dernier 
d'ailleurs, est beaucoup plus épais, par rapport au diamètre 
du cyhndre central que dans Téch antilion de plaine. Les cinq 
canaux sécréteurs ont plus du double de diamètre et la diffé- 
renciation du bois, du liber, des fibres et de la moelle lignifiée 
est un peu moindre. 



264 



Si l'on fait des coupes à la base de la tige on trouve, dans 
l'échantillon alpin, des faisceaux distincts, non réunis comme 
dans l'échantillon de plaine, par un anneau lignifié continu, 
les canaux sécréteurs plus grands et la moelle moins déve- 
loppée. 

— VAstrantia mïnor L., cultivé comparativement à Cha- 
monix et à Pierre-Pointue, a donné des différences analo- 
gues, mais moins accentuées. 

— ■ h'Heracleum Spondylhim L., cultivé comparativement 
à Cadéac et aux environs de Paris, a fait voir dans la pre- 
mière locahté des feuilles plus vertes, avec un tissu en palis- 
sade mieux marqué. 

RUBIACÉES. 
Galîum Grucîata Scop. 

J'ai indiqué les modifications externes qui se sont pro- 
duites avec l'altitude dans cette espèce pour les cultures 
faites, d'une part aux environs de Paris, d'autre part au col 
de la Paloume et près du glacier d'Argentière (1). 

Depuis celte époque, dans les mêmes échantillons, le 
développement relatif des parties souterraines par rapport 
aux parties aériennes s'est encore accru dans les cultures 
supérieures. 

1 . Section de la tige au milieu de la partie aérienne. — Dans 
les échantillons cultivés en montagne, la tige est toujours 
plus petite, les cellules de Fépiderme sont presque moitié 
moins grandes que celles de l'échantillon de plaine, plus 
serrées, plus allongées perpendiculairement à la surface de 
la tige, à parois beaucoup plus épaisses. La première assise 
corticale la plus externe renforce la protection épidermique ; 

(1) Cultures expérimentales, etc., loc. cit., p. 538 et pl. 20. 



ADAPTATION DES PLANTES AU CLIMAT ALPIN. 265 



l'adhérence entre celte assise de l'écorce et l'assise épidermi- 
que est tellement grande, que lorsqu'on brise la tige ou 
lorsque la coupe se fend sous le rasoir, la cassure se produit 
toujours entre cette assise corticale sous-épidermique et les 
assises plus profondes. 

Ces dernières assises sont formées, dans l'échantillon 
alpin, de cellules serrées et bien plus grandes que les autre?^ 
tandis que dans l'échantillon de plaine, aumiheu de chacune 
des ailes de la tige, le tissu cortical est constitué par de très 
grandes cellules arrondies, fort différentes des autres» 

L*endoderme est également plus cohérent dans l'échan- 
tillon alpin et ses parois radiales sont complètement hgnifîées. 

Le cylindre central est relativement plus petit, le calibre 
de ses vaisseaux presque moitié moindre, la moelle plus 
réduite, mais à éléments plus larges. 

2. Structure de la feuille. — Le limbe de la feuille est, en 
moyenne, presque deux fois plus épais dans l'échantillon 
alpin. La nervure principale présente entre l'endoderme du 
faisceau et Tépiderme, aussi bien sur la face supérieure que 
sur la face inférieure, un tissu collenchymateux à parois très 
épaissies. L'épaisseur de ces parois, du côté de Fépiderme 
delà face inférieure, est même presque égale au diamètre du 
contenu cellulaire ; dans l'échantillon de plaine, au contraire, 
tout ce tissu n'est formé que de cellules à parois minces et 
laissant entre elles de petits méats. 

Dans l'échantillon de la culture supérieure, l'épiderme a 
des cellules plus cohérentes, à membranes plus épaissies, 
très serrées au voisinage des nervures et porte plus de poils 
et plus de stomates. 

Le tissu en palissade est très nettement différencié, tandis 
qu'il est peu marqué dans l'échantillon de plaine. 

3. Structure de la racine. — La racine, qui dans tous les 
cas a des formations secondaires précoces, m'a toujours 
montré, dans l'échantillon alpin, une écorce relativement 



266 



plus grande, un liber secondaire un peu plus développé et 
une moelle beaucoup moins abondante. 

Galium verum L. 

J'ai donné les indications relatives aux changements pro- 
duits dans la morphologie externe de cette plante, dont les 
cultures ont été faites, d'une part aux environs de Paris, 
d'autre part au col de laPaloume, sur la chaîne del'Arbizon, 
à l'Aiguille de la Tour et à Pierre-Pointue (1). 

Structure de la feuille, — Le limbe de la feuille des échan- 
tillons cultivés à Gavarnie est plus épais, a un tissu lacu- 
neux plus cohérent, à cellules plus petites, et un tissu en 
palissade à cellules plus étroites, plus allongées et plus 
serrées. L'épiderme a des poils plus longs et plus nombreux, 
surtout sur la face inférieure ; sa cuticule est plus épaisse et 
ses éléments plus cohérents. Le tissu collenchymateux qui 
sépare les nervures de la face inférieure est beaucoup mieux 
marqué. 

— Le Galium Mollug oh. ^ cultivé dans les mêmes condi- 
tions, aux environs de Paris d'une part, et d'autre part au 
Plan des Dames, sur la chaîne du Mont Blanc, a présenté, 
pour la structure de la feuille, les modifications suivantes : 

Le limbe est de 1/5 à 1/6 plus épais, dans l'échantillon 
alpin ; l'épiderme y est formé de cellules plus cohérentes et 
le tissu en palissade y est un peu plus développé par rapport 
au tissu lacuneux. 

La tige a l'écorce relativement un peu plus épaisse et le 
collenchyme des quatre angles mieux marqué. 

— V Asj)erula cynanchica L., des environs de Paris, cul- 
tivé au pic du Midi, y a acquis dans les feuilles un tissu entiè- 
rement pahssadique et un épiderme très renforcé. 



(1) Cultures expérimentales, etc., loc. cit., p. 539 et pl. 23. 



ADAPTATION DES PLANTES AU CLIMAT ALPIN. 267 



DIPSACÉES. 
Scabiosa Succisa L. 

Celle espèce a été cultivée, d'une part à Pierrefonds et 
d'autre part à Pierre-Pointue et sur la chaîne de l'Arbizon. 

En moyenne, les échantillons des stations supérieures sont 
devenus d'une taille qui est environ des deux cinquièmes de 
la taille des échantillons de plaine. Les fleurs avaient de 
-f 1° à + 2° au chromomètre et étaient surtout d'un éclat 
plus vif. 

1 . Coupe au milieu de V entre-nœud situé entre la paire de 




Fig. 30 et 3L — Scabiosa Succisa. — M, coupe de Téchaiitillon de la tige supérieur, 
faite au milieu de l'entre-nœud situé entre la paire de bractées et le capitule supé- 
rieur; P, coupe comparable de la tige de l'échantillon de plaine provenant du 
même individu ; e, épiderme; s, assise sous-épidermique; ec, tissu cortical. 

bractées et le capitule supérieur (fig. 30, 3J). — L'épiderme e 
a une cuticule presque deux fois plus épaisse dans l'échan- 
tillon alpin (M, fig. 30) et est entièrement renforcé tout autour 
par une assise s de cellules presque identiques et aussi cohé- 
rentes entre elles que les cellules épidermiques ; cette assise 



268 



s'interrompt à l'endroit des stomates ; la zone sous-épider- 
miqiie comparable est formée par une assise semblable aux 
autres dans l'échantillon de plaine. D'ailleurs, l'ensemble du 
tissu cortical proprement dit comporte huit à douze assises 
de cellules arrondies au lieu de six à neuf. L'épaisseur de la 
partie lignifiée du cyhndre central par rapport à celle de la 
moelle est moins grande dans l'échantillon supérieur. 

2. Structure de la feuille, — Le limbe de la feuille, toujours 
plus épais dans l'échantillon supérieur, montre un tissu en 
palissade à cellules plus étroites, plus serrées et à deux ou 
trois rangées au Heu de une à deux. Les stomates y sont 
plus nombreux à égalité de surface. 

Scabiosa columbaria L. 

La figure M' (planche 8) représente un échantillon de 
cette plante, cultivée dans les mêmes conditions que la pré- 
cédente et provenant des stations supérieures. La figure M 
reproduit le même échantillon de taille réduite, et la figure 
P un échantillon de plaine, provenant du même individu 
originaire et figuré à la même échelle que M. On voit que 
les échantillons d'en haut sont à un seul capitule porté sur 
une tige qui n'a de feuilles qu'à la base, enfin que ses feuilles 
sont seulement dentées et très épaisses. Les parties souter- 
raines sont relativement considérables, car la figure ne repro- 
duit qu'un fragment d'un très long rhizome. Les modifica- 
tions anatomiques de la feuille sont analogues à celles de 
l'espèce précédente. 

Knautia arvensis Coult. 

Cette espèce, cultivée dans les mêmes conditions que 
celles qui précèdent, a montré des changements analogues. 

Les figures 8/9 et 8m de la planchel5, montrent compara 
tivement deux capitules de plants cultivés aux altitudes les 
plus différentes. Elle met en évidence, non seulement le 
changement de teinte acquis par la plante aux grandes alti- 



ADAPTATION DES PLANTES AU CLIMAT ALPL\. 269 

tudes, mais aussi le changement d'éclat qui se produit dans 
les fleurs. 

Il est à remarquer que la teinte des fleurs de cette espèce 
esl devenue, dans les cultures faites à 1620 mètres d'alti- 
tude, à la Para, très voisine de celle qu'offre le Knautia dip- 
sacifolia Host, tel qu'A croît naturellement à cette altitude. 

COMPOSÉES . 
Achillea MiUefolium L. 

Les cultures comparées de cette espèce ont été faites : dans 
la plaine, à Pierrefonds, Fontainebleau et dans le jardin de 
l'Ecole Normale Supérieure ; aux altitudes intermédiaires, à 
Cadéac et à Chamonix ; pour les altitudes élevées, au col de 
la Paloume, au col d'Aspin et à l'Aiguille de la Tour. 

J'ai indiqué en 1890 quelles étaient les différences obser- 
vées (1). La planche 9 fait voir que ces différences se sont 
encore accentuées. La figure M' de cette planche, reproduit 
un échantillon du col d'Aspin en grandeur naturelle. On voit 
que la tige aérienne raccourcie ne porte que quelques feuilles 
épaissies et que la tige souterraine est très allongée. La 
figure M, représente le même échantillon réduit et la figure P 
fait voir, à la même échelle, un échantillon provenant de la 
même touffe, mais cultivé à Cadéac. 

1. Structure de la tige, — La comparaison de la structure 
de la tige n'est pas facile à faire entre l'échantillon planté 
en plaine et ceux cultivés aux altitudes élevées, car dans ce 
dernier cas, le port de la plante est tout à fait changé. En 
effet, tandis que les échantillons de plaine ont une longue 
partie végétative terminée par l'inflorescence, les échantil- 
lons de haute montagne ont leur inflorescence peu au-dessus 
de la base de la plante ; dès lors la structure de la tige ou 
même des rameaux de l'inflorescence, dans l'échantillon 



(1) Cultures expérimentales, etc., loc. cit., p. o39 et pl. 21. 



270 



alpin, participe à la fois à la structure de la tige feuillée 
chez l'échantillon de plaine et de celle de l'inflorescence. 

Autrement dit, les parties aériennes de la plante ayant 
besoin dans les deux cas de tissu de soutien, les tissus sclé- 
rifiés envahissent plus les rameaux de l'inflorescence dans 
le climat alpin que dans la plaine. De plus, dans l'échantillon 
alpin les capitules sont à 1^ fois moins gros et moins nom- 
breux. 

Il en résulte que si l'on fait des comparaisons en prenant 
successivement le rameau situé au-dessous d'un capitule, 
puis le rameau suivant et ainsi de suite, on met en regard 
des structures qui ne sont pas comparables. 

Je ne signalerai donc que les différences qu'on peut ob- 
server dans les deux plants d'un bout à l'autre de la tige et 
pour la plante toute entière. Ces différences générales ne 
portent guère que sur les tissus de protection. Dans tous les 
rameaux de l'inflorescence et au-dessous, l'épiderme a, dans 
l'échantillon alpin, des cellules serrées, un peu allongées 
perpendiculairement à la surface de la feuille, à stomates 
plus nombreux, à poils plus longs et plus fréquents, tandis 
que dans l'échantillon de plaine les cellules de l'épiderme 
sont à peu près isodiamétriques. De plus, les tiges, dans le 
climat alpin, présentent généralement tout autour une ou 
deux assises de cellules corticales épaissies, au-dessous de 
l'épiderme, assises qui ne sont représentées que çà et là, 
surtout sur les angles, dans l'échantillon de plaine. 

Ces différences sont moins accentuées dans les derniers 
rameaux de l'inflorescence et la lignification plus grande 
des tissus du cylindre central dans l'échantiflon alpin se 
maintient jusqu'au-dessous des capitules. 

2. Structure de la feuille. — La comparaison des feuilles 
doit être faite avec celles qui sont les plus développées et qui 
sont à la base de la plante. Si l'on considère deux de ces 
feuilles à comparer entre elles, il est nécessaire de pratiquer 
une série de caupes, d'un bout à l'autre de chaque feuille. 



ADAPTATION DES PLANTES AU CLIMAT ALPIN. 271 

pour bien se rendre compte de la structure des parties simi- 
laires. On voit alors que le tissu en palissade, quoique tou- 
jours assez lâche et laissant des lacunes entre les cellules, 
occupe une épaisseur relative d'un quart ou d'un tiers plus 
grand dans l'échantillon des cultures supérieures. En outre, 
ce tissu en palissade, s'étend beaucoup plus sur les diverses 
parties de la feuille que dans l'échantillon de la slation 
inférieure. La figure 33 représente une portion de coupe de 
la feuille dans l'échantillon de plaine, pris au milieu d'une 
région où il ne se présente jamais de tissu en palissade. La 
figure 32 représente la coupe de la portion de feuille exac- 
tement comparable dans l'échantillon supérieur, et on voit 
que les cellules c (P, fig. 33) de l'échantillon de plaine y sont 
remplacées par des cellules en palissade /;/ (M, tig. 32) dispo- 
sées sur deux rangs. Les éléments de soutien h sont renforcés 
dans l'échantillon alpin du côlé de la face inférieure et, à 
l'inverse de ce qui se produit pour la tige, les fibres des ner- 
vures sont ordinairement plus difterenciées et plus nom- 
breuses dans l'échantillon de plaine. 

Leiicanthemum vulgare Lam. 

La planche 12 représente en ML un échantillon de cette 
espèce cultivé à Pierre-Pointue. En PL, on voit, à la même 
échelle, une partie de l'échantillon de plaine dont il provient. 

L'échantillon de la culture supérieure a une tige aérienne 
réduite, ne portant que quelques feuilles très petites et à la 
base une rosette de feuilles épaisses grossièrement dentées. 
Les fleurs du capitule ne sont pas plus petites, mais elles 
sont moins nombreuses. 

Dans l'échantillon supérieur, les feuilles sont d'un vert 
beaucoup plus foncé et le tissu en palissade est formé de 
cellules plus allongées renfermant un plus grand nombre de 
grains de chlorophylle. 

Leucanthemum alpinum Lam. 

Une touffe de cette plante alpine récoltée aux Grands- 



272 



Mulets, à 3050 mètres d'altitude, a été divisée en trois lots, 
l'un restant sur place aux Grands-Mulets, le second planté 




Fig. 32 et 33. — Achillea Millefolium. — M, coupe vers la base d'une feuille de 
l'échantillon supérieur; P, coupe comparable d'une feuille de réchantillon de 
plaine provenant du même individu ; ep, épiderme; A, assise sous-épidermique ; 
pl, tissu en palissade dans la figure ; M, correspondant aux cellules c de la 
figure P; ed, endoderme d'un faisceau; f, fibres situées en-dessous du liberté; 
fibres situées au-dessus du bois b. 

h Pierre-Pointue (2300 m. d'alt.), sur un terrain de même 
nature et le troisième planté à Chamonix (1040 m. d'alt.), 
sur le même terrain rapporté de Pierre-Pointue à Chamonix, 



ADAPTATION DES PLANTES AU CLIMAT ALPIN. 



273 



1 . Structure de la feuille. — Si l'on compare les parties ho- 
mologues de la feuille dans les trois échantillons cultivés, on 
trouve une ditTérence notable entre eux. Les deux plants 
qui présentent la structure la plus voisine sont ceux de 
2300 mètres et de 3 050 mètres, mais celui qui a les feuilles 
les plus épaisses est l'échantillon moyen cultivé à 2 300 mè- 
tres. Les plantes des deux stations supérieures, diffèrent 
de celle de Chamonix par un épiderme plus serré et par 
la disposition en palissade de toutes les cellules, à l'excep- 
tion de celles qui sont entre les faisceaux. De plus, ces 
cellules palissadiques sont moins larges et plus allongées 
que celles de l'échantillon inférieur. 

2. Struclure du pédoncule au-dessous du capitule. — Ici 
encore, dans la comparaison des trois échantillons, on voit 
que les deux supérieurs ont l'écorce plus développée par rap- 
port au cylindre central et l'épiderme plus renforcé, mais 
c'est l'échantillon de 2 300 mètres qui semble le mieux 
caractérisé, notamment par les assises de renforcement 
sous-épidermiques. 

— Le Bellis pereiinis L. , cultivé dans les mêmes condi lions 
que le Leucanthemum vulgare^ fait voir dans les feuilles des 
modifications analogues. Les fleurs en languette étaient 
d'un rose plus foncé dans les échantillons de la station 
élevée. 

Solidago Virga-aurea L. 

De nombreuses cultures de cette espèce ont été faites : 
dans la plaine, à Pierrefonds, à Chamonix et au jardin de 
l'École Normale ; dans les stations intermédiaires, à Cadéac 
et à Chamonix ; enfin, dans les stations supérieures de 
l'Arbizon, du col d'Aspin et de Lognan. On n'a jamais 
comparé entre eux, aux diverses altitudes, que des échan- 
tillons provenant originairement du même pied. 

ANN. se. NAT. BOT. XX, 18 



274 



1. Morphologie externe. — J'ai indiqué (1) les modifîca- 
tioDS que présente la morphologie extérieure pour un cer- 
tain nombre de ces échantillons. Mais la planche 10 fera 
mieux voir ce que sont devenues ces modifications au bout 
de dix ans. Elle représente en M, 1 et P trois échantillons 
provenant originairement de la même touffe et représentés 
à la même échelle; P est un fragment de l'échantillon de 
plaine,! un fragment de celui de Cadéac et M un échantillon 
de l'Arbizon. Ce dernier est figuré en M' en grandeur natu- 
relle. On voit que les tiges aériennes très courtes ne portent 
que quelques capitules, que les feuilles sont épaisses et que 
les rhizomes ont acquis un développement considérable. En 
somme, la plante de plaine cultivée à celte altitude a pris 
tous les caractères du Solidago alpestîis Perr. et Song. 

2. Structure de la feuille. — Toutes les feuilles de l'échan- 
tillon supérieur sont, en moyenne, de 1/4 ou de 1/5 plus 
épaisses que celles de Féchantiilon inférieur ; le limbe est 
surtout très remarquable par son adaptation aux fonctions 
chlorophyUiennes. Des observations faites sur le vif ont fait 
voir que chaque cellule en pahssade contient plus de 
grains de chlorophylle dans l'échantillon alpin et, de plus, 
ce dernier présente trois à quatre rangs de cellules palissa- 
diques, serrées, nettement différenciées, au lieu de un à 
deux rangs de cellules moins' étroites. Le tissu lacuneux a 
des éléments, dans l'échantillon alpin, qui sont tous 
orientés comme les cellules en palissade, et sauf les lacunes 
qu'ils laissent entre eux de temps en temps, on pourrait dire 
que tout le tissu du limbe est pahssadique. 

3. Coupe du milieu du rameau portant un capitule. — Ces 
deux parties, évidemment comparables , présentent des 
différences très marquées entre les deux échantillons. Dans 
celui du haut, l'épiderme porte des poils plus gros^ plus 

(4) Cultures expérimentales j etc., loc. cil., p. 539 et pl. 20. 



ADAPTATION DES PLANTES AU CLIMAT ALPIN. 275 

nombreux et plus longs, les cellules sont plus allongées 
perpendiculairement à la surface, l'écorce présente trois ou 
quatre assises de renforcement qui n'existent pas dans 
Féchantillon inférieur; les huit faisceaux du cylindre central 
sont moins différenciés et ne sont pas réunis par des tissus 
lignifiés comme dans l'échantillon inférieur ; dans ce dernier, 
tout le tissu conjonctif est lignifié jusqu'au centre de la 
moelle. 

4. Structure du rhizome. — Les sections comparées des 
rhizomes de même âge ont des formations secondaires à 
peu près semblables, mais l'écorce secondaire est beaucoup 
plus épaisse par rapport au cylindre central dans l'échan- 
tillon alpin tandis que la moelle est plus réduite; les canaux 
sécréteurs sont plus grands. 

Senecio viscosus L. 

Des cultures comparées de cette espèce ont été faites par 
semis à Cadéac et près du lac d'Orrédon (1900 m. d'alt.). 
Les graines ont levé l'année suivante et les échantillons de 
la station supérieure ont fait voir, dès la première année, des 
feuilles plus vertes et beaucoup plus épaisses, des fleurs à 
languettes plus développées. 

En outre, un certain nombre des échantillons cultivés au 
lac d'Orrédon n'avaient pas fleuri et sont devenus bisan- 
nuels, tandis que tous ceux de la station inférieure étaient 
restés annuels. 

1 . Structure de la feuille. — Dans Téchantillon alpin les 
feuilles sont presque deux fois plus épaisses, mais le nombre 
des assises est sensiblement le même, et tous les éléments 
du tissu de la feuille sont à peu près deux fois plus grands 
que ceux de l'échantillon de plaine. Toutefois, les cellules 
pahssadiques, toujours relativement assez larges, y sont un 
peu plus développées dans le sens perpendiculaire à la sur- 
face du limbe. 



276 



2. Structure de la tige. — Le pédoncule d'un capitule, coupé 
au milieu, fait voir un tissu cortical plus épais, avec des as- 
sises de renforcement sous-épidermiques mieux marquées. 
Les canaux sécréteurs qui sont à l'extérieur des gros fais- 
ceaux sont plus développés. 

Helianthus tuberosus L. 

J'ai indiqué avec détail les singulières formes obte- 
nues en essayant de cultiver cette espèce à des altitudes 
diverses (1). Je n'y reviendrai pas et je citerai seulement 
les différences anatomiques que j'ai observées dans la 
feuille. 

Structure de la feuille. — La comparaison, feuille par 
feuille, des deux échantillons est impossible. Je ne parlerai 
donc que des caractères différentiels qu'on rencontre, d'une 
part, chez toutes les feuilles qui constituent la rosette de la 
plante cultivée à 2300 mètres et d'autre part, chez toutes 
les feuilles de l'échantillon cultivé en plaine. 

Les feuilles de l'échantillon supérieur ont le limbe au 
moins de 1 /3 plus épais, l'épiderme à cuticule plus marquée, 
le tissu en palissade sur deux à trois rangs au lieu de un 
et à cellules plus allongées, le tissu lacuneux plus complet 
et les stomates plus nombreux. 

Mais la structure des grosses nervures et du pétiole est, 
au contraire, moins différenciée dans l'échantillon alpin, le 
pétiole est d'ailleurs environ de 1/4 moins large et moitié 
moins épais que dans l'échantillon de plaine. Ces change- 
ments se sont produits dès la seconde année de culture. 

Gnaphalîum silvaticum L. 

Des cultures comparées de Gnaphalium silvaticum ont été 
faites, d'une part, dans la plaine, à Pierrefonds, d'autre part 
à Lognan et au Pic du Midi dans les stations supérieures. 

(1) Cultures expérimentales y etc., loc. cit., p. 539 et pl. 23. 



ADAPïATIOiN DES PLAINTES AU CLIMAT ALPIN. 



277 



J'ai fait voir (1) les différences que présente la morpholo- 
gie externe. Je me contenterai d ajouter que les échantil- 
lons alpins ont pris de plus en plus un aspect analogue aux 
échantillons spontanés du GnaphaHum norvegicum Gunn. 

1. Coupe de la tige principale au voisinage du capitule infé- 
rieur. — On trouve entre ces deux tiges, et sur une grande 
longueur, les quelques différences suivantes : 

Les cellules corlicales les plus externes dans l'échantillon 
supérieur ressemblent plus aux cellules épidermiques, 
l'écorce est plus épaisse par rapport au cylindre central 
dont les faisceaux libéro-ligneux sont moins développés, 
moins différenciés et à vaisseaux de calibre plus étroit. 

2. Structure de la feuille. — Les feuilles de l'échantillon 
supérieur sont environ 1/6 plus épaisses et ont un tissu 
lacuneux plus serré et moins développé par rapport au 
tissu palissadique; les stomates sont plus nombreux 

Garduus deûoratus L. 

Cette espèce a été cultivée comparativement à Chamonix 
et à l'Aiguille de la Tour, et l'aspect des plants obtenus aux 
altitudes différentes a été figuré dans mon Mémoire anté- 
rieur (2). 

Ce qu'il y a de plus remarquable à noter à ce sujet, c'est 
que l'intensité du vert des feuilles et du pourpre des fleurs 
a encore augmenté depuis dans la culture supérieure et 
que les échantillons de cette dernière culture ont pris de 
plus en plus l'aspect du Carduus carlinœfolius Lam. 

— LeCirsium lanceolatum Sco^., culihé comparativement 
aux environs de Paris et à Cadéac, a montré aussi dans cette 
dernière station des feuilles et des fleurs d'une teinte plus 
foncée. 

(1) Cultures expérimentales, etc., loc. cit., p. b28 et fîg. i92 à 194. 

(2) Loc. cit., pL 22. 



278 



Leontodon proteiformis Vill. 

Cette espèce a été cultivée à Fontainebleau et au-dessus du 
plateau Saint-Ange. Les figures 2p et 2m (planche 15) mon- 
trent la différence de la teinte des fleurs entre l'échantillon 
de la station supérieure et celui de plaine. Les échantillons 
supérieurs n'ont jamais qu'un seul capitule, tandis que ceux 
d'en bas sont souvent rameux ; de plus, les feuilles de 
la rosette sont plus vertes, plus épaisses et plus poilues. 
En somme, les échantillons supérieurs prennent une res- 
semblance assez grande avec les exemplaires spontanés du 
Leontodon alpinum Vil] . 

1 . Structure de la feuille. — Le limbe coupé en son milieu, 
dans les feuilles moyennes de la rosette de la base, fait voir, 
dans l'échantillon supérieur, une épaisseur moyenne 
presque deux fois plus grande, un tissu en palissade à deux 
ou trois rangées de cellules beaucoup plus longues que 
larges, tandis que les cellules correspondantes de l'échan- 
tillon inférieur, à peine plus longues que larges, sont presque 
semblables à celles du tissu sous-jacent. En outre, les élé- 
ments du tissu lacuneux, surtout ceux de la dernière assise, 
sont presque tous orientés perpendiculairement au limbe 
de la feuille, tandis que dans l'échantillon inrérieur, ils ont 
une orientation quelconque. 

2. Structure de la tige. — Une section pratiquée au milieu 
de la tige aérienne qui porte le capitule, en choisissant de 
part et d'autre les échantillons à capitules uniques, pré- 
sente les différences suivantes : 

Dans l'échantillon supérieur, l'épiderme est à cellules 
plus petites, le tissu cortical comprend huit à douze assises 
de cellules au lieu de trois à cinq ; de plus, son assise externe 
est, sur presque tout le pourtour de la tige, à cellules plus 
épaissies que les autres et adhérentes à l'épiderme, tandis 
que dans l'échantillon inférieur cette assise externe est 



ADAPTATION DES PLANTES AU CLIMAT ALPIN. 279 



formée de cellules à parois minces en tout semblables aux 
autres éléments du tissu cortical. 

Taraxacum Dens-leonis Desf. 

t 

Cette espèce, qui croît spontanément à toutes les altitudes 
jusqu'aux dernières limites de la végétation phanérogamique, 
donne lieu, comme on sait, à un grand nombre de formes qui 
ont été décrites à titre d'espèces par beaucoup d'auteurs. 
Des cultures expérimentales, en prenant comme point de 
départ un même pied originaire, étaient donc particulière- 
ment nécessaires pour cette plante. Ces cultures ont été 
faites aux environs de Paris, à l'Aiguille de la Tour et sur la 
chaîne de l'Arbizon. 

1. Morphologie externe . — La planche 11 reproduit en M 
etenP, à la même échelle, deux plants cultivés aux altitudes 
les plus différentes. La figure M' représente le plant de la 
station supérieure en grandeur naturelle. On voit que les 
feuilles sont, dans l'échantillon supérieur, plus épaisses et 
moins profondément dentées ; les parties souterraines y sont 
considérables par rapport aux parties aériennes. Les modi- 
fications de forme du capitule ne sont pas très importantes. 
Dans la station alpine, les feuilles étaient toujours d'un vert 
beaucoup plus foncé et marquaient jusqu'à -f 3° et + 4° au 
chromomètre, tandis que les languettes des fleurs présen- 
taient une différence de teinte beaucoup moins grande que 
celle des Leontodon. 

2. Structure de la feuille. — Toutes les feuilles de l'échan- 
tillon supérieur sont environ deux fois plus épaisses que 
celles de l'échantillon de plaine, mais la distribution relative 
du tissu en palissade et du tissu lacuneux n'est pas changée. 
La feuille étant plus épaisse dans l'échantillon alpin, il y a 
trois ou quatre rangées de cellules en palissade, au Heu de 
deux ou trois, et ces cellules sont un peu plus allongées per- 
pendiculairement à la surface foliaire. De plus, l'épiderme a 



280 



une cuticule plus épaisse et des stomates plus nombreux. On 
a donc là un exemple assez net d'une plante qui s'adapte au 
climat alpin, jusqu'aux altitudes les plus élevées, sans 
changer notablement sa structure. 

La structure des autres parties de la plante ne présente 
pas non plus de grandes différences dans la disposition 
relative des tissus. On s'explique donc assez bien comment 
M. Miintz, qui a comparé cette espèce prise au Pic du Midi 
et dans la plaine, n'ait pas trouvé de différences sensibles dans 
le rapport du poids sec au poids frais. 

Hieracium Pilosella L. 

Cette espèce a été cultivée à Fontainebleau et sur la chaîne 
de l'Arbizon. Les feuilles de l'échantillon alpin sont rela- 
tivement plus épaisses, plus vertes, plus serrées et plus 
poilues ; les capitules sont à fleurs plus éclatantes. 

1. Structure de la feuille. — Le limbe dans l'échantillon 
supérieur est à tissu plus serré et possède deux à cinq rangs 
de cellules en palissade ; les lacunes sont peu développées 
dans le tissu lacuneux ; les poils sont plus gros et plus 
nombreux. 

2. Structure de la tige, — Si on compare les coupes de 
stolons de même âge, on trouve que dans l'échantillon supé- 
rieur l'épiderme de l'écorce a les cellules plus petites et les 
assises externes des parois plus épaisses. Si l'on compare les 
coupes au milieu de la tige portant un capitule, on retrouve 
ces mêmes différences, mais moins accentuées. 

— h' Hieracium murorum L., cultivé aux environs de Paris 
et à Pierre-Pointue, a présenté dans les feuilles des modifi- 
cations analogues. 



ADAPTATION DES PLANTES AU CLIMAT ALPIN. 281 



CAMPANULACÉES. 
Gampanula rotundifolia L. 

C'est là encore une espèce polymorphe au sujet de 
laquelle il serait difficile de donner des indications précises 
d'après de simples observations. Le Gampanula rotundifolia 
a été cultivé, en plaine, à Fontainebleau et aujardin de l'École 
Normale et, en montagne, à Cadéac, au col de laPaloume, à 
l'Aiguille de la Tour et au Pic du Midi. 

1. Morphologie externe. — Comme dans plusieurs espèces 
précédemment citées, les teintes de la corolle du Gampanula 
rotundifolia peuvent varier à une même altitude ; on sait 
même qu'on rencontre accidentellement cette espèce avec 
des corolles blanches ou presque blanches. Toutefois, 
dans la grande majorité des cas, les corolles ont une teinte 
bien plus foncée et parfois même d'un violet presque noir dans 
la région alpine. Les figures \p et ïm de la planche 15 mon- 
trent la différence de teinte obtenue par culture à des altitudes 
différentes pour deux plants provenant originairement du 
même pied ; cette différence produite expérimentalemenl, 
atteint presque la différence moyenne que présentent les 
échantillons spontanés aux mêmes altitudes. Ajoutons que 
dans l'échantillon supérieur, il n'y a généralement qu'une 
seule fleur par tige aérienne et que les feuilles sont plus fon- 
cées et plus poilues. 

2. Structure de la feuille. — Les coupes ont été faites ali 
miheu du limbe des feuilles moyennes allongées qui se 
trouvent séparées par un même nombre d'entre-nœuds, 
d'une part des feuilles en rosette de la base, d'autre part des 
premières bractées; d'ailleurs, il ne sera question que des 
différences observées à la fois sur le même échantillon, pour 
toute ses feuilles allongées. 

La portion de la même touffe cultivée à Cadéac, ressem- 



282 



Me plus à celle cultivée à l'École Normale Supérieure qu'à 
celle cultivée au pic du Midi. Voici quelles sont les diffé- 
rences observées dans le limbe pour les échantillons de cette 
dernière culture. Les feuilles sont en moyenne de 2/5 plus 
épaisses ; le tissu en palissade, à peine indiqué sur une seule 
assise dans les échantillons des cultures inférieures, est très 
nettement différencié sur deux assises ou même trois ; de 
plus les éléments du tissu lacuneux sont assez allongés per- 
pendiculairement à la surface de la feuille et parfois presque 
palissadiques du côté de la face inférieure. L'épiderme est 
mieux accentué, la cuticule plus épaisse et les poils plus 
nombreux. 

3. Structure de la racine. — La racine, dans l'échantillon 
alpin, a une moelle presque nulle, des vaisseaux du bois 
secondaire de calibre presque moitié moindre, un liège et 
une écorce secondaire bien développés. 

— Le Campanida rhomboidalis L., cultivé à Chamonix et à 
l'Aiguille de la Tour, adonné des différences analogues. 11 
en est de même pour le Campanula barbata L., cultivé aux 
mêmes altitudes. 

Phyteuma hemisphaericum L. 

Un pied de Phyteuma hemisphdericum, pris aux Grands 
Mulets, à 3050 mètres d'altitude, a été cultivé au-dessous de 
Pierre-à-l'Echelle (2000 mètres d'altitude). Au bout de cinq 
ans, ses feuilles ont été comparées à celles du pied originel 
resté aux Grands-Mulets. On trouve, pour les parties simi- 
laires des feuilles de cette plante alpine, un limbe beaucoup 
plus épais dans l'échantillon de la station supérieure, 
présentant à la partie où il est courbé un parenchyme en 
palissade un peu lâche, à cellules très allongées et développées 
sur les deux faces ; à la partie basilaire, un parenchyme de 
cellules serrées, sans palissades ; à la partie terminale, un 
tissu serré avec trois à quatre rangs de cellules palissadiques ; 



ADAPTATION DES PLANTES AU CLIMAT ALPIN. 283 

partout un épiderme mieux marqué età poils plus nombreux. 
On voit donc que pour cette plante de la région alpine on ne 
peut pas dire qu'il y ait un optimum de différenciation carac- 
téristique au-dessous de 3000 mètres. 

VACGINIÉES. 
Vaccinium Myrtillus L. 

Cette espèce a été cultivée comparativement aux environs 
de Paris, à l'Aiguille de la Tour, à Cadéac, sur la chaîne de 
l'Arbizon et au col de la Paloume. 

Sauf le très grand développement des parties souterraines 
par rapport aux parties aériennes et sauf la teinte verte un 
peu plus foncée des feuilles (-[- 0°, 5 en moyenne au chromo- 
mètre), les caractères de morphologie extérieure sont très 
peu changés par le climat alpin. 

Les feuilles des échantillons cultivés vers 1500 mètres 
d'altitude, sur la chaîne de l'Arbizon, sont celles qui se sont 
montrées à la fois les plus épaisses et à tissu en palissade le 
mieux développé et le plus serré. Il y a donc encore un 
optimum d'altitude pour cette espèce. 

D'une manière générale, chez tous les échantillons alpins, 
l'épiderme est à cellules dont les parois sont plus épaisses 
et à cuticule mieux marquée ; les tissus protecteurs de la tige 
y sont aussi plus développés. 

ÉRICINÉES. 
Galluna vulgaris Salisb. 

LeCaIiu?2a vulgaris a été planté comparativement, d'une 
part à Pierrefonds et à Fontainebleau, d'autre part à Cadéac, 
au col d'Aspin, au Montanverset à l'Aiguille de la Tour. 

Les échantillons de la station supérieure sont complète- 
ment aplatis sur le sol et ont leurs vieux rameaux tordus et 
contournés ; les jeunes pousses sont plus courtes, à feuilles 
moins longues et plus serrées, ce qui change beaucoup 



284 



l'aspect de la plante. Enfin, les fleurs sont en grappes moins 
longues, mais chacune d'elles est au moins aussi grande que 
celle des échantillons de plaine. Les figures Ip et Im (planche 
15) mettent en évidence ces derniers caractères et montrent, 
en outre, le vert plus intense des feuilles et le rose plus 
foncé des fleurs. 

1. Structure de la tige. — Les coupes faites au milieu de 
la pousse d'un an ayant achevé sa végétation, font voir, dans 
l'échantillon supérieur, une écorce relativement plus épaisse 
et plus compacte et un bois dont les vaisseaux ont un calibre 
d'au moins 1/3 ou même de moitié plus petit. L'épiderme a 
la cuticule plus épaisse et porte des poils plus nombreux. 
Dans les tiges plus âgées, au milieu des entre-nœuds de deux 
ou trois ans, on constate que le liège est proportionnefle- 
ment plus développé dans l'échantillon alpin et on observe 
les mêmes différences que précédemment quant au calibre 
des vaisseaux. 

2. Structure de la feuille. — Si Ton compare des coupes 
faites au milieu du limbe des féuilles moyennes des rameaux 
de l'année, complètement différenciés à la fin de la saison, 
on constate les différences suivantes : 

Chez l'échantillon alpin, la section de la feuille est presque 
aussi large dans le sens antéro-postérieur que dans le sens 
latéral et a une forme presque carrée; chez l'échantillon de 
plaine, au contraire, la section comparable de la feuille est 
bien plus développée dans le sens latéral et a la forme d'un 
V aplati. 

Le tissu en paHssade est mieux marqué sur les côtés du 
hmbe, dans l'échantillon des cultures supérieures, et ses 
cellules contiennent plus de grains de chlorophylle ; en 
outre, le tissu développé dans le sens antéro-postérieur, entre 
le faisceau libéro-ligneuxet l'épiderme, y acquiert des cellules 
allongées perpendiculairement à la surface de la feuille et 
prend lui-même un aspect palissadique. 



ADAPTATION DES PLANTES AU CLIMAT ALPLN. 



285 



En outre, l'épiderme est à cellules plus petites et à cuticule 
plus épaisse. 

Rhododendron ferrugineum L. 

La vallée de Chamonix se prête d'uoe manière très favo- 
rable à l'observation de la structure comparée de cette 
espèce, car c'est une des régions des Alpes où son exten- 
sion en altitude est la plus grande. Si l'on compare des 
échantillons recueillis dans des endroits également décou- 
verts, d'une part, à La Tapiaz, à 1880 mètres d'altitude, d'au- 
tre part aux environs de Chamonix, à 1075 mètres, on trouve 
les différences suivantes : 

1, Structure de la feuille. — Le limbe de l'échantillon 
supérieur est en moyenne presque deux fois plus épais, le 
tissu lacuneux y est beaucoup plus serré, le parenchyme en 
pahssade à cellules plus étroites et plus allongées y pré- 
sente trois ou quatre assises au lieu de deux. Là encore, il 
faut signaler l'existence d'un optimum de structure carac- 
téristique, car en examinant la structure du hmbe des der- 
niers Rhododendron rabougris et ne fleurissant jamais que 
j'ai trouvés au-dessus de l'Aiguille de la Tour, j'y ai observé 
une structure plus simple que dans ceux de La Tapiaz, 

2. Structure de la tige. — Des coupes, faites au miheu de 
l'entre-nœud moyen des rameaux d'un an ayant achevé 
leur végétation, présentent entre elles une moindre diffé- 
rence. Les cellules sous-épidermiques serrées de l'écorce 
sont un peu plus nombreuses dans l'échantillon supérieur, 
et les lacunes situées entre les mailles du reste du tissu 
cortical y sont moins grandes, enfin le calibre des vaisseaux 
du bois est plus petit, 

OLÉINÉES. 
Fraxinus excelsior L. 

Je n'ai sur cette espèce que des observations recueillies 



286 



<;iAIS;TO^ BOIVIVIEB. 



sur im grand nombre d'échantillons, d'une part, aux envi- 
rons de Paris, dans la plaine de Grenoble et aux environs de 
Mirande (Gers), d'autre part, aux environs de Chamonix, à 
Huez (Isère), à 1560 mètres d'altitude, et dans le haut de la 
vallée d'Ancizan (Hautes-Pyrénées). 

D'une manière générale, les feuilles comparables de cet 
arbre sont plus grandes et beaucoup plus vertes dans la 
région alpine, si l'on ne tient pas compte des derniers Frê- 
nes rabougris qui peuvent se rencontrer jusqu'à 1800 mè- 
tres de hauteur. La moyenne du rapport de la surface des 
feuilles à celle des feuilles comparables de la plaine est de 
1,30 et la teinte devenant parfois d'un vert presque noir, 
atteint jusqu'à + 4° et + 5° au chromomètre. 

Structure de la feuille. — Le limbe dans les parties 
homologues, présente dans toute l'épaisseur, de part et 
d'autre, des tissus orientés perpendiculairement à la sur- 
face de la feuille, mais tandis que dans Téchantillon infé- 
rieur, il n'y a que cinq à six assises de cellules dont la 
supérieure seule est compacte, dans l'échantillon supérieur, 
il y en a six à huit dont les deux ou trois supérieures sont à 
cellules serrées. L'épiderme de la face supérieure vu de face 
fait voir des cellules plus isodiamétriques et à parois un 
peu plus épaisses. 

ASCLÉPJADÉES. 
Vincetoxicum officinale Mœnch. 

Un pied de cette espèce, pris à Fontainebleau, a été cul- 
tivé comparativement sur le même sol à Fontainebleau et 
au-dessus du Peuil de Claix (à 1150 mètres d'altitude). 

Les feuilles de l'échantillon supérieur étaient plus épais- 
ses et plus vertes et avaient un tissu en palissade mieux 
marqué. Les fleurs, qui étaient blanchâtres dans l'échantil- 
lon ordinaire, avaient pris une légère teinte jauue ; en somme 



ADAPTATION DES PLANTES AU CLIMAT ALPIN. 287 

l'échantillon planté au Peuil avait pris un peu l'aspect du 
Yincetoxicwn luteolum Jord. et Fourr. 

BORRAGINÉES. 
Echium vulgare L. 

Des graines provenant de la même plante récoltées à Fon- 
tainebleau, ont été semées, sur le même sol, dans cette loca- 
lité, à Cadéac, au col d'Aspin et sur la chaîne de i'Ar- 
bizon. 

Dans les cultures supérieures, les fleurs sont devenues 
plus grandes et plus bleues, les grappes plus serrées et les 
poils plus nombreux. Ce sont les échantillons du col d'Aspin 
qui ont présenté les feuilles les plus vertes et ce sont ceux 
de Cadéac qui ont montré les feuilles les plus épaisses et les 
mieux caractérisées au point de vue de la structure. 

Bien qu'on trouve çà et là, accidentellement, VEchium 
vulgare croissant à de grandes altitudes sur la chaîne de 
l'Arbizon, la station de culture sur ce groupe de monta- 
gnes était évidemment trop élevée pour cette espèce. D'ail- 
leurs, de tous les semis comparables, faits avec le même 
nombre de graines, c'^est de beaucoup celui de l'Arbizon 
qui avait donné le moins grand nombre de plants, et, une 
autre preuve que l'adaptation à ce chmat ne s'est pas réali- 
sée, c'est que les plants ne sont pas devenus vivaces et sont 
restés bisannuels comme dans les autres cultures. 

SCROFULARtNÉES. 
Erinus alpinus L. 

VErinus alpinus a été cultivé comparativement, sur le 
même sol, à Cadéac et au col de la Paloume. L'échantiUon 
de la culture supérieure avait les fleurs d'un rose plus 
intense, les feuilles à peu près aussi grandes, mais un peu 
plus vertes. 

La coupe du hmbe des feuilles similaires y faisait voir une 



288 



épaisseur plus considérable et un tissu en palissade à cel- 
lules plus allongées et mieux marquées. 

Veronica officinalis L. 

Le Veronica officinalis a été cultivé à Pierrefonds, à Cadéac, 
au col d'Aspin et sur la chaîne de TArbizon. 

Les échantillons des stations supérieures avaient leurs 
feuilles tout à fait appliquées sur le sol, des rameaux dres- 
sés plus courts, à grappes de fleurs moins nombreuses ; les 
feuilles étaient d'un vert moins pâle marquant -j- 2'' à + 2%5, 
au chromomètre; les fleurs, sans être d'une teinte foncée 
comme celles des Véroniques alpines, étaient notablement 
plus bleues que dans l'échantillon de plaine ; enfin le limbe 
était relativement plus épais et le tissu en pahssade mieux 
marqué. 

Veronica caucasica Bieb. 

Une touffe de cette espèce provenant du Muséum a été 
divisée en trois. On a mis dans l'alcool différentes parties 
de la plante provenant du premier tiers ; on a planté le 
second tiers à Chamonix et le troisième à l'Aiguille de la 
Tour. ' 

1 . Structure de la feuille. — Si l'on compare des coupes 
de feuilles moyennes homologues, on voit que dans les 
échantillons inférieurs, il y a une distinction très nette 
entre le tissu en palissade à deux assises et le tissu lacu- 
neux. Dès la seconde année de culture cette distinction est 
complètement disparue dans le limbe de la plante cultivée 
dans le jardin de Chamonix. Presque tous les tissus de la 
feuille sont en palissade d'un bout à l'autre dans l'épaisseur 
du limbe. Une semblable adaptation, mais un peu moins 
accentuée, s'observait au jardin de Pierre-Pointue oii les 
échantillons se sont moins bien développés et n'ont pas 
fleuri. 

2. Structure de la tige. — La tige présente, dans Téchan- 



ADAPTATION DES PLANTES AU CLIMAT ALPIN. 289 



tillon de Ghamonix, une assise corticale de renforcement 
en dessous de l'épiderme mieux marquée que dans l'échan- 
tillon originaire du Muséum. Le tissu corlical est un peu 
plus développé par rapport au cylindre central. 

On voit, par cet exemple, qu'on ne peut généralement 
rien conclure de précis en s'adressant à des espèces qui ne 
croissent pas avec un développement normal dans les régions 
où on les cultive. 

Euphrasia ofiîcînalis L. 

Des semis de graiues d'un même plant recueilli à Pierre- 
fonds, ont été faits dans cette localité, au Montanvers et au 
Pic d'Arbizon. 

1. Structure de la feuille. — L'épaisseur et la structure 
de la feuille sont très variables avec les échantillons pro- 
venant de diverses graines et je n'ai pas trouvé de diffé- 
rences très marquées entre les échantillons des stations 
supérieures et de celles inférieures. D'ailleurs, j'ai fait voir 
que pour cette plante parasite, quelle que soit l'altitude et 
quel que soit l'éclairement, l'assimilation chlorophyllienne 
est toujours extrêmement faible (1). L'absence d'une nette 
adaptation aux changements de la fonction assimilatrice n'a 
donc rien de surprenant lorsqu'il s'agit de cette espèce. 

2. Structure de la tige, — Des sections dans les parties 
homologues de la tige, montrent dans les échantillons supé- 
rieurs, un épiderme mieux marqué et un tissu cortical plus 
épais par rapport au diamètre du cylindre central. 

LABIÉES. 
Brunella vulgaris L. 

Cette espèce a été cultivée : en plaine, à Fontainebleau 

(1) Voyez : G. Bonnier, 'Recherches physiologiques sur les plantes vertes 
parasites (Bulletin scientifique de la France et de la Bel^,'ique, t. XXV, p. 77). 

ANN. se. NAT. BOT. XX, 19 



290 «ASTOrV BOI^I^^ÏEK. 

et au jardin de l'École Normale ; en montagne, à l'Aiguille de 
la Tour, au Montanvers et sur la chaîne de FArbizon. 

1. Morphologie externe, — La figure MB (planche 12) re- 
présente un échantillon des cultures supérieures à la même 
échelle que la figure PB, qui représente une partie du même 



M 




Fig. 34. — Brunella vulgaris. — M, coupe de la tige de l'échantillon supérieur au 
milieu de Feutre-nœud qui est immédiateo^ent au-dessous de l'inflorescence; 
e, épiderme; poils; s, stomates; ce, tissu cortical; A, assise certicale sous- 
épidermique; c, collenchyme; /, lacunes; ed, endoderme; Ib, liber, bp, bois 
primaire ; bs, bois secondaire ; m, moelle. 

échantillon laissé en plaine. Les figures 9/? et 9m (planche 15), 
représentent les sommités fleuries d'échantillons analogues. 
L'échantillon alpin a les parties souterraines très dévelop- 
pées; les tiges fleuries très courtes portent une ou deux 
paires de feuiUes et sont terminées par une grappe de fleurs 
plus condensées. Les feuilles sont plus épaisses, et on voil sur 
la planche 151a diff'érence de coloration qu'elles présentent, 
ainsi que la différence très marquée de la teinte des fleurs. 



ADAPTATION DES PLANTES AU CLIMAT ALPIN. 291 

2. Coupe du milieu de l' entre-nœud qui est immédiatement 
au-dessous de F inflorescence. — L'épiderme fîg. 34) de 
réchantillon alpin présente des cellules à membranes plug 
épaisses que celui de l'échantillon de plaine ; la cuticule en 
est mieux marquée; les stomates^ sont plus nombreux; én 




Fig. 35. — Brunella vulgans. — P, coupe de la tige de l'échantillon de plaine 
comparable à celle de l'échantillon supérieur (M, fîg. 34) faite dans un plant 
provenant du même individu originaire; e,e', épiderme; p, poils; s, stomates; 
ce, tissu cortical; c, coUenchyme ; /, lacunes; ed, endoderme; Ib, liber; bp, bois 
primaire; bs, bois secondaire; m, moelle. 

particulier les cellules épi dermiques e' qui se trouvent sur les 
angles de la lige sont bien plus serrées que celles qui leur 
correspondent dans l'échantillon de plaine (<?', fîg. 35); enfin 
l'épiderme porte des poils p plus grands et plus nombreux. 

Le tissu cortical ce est mieux disposé pour la protection 
du reste de la tige dans l'échantillon alpin, d'abord parce 
qu'il est plus épais, en second lieu parce que les membranes 
des cellules h qui avoisinent l'épiderme sont relativement 
plus épaissies; les cellules collenchymateuses c des angles 



292 



sont plus serrées, plus nombreuses et à membranes plus 
épaisses fjue celles qui leur correspondent dans l'échan- 
tillon de plaine ; les lacunes / de 1 ecorce sont, d'une 
manière générale, moins prononcées dans l'individu alpin ; 
enfin, l'endoderme ed a ses cellules moins étalées dans le 
sens radial. 

Tout le cylindre central de la tige de l'échantillon des 
hautes altitudes présente, au contraire de l'écorce, une dif- 
férenciation beaucoup moindre que dans l'échantillon de 
plaine. Le bois primaire bp n'est pas hgnifîé et ses vaisseaux 
ont des parois qui ne sont guère plus épaisses que celles des 
cellules voisines; le bois secondaire bs n'est pas lignifié non 
plus et les parois de ses cellules, de ses fibres et de ses vais- 
seaux restent minces. Le cylindre central de la partie cor- 
respondante dans l'échantillon de plaine est, au contraire, 
très différencié : le bois primaire et le bois secondaire y sont 
lignifiés chacun d'une manière un peu différente, les mem- 
branes du tissu ligneux sont plus épaisses et le liber Ib est 
mieux différencié que dans l'échantillon alpin. 

3. Structure de la feuille, — • En prenant toutes les feuilles 
de l'échantillon de la station supérieure, on les trouve, en 
moyenne, d'un quart plus épaisses que toutes celles de la 
station inférieure et les poils sont plus nombreux et plus 
grands dans le premier échantillon. Les figures 36 et 37 
permettent de comparer deux coupes de feuilles de la base 
de Brunella vulgaris. 

On voit que dans l'échantillon alpin (M, fîg. 36) l'épais- 
seur de tous les tissus est plus considérable. 

L'épiderme a sur les deux faces eï une cuticule un peu 
plus épaisse et présente sur la face supérieure, en face de la 
nervure médiane, des cellules plus serrées. 

Les fibres protectrices A qui sont situées entre ces cellules 
de l'épiderme et la nervure médiane sont plus nombreuses 
dans l'échantillon de la station supérieure. 

Le tissu en palissade pl présente jusqu'à cinq rangées, 



ADAPTATION DES PLANTES AU CLIMAT ALPIM. 293 

tandis qu'il n'en offre que deux dans réchanlillon de la 
station inférieure. 




Fig. 36 et 37. — Brunella vuJgaris. — M, coupe d'une feuille de la base de l'échan- 
tillon supérieur ; P, coupe comparable de la feuille de l'échantillon de plaine 
provenant d'un même individu ; es^ épidémie de la face supérieure; ei, épiderme 
de la face inférieure; pl, tissu en palissade; le, tissu lacuneux; //, tissu fibreux; 
cd, endoderme; Z6, liber; 6, bois. 



294 



«AISTOI^ BOiWlE^lt. 



En revanche, le bois h est à parois plus minces et à peine 
lignifiées dans l'échantillon alpin. 

Des préparations de Tépiderme de la face supérieure 
montrent que les cellules épidermiques vues de face sont 
plus isodiamétriques dans l'échantillon de montagne; les 
stomates y sont aussi plus nombreux. Cette différence 
existe aussi, mais moins marquée, pour l'épiderme de la 
face inférieure. 

Galeopsis Tetrahit L. 

Les cultures provenant de semis ont été faites à Fontai- 
nebleau, à Cadéac, à Lognan et à la Hourquette d'Arreau. 

Les exemplaires des cultures supérieures avaient en 
moyenne une taille moitié moindre, des entre-nœuds plus 
courts, des feuilles plus vertes, surtout lorsqu'on les regarde 
par transparence, des poils plus abondants et des fleurs un 
peu plus colorées. 

1 . Section de la tige au-dessus de V entre-nœud qui porte les 
groupes de fleurs les plus inférieures. — Les figures 38 et 39 
représentent le quart de la section de la tige pour les deux 
échantillons. 

Si l'on examine la tige de l'échantillon alpin (M, fig. 38) 
et qu'on y cherche les différences qu'elle présente avec celui 
de la station inférieure, on trouve les caractères suivants : 

Les cellules de l'épiderme ep sont à cuticule plus épaisse ; 
l'écorce présente une assise sous-épidermique à cellules 
dont les membranes sont beaucoup plus épaissies h; les 
cellules collenchymateuses cl sont mieux marquées aux 
angles de la tige et à membranes également plus épaissies; 
l'endoderme et le cylindre central présentent des diffé- 
rences moins grandes, toutefois les formations Hbéro- 
ligneuses y sont un peu moins développées et un peu moins 
différenciées. 

2. Structure de la feuille. — En prenant toutes les feuilles 



ADAPTATION DES PLANTES AU CLIMAT ALPIN. 295 





Fig. 38 et 39. — Galeopsis Tetrahit. — M, coupe de la tige de F échantillon supé- 
rieur au-dessus de l'entre-nœud qui porte les groupes de fleurs les plus infé- 
rieures ; P, coupe comparable de la tige de l'échantillon de plaine provenant 
d'un même individu; ep, épiderme ; ce, tissu cortical; A, assise sous-épidermi- 
que; d, collenchyme; ed, endoderme; hp^ bois primaire; 65, bois secondaire; 
pm, zone périméduUaire; /??, moelle. 



296 



de l'échantillon de la station supérieure, on les trouve en 
moyenne de 2/5 plus épaisses que toutes celles de la station 
inférieure et les poils sont plus nombreux et plus grands 
dans le premier échantillon. 

En comparant entre elles les figures 40 et 41, on voit 
que la coupe du limbe chez l'échantillon cultivé dans la 



—es 

pi 

-e/ 



-es 

le 

et 

Fig. 40 et 41. — Galeopsis Tetrahit. — M, coupe d'une feuille de l'échantilloii 
supérieur; P, coupe comparable d'une feuille de l'échantillon inférieur prove- 
nant d'un même individu; es, épiderme de la face supérieure; ei, épiderme de 
Ja face inférieure; », poils; pl, tissu en palissade; le, tissu lacuneux. 

région] alpine (M, fîg. 40) présente un épiderme es, ei à 
cuticule plus marquée et un tissu en palissade plus épais, 
à cellules plus allongées et offrant enire elles des méals 
beaucoup plus étroits. Le tissu lacuneux le a ses éléments 
un peu plus serrés. 

3. Structure de la racine. — Si Ton examine la section de 
deux racines qui ont achevé leur développement complet 
au bout de deux saisons, on trouve chez l'échantillon de la 





ADAPTATION DES PLANTES AU CLIMAT ALPIN. 297 



station supérieure un cylindre central relativement plus 
petit, des vaisseaux ayant, en moyenne, la moitié ou le tiers 
du calibre de ceux de la racine de l'échantillon inférieur et 
une moelle presque nulle. 

Teucrium Scorodonia L. 

Dans la première Note que j'ai publiée en 1887, j'ai déjà 
cité les principaux résultats obtenus dans des cultures à 
différentes altitudes avec cette espèce, soit par semis, soit 
par plantation . Des exemplaires recueillis au col d'Aspin 
ont été plantés au jardin de l'Ecole Normale Supérieure et 
à Pierrefonds, tandis que la même année des exemplaires 
recueillis à Pierrefonds ont été plantés au col d'Aspin. D'autre 
part, des pieds pris à Meudon ont été cultivés à Cliamonix et 
au Montanvers. 

Les cultures comparées au col d'Aspin et aux environs 
de Paris avaient été établies en 1884; quatre ans après, la 
moitié des plants cultivés en moniagne et provenant d'é- 
chantillons de plaine était transportée en plaine et cultivée 
au jardin de l'École Normale, tandis que la moitié des échan- 
tillons provenant du col d'Aspin et cultivés en plaine de 
1884 à 1888 était transportée, au contraire, dans les cul- 
tures du col d'Aspin. 

L'intérêt de ces déplacements, en sens contraire, des 
échantillons cultivés tient surtout à ce résullat important 
que toutes les modifications obtenues par le changement de 
climat dans un temps donné se détruisent dans le même temps 
si on opère le changement de climat inverse. . ^ 

En effet, en 1888, les échantillons de plaine qui avaient 
subi pendant quatre ans l'influence du climat des hautes 
altitudes et qui avaient acquis déjà, à un degré notable, les 
modifications dont je vais parler plus loin, ont conservé une 
partie de ces modifications en 1889, ces caractères se sont 
progressivement affaiblis pendant les trois années suivantes, 
et les plants étaient redevenus en 1892 identiques aux échan- 
tillons de plaine dont ils étaient originaires. 



298 



Pendant ce temps, les cultures croisées en sens inverse 
donnaient le même résultat. Les échantillons du col d'Aspin, 
qui avaient subi l'influence du climat de plaine, de 1884 
à 1888, entrepris, lorsqu'ils ont été de nouveau transportés au 
col d'Aspin, de 1888 à 1892, tous les caractères qu'ils avaient 
au début et sont redevenus tout à fait semblables aux échan- 
tillons du col d'Aspin dont ils étaient originaires. 

J'ai déjà parlé des modifications extérieures très remar- 
quables qui se produisent dans cette espèce (1); pour les 
pieds qui sont toujours restés dans les hautes altitudes de- 
puis 1884, ces modifications sont devenues plus grandes. 
C'est ainsi que les rhizomes y ont pris un développement 
énorme, que les feuilles sont encore plus velues, les fleurs 
un peu plus grandes et d'un blanc bien plus jaunâtre. 

1 . Section de la tige au milieu de F entre-nœud qui est immé- 
diatement au-dessous de r inflorescence. — La tige, toujours 
plus épaisse dans l'échantillon alpin, a des poils plus nom- 
breux et en moyenne deux à trois fois plus longs que dans 
l'autre. 

Les caractères de structure que présente la tige du pre- 
mier échantillon par rapport au second, sont surtout les 
suivants : 

L'épiderme est à parois plus épaisses ; le tissu cortical a 
de plus nombreuses assises de cellules et otîre, aux angles, 
un coUenchyme toujours plus développé et plus serré qui 
se continue sous l'épiderme par une assise de cellules à 
parois épaisses; les fibres péricycliques sont un peu plus 
développées et le reste du cylindre central est relativement 
un peu moins différencié et présente à cet égard moins de 
différences encore que dans les deux plantes précédentes. 

2. Structure du pédoncule de la fleur. — Une coupe trans- 
versale au milieu du pédoncule de la fleur présente, dans 



(1) Cultures expérimentales, etc., loc. cit., p. 540 et pl. 21. 



ADAPTATIOiN DES PLANTES AU CLIMAT ALPIN. 



299 



réclianlillon alpin, une section plus grande, à épiderme plus 
épais, à tissu cortical relativement plus développé, mais 
dont le cylindre central offre des formations libéro- 
ligneuses moins différenciées et à tubes criblés moins nom- 
breux. On voit donc encore, même dans ce court pédon- 
cule, l'indication très nette de ce fait général que les tissus 
protecteurs sont plus différenciés dans le climat alpin, 
tandis que les tissus conducteurs le sont au contraire à un 
degré moindre. 



3. Structure de la feuille. — L'adaptation des feuilles du 
Teiicrium Scorodonia aux fonctions chlorophylliennes fournit 




Fig. 42 et 43. — Teiicriu7n Scorodonia. — M, coupe d'une feuille de réchantillon 
supérieur; P, coupe comparable d'une feuille de l'échantillon inférieur provenant 
du même individu; p, tissu en palissade. 



l'exemple le plus net de toutes les Labiées mises en cultures 
comparées. Il suffit de jeter les yeux sur les figures 42 et 43 
pour voir que tout le tissu de la feuille est en palissade, 



300 



CiASTOrV BOIVrVIER. 



formant quatre ou €inq rangées de cellules allongées per- 
pendiculairement à la surface du limbe, tandis que le limbe 
chez l'échantillon cultivé en plaine n'a guère qu'une seule 
rangée de cellules palissadiques. Ces figures montrent aussi 
la même différence, relative aux poils, que j'ai déjà signalée 
pour la tige. 

4. Section iransi^ersale au milieu du pétiole (Tune feuille 
moyenne. — La struclure comparée du pétiole dans les deux 
échantillons, fait voir dans l'échantillon des cultures supé- 
rieures un épiderme à parois beaucoup plus épaisses, à 
cellules plus serrées, et un tissu cortical présentant au- 
dessous de l'épiderme, au milieu, deux assises de renforce- 
ment au lieu d'une, et sur les bords, six à sept au lieu de trois 
à quatre. 

5. Structure du rhizome. — Les tiges souterraines après 
une saison ont, dans le climat alpin, une écorce plus épaisse 
et une moelle moins lignifiée que dans l'échantillon de 
plaine; le calibre des vaisseaux similaires y est un peu moins 
grand. 

6. Structure de laracine. — Mais c'est surtout dans les rhi- 
zomes plus âgés ou dans les racines que les différences se 
manifestent au bout d'un certain nombre d'années. Les for- 
mations secondaires du liber se montrent relativement plus 
développées et servent de réserves aux substances nutritives. 

De plus, il semble que ces rhizomes ou ces racines peu- 
vent vivre beaucoup plus longtemps dans le climat alpin, 
car à l'état spontané, j'en ai trouvé qui avaient jusqu'à quinze 
à vingt couches de bois secondaire, 

Galamintha Acinos Clairv. 

Cette plante a été cultivée comparativement à Fontaine- 
bleau, à Cadéac et sur la chaîne de l'Arbizon, au moyen 
de semis de graines prises sur un même échantillon provenant 
des environs de Paris. 



ADAPTATION DES PLANTES AU CLIMAT ALPIN. 301 

Les plants cultivés à Cadéac sont restés annuels, tandis 
qu'un certain nombre de ceux de l'Arbizon sont devenus 
vivaces. 

Les figures et 5/?? de la planclie 15 font voir les diffé- 
rences extérieures enlre le plant de plaine et celui de mon- 
tagne. Ce dernier a la corolle relativement plus grande, 
d'une teinte beaucoup plus violette ; les tiges aériennes 
moins longues, à entre-nœuds plus serrés, à feuilles plus 
épaisses, plus vertes et un peu moins dentées. 

La structure du limbe fait voir que les palissades sont 
beaucoup mieux développées dans l'échantillon supérieur. 

En somme, la plante de l'Arbizon, devenue vivace, à feuilles 
superficiellement dentées, à tiges un peu ligneuses à la base, 
à rameaux nombreux, couchés et portant des racines adven- 
tives, à fleurs plus grandes, à corolle plus éclatante, a pris 
un aspect qui se rapproche de celui que présentent les échan- 
tillons naturels du Calamintha a/pina Lam. 

Betonica offîcinalis L. 

Le Betonica offîcinalis a été cultivé aux mêmes stations 
que l'espèce précédente, en partant d'un même pied origi- 
naire de Fontainebleau. 

Les figures P et M de la planche 13 représentent à la 
même échelle deux plants originaires du même pied. On voit 
que celui de la culture supérieure M a des parties souter- 
raines considérables par rapport aux parties aériennes, des 
feuilles plus épaisses, des entre-nœuds moins longs. Ce même 
échantillon est représenté en M' grandeur naturelle. Les 
fleurs sont d'un rose pourpre plus foncé et les feuilles mar- 
quent -|- 2° au chromomètre. Ces dernières font voir dans la 
structure du limbe des différences analogues à celles qu'on 
observe dans l'espèce précédente. 

— Le Salviapratensis L. et le Mentha silvestris L., culti- 
vés dans les mêmes conditions que l'espèce précédente, 
ont présenté des ditférences du même ordre. 



302 



Thymus Serpyllum L. 

Cette plante est remarquable entre toutes par le peu de 
modifications qu'on observe naturellement, aux altitudes les 
plus diverses, dans sa morphologie extérieure. Il en a été 
de même pour les cultures faites à Pierrefonds, au jardin 
de rÉcole Normale, au Pic d'Arbizon et à l'Aiguille de la 
Tour. 

Les échantillons des cultures supérieures sont, en moyenne, 
à peine plus petits, leurs feuilles sont aussi grandes et la 
couleur des fleurs n'est guère plus intense. Il y a néanmoins 
des différences anatomiques qui sont les suivantes : 

1 . Structure de la tige. — La différence principale dans la 
partie aérienne de la tige, coupée au milieu d'un entre-nœud 
quelconque, réside surtout dans l'épaisseur de l'écorce et 
dans le renforcement des parois chez les cellules sous-épi- 
dermiques. 

Dans le climat alpin, l'écorce présente, au milieu des 
faces de la tige, trois à sept assises de cellules, et dix à 
quatorze sur les angles; de plus, une à deux assises spé- 
ciales de cellules plus petites et plus épaisses se trouvent au- 
dessous des cellules épidermiques. 

1 Chez l'échantillon de plaine , l'écorce offre deux à 
quatre assises de cellules sur les faces et cinq à huit sur 
angles, et on ne distingue aucune assise sous-épidermique de 
renforcement. 

Comme dans toutes les espèces précédentes, les poils sont 
plus nombreux et plus longs dans l'échantillon supérieur. On 
peut noter encore chez cet échantillon une moindre lignifi- 
cation du cylindre central. 

Les plants, issus de la même touffe, cultivés dans la sta- 
tion d'altitude intermédiaire, à Cadéac, font voir des carac- 
tères également intermédiaires. C'est ainsi que l'écorce n'y 
est guère moins épaisse que dans la plaine, mais y présente 
une assise sous-épidermique de renforcement. 



ADAPTATION DES PLANTES AU CLIMAT ALPIN. 303 



2. Structure de la feuille. — La feuille est une de celles 
qui présente le moins d'adaptation au climat alpin. Le limbe y 
est bien plus épais et à épiderme mieux marqué, mais le tissu 
en palissade n'y est guère relativement plus développé, par 
rapport au tissu lacuneux, que dans l'échantillon de plaine. 
Toutefois, les cellules palissadiques y sont plus serrées et 
conliennent un plus grand nombre de grains de chlorophylle. 

Les stomates sont plus nombreux, par unité de surface, 
dans l'échantillon des stations supérieures. 

SALSOLACÉES. 
Chenopodium Bonus-Henricus L. 

Cette plante a été cultivée par plantations et par semis, 
dans la plaine à Louye, dans la montagne à l'Aiguille de 
la Tour. 

Les figures M et P (planche 14) font voir qu'il n'y a pas 
de changements très importants dans la forme des différents 
organes de la plante ; la figure M' représente la plante de la 
culture supérieure en grandeur naturelle. On remarque tou- 
tefois le plus grand développement des parties souterraines 
et la plus forte épaisseur des feuilles. 

La coupe du limbe fait voir la disposition de toutes les 
cellules plus favorable aux fonctions chlorophylliennes. 

URTIGÉES. 
Urtica dioica L. 

La plante a été cultivée comparativement aux environs de 
Paris, à la Para (chaîne du Mont-Blanc) et sur la chaîne de 
l'Arbizon. 

J'ai déjà donné (1) les différences qui se produisent dans 
la morphologie extérieure ; ces différences n'ont fait que 
s'accentuer depuis 1890, surtout pour le plus grand déve- 

[{) Cultures expérimentales, loc. cit., p. 54 i et pl. 23. 



301 



loppement des rhizomes dans l échantillon alpin et pour la 
teinte verte des feuilles, qui dépasse souvent + 3° au chro- 
momètre. 

J'ajouterai que les cellules en palissade sont plus déve- 
loppées dans le limbe des feuilles pour les cultures supé- 
rieures. 

— Des observations faites sur VUlmus campestris L., aux 
environs de Chamonix et aux environs de Paris, mon- 
trent des modifications analogues dans la structure de la 
feuille. 

CUPULIFÈRES. 
Gorylus Avellana L. 

Je n'ai relativement à cette espèce que des observalions 
faites sur les feuilles aux environs de Chamonix et aux en- 
virons de Paris. 

Le limbe, dans les parlies similaires, offre les différences 
suivantes : celui des échantillons provenant des environs 
de Chamonix, présente, comme celui de la plaine, deux 
assises de cellules en palissade, mais à cellules beaucoup 
plus serrées et plus allongées, et les nervures similaires ont 
un tissu cortical plus grand et à éléments dont les parois 
sont plus épaisses. 

L'épiderme de la face supérieure, vu de face, fait voir des 
éléments plus petits et des poils plus nombreux. 

L'épiderme de la face inférieure a les stomates un peu 
moins allongés et un peu plus nombreux par unité de surface. 

— Des observations analogues faites sur le Fagus silva- 
tïca L., aboutissent aux mêmes conclusions, sauf que les 
échantillons récoltés vers la limite supérieure d'altitude du 
Hêtre, présentent une structure du limbe relativement sim- 
plifiée, mais cela pour des Hêtres qui dans cette région 
restent à l'état de buisson et ne fructifient jamais. 



ADAPTATION DES PLANTES AU CLIMAT ALPIN. 305 

— Il en est de même pour les observations que j'ai faites 
sur le Quercus Robiir L., aux plus hautes altitudes que puisse 
atteindre cette espèce, tout en restant un grand arbre mû- 
rissant ses fruits ; par exemple, à 1250 mètres d'altitude, sur 
le chemin de la Hourquette d'Arreau (Hautes-Pyrénées), et à 
1 460 mètres d'altitude au-dessus de Vallouise (Hautes- Alpes) . 

SALIGINÉES. 
Salix herbacea L. 

La moitié d'une touffe de Salix herbacea^ récoltée au jar- 
din de la Mer de Glace, à 2800 mètres d'altitude, a été- 
plantée au-dessous de Lognan, près du glacier d'Argentière à 
1950 mètres d'altitude, en une région où cette espèce croit 
encore naturellement en donnant des fruits qui arrivent à 
maturité. 

J'ai comparé la structure de cette plante qui, au bout de 
quatre ans, avait acquis des feuilles plus nombreuses et 
plus grandes et des parties aériennes beaucoup plus allon- 
gées, à celle que présentait la moitié de la touffe du jardin 
delà Mer de Glace dont elle est originaire, et j'y ai trouvé 
les différences suivantes : 

1. Structure de la feuille. -— Dans l'échantillon supérieur, 
le parenchyme en palissade occupe presque toute l'épais- 
seur de la feuille, sur quatre à cinq assises serrées, au lieu 
de n'être développé que sur la moitié de l'épaisseur environ, 
et de ne former qu'une à deux assises moins cohérentes. Le 
parenchyme lacuneux est réduit à deux ou trois assises de 
cellules rapprochées, dont la plus externe est à parois épais- 
sies et Irès adhérente à Fépiderme, au lieu d'être constitué, 
comme dans l'échantillon inférieur, par cinq à six assises de 
cellules lâches. L'épiderme de l'échantillon supérieur a une 
cuticule plus épaisse, des celhiles moins grandes et les cel- 
lules qui séparent cet épiderme des faisceaux sont à parois 
relativement plus épaissies que dans l'échantillon le moins 

ANN. se. NAT. BOT. XX, 20 



306 



élevé. En revanche, dans chaque nervure homologue, les 
éléments sont bien moins différenciés ; les fibres péricycli- 
ques et les vaisseaux du bois, qui sont lignifiés dans 
l'échantillon inférieur, ne le sont pas du tout dans l'échan- 
tillon du jardin de la Mer de Glace. 

2. Structure de la tige, — La tige aérienne, coupée en des 
régions homologues, fait voir les différences suivantes : 

Dans l'échantillon supérieur, le tissu cortical est relative- 
ment plus développé par rapport au cyhndre central et est 
constitué par un tissu serré de cellules d'autant plus petites 
qu'elles sont plus externes, tandis que dans l'échantillon 
inférieur il n'y a que trois ou quatre assises externes qui 
soient cohérentes entre elles; le reste est formé par des 
trabécules de cellules arrondies, disposées en chapelet, et 
laissant entre elles de nombreuses lacunes. La coupe de 
l'endoderme au lieu d'avoir une forme circulaire, comme 
dans l'échantillon supérieur, est sinueuse dans l'échantillon 
du glacier d'Argentière ; cela tient à ce qu'il est comme 
bosselé tout autour par le développement et la lignifica- 
tion de paquets de fibres péricycliques qui n'existent pas 
dans l'échantillon du jardin de la Mer de Glace. Dans ce 
dernier échantillon le liber et le bois sont beaucoup moins 
différenciés, la moelle plus réduite et moins lacuneuse. 

— Le Salix reticulata L., cultivé dans les mêmes condi- 
tions, a présenté des modifications analogues. J'ai publié 
ailleurs une figure qui montre la structure du limbe de la 
feuille, dans la station supérieure (1). 

BÉTULINÉES. 
Betula alba L. 

J'ai récolté de nombreuses feuilles de cette espèce, d'une 

(i) G. Bonnier. Les plantes arctiques comparées aux mêmes espèces des Alpes 
et des Vijrénées (Revue générale de Botanique, 1894, t. VI, planche 19, fig. 18). 



ADAPTATION DES PLANTES AU CLIMAT ALPIN. 307 



part, sur la chaîne du Mont-Blanc, au-dessus de Chamonix 
entre 1400 et 1700 mètres d'altitude, et, d'autre part, aux 
environs de Paris et dans les plaines du Dauphiné. 

La feuille a un limbe beaucoup plus épais dans l'échan- 
tillon alpin et deux ou trois rangées de palissades au lieu 
de une à deux; le tissu lacuneux est moins lâche. En face 
des nervures, les cellules de l'épiderme sont beaucoup plus 
saillantes, à cuticule plus épaissie, et le tissu cortical plus 
épais est formé d'un tissu plus compact. L'épiderme de la 
face inférieure a des cellules beaucoup plus petites, plus 
isodiamétriques, les stomates sont plus arrondis, plus nom- 
breux par unité de surface. 

CYPÉ RACÉES, 
Carex hirta L. 

Une touffe ayant été prise à Fontainebleau a été divisée en 
deux lots cultivés sur le même sol, le premier à Fontaine- 
bleau, le second à Pierre-Pointue. 

La limbe de la feuille est en moyenne de 1/4 ou de 1/5 
plus épais dans l'échantillon alpin. Excepté au voisinage des 
nervures principales et aux deux extrémités de la feuille, le 
tissu qui est entre les lacunes et l'épiderme supérieur pré- 
sente trois ou quatre assises de cellules bien plus nettement 
palissadiques que les deux ou trois assises qui leur corres- 
pondent dans l'échantillon de plaine. La plupart des élé- 
ments du tissu qui sépare ces mêmes lacunes de l'épiderme 
inférieur, sont plutôt orientés perpendiculairement à la sur- 
face de la feuille, tandis que les éléments du tissu corres- 
pondant de l'échantillon de plaine ont une orientation quel- 
conque. 

— Les Carex digitata L., C. glauca Scop., C. panicea L. 
et C. flam L., cultivés dans les mêmes conditions, ont 
subi des modifications analogues. 



308 



GRAMINÉES, 
Molinia cœrulea Mœncli. 

Les échantillons ont été cultivés dans les mêmes localités 
que les Car ex précédents, et de plus au col de la Paloume. 
D'autres séries de cultures ont été faites aussi par semis au 
jardin de l'École Normale et à l'Aiguille de la Tour. 

Partout, les exemplaires des cultures supérieures se sont 
montrés d'une taille beaucoup plus petite, à feuilles plus 
étroites et plus épaisses, d'une teinte plus verte marquant 
jusqu'à + 2° à+3° au chromomètre. Les fleurs étaient d'un 
bleu beaucoup plus intense, sans atteindre pourtant la teinte 
d'un bleu noir que présentent les échantillons spontanés, 
aux mêmes altitudes. 

Le limbe de l'échantillon supérieur est de 1 /6 à 1/5 plus 
épais. L'épiderme, qui est lignifié dans les deux cas, l'est 
plus fortement dans l'échantillon alpin, sauf que les cellules 
« plus grandes situées par groupes entre les nervures y sont 
relativement de plus grande taille. 

Anthoxanthum odoratum 

Cette espèce, cultivée dans les mêmes conditions que la 
précédente, a montré, dans les cultures alpines, des feuilles 
et des inflorescences plus foncées, des parties souterraines 
beaucoup plus développées. 

Le limbe de ,1a feuille est un peu plus épais dans l'échan- 
tillon alpin et toutes les cellules y sont presque sans méats. 
L'épiderme y est beaucoup plus différencié, surtout sur la 
face supérieure, où il fait voir une plus grande inégalité 
entre les cellules qui sont en face des nervures et les cel- 
lules beaucoup plus grosses qui se trouvent entre les ner- 
vures. D'autre part, tandis que la cuticule est à peine indi- 
quée dans l'échantillon de plaine, elle est parfaitement nette 
dans l'échantillon des hautes altitudes. 



— Les Dactylis glomerata L., Trïsetum flamscens P. B., 



ADAPTATIO.X DES PLANTES AU CLIMAT ALPIN. 309 



Agrostis vidgaris Wilh. et Briza média L., ont donné des 
résultats analogues. 

ABÎÉTINÉES. 
Finus silvestris L. 

J'ai fait des observations comparées sur un grand nombre 
de feuilles récoltées/d'une part aux environs de Paris, d'autre 
part près du lac d'Orrédon dans les Pyrénées, vers 1900 mè- 
tres d'altitLide. et sur la chaîne de Montbrison. près de Val- 
louise (Hautes-Alpes), vers 1400 mètres d'altitude. 

Les feuilles récoltées en montagne sont toujours plus 
courtes, plus épaisses et d'un vert plus foncé. 

Structure de la feuille. — Dans l'échantillon alpin, les 
cellules épidermiques présentent une cuticule presque deux 
fois plus épaisse: les cellules qui sont plus lignifiées et qui 
ont les parois beaucoup plus épaisses, présentent, en coupe, 
leur plus grande di:nension dans le sens perpendiculaire à la 
surface de la feuille: dans l'échantillon de phiine. au con- 
traire, ces mêmes cellules ont leur plus grande largeur 
parallèle à la surface de la feuille. Il résulte de cette dispo- 
sition que la protection de la feuille par une substance ligni- 
tiée est plus de deux fois plus grande dans Téchantillon alpin. 

Le tissu cortical présente au-dessous de l'épiderme une 
zone de renforcement mieux marquée et a trois à sept assises 
de cellules entre cette zone et l'endoderme. 

Les canaux sécréteurs ont un diamètre beaucoup plus 
grand que dan? réchantillon de plaine. 

Le cyhndre central est un peu moins différencié, les deux 
faisceaux libéro-ligneux en sont plus rapprochés et les fibres 
s"y trouvent moins nombreuses. 

Picea excelsa Link. 

1. Structure de la feuille. — J'ai comparé, de la même 
manière que pour le Pin, les feuilles homologues de Picea 



310 



excelsa^ prises d'une part aux altitudes élevées, et d'autre part 
cultivées dans la plaine ou recueillies dans les basses régions 
des Vosges. Mais comme on pourrait objecter que ces échan- 
tillons ne sont pas dans les mêmes conditions, j'ai comparé 
aussi les Pkea pris en haut et en bas de la région des 
Sapins, sur des sols de même nature; ces derniers m'ont 
donné des ditîérences de même ordre. 

D'une manière générale, les feuilles de Picea des stations 
élevées présentent, en section, un losange dont les angles 
sont moins différents que dans l'échantillon de plaine. L'épi- 
derme a des parois plus épaisses et les cellules fibreuses de 
Fécorce qui le renforcent présentent deux assises sur les 
angles au lieu d'une seule. 

L'écorce, plus développée par rapport au cylindre central, 
est formée de cellules à membranes plus contournées ets'en- 
grenant plus fortement les unes avec les autres. La struc- 
ture du cylindre central ne présente pas de différences 
importantes. 

2. Coupe d'une pousse d'un an ayant achevé sa différen- 
ciation. — La tige présente, chez l'échantillon supérieur, des 
cellules fibreuses au-dessous de l'épiderme plus nombreuses 
et plus lignifiées; l'écorce est plus développée par rapport 
au cylindre central, le liège plus épais, les canaux sécré- 
teurs relativement un peu plus grands, le bois moins diffé- 
rencié, la moelle beaucoup plus petite et à cellules relative- 
ment plus grandes. 

— Le Larix europcea DC. présente des différences qui va- 
rient dans le même sens, tel est le développement plus grand 
des cellules scléreuses sous-épidermiques mais qui sont 
moins marquées que dans les deux espèces précédentes, 
ce qui se comprend assez bien, puisque les feuilles de cet 
arbre ne sont pas pérennantes. 

h'Abies pectinata DC. des altitudes supérieures, a des 
canaux sécréteurs relativement plus grands et un scléren- 



ADAPTATION DES PLANTES AU CLIMAT ALPIN. 311 



chyme sous-épidermique mieux développé ; les membranes 
lignifiées des cellules épidermiques sont aussi plus épaisses. 

CUPRESSINÉES. 
Juniperus communis L. 

Des pieds de Genévrier, originaires de Fontainebleau, ont 
été cultivés comparativement à Fontainebleau, au jardin de 
l'Ecole Normale, à Cadéac, à Chamonix et au-dessus de 
Pierre-Pointue. 

Les échantillons des cultures supérieures avaient déjà, au 
bout de sept à huit ans, la tige et les rameaux complètement 
couchés sur le sol, les feuilles se recouvrant les unes les 
autres, plus courtes, plus épaisses et plus brusquement 
rétrécies au sommet. Au bout de dix ans, on peut dire que la 
plante avait acquis presque complètemeut tous les carac- 
tères du Juniperus alpina Glus. 

1. Coupe dun rameau cïun an. — Ghoisissons pour les 
comparer deux rameaux d'un an pris vers le haut de deux 
pieds du même âge, le premier cultivé dans la plaine, le 
second à 2400 mètres d'altitude. 

Les figures 44 et 45 représentent une portion de la coupe 
transversale de ces deux rameaux ; la section a été pratiquée, 
dans les deux cas, au miheu de la pousse d'un an et au 
miheu d'un entre-nœud. 

En général, la tige de l'échantillon alpin est plus grosse 
que celle de Féchantillon de plaine; en moyenne, elle a deux 
à trois dizièmes de plus. Mais ce qui est beaucoup plus im- 
portant à considérer, c'est l'épaisseur relative des divers 
tissus. 

Dans les échantillons de plaine, l'écorce a, en moyenne, 
une épaisseur égale à la moilié du rayon du cylindre central, 
tandis que dans l'échantillon alpin, l'épaisseur de l'écorce 
est à peu près égale au rayon du cylindre central. D'une 
manière générale, la tige alpine contient moins de bois et de 



312 CJASTOIV BOi^J^IEK. 

liber, tandis qu'au contraire, les cellules épiclermiques sont 




Fig. 44 et 45. — Jimiperus communis. — M, coupe d'un rameau d'un an de l'échan- 
tillon supérieur; P, coupe comparable d'un rameau de l'échantillon inférieur ; 
ep, épiderme; 5, stomates; ec, tissu cortical; c, canaux sécréteurs; ed^ endo- 
derme; a, assise génératrice; è, bois; m, moelle. 



ADAPTATION DES PLANTES AU CLIMAT ALPIN. 313 



plus lignifiées et les cellules du tissu cortical plus grandes 
et plus développées dans le sens radial. 

Si nous reprenons avec plus de détail les différences qu'on 
observe dans chacun des tissus, nous trouverons les carac- 
tères suivants chez l'échantillon alpin par rapport à celui de 
la plaine. 

L'épiderme ep a des cellules dont les parois sont plus 
épaisses et dont le diamètre intérieur moyen est égal à un 
peu plus des 5/7 de ce même diamètre intérieur dans l'aulre 
échantillon. 

Les stomates s sont beaucoup plus nombreux et la cuticule 
est plus lignifiée. 

Le tissu cortical proprement dit ec, quoique beaucoup plus 
épais, n'est pas formé par un bien plus grand nombre d'élé- 
ments; sa zone médiane est constituée par des cellules bien 
plus grandes, qui dans le sens radial sont aux cellules 
correspondantes de l'échantillon de plaine dans le rapport 
de 7 à 5 en moyenne, et c'est à cette différence de structure 
qu'est due l'épaisseur plus grande de l'écorce. 

Ce qui est surtout remarquable dans le tissu cortical, c'est 
la différence que présentent les canaux sécréteurs qui font 
voir dans les deux cas un cahbre aussi différent que celui 
que représentent en c les figures 44 et 45. Le rapport du 
diamètre des canaux sécréteurs est de 8 à 3 ; on voit que cette 
différence de calibre est en rapport avec la plus forte pro- 
portion de résine que l'on trouve dans les échantillons des 
altitudes supérieures. 

L'endoderme ed ne présente pas de différences impor- 
tantes; on peut noter toutefois que la lignification de ses 
cellules paraît un peu moins grande dans l'échantillon alpin. 

Le cyhndre central, un peu moins différencié, a un bois 
lignifié h dont l'épaisseur est environ les 7/10 de celle du 
cylindre central de l'échantillon de plaine. 

La moelle m est constituée par des cellules moins nom- 
breuses, mais beaucoup plus grandes. 

Notons encore que le calibre des vaisseaux est environ 



3H 



égal aux 3/4 de celui des vaisseaux similaires de l'échan- 
tillon de plaine. 

2. Coupe d'un rameau de deux ans. — Si l'on compare de 
même deux sections de tiges de deux ans prises au milieu 
de la pousse et sur des branches aussi homologues que 
possible, on voit s'accentuer encore la plupart des diffé- 
rences que je viens de signaler pour le rameau d'un an. Il 
suffira de dire que la distance de l'assise génératrice à l'épi- 
derme est égale à environ trois fois la distance de cette 
même assise génératrice au centre dans l'échantillon alpin, 
tandis que l'assise génératrice se trouve à peu près à égale 
distance du centre et de 1 epiderme dans l'échantillon de 
plaine. 

Le bois de la seconde année a aussi, chez l'échantillon 
supérieur, des vaisseaux d'un calibre moindre, tandis que 
les éléments du liber secondaire y sont au contraire plus 
larges. 

3. Rameaux plus âgés. — Comparons de même des tiges 
de plus en plus âgées. Dans les coupes de trois ans, alors que 
l'écorce commence à se distendre par suite de l'épaississe- 
ment du cylindre central et que les canaux sécréteurs sont 
en voie de lignification, on trouve toujours un moindre 
développement dans l'échantillon alpin du bois secondaire 
de troisième année. Ces différences se maintiennent pen- 
dant la quatrième et la cinquième année, périodes qui 
correspondent à l'exfoliation de l'écorce. 

Si l'on compare les coupes analogues de deux rameaux 
de six ans, on trouve que le diamètre de la partie ligneuse 
est à peu près moitié moindre dans l'échantillon alpin, 
tandis que les tissus qui entourent cette partie ligneuse sont 
deux à trois fois plus épais. 

Les zones lignifiées du liber secondaire sont moins mar- 
quées, mais l'écorce secondaire et le liège y présentent un 
développement beaucoup plus grand. 



ADAPTATION DES PLANTES AU CLIMAT ALPIN. 315 

Nous voyons donc là encore, à la suite de ces études"com- 
paralives, que laplante alpine continue à présenter /quelle 




Fig. 46 et 47. — Juniperus communis. — M, coupe d'une feuille de l'échantillon 
supérieur; P, coupe comparable d'une feuille de l'échantillon inférieur; ep, épi- 
derme; s, stomates; h, assises sous-épidermiques ; pl, tissu en palissade; 
c, canaux sécréteurs; ed, endoderme; ar, tissu aréolé; 6, bois. 

que soit la nature histologique des tissus, un moindre 
développement des éléments conducteurs et un plus grand 
développement des éléments protecteurs. 



316 



4. Coupe de la feuille. — Examinons comparativement 
la coupe transversale pratiquée au milieu de deux feuilles 
prises dans la région moyenne d'une pousse d'un an, à la 
fin de la saison. Les figures 46 et 47 représentent ces deux 
coupes. 

D'une manière générale on y voit, comme dans la tige, 
une certaine réduction dans la différenciation du cylindre 
central et un plus grand développement de l'écorce, mais 
avec quelques modifications spéciales que nous allons 
passer en revue. 

L'épiderme ep de l'échantillon alpin a ses parois et sa 
cuticule beaucoup plus épaisses ; les stomates s sur la face 
supérieure de la feuille sont beaucoup plus nombreux ; les 
cellules épaissies de l'écorce h qui sont en dedans de l'épi- 
derme ont aussi leurs parois plus épaisses, sont plus ligni- 
fiées et présentent çà et là une ou deux assises supplémen- 
taires. Le tissu en palissade pl^ qui est chez cette plante à 
la face inférieure de la feuille, est plus accentué et présente 
deux à trois assises de cellules au lieu de une ou deux ; vers 
les bords de la feuille, ces cellules tendent, plus nettement 
que dans l'échantillon de plaine, à prendre une direction 
normale à la surface de la feuille. 

Comme dans la tige, les canaux sécréteurs c ont un dia- 
mètre beaucoup plus grand. L'endoderme ed a des cellules 
plus larges et des épaississements un peu moindres. Quant 
au tissu de la nervure il présente un bois b un peu moins 
développé et à éléments dont le cahbre est presque deux 
fois moins grand que dans l'échantillon inférieur. Le tissu 
aréolé ar a des ornements un peu moins épaissis. 

FOUGÈRES. 
Pteris aquilina L. 

Les cultures comparées ont été faites à Fontainebleau, à 
Cadéac et au col d'Aspin. Dans cette dernière locaHté la 
feuille adulte est moins grande, a moins de ramifications et 



ADAPTATION DES PLANTES AU CLIMAT ALPIN. 317 



les lobes moins profondément séparés les uns des autres. 
Les exemplaires cultivés ont pris sensiblement l'aspect des 
Ptei'is qu'on trouve naturellement à cette altitude. 

Les parties similaires des divisions du limbe de la feuille 
font voir dans l'échantillon supérieur un épiderme mieux 
marqué, dont les parois prennent une teinte sombre après 
un traitement par le carmin aluné et le vert d'iode. Le pa- 
renchyme est à cellules plus serrées. 

Des coupes homologues du pétiole montrent, dans 
l'échantillon alpin, une moindre difîérenciation des parties 
vasculaires et l'absence de cellules sclérifîées vers le milieu 
du pétiole. 

Pclypodium vulgare L. 

L'échantillon cultivé à La Tapiaz présente un limbe de 
1/5 plus épais en moyenne et où l'épiderme est plus dis- 
tinct que dans l'échantillon de plaine, notamment sur la 
face inférieure. 

La section du pétiole ne montre pas de différence sensi- 
ble, si ce n'est une moindre différenciation dans le tissu 
libérien. 

— h' Athyrium Filïx-femina Roih., cultivé comparative- 
ment à Pierrefonds et à Chamonix, a présenté des dlffé- . 
rences un peu plus marquées que celles du Polypodium * 
vulgare et moins accentuées que celles du Pterïs aquilina. 



II 



MODIFICATIONS MORPHOLOGIQUES OBSERVÉES EN 
COMPARANT DIFFÉRENTES ESPÈCES DU MÊME 
GENRE 

Les résultats de toutes les expériences qui précèdent ont 
montré qu'une espèce donnée, croissant dans la plaine, mo- 
difie sa forme et sa structure toujours dans le même sens, 
si on la soumet à l'influence du climat alpin, sans atteindre 
les dernières limites d'altitude où elle puisse croître natu- 
rellement. 

De plus, en dehors des cultures, l'observation directe des 
individus appartenant à une même espèce, et spontanés aux 
altitudes les plus différentes, confirme le plus souvent le 
résultat des expériences et fait voir même, en beaucoup de 
cas, des différences encore plus grandes. 

Il est donc démontré que ces individus qui ont subi depuis 
longtemps l'influence du climat alpin se sont adaptés sous 
l'influence pure et simple des conditions du milieu physique. 

On pourrait dès lors se demander si, en comparant les 
espèces d'un même genre, les unes exclusivement alpines et 
les autres exclusivement de plaine, on n'obtiendrait pas les 
mêmes différences, si ce n'est des différences mieux mar- 
quées encore. 

Mais lorsqu'on pose la question de cette manière on se 
heurte à des difficultés que ne présentent pas la comparai- 
son des divers individus d'une même espèce et surtout la 
comparaison des divers plants issus d'un même individu. 

C'est qu'en effet, d'autres causes que l'adaptation directe 
aux climats actuels ont dû influer sur la constitution des 
différentes espèces qu'on groupe dans un même genre. 



320 



Il suffit de citer les observations comparées qui suivent, 
faites sur les genres Tludictrum, Lotus et Saxifraga^ pour 
mettre en évidence les difficultés que l'on rencontre en 
essayant d'établir des comparaisons de cet ordre. 

Genre THALICTRUM. 

1. Série de formes se rapportant Thalictrum minus L. 
— Considérons une série de formes se rattachant les unes 
aux autres par de nombreux intermédiaires, comme par 
exemple, les formes rattachées à l'espèce de premier ordre 
Thalictrum minus^ prises dans les localités naturelles les 
plus différentes et à des altitudes diverses. 

On constate, en général, chez ces formes diverses, une 
série de variations de structure avec l'altitude qui se pro- 
duisent dans le même sens que celles qui ont été notées 
pour les espèces des cultures expérimentales. Toutefois 
on peut remarquer, d'une part, que certains échantillons 
recueillis au bord de la mer ou dans la région médi- 
terranéenne, subissent certainement d'autres influences de 
climat que celles que nous considérons, et que, d'autre part, 
certaines sous -espèces peuvent être considérées comme 
assez fixées pour n'être plus rigoureusement comparables 
aux autres échantillons. Voici, en effet, ce qu'on observe 
relativement à la structure du limbe de la feuille pour un 
certain nombre de ces formes qui dépendent du Th. minus. 

Prenons comme point de départ, le Th. majus Koch., 
récolté aux environs de Lyon : il a les feuilles minces, une 
assise de cellules courtes palissadiques occupant environ le 
tiers de l'épaisseur du limbe ; le tiers qui occupe le milieu du 
limbe est formé de cellules lacuneuses plutôt orientées per- 
pendiculairement à la surface de la feuille ; enfin le tiers 
inférieur est un tissu lacuneux dont les éléments ont une 
orientation quelconque. Pour préciser appelons I, Il et III, 
ces trois parties du mésophylle pris comme type dans cette 
forme. 

Comparons maintenant cette forme, à d'autres formes 



ADAPTATION DES PLAiNTES AU CLIMAT ALPIN. 321 



récoltées aussi aux altitudes inférieures. Le Th. expansum 
Jord., récolté dans le Loiret, a ses feuilles plus épaisses et, en 
revanche, le tissu en palissade de la couche I est beaucoup 
moins marqué. Le Th, minus, du littoral des Alpes-Mari- 
times, a des feuilles à peu près de même épaisseur, mais 
dont le tissu en palissade est à peine différencié; les cou- 
ches I, II et Ilf ne sont presque pas distinctes les unes des 
autres et très lacuneuses. 

Le Th. clunense Dumort., récolté dans les dunes de Dun- 
kerque, a le limbe des feuilles un peu plus épais, un tissu en 
palissade beaucoup plus développé que dans toutes les for- 
mes précédentes, quoique encore un peu lâche, mais dont les 
cellules renferment moins de grains de chlorophylle. 

Adressons nous maintenant à des formes développées à 
de grandes altitudes. Le Th. fallacinum Gren., recueilli à 
1900 mètres d'altitude dans les Pyrénées, a ses couches I et 
II formées par deux rangées de cellules palissadiques, très 
serrées dans la couche I, un peu moins dans la couche 
moyenne II ; la couche III est constituée par un tissu lacu- 
neux. L'épaisseur de la feuille est plus grande que dans 
toutes les formes précédentes. 

Enfin, des échantillons du Th. odoratum G. G., récoltés 
soit au Villard d'Arène à 1800 mètres, soit à Huez à la même 
altitude, renferment encore deux assises de cellules en 
palissade serrées et une assise de tissu lacuneux, mais 
l'épaisseur du hmbe est plus faible. 

Le Th. fœtidum L., qui se rattache aussi à cette série de 
formes, montre dans l'échantillon recueilli à l'Alpe-Huez, à 
2000 mètres d'altitude, une structure analogue à celle de 
la forme précédente. 

— Il résulte de l'étude de cette première série qu'il est diffi- 
cile de comparer d'une manière absolue, les structures 
d'échantillons ne provenant pas originairement d'un même 
individu. On ne peut, en effet, tirer aucune conclusion rela- 
tive à l'épaisseur de la feuille, en considérant les formes 
précédentes ; quant à l'adaptation du tissu en palissade, il 

ANN. se. NAT. BOT, XX, 21 



322 



faut nécessairement laisser de côté Féchantillon des dunes de 
Dunkerque, où le développement de ce tissu, avec réduction 
.de la chlorophylle, est évidemment dû à l'influence mari- 
lime (1). 

2. Espèces différentes de Thalictrum. — Le Th. flavum L., 
récolté dans la plaine, à Romorantin ou à Mortefontaine, 
offre un limbe à tissu très lacuneux dont les cellules sont un 
peu plus serrées. 

Le Th, parisiense Jord., de Meudon, présente, au contraire, 
trois couches bien marquées : la couche I formée d'une ran- 
gée de cellules en palissade étroites et allongées, serrées les 
unes contre les autres ; la couche II d'une autre assise de 
cellules également en palissade, mais un peu plus lâches ; la 
couche III d'un tissu lacuneux. Le Th. angustifolium L., 
récolté aux environs de Grenoble, a un tissu en palissade peu 
marqué à côté de ces échantillons d'espèces récoltées en 
plaine. Notons les structures suivantes d'autres espèces récol- 
tées dans les montagnes. 

Le Th. macrocarpumGren., des Eaux-Bonnes, a des folio- 
les minces où le parenchyme est presque entièrement cons- 
titué par du tissu lacuneux. Le Th. simplex L., récolté au 
Lautaret à 2000 mètres d'altitude, a des feuilles plus 
épaisses et un parenchyme un peu lacuneux, mais dont tous 
les éléments sont disposés perpendiculairement à la surface 
de la feuille et dans toute son épaisseur. 

Enfin, et c'est là le fait le plus important à mettre en évi- 
dence, le Th. alpinum L., qui ne se rencontre que dans les 
hautes altitudes des Alpes et des Pyrénées, aies feuilles assez 
épaisses, mais remplies entièrement par un tissu lacuneux 
qui se montre seulement vers la face supérieure, un peu plus 
serré et à éléments plus ou moins orientés perpendiculaire- 
ment à la surface du limbe. C'est ce que j'ai constaté aussi 
bien pour l'échantillon du pic de Cambredaze (Pyrénées 

(1) Voy. Lesage, Recherches expérimentales sur les modifications des feuilles 
chez, les plantes maritimes (Revue générale de Botanique, t. Il, p. 54). 



ADAPTATION DES PLANTES AU CLIMAT ALPIN. 323 

Orienlales), que pour ceux de la région alpine de l'Oisans. 

Si donc on avait comparé de prime abord, le Th . parisiense 
de Meudon au Th, alpinum de la région alpine supérieure, 
on en déduirait une conclusion inverse de celle où conduisent 
tous les résultats des cultures expérimentales précédentes. 

— Il résulte de cette étude que si les formes d'une même es- 
pèce ne doivent être comparées à ce point de vue qu'avec une 
grande prudence, il est impossible d'étendre de pareilles 
comparaisons aux espèces différentes d'un même genre. Les 
caractères acquis, devenus héréditaires, interviennent cer- 
tainement dans la structure observée et il serait inexact 
d'attribuer à l'influence physique du milieu actuel, la forme 
et la nature des éléments qui constituent les différents tissus 
de la plante. 

Genre LOTUS. 

Si au lieu de cultiver la même espèce de Lotus^ comme 
il est indiqué page 240 et suivantes, on établissait les compa- 
raisons, en prenant toutes les formes plus ou moins voisines 
du Lotus cornicidatus ^ les unes de montagne et les autres de 
plaine, on obtiendrait les résultats suivants : 

J'ai comparé, le L. corniculatus récolté sur le mont Ven- 
toux et le L. corniculatus récolté au pied du glacier Blanc, 
dans le massif du Pelvoux, à 1850 mètres d'altitude, aux 
Poir ; formes suivantes : le Lotus decumbens Poir., récolté à 
Saint-Chamas (Provence) et le Lotus angustissimus L., ré- 
colté aux environs de Blois. 

Le limbe de la feuille est très différent chez ces deux der- 
nières espèces de plaine ; il n'y a chez la première aucune 
trace de tissu en palissade, tandis que lé limbe du L. angus- 
tissimus , d'ailleurs plus épais ^ a le tiers de son mésophylle 
occupé par un tissu en palissade un peu lâche. D'autre part, 
tandis que le limbe très épais des folioles du Lotus cornicu- 
latus du Pelvoux est entièrement paUissadique, celui du 
mont Ventoux est beaucoup moins épais et n'est qu'à moitié 
disposé en palissade. 



324 



L'épiderme de la face inférieure est à cellules assez isodia- 
métriques et peu engrenées les unes dans les autres dans le 
L, decumbens ] tandis qu'il est à cellules plus longues que 
larges et à parois plus contournées dans le L. angustissimus. 
Dans le L. cornîculatus des hautes altitudes, il est à la fois à 
éléments plus petits, et plus isodiamétriques. 

On voit déjà qu'on ne saurait tirer aucune conclusion bien 
nette des comparaisons précédentes. 

Il en est de même si l'on s'adresse à la structure de la 
tige, soit en comparant le milieu du pédoncule de la fleur, 
soit le milieu de l'entre-nœud qui se trouve au-dessous. 

En effet, considérons par exemple, le pédoncule. Dans le L. 
decumbens son épiderme a des cellules bien plus grandes que 
celles de l'assise extérieure corticale qui le renforce ; dans le 
L. angustissimus^ c'est au contraire l'assise de renforcement 
qui a des cellules plus grandes que celles de l'épiderme. C'est 
le contraire dans le L. corniculatus du mont Ventoux où les 
cellules ëpidermiques sont trois fois plus grandes que celles 
de l'assise de renforcement. Enfin dans celui de la chaîne 
du Pelvoux, ces deux assises [ep et A, fig. 48) sont à peu près 
égales. La figure 48 représente un fragment de la tige de 
cette dernière plante qui fait voir des caractères intermé- 
diaires entre les tiges des échantillons de culture (fig, 18 et 
fig. 19, p. 241). On y voit, en efTet, l'assise sous-épidermique A 
à cellules cohérentes, mais à membranes peu épaissies ; le 
tissu cortical à 3 ou 4 assises ; les grandes cellules péricy- 
chques^ très développées, les fibres / assez nombreuses et 
les faisceaux /, b^ réunis par une assise lignifiée s. 

Il y a en moyenne quatre assises corticales dans 
le pédoncule du L. decumbens et l'assise de renforcement 
extérieure est très incomplète ; dans le L. angustissimus 
il n'y a en moyenne que trois assises corticales dont 
l'extérieure renforcée très complète. 

Dans le pédoncule du L. corniculatus du mont Ventoux, 
il y a cinq à huit assises de tissu cortical ; dans celui de la 
chaîne du Pelvoux il y a trois assises. 



ADAPTATION DES PLANTES AU CLIMAT ALPIN. 325 



Les grandes cellules péricycliques qui se trouvent à droite 
et à gauche de chaque faisceau sont, il est vrai, plus grandes 
dans les L. corniculatus des hautes altitudes, mais si l'on 
compare celles du L. angustissimus à celles du L. decumhem, 
on trouve que dans cette dernière espèce, ces grandes 
cellules péricycliques ont en moyenne un diamètre deux fois 
plus grand que dans la première. 



pn 



R 



■ r 















Fig. 48- — Lotus corniculatus du massif du Pelvoux. Coupe de la tige comparable 
aux figures 18 et 19, p. 241 : ep, épiderme; h, assise corticale sous-épidermique; 
en endoderme; p, grandes cellules péricycliques; f, fibres du péricycle; /, 
liber; 6, bois; m, moelle. 

Enfin le tissu lignifié du cylindre central est interrompu 
dans le L. decumbens et dans le L. corniculatus du mont Pel- 
voux ; continu, au contraire, dans le L. aiigustissimiis de 
Blois et dans le L. corniculatus du mont Ventoux. 

— On doit conclure d'une semblable étude comparée que le 
polymorphisme duL. corniculatus et des espèces voisines, qui 
s'y rattachent plus ou moins par des intermédiaires, n'a pas 
pour seule cause l'influence du miheu actuel, et que si l'on 
veut mettre en évidence cette dernière influence seule, des 
expériences de culture faites avec des plants provenant ori- 



326 



ginairement du même individu, comme il a été fait précé- 
demment, s'imposent d'une manière absolue. 

Genre SAXIFRAGA. 

Les diverses espèces de ce genre présentent les tendances 
les plus diverses à la différenciation des tissus dans le limbe 
de la feuille. Or, si l'on ne tient pas compte de ces tendances 
spécifiques héréditaires et si l'on veut comparer entre elles 
les diverses espèces de ce genre, au point de vue des rela- 
tions delà structure avec l'altitude, on s'exposerait à de sin- 
gulières erreurs. 

C'est ainsi que le Saxifraga hryoïdes L,, des hautes altitu- 
des, a un parenchyme foliaire presque uniquement formé de 
cellules arrondies et lâches. Si on le comparait aux Saxifra- 
ges spontanés de nos plaines, au iS.^mnw/^^^a^L., ou même au 
S. ciineifolia L. qui présente trois assises palissadiques dans 
la région subalpine, on arriverait à une conclusion diamétra- 
lement opposée à celle que l'on peut tirer de toutes les cul- 
tures précédentes. 

D'autre part, si on comparait ce même Saxifraga bryoides 
S. exaratay\]\,, récolté aussi dans la région alpine, on 
trouverait chez ce dernier les tissus de la feuille presque 
entièrement palissadiques, tandis qu'ils ne le sont nullement 
chez le premier. 

Au contraire, si l'on comparait le Saxifraga tridactylites 
L., de la plaine, le S. aizoides L., de la région subalpine et 
le S. nermsa Lap., de la région alpine, on en déduirait des 
conclusions conformes à celles que nous ont fourni les com- 
paraisons faites avec les échantillons de la même espèce, ou 
mieux provenant originairement du même pied. 

Ces observations diverses prouvent donc surabondam- 
ment la nécessité des cultures expérimentales, si l'on veut 
obtenir des résultats certains sur l'influence immédiate que 
le climat exerce sur les plantes. 



III 



MODIFICATIONS PHYSIOLOGIQUES PRODUITES PAR LE 
CLIMAT ALPIN DANS UNE ESPÈCE VÉGÉTALE. 

Les résultats précédents relatifs aux cultures comparées 
de la même plante à diverses altitudes, font voir que les 
feuilles d'une espèce donnée acquièrent dans le climat alpin 
une disposition des tissus qui doit réagir sur les fonctions 
physiologiques de la plante, et qui en particulier semblent 
favoriser les fonctions chlorophylliennes. 

En effet, considérons, par exemple, les figures 22 et 23, 
page 244, Si la même somme de radiations est reçue norma- 
lement dans les deux cas par les deux feuilles que repré- 
sentent ces figures, les rayons lumineux devront agir beau- 
coup plus dans un cas que dans l'autre. Dans la plante 
alpine, ils traversent : 

r une épaisseur plus considérable de tissus chlorophyl- 
liens ; 

2*^ des cellules mieux disposées perpendiculairement au 
limbe de la feuille ; 

3° des cellules qui contiennent chacune un plus grand 
nombre de grains de chlorophylle ; 

4° des grains de chlorophylle qui ont chacun une teinte 
plus intense. 

Il pourrait donc sembler évident, a priori, que l'assimi- 
lation et la chlorovaporisation doivent être notablement 
plus grandes, par unité de surface, dans la feuille modi- 
fiée par le climat alpin. Toutefois on ne saurait raisonner, 
sans faire d'expériences, sur la comparaison des fonctions 
physiologiques, et l'on ne peut pas toujours déduire de la 
structure anatomique au fonctionnement de l'organe. Dans 



328 



le cas qui nous occupe, par exemple, on pourrait faire 
plusieurs objections à cette conclusion a priori. 

La première assise de cellules en palissade ne sert-elle 
pas d'écran qui empêche les couches sous-jacentes de pro- 
fiter des radiations reçues par la feuille? D'autre part, la 
nature de la chlorophylle n'est-elle pas modifiée par le 
climat? On connaît des plantes qui ont un tissu en palis- 
sade plus développé que d'autres et qui cependant ont des 
fonctions chlorophylliennes beaucoup moindres (1). 

On voit donc qu'en tous cas, des expériences directes 
étaient nécessaires ; j'y ai joint des expériences relatives 
aux fonctions des feuilles à l'obscurité : respiration et trans- 
piration. 

Pour ces comparaisons d'une fonction physiologique à me- 
surer dans les deux cas, il se présentait certaines diffi- 
cultés. Il fallait opérer exactement dans les mêmes condi- 
tions avec deux échantillons vivants de la même plante, 
provenant originairement du même individu, mais cultivés 
à des altitudes très différentes ; c'est ce que j'ai pu faire 
grâce aux petits laboratoires que j'ai installés à Chamonix 
et à Cadéac, c'est-à-dire à proximité d'un certain nombre 
de cultures faites à des altitudes différentes. 

Toutes les fois que je voulais faire une série d'expériences, 
à Chamonix par exemple, les plants entiers ou des branches 
feuillées de deux plants, provenant originairement de la 
même plante, étaient recueillis à la même heure, les uns, 
par moi, dans la station supérieure (2300 mètres d'alti- 
tude et les autres par un aide, à la station inférieure 
(1050 mètres d'altitude) ; on les entourait sur place de 
mousse humide et on les plaçait immédiatement dans une 
boîte de fer blanc. On avait ainsi au laboratoire des échan- 
tillons frais, pouvant servir aux expériences, et qui étaient 
tous restés pendant le même temps (environ deux heures) 
dans les mêmes conditions. 

{}) Voy. G. Bonnier, Recherches physiologiques sur les plantes vertes "para- 
sites (Bull, scient, de la France et de la Belgique, t. XXV, p. 77, 1893). 



ADAPTATION DES PLANTES AU CLIMAT ALPIN. 329 



Des expériences ont été conduites d'une façon analogue 
dans les Pyrénées, avec les mêmes plantes croissant pour 
la moitié à l'une des stations supérieures (2400 mètres ou 
1850 mètres d'altitude) et pour l'autre moitié à la station 
infërie ure (740 mètres d'altitude). 

1. ASSIMILATION CHLOROPHYLLIENNE. 

Les feuilles d'une espèce à étudier ayant été récoltées 
comme on vient de l'indiquer étaient mises immédia- 
tement en expérience dans deux appareils semblables ; 
à l'intérieur de chacun on introduisait, au moyen d'une petite 
pompe à mercure, sensiblement la même quantité d'acide 
carbonique (environ 5 p. 100); puis on exposait les deux 
appareils, à la fois, à la même lumière, en orientant les 
faces supérieures des feuilles de telle sorte qu'elles reçoivent 
les radiations, dans les deux cas, d'une manière aussi com- 
parable que possible. Une prise de gaz initiale faite dans 
chaque appareil donnait la composition exacte de l'air mêlé 
d'acide carbonique ; l'expérience n'était continuée avec ces 
échantillons que lorsque la composition initiale des gaz dans 
les deux appareils était sensiblement la même. 

Des thermomètres placés dans les éprouvettes permet- 
taient de constater que la température était toujours 
égale dans les deux appareils, et, comme d'autre part, 
l'atmosphère entourant les plantes était toujours saturée de 
vapeur d'eau dans les deux cas, on peut dire que la tem- 
pérature et l'état hygrométrique étaient toujours égaux au 
même moment pour les deux plantes com-parées. 

Dans le cas ou l'on opérait au soleil, afin d'éviter une 
trop grande élévation de température dans les appareils, je 
les immergeais complètement dans un large baquet plein 
d'eau constamment renouvelée. 

Dans d'autres cas, au lieu d'introduire l'acide carbo- 
nique initial, j'ai commencé par faire respirer les plantes 
pendant un certain temps à l'obscurité ; les plantes étant 



330 



mises ensuite à la lumière et les prises de gaz donnant à ce 
moment la composition de l'atmosphère pour chaque appa- 
reil, les feuilles décomposaient à la lumière l'acide carbo- 
nique qu'elles avaient produit dans robscurité_, et on con- 
tinuait l'expérience comme précédemment. Mais cette 
manière d'opérer ne pouvait être adoptée qu'avec des 
échantillons assez résistants pour ne subir aucune altération 
pendant ces expériences successives ; en effet, pour que l'ex- 
périence soit valable, j'étais obligé de constater, après l'ex- 
position à la lumière, par un nouveau séjour de même durée 
à l'obscurité et à la même température, que les échantil- 
lons des deux appareils redonnaient exactement la même 
quantité d'acide carbonique que la première fois. 

Après chaque expérience la surface des feuilles était me- 
surée dans les deux cas et l'assimilation était comparée par 
unité de surface. Dans les conditions naturelles, c'est en 
effet la surface des feuilles qu'il importe de considérer, car 
c'est elle qui reçoit plus ou moins normalement les radia- 
tions lumineuses, grâce à l'héliotropisme des feuilles. Je 
n'ai donc pas fait de comparaisons pour l'assimilation rela- 
tives au poids sec ou au poids frais. 

Je n'ai pas cherché dans ces expériences à séparer l'as- 
similation chlorophyllienne de la respiration à la lumière, 
car, au point de vue des comparaisons relatives à la nutrition 
de la plante, c'est la résultante des deux fonctions à la 
lumière qui importe seulement. D'ailleurs, un certain nom- 
]bre d'expériences, telles que celles de la série n° 9, permet 
de faire cette séparation des deux fonctions et le calcul 
montre que le résultat relatif à l'assimilation isolée est sen- 
siblement le même que celui donné parla résultante. 

J'ai opéré avec les espèces suivantes : Banimciilus acris, 
Alchimilla vulgaris, Ruhus idœus^ Biiplevrum falcatum^ Cal- 
luna vulgaris^ Leucanthemum vulgare, Achillea Mille folium^ 
Yeronica officinalis^ Brimella mdgaris, Bet07iica officinalis^ 
Teucrium Scorodonia^ Fraxinus excelsior et Fagus silvatica. 
Ces deux dernières espèces ne provenaient pas de culture. 



ADAPTATION DES PLANTES AU CLIMAT ALPIN, 331 

Lorsque les échantillons pris dans les cultures alpines 
offraient la différenciation de structure des feuilles, constatée 
dans les études précédentes, les différences observées ont 
toujours été dans le même sens. Entre aulres expériences je 
citerai les suivantes : 

Série d'expériences n° 2. — Deux fragments de Leu- 
canthemum vulgare, ont été recueillis en même temps, le 
1 1 septembre. Le premier S, provenant de la culture du 
Plan des Dames, pesait 0^',66 et a élé mis dans 10 centi- 
mètres cubes de gaz ; le second I, provenant de ia culture 
de Chamonix, pesait 0^',51 et a été mis dans 10'", 2 de gaz. 

La prise de gaz initiale donnait pour Tappareil contenant 
l'échantillon S de la culture supérieure, 5,2 pour 100 d'acide 
carbonique. 

La prise de gaz initiale donnait pour l'appareil contenant 
l'échantillon I de la culture inférieure, 5,4 pour 100 d'acide 
carbonique. 

Les deux appareils ont été mis ensemble, à 3^05 minutes, 
à la même lumière diffuse intense, à la température moyenne 
de 18% et une nouvelle prise a été faite à 3*^35 minutes. 
On a trouvé en ramenant les résultats à la même surface: 

Échantillon supérieur S 
Échantillon inférieur L, 

Série d'expériences n° 6. — Deux rameaux de Calluna 
vulgaris, ont été recueillis en même temps, le 13 septembre ; 
le premier S, provenant de la culture de Pierre- Pointue, 
pesait 0^',31 et a été mis dans 10 centimètres cubes de gaz; 
le second I, provenant de ia culture de Chamonix, pe- 
sait Oê',3i et à été mis dans 10'%5 de gaz. 

(1) 2, 7, par exemple, veut dire 2, 7 p. 100 en volume, la proportion du 
gaz étant ramenée au volume primitif; le signe + indique un gaz dégagé, le 
signe — un gaz absorbé. 



^ + =4,1 
l _CO2 = 4,0 

i + =2,7 
I -G02 = 2,6(i) 



332 



La prise de gaz initiale donnait pour l'appareil contenant 
l'échantillon S, de la culture supérieure, 4,5 p. 100 d'acide 
carbonique. 

La prise de gaz initiale donnait pour l'appareil contenant 
l'échantillon I, de la culture inférieure, 4,6 p. 100 d'acide 
carbonique. 

Les deux appareils ont été mis ensemble, à 4^2 minutes, 
en plein soleil, la température moyenne à l'intérieur de 
chaque éprouvette étant de 32° ; une nouvelle prise a été 
faite à 4^17 minutes. On a trouvé, en ramenant le résultat 
à la même surface : 



Série d'expériences n° 9. — Deux rameaux de Ranun- 
culus acris, portant chacun deux feuilles entièrement déve- 
loppées, ont été recueillis en même temps le 15 septembre; 
le premier S provenant de la culture de l'Aiguille de la Tour, 
pesait Os',52, et a été mis dans 10'', 1 d'air ; le second I, pro- 
venant de la culture de Chamonix, pesait 0^'',54 et a été mis 
dans 10'', 3 d'air. Dans les deux cas, les deux feuilles de 
Ranunculus avaient été placées dos à dos, de façon que leurs 
faces supérieures soient situées en dehors. 

Les deux appareils ont été mis en expérience, à l'obscu- 
rité, à la température constante de J5°, à 9^45 minutes du 
matin, après qu'on eut fait une prise de gaz initiale dans cha- 
que appareil; une nouvelle prise a été faite à 4^30 minutes. 
On avait alors pour le total des échanges gazeux dus à la 
respiration : 



Échantillon supérieur S 



j + =3,9 
{ _C02 = 3,7 



Échantillon inférieur I, 



i + =2,2 
• ( — C02 = 2,2 



Échantillon supérieur S 



i +CO2 = 18,0 
( — =19,5 



Échantillon inférieur I, 



( +C02 = 19,2 
l _ —20,0 



A 4''35 minutes, les deux appareils ont été mis à une lu- 



ADAPTATION DES PLANTES AU CLIMAT ALPIN. 333 



mière diffuse faible, à une température moyenne de 15°; on 
a fait une nouvelle prise de gaz à 6^35 minutes. On a trouvé 
en ramenant les résultats à la même surface : 

Échantillon supérieur S 
Échantillon inférieur I. 

On a ensuite fait passer de l'air dans les deux appareils, 
puis après avoir fermé, on a les remis tous les deux à l'obscu- 
rité, à 6^,55 minutes, à la température constante de 15°, et 
l'on a fait une nouvelle prise de gaz à 1^40 minutes du 
matin. On avait alors pour le total des échanges gazeux dus 
à la respiration : 

Échantillon supérieur S 
Échantillon inférieur I. 

On voit par ces dernières analyses, que les échantillons 
n'avaient pas été altérés pendant la durée des expériences 
et que. par suite, les résultats obtenus pour l'assimilation 
chlorophyllienne doivent être considérés comme valables. 

Série d'expériences n° 4. — Deux feuilles à' Alchimilla 
mdgaris ont été recueillies en même temps, le 6 septembre ; 
la première S, provenant de la culture de l'Aiguille de la 
Tour, pesait 0^"',52, et a été mise dans 8 centimètres cubes 
de gaz; la seconde I, provenant de la culture de Chamonix, 
pesait 0s%70, et a été mise dans 10'', 2 de gaz. 

La prise de gaz initiale donnait pour l'appareil contenant 
l'échantillon S, de la culture supérieure, 5,2 p. 100 d'acide 
carbonique. 

La prise de gaz initiale donnait pour l'appareil contenant 
l'échantillon 1, de la culture inférieure, 4,6 p. 100 d'acide 
carbonique. 

Les deux appareils sont immergés complètement dans de 



i + =r:6,0 
\ -G02=:5,9 

j 4- =3,2 
I — C02 = 3,l 



+ C02=rl7,8 

— r=19,2 

+ C02 = 19,0 

— z=rl9,7 



334 



l'eau renouvelée et exposés à la lumière diffuse, à 3^22 mi- 
nutes et à la température moyenne de il\ Une prise de gaz 
est faite dans chaque appareil à 4**22 minutes. On a trouvé 
en ramenant le résultat à la même surface : 



Série d'expériences n" 18. — Cette série d'expériences 
a été faite par une méthode toute différente, en immergeant 
dans de l'eau saturée d'acide carbonique, la même surface 
foliaire prise sur deux échantillons récoltés en même temps, 
le 31 août, à des altitudes différentes. 

Une foliole de Rubus iddeas^ prise sur un échantillon ré- 
colté à la culture de la cliame de l'Arbizon, mesurait 12 cen- 
timètres carrés ; une autre foliole de Rubus idœus^ provenant 
de la culture de Cadéac, à peine plus grande que la précédente 
a été coupée de manière à mesurer également 12 centimè- 
tres carrés. Les deux folioles ont été mises en même temps 
et avec les précautions usitées en pareil cas, dans deux éprou- 
vettes remphes d'eau saturée d'acide carbonique. Les deux 
appareils ont été ensuite exposés, pendant 1 heure, au soleil, 
à la température moyenne de 25°, la face supérieure des 
folioles étant orientée de la même manière dans les deux cas. 

Une expérience semblable a été disposée en même temps 
pour deux feuilles à'Achillea Millefoliwn^ présentant la 
même surface (comme on a pu le vérifier après l'expé- 
rience) et mesurant toutes deux 6 centimètres de longueur 
sur 1%5 de largeur. Les éprouvettes étant graduées et mu- 
nies chacune d'un agitateur permettant de faire dégager les 
bulles de gaz adhérentes aux feuilles^ on a pu mesurer la 
totalité des gaz dégagés dans chaque éprouvette à la fin de 
l'expérience. 

Le Rubus idœus de la culture supérieure a fourni envi- 
ron 1/4 en plus de gaz, en volume, que celui de Cadéac. 



Échantillon supérieur S 



r -t- =2,8 
I — C02z=2,8 



Échantillon inférieur I, 



j =2,2 
l — C02 — 2,3 



ADAPTATION DES PLANTES AU CLIMAT ALPIN. 



335 



L'AcMiiea Mille folium de la culture supérieure, a donné 
environ 1/3 en plus de gaz, en volume, que celui de Cadéac. 

Une prise de gaz faite au sommet de chacune des éprou- 
vettes a montré pour chaque plante une composition sensi- 
blement constante. 

- Pour le Rubus, ce gaz contenait environ 3/4 de son volume 
d'oxygène; pour VAchillea, un peu plus des 4/5. 

Série d'expériences n° 22. — Deux feuilles de Fraxinus 
excelsïor, aussi comparables que possible, ont été recueil- 
lies en même temps le 6 septembre, la première au-dessus 
d'Aulon à 1550 mètres d'altitude, la seconde dans la 
vallée de la Neste à 460 mètres d'altitude. La première S pe- 
sait 1^',85 et a été mise dans 20'%5 de gaz; la seconde I 
pesait 18", 70 et a été mise dans 20%2 de gaz. Les deux ap- 
pareils étaient montés avec des éprouvettes plates. 

La prise de gaz initiale donnait pour l'appareil contenant 
l'échantillon S, de la culture supérieure, 6,7 p. 100 d'acide 
carbonique. 

La prise de gaz initiale donnait pour l'appareil contenant 
l'échantillon I, delà culture inférieure, 6,5 p. 100 d'acide 
carbonique. 

Les deux appareils ont été mis au soleil à S'^SO'^ du matin, 
à la température moyenne de 28^ Une prise de gaz a été 
faite à 9^20°". On a trouvé, en ramenant les chiffres à la 
même surface : 



On voit, par les nombres que je viens de citer, que si l'on 
compare, à surface égale, les feuilles d'échantillons originai- 
res du même pied et qui ont été cultivés pendant plusieurs 
années à des altitudes différentes, on obtient des résultats 



Échantillon supérieur S 



( + =5,5 

( — G02zrz5,3 



Échantillon inférieur I 



\ 4- =3,5 
\ ~-G02=:3,6 



336 



concordants, au point de vue de l'intensité de l'assimilalion 
chlorophylienne. 

Remarquons que ces différences sont mesurées après 
transport immédiat des échantillons à la même altitude et 
dans des conditions extérieures identiques. Si donc les 
comparaisons étaient faites par un temps également décou- 
vert, à des altitudes diverses, ces différences seraient en- 
core augmentées puisque l'éclairement est plus fort à l'alti- 
tude supérieure. Mais ce n'est pas cette dernière question 
que j'ai voulu traiter, je voulais voir si les feuilles des plan- 
tes des cultures supérieures sont, par leur structure même, 
adaptées à une fonction assimilatrice plus intense. Or toutes 
les expériences précédentes donnent une réponse positive à 
cette question. 

Il va sans dire que ces résultats ne s'appliquent qu'à des 
plantes qui ne sont pas trop voisines de leur dernière limite 
d'altitude, et dont la structure des feuilles correspond à la 
différenciation qui a été constatée dans la première partie de 
ce Mémoire. 

Si maintenant on voulait comparer espèce par espèce, 
les différences de structure et les différences de l'intensité 
d'assimilation, on se trouverait fort embarrassé. En exami- 
nant les résultats précédents, on voit bien que les feuilles 
dont le tissu en palissade est beaucoup plus développé 
dans la station supérieure dégagent aussi beaucoup plus 
d'oxygène, mais la différence dépend encore de la plus ou 
moins grande quantité de chlorophylle contenue dans les 
cellules, et il faudrait tenir compte de ces deux modifica- 
tions qui agissent dans le même sens pour savoir comment 
chacune d'elles contribue aux résultats physiologiques 
constatés. 

Quoiqu'il en soit à cet égard, on peut énoncer la conclu- 
sion générale suivante : 

A égalité de surface et dans les mêmes conditions exté- 
rieures^ les feuilles des plantes cultivées dans la région alpine, 



ADAPTATION DES PLANTES AU CLIMAT ALPIN. 337 



à r altitude où elles présentent leur différenciation caractéristi- 
que^ assimilent toujours plus que celles de l'échantillon de 
plaine. 

2. GHLORO VAPORISATION. 

Pour étudier la transpiration à la lumière, j'ai toujours 
opéré avec des plantes entières qui avaient été cultivées 
en pots dans les diverses stations de culture. Les pots ren- 
fermant les plantes de la culture supérieure étaient des- 
cendus aux laboratoires de Chamonix ou de Cadéac, situés 
près des cultures inférieures, et les expériences comparées 
étaient entreprises immédiatement. J'ai employé le plus 
souvent la méthode des pesées directes qui est en somme 
le meilleur procédé pour mesurer la transpiration. 11 faut 
tenir compte dans ces comparaisons du rapport entre le 
poids frais et le poids sec du végétal ; ce rapport doit être 
sensiblement le même dans les échantillons comparés pour 
que les conclusions soient valables. 

J'ai vérifié d'ailleurs, un certain nombre de résultats par 
la méthode de Boussingault qui consiste à faire passer un 
courant d'air continu et desséché sur les plantes mises en 
expérience sous une cloche de verre. La vapeur d'eau émise 
par la transpiration est prise par le courant d'air sec et recueil- 
lie dans des tubes renfermant du chlorure de calcium dont 
la différence de poids, après et avant l'expérience, donne le 
poids d'eau transpiré. 

Les expériences ont été faites avec la plupart des espèces 
citées précédemment. Parmi les résultats obtenus et tou- 
jours concordants, je citerai les suivants : 

Série d'expériences 41. — Deux pieds de Leucan- 
themum vulgare^ cultivés en pots sur le même sol, et pro- 
venant originairement du même pied de Paris, avaient été 
placés depuis cinq ans, le premier S au Plan des Dames 
à 1620 mètres d'altitude, le second I à Chamonix à 1020 mè- 
tres d'altitude. 

ANN. se. NAT. BOT. XX, 22 



338 



Le pot S étant descendu à Chamonix, le H septembre, 
les deux pots ont été vernis et recouverts avec une plaque 
de verre mastiquée avec soin à la base des tiges, de façon 
à empêcher toute évaporation de l'eau contenue dans la 
terre. Les deux pots, étant pesés avec soin, ont été mis en 
même temps au soleil à 11^20 minutes, et en ont été 
retirés à 12^20 minutes. Eu ramenant à la même surface, on 
avait : 



L'expérience étant terminée, on déterminait pour chaque 
échantillon le rapport du poids sec au poids frais ; ce rap- 
port était, pour l'échantillon S, 0,35 et pour l'échantil- 
lon I, 0,31. On voit que les nombres ne sont pas assez diffé- 
rents pour influer d'une manière nolable, et d'ailleurs la 
différence des rapports est dans un sens qui augmenterait 
encore la différence des quantités d'eau transpirées. 

Série d'expériences 43. — Deux pots de Ranuncu- 
lus acris^ cultivés comme précédemment et aux mêmes 
altitudes, ont été mis en expérience de la même manière, 
le 13 septembre. Les deux pots ont été mis au soleil à 
1 heure et retirés à 2^45 minutes. En ramenant à la même 
surface, on avait : 



Le rapport du poids sec au poids frais était, pour l'échan- 
tillon S, 0,28 et pour l'échantillon I, 0,23. 

Série d'expériences 47. — Deux plants de Brunella 
vulgaris, cultivés en pots sur le même sol et provenant ori- 
ginairement du même pied de Parit, avaient été placés 



Échantillon supérieur S 
Échantillon inférieur !.. 



Perte de poids : 

2&"-,80 



Échantillon supérieur S 
Échantillon inférieur I... 



Perte de poids : 



ADAPTATION DES PLANTES AU CLIMAT ALPIN. 



339 



depuis cinq ans, le premier S, à Pierre-Pointue à 2000 mètres 
d'altitude, le second I, à Chamonix à 1020 mètres d'alti- 
tude. Les expériences étant conduites comme précédem- 
ment, le 7 septembre, on a mis les deux pots à la même 
lumière diffuse intense. Les premières pesées ont été faites à 
10^30 minutes, les secondes pesées à 2^30 minutes. En ra- 
menant à la même surface, on avait : 



Le rapport du poids sec au poids frais était, pour l'échan- 
tillon S, 0,37 et pour l'échantillon 1, 0,31. 

Série d'expériences 48. — Les mêmes plantes ont 
été étudiées par la méthode de Boussingault. Le courant 
d'air était provoqué par un aspirateur à eau. Ce courant 
d'air, desséché d'abord par l'acide sulfurique, passait en- 
suite sur de la potasse absorbant l'acide sulfurique entraîné. 
L'air ainsi desséché passait à travers deux cloches sembla- 
bles. Sous la première était placé le pot S, sous la seconde 
le pot L Les deux cloches étaient convenablement lutées ; 
dans chacune d'elles, le courant d'air repris par un tube 
qui plongeait presque jusqu'en bas de la cloche, passait 
à travers des tubes renfermant du chlorure de calcium. Le 
dernier de ces tubes de chaque côté était un tube témoin 
dont le poids ne devait pas varier pendant l'expérience. Afin 
d'éviter la vapeur d'eau pouvant venir de l'aspirateur, cha- 
cune des deux séries de tubes à chlorure de calcium se 
continuait par un tube à potasse et un tube à acide sul- 
furique. 

L'expérience a été mise en train à la lumière diffuse, à 
3^30 minutes et terminée à 6^30 minutes. 

L'augmentation du poids des tubes à chlorure de calcium 
pendant la durée de l'expérience, ramenée à la même sur- 
face, était : 



Perte de poids : 



Échantillon supérieur S 
Échantillon inférieur I. 



340 



pour l'échantillon supérieur S 
pour l'échantillon inférieur !.. 



Le rapport de la quantité d'eau transpirée par l'échantillon 
S, à la quantité d'eau transpirée dans les mêmes conditions 
par l'échantillon I, est donc égal à 1,57, d'après cette mé- 
thode. 

La méthode précédente donnait pour les mêmes plantes^ 
1,54 pour la valeur de ce même rapport. On voit que le 
second procédé confirme les résultats du premier. 

Les résultats que je viens de citer montrent que si l'on com- 
pare, à surface égale, les plantes originaires du même pied 
et qui ont été cultivées pendant plusieurs années à des alti- 
tudes ditïérentes, on obtient des résultats concordants au 
point de vue de l'intensité de la chlorovaporisation. D'ail- 
leurs, si l'on ramenait toutes les pesées au même poids, en les 
rapportant à 1 gramme de poids sec, par exemple, les ditîé- 
rences seraient encore dans le même sens. 

Nous pouvons remarquer que, comme pour l'assimilation 
chlorophyllienne, ces différences obtenues au même éclai- 
rement pour les deux plantes, seraient encore augmentées 
si les comparaisons étaient faites par un temps également 
découvert, à des altitudes différentes; mais, en tout cas, on 
voit que les feuilles des plantes des cultures supérieures 
sont, par leur chlorophylle plus abondante et par leurs sto- 
mates plus nombreux surtout à la face supérieure, et malgré 
leur cuticule souvent plus épaisse, adaptées à une transpira- 
tion chlorophyllienne plus intense. 

On peut énoncer la conclusion générale suivante : 

A égalité de surface^ et dans les mêmes conditions extérieures^ 
les feuilles des plantes cultivées dans la région alpine, à F alti- 
tude où elles présentent leur différenciation caractéristique^ 
ont à la lumière une chlorovaporisation toujours plus grande 
que celles de V échantillon de plaine. 



ADAPTATION DES PLANTES AU CLIMAT ALPIN. 



341 



3. RESPIRATION A l'oBSCURITÉ. 

La respiration a été étudiée comparativement en opérant 
delà même manière que pour l'assimilation, mais en plaçant 
les deux appareils à l'obscurité et en les remplissant d'air 
ordinaire au début de l'expérience. 

Les recherches ont été faites avec les mêmes espèces que 
celles citées plus haut. 

La série d'expériences n*" 9 citée page 332 donne déjà quel- 
ques résultats relatifs à la respiration pour le Ranunculus 
acris. Je citerai en outre les expériences suivantes : 

Série d'expériences 3. — Deux fragments deLeucafi- 
themurn vulgare^ recueillis dans les mêmes conditions que 
ceux de la série d'expériences n° 2, ont été mis à l'obscurité^ 
à la température constante de 20°, à 9^'20 minutes du matin 
le 11 septembre. Les prises finales ont été faites à 2^50 mi- 
nutes. En rapportant les résultats à la même surface, on 
trouve : 

Échantillon supérieur S 
Échantillon inférieur L 

On voit donc que la respiration est légèrement plus intense 
dans l'échantillon supérieur, si l'on rapporte les résultats 
à l'unité de surface, mais si on rapporte les mêmes résultats 
à l'unité de poids, on trouve pour l'acide carbonique dégagé 
par centimètre cube : 

Échantillon supérieur S 0'^%68 

Échantillon inférieur 1 0cc,70 

Rapportés à l'unité de poids, les résultats sont donc sen- 
siblement égaux. 

Série d'expériences 7. — Deux rameaux de Callima 



i +002 = 17,0 
• ^ — =18,4 

( +G02 = 15,5 
•1—0 =16,2 



342 



vulgans, recueillis dans les mêmes conditions que ceux de 
la série d'expériences n° 6, ont été mis ensemble à l'obscu- 
rité, à la température constante de 16% à 10^30 minutes 
du matin, le 13 septembre. Les prises finales ont été faites 
à 3''30 minutes. En rapportant les résultats à une même 
surface, on a : 

Échantillon supérieur S 
Échantillon inférieur I. 

Mais si l'on rapporte les mêmes résultats à l'unité de poids, 
on trouve pour l'acide carbonique dégagé par centimètre 
cube : 

Échantillon supérieur S 0<'<',47 

Échantillon inférieur I.. O^^SO 

Tous les autres résultats sont analogues aux précédents» 

Il est évident, ainsi que l'a fait remarquer M. Borodine (i), 
que l'intensité de la respiration des plantes différentes ne 
doit pas être comparée à égalité de surface, ni a égalité de 
poids frais, ni même à égalité de poids sec; c'est seulement 
le poids d'une certaine partie de la substance sèche, à savoir 
la substance sèche du protoplasma, qui joue un rôle dans 
le phénomène respiratoire. Aussi M. Palladine pour de 
semblables comparaisons est-il arrivé à de meilleurs résul- 
tats en rapportant l'intensité respiratoire à l'unité de poids 
des substances azotées que renferment les plantes étudiées (2). 

Il m'a été impossible, dans les conditions oii je me trou- 
vais, d'analyser dans les deux cas la quantité de substances 
albuminoïdes que renferment les plantes, mais leur étude 

(1) Borodine, Recherches physiologiques sur la respiration des tiges feuillées 
(Société des naturalistes de Saint-Pétersbourg, t. VII, p. 48, 1876). 

(2) Palladine, Recherches sur la respiration des feuilles vertes et des feuilles 
étiolées (Revue générale de botanique, t. V, p. 449, 1893).! 



i +002 = 12,5 
< — =43,2 

i -+-GO2 = 10,8 
'( — =11,3 



ADAPTATION DES PLANTES AU CLIMAT ALPIN. 343 

anatomique comparée, à l'état frais, permet de prévoir que 
le rapport du poids de ces substances par rapport au poids 
sec total, ne doit pas être très différent. 

En tous cas, la comparaison, par unité de surface pour 
des feuilles inégalement épaisses^ n'a pas grande significa- 
tion au point de vue de l'intensité respiratoire et la compa- 
raison faite par unité de poids est certainement meilleure. 

Cette dernière manière de comparer les résultats fait voir 
que l'intensité du phénomène respiratoire dans les mêmes 
conditions, pour des plantes chez lesquelles, comme on l'a 
vu, le rapport du poids sec au poids frais est à peu près égal, 
est sensiblement proportionnel au volume de la feuille con- 
sidérée. On peut donc conclure d'une manière générale, 
que : 

A égalité de poids ^ et dans les mêmes conditions extérieures, 
les feuilles des plantes cultivées dans la région alpine, respi- 
rent à r obscurité dune façon sensiblement la même que celles 
de r échantillon de plaine. 

4. Transpiration a l'obscurité. 

Pour étudier la transpiration à l'obscurité, j'ai opéré de 
la même manière que pour étudier la transpiration à la 
lumière. Parmi les résultats obtenus, je citerai les suivants : 

Série d'expériences 42. — Les deux pieds de 
themum vulgare qui ont servi à la série d'expériences n° 41, 
p. 337, avaient éié placés en même temps à l'obscurité, le 
10 septembre à 1^30 du soir, à la température moyenne de 
15\ Les pesées finales ont été faites le H septembre à 
9 heures du matin. 

En rapportant les résultais au même poids, on trouve que 
le rapport de la quantité d'eau transpirée par l'échantillon 
supérieur S, à la quantité d'eau transpirée par l'échantillon 
inférieur I, est égal à 0,84 ; en les rapportant à la même 



344 



surface, on trouve encore un rapport plus petit que l'unité: 
0,90. 

Série d'expériences 49. — Les mêmes plants de ^rw;2e//« 
vulgaris^ qui ont servi aux séries d'expériences n° 47 et n° 48, 
ont été mis à l'obscurité, à 7 heures du soir le 7 septembre, 
à la température moyenne de 18°. Les pesées finales ont été 
faites le lendemain à 7 heures du matin. 

En rapportant les résultats au même poids, on trouve que 
le rapport de la quantité d'eau transpirée par l'échantillon 
supérieur S, à la quantité d 'eau transpirée par l'échantillon 
inférieur I, est égal à 0,78 ; en les rapportant à la même sur- 
face, on trouve encore un rapport plus petit que l'unité : 0,82. 

Toutes les autres expériences similaires ont dobné des 
résultats analogues. Pour le Hêtre et le Frêne, le rapport 
était sensiblement voisin de 1 . On peut donc en déduire la 
conclusion générale suivante : 

A égalité de poids ou à égalité de surface^ et dans les mêmes 
conditions extérieures , les plantes cultivées dans la i^égion 
alpine ont une transpiration à F obscurité dont l'intensité par 
rapport à celle des plantes de plaine qui leur sont com.parables , 
est plus petite ou au plus égale. 

Ce résultat concorde avec le plus grand développement 
des tissus protecteurs chez les plantes des cultures supé- 
rieures ; quant au nombre plus grand des stomates chez ces 
mêmes plantes on sait qu'à l'obscurité, il n'ont pas d'in- 
fluence sensible, puisque les ostioles sont alors généralement 
très rétrécies. 



IV 



ÉTUDE DE CHACUNE DES CAUSES , AGISSANT ISO- 
LÉMENT, POUR L'ADAPTATION AU CLIMAT ALPIN. 



Les études morphologiques et physiologiques qui précé- 
dent, mettent en évidence une adaptation spéciale des 
plantes au cHmat des montagnes. On peut se demander à 
quelles causes on doit attribuer les différences de formes et 
de structure ohservées, ainsi que les différences corrélatives 
que les expériences ont révélées dans les fonctions de la 
plante. Je vais exposer dans ce chapitre le résultat de mes 
recherches sur ce sujet. 

On sait, que les parties aériennes d'une plante alpine se 
développent pendant un temps très court aux dépens de 
réserves relativement abondantes. Mais l'ensemble de ces 
parties aériennes n'est pas une pure et simple réduction du 
même ensemble chez la plante de plaine. En considérant les 
planches 9, 10 et 12, par exemple, on voit que la plante 
des cultures supérieures n'a pas seulement ses tiges et ses 
feuilles plus petites, mais qu'elle a en outre, un nombre 
moindre d'entre-nœuds ou de rameaux. 

Comparons donc, dans les deux cas, un seul entre-nœud 
moyen ou une seule feuille moyenne. L'organe considéré 
peut s'être développé à peu près pendant le même temps dans 
les deux stations, mais dans des conditions différentes. 

Une partie donnée de l'échantillon alpin, par exemple, 
s'est différenciée : 

1° A un éclairement plus intense; 

2° Dans un air plus sec ; 



346 



3"" A une température plus basse. 

Ces conditions résultent des observations méléréologiques 
bien connues, que je n'ai pas à reproduire ici. 

On pourrait objecter que l'ensemble de la végétation se 
faisant dans une période beaucoup plus courte à une grande 
altitude et pouvant recevoir une somme totale de radiations 
inférieure à celle de la plaine, la plante, et par conséquent 
chacune de ses feuilles, devraient être adaptées à unéclaire- 
ment plus faible. 

Mais je le répète, la plante de plaine ayant un bien plus 
grand nombre de feuilles à développer tour à tour, l'éclai- 
rement total qu'elle subit, n'agit que successivement pour 
la dilférenciation de chacune d'elles et c'est seulement pen- 
dant qu'une feuille se différencie que l'éclairement peut 
influer sur sa structure. Dès lors, une feuille de la plante 
alpine se trouve exposée pendant son développement à un 
éclairement plus intense que la feuille comparée de l'échan- 
tillon de plaine. 

11 y a encore d'autres différences connues entre les con- 
ditions physiques du climat alpin et celles du climat des 
plaines de la région tempérée ; telles sont la diminution de 
la densité de Fair et l'humidité plus grande du sol. M. Miintz 
a montré que la première de ces influences n'avait pas d'im- 
portance au point de vue de l'assimilation et quant à la 
seconde elle a été éliminée autant que possible dans mes 
cultures, ainsi que l'influence de la nature chimique du 
sol. 

Restent donc à examiner successivement les trois diffé- 
rences de conditions physiques énoncées plus haut, qui 
paraissent les plus importantes. 

1. INFLUENCE DE l'É CLAIREMENT. 

A la suite des observations faites par plusieurs auteurs, 
Stahl, Pick et Haberlandt, M. Léon Dufour a étudié expéri- 
mentalement l'influence de l'éclairement sur la structure des 



ADAPTATION DES PLANTES AU CLIMAT ALPIN. 347 

plantes (1). Il a trouvé que, toutes conditions égales d'ail- 
leurs, les feuilles développées à un éclairement plus intense 
présentent les différences suivantes : 

Le parenchyme en palissade offre un plus grand déve- 
loppement, soit par rallongement plus grand des cellules 
palissadiques, soit par un plus grand nombre de ses assises. 

La feuille est plus épaisse, d'un vert beaucoup plus foncé, 
ce qui est dû à une plus grande abondance de chlorophylle. 

Lorsqu'il y a des canaux sécréteurs ils sont toujours d'un 
diamètre plus grand. 

Les divers éléments de l'épiderme sont plus développés; 
les cellules sont plus hautes, plus isodiamétriques, leurs 
parois latérales et externes sont plus épaisses ; la cuti- 
cule en particulier l'est bien davantage. 

Les stomates sont plus nombreux et quand il y a des sto- 
mates sur les deux faces, l'effet de l'éclairement se fait sentir 
avec plus d'intensité sur la face supérieure de la feuille. 

D'autre part, M. Géneau de Lamarlière a étudié la même 
question au point de vue physiologique (2). il conclut de ses 
recherches que : 

Les feuilles développées à un plus fort éclairement décom- 
posent, à égalité de surface et dans les mêmes conditions, 
plus d'acide carbonique; l'oxygène qu'elles émettent est 
aussi en plus grande quantité. 

Les feuilles développées à un plus fort éclairement, expo- 
sées à la même lumière que les feuilles développées à 
l'ombre, émettent plus de vapeur d'eau par unité de surface. 

Toutes les conclusions que je viens de citer montrent 
que l'éclairement plus fort, toutes les autres conditions res- 
tant les mêmes, provoque les différences les plus impor- 
tantes que détermine le climat alpin. On peut donc dire que 
l'adaptation des feuilles des plantes alpines est due pour une 

(1) L. Dufour, Influence de la lumière sur la forme et la structure des feuilles 
(Annales des sciences naturelles, Bot., série, 1887, p. 311). 

(2) Géneau de Lamarlière, Recherches physiologiques sur les feuilles déve- 
loppées à Vombre et au soleil (Revue générale de botanique, t. IV, p. 481 
et 529). 



348 



large part, à Féclairement plus intense des hautes altitudes. 

Au sujet des différences observées par ces auteurs et 
malgré le grand nombre d'observations et d'expériences 
faites par M. Dufour et par M. de Lamarlière, il était néces- 
saire : 

r De vérifier ces résultats sur les plantes mêmes des cul- 
tures qui m'ont servi à établir l'influence du climat alpin; 

2° De voir si en s'adressant à une espèce alpine et en opé- 
rant à une assez grande altitude, les différences dues à un 
inégal éclairement se maintiennent de la même manière que 
dans la plaine. 

Pour voir quelles sont les différences de structure dues à 
un éclairement plus fort, j'ai opéré de deux manières. , 

J'ai d'abord installé à Cadéac, en opérant comme 
M. Dufour, un certain nombre de plantes de mes cultures, à 
l'ombre et au soleil. Les espèces ainsi mises en expériences 
sont les suivantes : Lotus corniculatus ^ Leucanthemum vul- 
gare, Biiplevrum falcatum, Ranunculus acris^ Brunella vul- 
yaris. 

Les précautions nécessaires étaient prises pour que la terre 
soit également arrosée dans les cultures à l'ombre et dans les 
cultures au soleil, et l'ombre étant produite par une toiture 
placée à une certaine distance au-dessus des plantes et sans 
parois latérales; Fétat hygrométrique de l'air était sensible- 
ment le même dans les deux séries de cultures. 

J'ai trouvé entre ces plantes, développées les unes à l'ombre 
et les autres au soleil, des différences analogues à celles 
observées par M. Dufour ; mais il est important de se rappeler 
que les feuilles des mêmes plantes développées dans les cul- 
tures plus élevées et dans des endroits découverts, étaient 
plus différenciées que celles développées à Cadéac, au soleil. 

J'ai vérifié ces résultats par une seconde méthode. Dans 
le laboratoire que j'ai étabh au Pavillon d'Électricité des 
Hallescentrales,j'aisoumisplusieurs desespèces précédentes, 



ADAPTATION DES PLANTES AU CLIMAT ALPIN. 349 



Leucanthemum vulgare, Ranunmlus acris, etc., à un éclaire- 
ment d'intensité inégale (1). Toutes les autres conditions étant 
les mêmes, les difï'érences se sont produites dans le même 
sens. 

J'ai opéré de même avec quelques plantes alpines et à de 
hautes altitudes. C'est ainsi qu'au-dessus d'Aulon (Hautes- 
Pyrénées), à 1550 mètres d'altitude, j'ai pris des toufîes 
entières de Silène acaidis^ Oxyrïa dïgyna, Saxifraga gera- 
nioides^ Er'mus alpïnus^ et que je les ai portées à cette même 
altitude de 1550 mètres^ sur des sols identiques et saturés 
d'eau. Un premier lot de ces plantes restait éclairé pendant 
toute la journée ; le second lot était mis à l'abri de la lumière 
directe du soleil au moyen de petits écrans recouverts de 
toile goudronnée. Les feuilles nouvelles développées pendant 
la saison d'été se sont montrées dans le premier lot, par 
rapporta celles des mêmes plantes du second, plus épaisses, 
à tissu en palissade mieux marqué, à cuticule plus forte, à 
stomates plus nombreux. Mais d'une manière générale les 
différences que présentaient les plantes des deux lots étaient 
moins considérables à cette altitude qu'à celle de Cadéac ou 
dans la plaine. 

En opérant de la même manière à Pierre-Pointue, avec 
deux des espèces cultivées citées plus haut. Lotus cornicu- 
latiis et Brunella vulgaris, j'ai trouvé aussi entre les mômes 
espèces à l'ombre et au soleil;, maintenues à 2300 mètres 
d'altitude, une moindre différence de structure que celle 
offerte par les mêmes espèces aux basses altitudes. 

Cette moindre différence à l'ombre et au soleil aux hautes 
altitudes s'explique facilement, car s'il est vrai, comme on 
vient de le démontrer, que l'éclairement est une des princi- 
pales causes des modifications chez les plantes alpines, ce 
n'est pas le seul facteur qui agisse. 

(1) Voyez G. Bonnier, Influence de la lumière continue sur la forme et la 
structure des 'plantes (Revue générale de botanique, t. VII, 1895). 



350 



2. INFLUENCE DE LA SÉCHERESSE DE l'aIR. 

M. Lothelier a étudié expérimentalement l'influence de 
la sécheresse de l'air sur la structure des plantes (1). 

L'auteur conclut de ses expériences que, toutes conditions 
égales d'ailleurs, les feuilles développées dans un air plus 
sec, présentent les différences suivantes : 

Le parenchyme en palissade offre un plus grand dévelop- 
pement, soit par l'allongement plus grand des cellules pa- 
lissadiques, soit par un plus grand nombre de ses assises. 

La feuille est plus épaisse et l'épiderme est à cuticule 
plus forte. 

Les stomates sont plus nombreux. 

Ce sont là encore des différences semblables à celles que 
nous ont révélé un certain nombre d'adapiations au climat 
alpin. 

Quoique d'une manière moins marquée, la sécheresse 
plus grande de l'air vient augmenter de ses effets ceux pro- 
voqués par l'éclairement plus grand et comme les diffé- 
rences se produisent dans le même sens, elles s'ajoutent 
purement et simplement. 

J'ai vérifié expérimentalement les résultats obtenus par 
M. Lothelier: T en opérant avec les espèces des cultures 
citées page 348; 2" en opérant avec des plantes alpines, Oxyrïa 
digyna, Siloie acaidis^ Saxifraga geranioides^ Erïnus alpinus. 
Ces derniers échantillons récoltés au-dessus d'Aulon, mis 
en pots avec toute la terre oii se trouvaient les racines ont 
été transportés à Cadéac. 

Tous les échantillons, soit ceux provenant de culture, 
soit ceux de plantes alpines spontanées, ont été divisés en 
deux lots. 

Placés sous cloche les échantillons du premier lot ont été 
maintenus dans un air saturé d'humidité ; sous cloche éga- 

(i) Lothelier, Recherches sur les plantes U piquants (Revue générale de 
botanique, t. V, p. 518, 1893). 



ADAPTATION DES PLANTES AU CLIMAT ALPIN. 351 



lement, les échantillons comparables du second lot étaient 
maintenus dans un air relativement sec au moyen de chlo- 
rure de calcium souvent renouvelé, de manière à obtenir 
un état hygrométrique moyen égal à 65. 

Toutes les autres conditions étant maintenues aussi iden- 
tiques que possible, j'ai constaté pour les nouvelles feuilles 
développées dans ces conditions, des différences analogues 
à celles signalées par M. Lothelier. Ces différences toutefois, 
étaient un peu moins marquées chez les plantes alpines. 

De plus, j'ai fait voir par des expériences physiologiques 
conduites exactement de la même manière que celles rela- 
tives à l'influence de l'éclairement, qu'à égalité de surface, 
la feuille d'une même espèce qui s'est développée dans un 
air sec, assimile plus que la feuille de la même espèce qui 
s'est développée dans l'air saturé. 

J'insiste sur ce résultat, car à ma connaissance aucune 
expérience n'a encore été faite sur ce sujet. 

Ainsi donc, l'air plus sec agit dans le même sens que l'éclai- 
rement plus grand, mais il faut bien remarquer que l'effet 
produit par l'air plus sec est beaucoup moins intense ; en 
effet, dans les expériences précédentes on compare des 
plantes qui sont dans un air relativement sec à des plantes 
qui sont dans un air saturé, et les plantes de plaine ne sont 
pas dans l'air saturé, mais seulement dans un air plus 
humide (1). 

3. INFLUENCE DELA TEMPÉRATURE. 

Les différences énoncées à propos des deux causes précé- 
dentes coïncident exactement avec l'adaptation des plantes 
au climat alpin, mais il en est d'autres pour lesquelles la 

(1) C'est ainsi, par exemple, que l'état hygrométrique moyeu à Genève, 
a varié de 69 à 81 pendant la saison d'été. La tension moyenne de la 
vapeur d'eau a varié, à Genève, de 11™"^,! à 12°^"^, 4, à Chamonix de 9°^°^, i 
à 10°^°i, 6, aux Grands Mulets de 4"i'»,2à 4'a"i,5. (J. Vallot, Annales de l'obser- 
vatoire du Mont-Blanc, t. 1, p. 38). 



352 



coïncidence ne se produit pas. C'est ainsi qu'à un éclaire- 
ment plus fort, toutes les autres conditions restant les 
mêmes, on observe des vaisseaux plus nombreux et plus 
larges et un plus grand développement de tous les éléments 
de soutien. 11 en est de même sur ce dernier point pour les 
plantes cultivées dans un air plus sec. 

Or, dans les études précédentes, nous avons constaté, au 
contraire, que l'influence du climat alpin se manifeste par la 
présence de vaisseaux moins nombreux et d'un plus petit 
calibre, ainsi que par une diminution des tissus de soutien. 

Une autre cause doit donc nécessairement intervenir pour 
expliquer cette discordance. Elle doit intervenir aussi pour 
expliquer d'autres modifications dont il n'a pas encore été 
question, à savoir le plus grand développement de tous les 
tissus de protection, surtout dans les organes qui doivent 
passer l'hiver. 

Cette cause, c'est évidemment la différence de tempéra- 
ture entre les hautes et les basses altitudes. 



ADAPTATION DES PLANTES AU CLIMAT ALPIN. 353 



CONCLUSIONS. 

Je vais résumer ici les résultais qui sont exposés avec 
détail dans ce Mémoire et dans les travaux que j'ai publiés 
antérieurement sur le même sujet. 

On s'adresse à une espèce qui supporte naturellement les 
altitudes les plus différentes. On prend pour point de départ 
un pied de cette espèce croissant dans la plaine. On divise 
ce pied originaire en plusieurs individus semblables, cul- 
tivés sur le même sol et dans des endroits découverts, à dif- 
férentes altitudes. On constate alors que le plant de plaine, 
transporté à une altitude supérieure, acquiert sous Tinlluence 
du climat alpin, un certain nombre de modifications carac- 
téristiques, dont les unes augmentent indéfiniment avec l'al- 
titude et dont les autres (tissus chlorophylliens de la feuille, 
couleur des fleurs) peuvent prendre une valeur optimum 
au-dessous de la dernière limite d'altitude que l'espèce peut 
supporter. 

Ces modifications sont les suivantes, par rapport à l'indi- 
vidu originaire pris dans la plaine : ^ 

1. — MODIFICATIONS DE LA FORME ET DE LA STRUCTURE. 

l'' U ensemble des parties souterraines est relativement plus 
développé par rapport à l'ensemble des parties aériennes. 

T Les rhizomes et les racines présentent peu de modifica- 
tions; toutefois le calibre des vaisseaux est généralement plus 
étroit et le liège plus précoce. 



3° Les tiges aériennes sont plus courtes^ plus velues^ plus 

ANN. se. NAT. BOT. XX, 23 



354 



étalées^ plus rapprochées du sol et à entre-nœuds moins nom- 
breux et moins longs. 

4° Les tiges ont, en général^ le tissu cortical plus épais par 
rapport au diamètre du cylindre central; V épidémie a la cu- 
ticule mieux marquée et ses cellules à parois plus épaisses; 
un certain nombre d'assises sous-épidermiques du tissu cor- 
tical renforcent souvent cet épidémie; les divers tissus du 
cylindre central sont ordinairement moins différenciés ; quand 
le liège existe, il est plus précoce et relativement plus épais 
pour des rameaux de même âge; lorsqu'il y a des canaux sé- 
créteurs, ils sont plus grands, relativement ou même en valeur 
absolue; enfin les stomates sont plus nombreux . 

5*" Les feuilles sont en général plus petites^ sauf parfois dans 
la région subalpine, plus poilues, plus épaisses relativement 
à leur surface et souvent même plus épaisses en valeur absolue^ 
dun vert plus foncé par réflexion ou par transparence. 

6° Le limbe des feuilles acquiert des tissus assimilateurs 
mieux disposés pour les fonctions chlorophylliennes ; le tissu en 
palissade y est plus développé, soit parce que ses cellules sont 
plus longues et plus étroites, soit parce que le nombre des ran- 
gées palissadiques est plus considérable; de plus, les cellules 
renferment un plus grand nombre de grains de chlorophylle, et 
chaque grain de chlorophylle y a souvent une teinte plus 
verte ; lorsqu'il y a des canaux sécréteurs, ils sont, relativement 
ou absolument , dhm diamètre plus grand; ï épiderme présente 
moins de différences que celui de la tige, il est cependant en 
général mieux marqué, surtout chez les feuilles persistantes qui 
montrent^ en outre, des cellules corticales sous-épidermiques pro- 
tectrices mieux développées ; les cellules de T épiderme sont ordi- 
nairement plus petites et souvent le nombre des stomates, par 
unité de surface, est plus grand, surtout sur la face supérieure 
du limbe [comme M. Wagner l'a fait remarquer le premier). 

T Le pétiole des feuilles fait voir des modifications qui sont 



ADAPTATION DES PLANTES AU CLIMAT ALPIN. 



3o5 



généralement analogues à celles des tiges^ mais beaucoup 
moins accentuées. 

8° Les fleurs sont relativement beaucoup plus grandes, et 
quelquefois même plus grandes en valeur absolue; elles sont 
plus vivement colorées: lorsque la coloration est due à des 
chromoleucites , les choses se passent comme pour les grains de 
chlorophylle, le nombre des chromoleucites est plus grand pour 
une même cellule^ et souvent mênie chaque chromoleucite est 
d' une teinte plus foncée ; V augmentation de la couleur a lieu 
aussi lorsqu'elle est due, ce qui est moins fréquent la colora- 
tion du suc cellulaire. 

Les expériences de cultures croisées faites pendant huit 
années sur les Teucrium mettent en évidence le résultat 
suivant : 

Les modifications acquises par la plante lorsqu'on la 
transporte pendant un temps donné du climat de la plaine 
dans le climat alpin, ou réciproquement, disparaissent au 
bout du même temps lorsqu'on replace la plante dans son 
climat primitif. 

IL MODIFICATIONS DES FONCTIONS. 

En soumettant aux mêmes conditions (et en opérant à la 
même altitude) des feuilles de l'échantillon alpin et des 
feuilles de l'échantillon de plaine du même pied originaire, 
on constate des différences dans leurs fonctions physiolo- 
giques qui sont corrélatives des changements de structure 
précédents. Ces différences sont les suivantes : 

r Si on recueille une plante des cultures supérieures et 
qu'on la transporte immédiatement à la même altitude que la 
même plante d'une culture inférieure., on trouve que, pour 
une même sur face et dans les mêmes conditions.^ F assimilation 
chlorophyllienne et la chlorovaporisation sont plus intenses 
pour les feuilles de T échantillon alpin. 



356 



«AiiTOiV BOIVIVIER. 



2^ Si l'on fait la même comparaison pour la respiration et la 
transpiration^ à ï obscurité , on constate qu'à égalité de poids, 
ces fonctions ont une intensité à peu près égale, ou même moin- 
dre, dans F échantillon alpin. 

IIL — CAUSES DES MODIFICATIONS OBTENUES. 

J'ai fait voir dans une autre partie de ce travail que les 
principales causes qui ont influé sur la structure des 
plantes mises en culture, sont, pour le climat alpin : 
r l'éclairement plus intense; 2° l'air plus sec; 3° la 
température plus basse. 

Des expériences faites avec les mêmes plantes, et en ne 
faisant varier que l'une des deux premières de ces condi- 
tions, prouvent qu'elles agissent toutes deux dans le même 
sens pour provoquer dans le végétal tout entier une florai- 
son plus hâtive et, dans la structure de chaque feuille, une 
différenciation plus grande. Chacune de ces causes, prise 
isolément, détermine, en effet, dans le limbe une épaisseur 
plus grande, un plus grand développement du tissu en 
palissade, plus de chlorophylle dans chaque cellule, un 
plus grand nombre de stomates par unité de surface, enfin 
une cuticule mieux marquée ou plus épaisse. 

De plus, j'ai prouvé par des expériences, qu a égalité de 
surface, les fonctions chlorophyUiennes sont augmentées, 
toutes autres conditions égales d'ailleurs, soit par l'éclaire- 
ment plus intense, soit par l'air plus sec. 

Quant à la troisième cause, il faut lui attribuer surtout le 
plus grand développement de tous les tissus de protection, 
si bien marqué dans les tiges et dans les feuilles persis- 
tantes, auquel contribuent aussi les deux causes précé- 
dentes. 

Enfin tout ce qui dépend de Fassimilation chlorophyl- 
lienne, coloration plus vive des fleurs, augmentation des 
canaux sécréteurs, etc., doit être rapporté aussi à l'éclaire- 
ment plus grand. 



ADAPTATION DES PLANTES AU CLIMAT ALPIN. 



357 



On voit, en somme, que la plupart des conditions qui cons- 
tituent le climat alpin influent dans le même sens et l'on se 
rend compte alors facilement comment chacune d'elles con- 
tribue à produire l'effet total constaté dans les cultures 
expérimentales. 

r 

En comparant diverses espèces d'un même genre par de 
simples observations, j'ai fait voir dans une autre partie de 
ce travail qu'on ne saurait en tirer des conclusions rigou- 
reuses, et j'ai ainsi, démontré la nécessité des cultures faites 
à diverses altitudes, en partant d'une même pied origi- 
naire. 

Toutefois on pourrait se proposer de comparer d'une 
part, toutes les plantes exclusivement alpines, quels que soient 
le genre ou la famille auxquels ils appartiennent, d'autre 
part toutes les plantes exclusivement de plaine, et de 
retrouver dans cette comparaison les différences carac- 
téristiques qui sont dues au climat alpin. 

C'est en somme ce que s'est proposé de faire M. Wagner 
dans le Mémoire que j'ai cité plus haut, au sujet de la struc- 
ture de la feuille. Cet auteur a constaté que dans la grande 
majorité des cas, les feuilles des plantes alpines, quelles 
qu'elles soient, montrent par rapport aux feuilles des 
plantes de plaine une plus grande adaptation de structure à 
l'activité chlorophylHenne. Quant aux exceptions qu'il a 
rencontrées, il les attribue soit à l'action débihtante d'un 
climat trop rigoureux, soit à la présence de caractères spé- 
cifiques qui ont concouru à établir dans le temps la nature 
de la plante, c'est-à-dire à des caractères héréditaires que le 
climat alpin n'a pas fait disparaître. 

Cette manière de voir est entièrement confirmée par mes 
expériences. En effet, la première des raisons données par 
M. Wagner rentre dans les cas nombreux où les plantes 
observées étaient trop près de leur dernière limite d'altitude; 
la seconde de ces raisons est confirmée par ce fait que le 



358 CiAISTOIV BOIVIVIER. 

climat alpin n'agit pas avec la même intensité sur chaque 
espèce de plante. 



L'ensemble de toutes les recherches qui précèdent, 
permet donc, en somme, de donner une réponse satis- 
faisante à cette question : De quelle manière une plante de 
la région alpine qui doit se développer pendant la saison 
très courte oii le sol n'est pas recouvert de neige, peut-elle 
accomplir une évolution complète et accumuler des réserves 
relativement considérables ? 

C'est en différenciant le tissu de ses feuilles de façon à 
augmenter par unité de surface les fonctions chlorophyl- 
liennes. Il s'établit donc ainsi une sorte de compensation 
entre le faible développement des parties aériennes des 
plantes alpines et leur nutrition plus intense. 

D'autre part, la plante se protège contre les rigueurs du 
climat des hautes altitudes, surtout pour ceux de ses orga- 
nes qui persistent pendant l'hiver, par un développement 
plus grand de ses tissus protecteurs. 

Enfin, si l'on examine quelles sont les causes qui provo- 
quent ces adaptations, on constate, en isolant chacune d'elles, 
que les conditions physiques actuelles du chmat suffisent 
pour les produire. 



EXPLICATION DES PLANCHES. 



PLANCHE Y 

Helianthemum vulgare. — P, échantillon cultivé en plaine; M, portion du 
même individu cultivé en montagne ; M', le même en grandeur naturelle. 

PLANCHE VI 

Ononis Natrix. — P, rameaux de l'échantillon cultivé en plaine ; M, portion 
du même individu cultivé en montagne; M', le même en grandeur 
naturelle. 

PLANCHE VII 

Bupleurum falcatum. — P, fragment de l'échantillon cultivé en plaine ; M, 
portion du même individu cultivé en montagne; M', le même en gran- 
deur naturelle. 

PLANCHE VIII 

Scabiosa columbaria. — P, fragment de l'échantillon cultivé en plaine ; M, 
portion du même individu cultivé en montagne; M', le même en gran- 
deur naturelle. 

PLANCHE IX 

Achillea Mille folium. — P, échantillon cultivé en plaine ; M, portion du 
même individu cultivé en montagne; M', le même en grandeur naturelle. 

PLANCHE X 

Solidago Virga-aurea. — P, sommité d'une tige fleurie de l'échantillon cul- 
tivé en plaine ; /, portion du même individu cultivé à une station d'altitude 
intermédiaire ; M, autre portion du même individu cultivé à une station 
d'altitude supérieure ; M', le même en grandeur naturelle. 

PLANCHE XI ; J r 

Tàraxacum Dens-leonis. — P, échantillon cultivé en plaine ; M, portion du 
même individu cultivé en montagne ; M', le même en grandeur naturelle. 



360 



PLANCHE XII 

Leiicanthemum vulgare. — PL, échantillon cultivé en plaine; ML, portion 

du même individu cultivé en montagne. 
Brunella vulgaris. — PB, échantillon cultivé en plaine ; MB, portion du 

même individu cultivé en montagne. 

PLANCHE Xm 

Betonica officinalis. — P, échantillon de plaine ; M, portion du même indi- 
vidu cultivé en montagne ; M', le même en grandeur naturelle. 

PLANCHE XIV 

Chenopodium Bonus-Henriciis. — P, échantillon cultivé en plaine ; M, por- 
tion du même individu cultivé en montagne ; M', le même en grandeur 
naturelle. 

PLANCHES XV et XVI 

(La lettre p après un chiffre indique que la figure représente une portion 
de Féchantillon cultivé en plaine; la lettre m, après le même chiffre, 
indique que la figure représente Fautre portion du même individu 
cultivé en montagne). 

i. Campanula rotundifolia. — 2. Leontodon proteiformis. — 3. Anthyllis 
Vulneraria. — 4. Banunculus silvaticus. — 5. Calamintha Acinos. — 6. Lo- 
tus corniculatus . — 7. Calluna vulgaris. — 8. Knautia arvensis. — 9 Bru- 
nella vulgaris. — 10. Silène rupestris. 



TABLE 

DES ,r . 

ANNALES DES SCIENCES NATURELLES 
Septième série (1885-1894) 



TABLE DES MATIÈRES 

PARTIE BOTANIQUE 



A 

Abelia. ï, 189 ; X, 386. 

Abtes. VII, 41 ; Vm, 343 ; XI, 284, 297 ; 

XIX, 185, 189, 215 ; XX. 310. 
Abietine^. X, 145. 
Abiétinées. XI, 292 ; XIX, 188. 
Abricot. XVIil, 309. 
Abroma. VI, 213; VII, 176. 
Abrophyllum. XII, 110. 
Abutilées. VI, 158. 
Abutilon. VI, 158; VII, 176, 306; VIII, 

133; XVIII, 76. 
Acacia. V, 136; VI, 48; VII, 2; VIII, 

182 ; X, 1, 123, 350. 
Agalypha. X, 343. 
Acalyphinées. XIV, 130. 
Acanthagées. I, 326, 355; 11,259, 287; 

VIII, 253 ; XV, 153; XVIII, 96. 

ACANTHÉES. I, 331 . 

Acanthella, XIII, 68, 79. 
ACANTHOLIMON. IV, 8, 49, 69, 116; V, 
158, 161, 

AcANTHUS. I, 326 ; II, 287 ; XVIII, 96. 
ANN. se. NAT. BOT. 



Acer. IV, 156; V, 353 ; VIII, 167 ; X, 

2, 89, 222, 348 ; XI, 284; XIX, 28. 
Acerin^. X, 150. 

Acetabularia. IX, 365; XVI, 331. 
Aghantosyris. XVII, 1^8. 
Aghillea. X, 387 ; XI, 50, 79 ; XVIII, 
101 ; XX, 269, 330. 

ACHLYOGETON. IV, 312. 

ACHRAS. I, 255; VIII, 234 ; X, 375. 
AcHYRANTHES. VIII, 423; XVIII, 54, 71. 
Acide ghlorhydrique pur (vapeurs). 

XVIII, 266. 
Acide isomalique. XVI, 8. 
Acide osmique. XVIII, 265. 
Acide sulfurique. XVIII, 265. 
Acides organiques chez les plantes 

grasses, XVI, 5, 14. 
AciOTis. XIII, 73. 
Acisanthera. XIII, 12, 72. 
Acnida. VIII, 71. 
AcŒNA. X, 355. 
AcONiTUM. XIII, 310; XIV, 216. 
AcORUS. III, 278; IV, 139, 141, 142, 155, 

162; VII, 61, 66; VIII, 291, 506. 

AGROCA.RPI. XVII, 329. 

XX, 23* 



362 



BOT INIQUE. 



ACROCHAETE. XVI, 266, 306, 309, 346, 

347, 348. 
Agrospermum. IX, 206. 
AcROSTiCHUM. VIII, 373 ; XVI1I,116, 141, 

159, 163, 205, 227, 232, 240. 
ACTINIDIA. 1,232; X, 336. 
ACTINOGOGGUS. XIX, 81. 

Agtinomeris. VII, 305. 
ACTINOPHRYS. IV, 255, 263, 273, 322 ; 
VII, 110. 

Agtinopteris. XVIII, 205, 207, 238. 

Agtinostrobus. VIII, 346; XI, 303. 

Agtion ghlorophyllienne séparée de 
la respiration, par MM. Bonnier et 
Mangin. III, 5. 

Agt^a. XII, 188, 194, 226. 

Adansonia. VI, 133, 135, 170 ; VII, 176. 

Adansoniées. VI, 160. 

Addition aux recherches sur la struc- 
ture et les affinités des Mélastoma- 
cées, par M. Van Tiegheîn, Xlll, 374. 

Addition (Deuxième) aux Mélastoma- 
cées. XV, 369. 

Adelobotrys. XIII, 68. 

Adenanthera. VIII, 179. 

Adenogalymma. I, 318, 324. 

Adenopeltis. XIV, 95. 

Adenophora. I, 222; VIII, 256. 

Adenostyles. XI, 42. 

Adismes. XIII, 76. 

Adhatoda. I, 329. 

Adianthum. VIII, 534 ; XI, 3 ; XVIII, 

141, 207,208, 237. 
Adjongtions à la flore fossile d'Aix en 

Provence. VII, 1. 
Adlumia. VIII, 55. 

Adonis. V, 135; VIT, 296,299; VIII, 116. 

Adoxa. I, 185, 188; VIII, 263. 

iEGiDiUM. IX, 236. 

^GIALITIS. IV, 8, 40, 103. 

iEoiGERAS. I, 57. 

iEGiPHiLA. I, 335, 382. 

tEgopodium. X, 369. 

iERANTHUS. II, 66, 76. 

AÉRATION des tissus massifs, XIV, 296. 
AÉRATION du tubercule de Pomme de 

terre. XIV, 309. 
JSrides.II, 76; IV, 220, 235; XVIII, 345. 
Aerobryum. II, 82, 92 ; XV, 74; XX, 37. 
Aerya. VIII, 70. 

iEsCHINANTHUS. I, 311. 

tEschynomeke, XIII, 3G3. 



.ESGULUS. m, 38; IV, 142,144,161, 165; 
VII, 305; VIII, 166, 189, 336; X, 240, 
348 ; XI, 332 ; XIII, 355, 365 ; XVIII, 50. 

iETALIUM. IX, 168. 

iËTHiONEMA. XI, 153, 157, 160, 162, 172, 
177. 

Affinités des Pittosporées, I, 35. 
Affinités des Plombaginées, IV, 94. 
Affinités des Mémécylées, XIII, 23, 
374. 

Affinités des Thyméléacées et des Pé- 

néacées, XVII, 185. 
Agathea, vit, 304. 
Agapanthus. IV, 143; VIII, 321. 
Agariginées (Fayod). IX, 181. 
Agaricus. II. 28, 36, 38; IX, 193,203. 
Agarista. I, 228. 
Agarum. XV, 41 ; XIX, 88. 
Agathis. XIX, 172. 
Agauria. I, 229. 
Agonandra. XVII, 254. 
Agraphis. XIV, 213, 260. 
Agrimonia. VIII, 197 ; X, 355. 
Agrogybe. IX, 286, 358. 
Agrostemma. VIII, 60. 
Agrostis. XIII, 98, 116. 
AiLANTHUs. I, 87, 88, 95 ; VI, 299; VIII, 

165; X, I, 5, 228, 348; XVIII, 80. 

AlNSLI^A. I, 12. 

Aire des genres de Plombaginées. IV, 
101. 

Aire de la famille des Plombaginées. 
IV, 123. 

Aix-en-Proyenge (Flore fossile), par 

M. de Saporta. X, 1. 
Aizoagées. VIII, 68, 421. 
Ajuga. XI, S44. 

Akebia. II, 232, 296 ; XVIII, 76. 

Alaria. XV, 43; XIX, 86. 

Albizzia. VIII, 182; X, 3S0. 

Albumen. XIV, 203. 

Albumens isolés (germant). V, 274. 

Alchemilla. m, 217, 250, 257 ; VI, 337 ; 

VIII, 193, 451 ; X, 355, 357 ; XX, 255, 

330, 333. 

Aldrovandia. III, 121 ; XI, 3)0; XIII, 289. 

Aletris. VlU, 328. 

Aleurites. XIV, 92, 135, 136, 142. 

Aleurone. XVIII, 302. 

Algues marines du Groenland, par 

M. Rosenvinge. XIX, 53. 
Algues inférieures. VIT, 105. 



TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES. 



363 



Alisma. m, 106, 108, 126, 129, 136, 150, 

152 ; IV, 180, 187 ; VII, 60 ; VITI, 311, 

511 ; XI, 320 ; XVII, 298. 
Alismaceae. X, 146. 
Alismagées. XI, 318. 
Alismacites. vu, 67. 
Alismées. VIII, 311, 511. 
Allamanda. I, 279, 284 ; X, 378. 
Alliaria. V, 141, 150; VIII, 575. 
Allionia. VIII, 101, 102. 
Allium. I, 176; V, 379 ; VII, 65, 287, 

316, 342; VIII, 517; X, 104; XIV,2l6, 

238, 245, 254, 369. 
Allomorphia. XIII, 67. 
Allosurus. XVIII, 204. 
Alnus. I, 173, 176; VIII, 106,432; X,2, 

7, 232 ; XVII, 133. 
Alogasia. VIII, 295. 
Aloe. IV, 152, 167, 177 ; VII, 283, 288, 

350. 

Alopegurus. I, 114; XIII, 98, 99, 117. 

Alpinia. VIII, 332. 

Alsine. IV, 3 ; VIII, 60, 418. 

Alsomitra. XIII, 363. 

Alsophila. III, 314 ; VIII, 377 ; XVIII, 

205, 207, 245. 
Alstonia. I, 281 ; X, 214. 
Alstroemeria. I, 100; V, 379; VIII, 517 ; 

XIV, 213, 216, 238, 245, 260. 
Alth^a. I, 76 ; II, 302; VI, 135, 137, 

145 ; VII, 176. 
Althenia. VI, 15 ; XIII, 121, 255. 
Altingia. I, 80. 
Alyssia. X, 378. 

Alyssum. VIII, ;i7, 40; XI, 143, 166. 
Amandes. VI, 118. 
Amandes amères. VJ, 120. 
Amandes douces. VI, 125. 
Amanita. m, 76, 79, 85; IX, 191, 251, 

256, 287, 315. 
Amanitage^. IX, 394. 
Amanitagés. IX, 314. 
Amanitopsis. IX, 254, 290, 317. 
Amaroria. I, 92. 
Amarantacées. Vlîl, 69, 422. 
Amarantées. XViI,66, 98. 
AMARANTUS. Il, 246; V, 136; VIII, 70; 

XVIII, 70. 
Amaryllis. VIII, 321. 
Amaryllidées. VIII, 517. 
Amblogyne. VIII, 70. 
Amblysteûium. XVII, 386. 



Ambrina. II, 245. 
Ambroisia. X, 226. 
Ambrosia. I, 9. 
Amelanghier. X, 354. 
Amethystea. I, 346. 
Amidon. V, 401. 

Amidon (Développement). V, 230. 
Amidon (Transformation de ces grains 

en grains de chlorophylle). V, 235. 
Amidon des tubes criblés, X, 287. 
Amidon (Origine). XIII, 5. 
Amidon et grains de chlorophylle. V, 

179. 

Amidon transitoire. XVIII, 29 L 

Amidon de réserve. V, 216. 

Amidon du péricarpe des Légumi- 
neuses. V, 228. 

Amidon dans -les Champignons. V, 
287. 

Amidon et leugites, par M. Schimper. 
VI, 77. 

Amidon des Floridées. V, 223. 
Amoeba VII, 168. 
Amomum. VIII, 331. 

Amorpha. V, 136; VIIT, 175, 186, 447 ; 

X, 351. 
Ampalis. XVII, 108. 
Ampélidées. V, 19. 

Ampélopsis. V, 23; VIII, 202 ; X, 228, 
238, 241, 263, 314, 359 ; XII, 181; XX, 
238. 

Amphiblemma. XIII,58, 67,80; XV, 375. 
Amphilophium. X, 381. 
Amphitrix. III, 3-39, 343. 
Amphorina. XIV, 227. 
Amphorogalyx. XV, 370. 
Amsonia. VIII, 245 ; XI, 230, 257 ; XIV , 
137. 

AMYGDALEiE. X, 151. 
AMYGDALINE. VI, 120. 

Amygdalus. VI, 332, 334; VIII, 194; X, 
2, 112 ; XII, 184, 189, 199, 216, 262 ; 
XV, 113. 

Amylites. V, 207, 232 ; XVIII, 272, 273. 
Amyris. X, 347. 
Amyxa. XVII, 247, 267. 
Anaboena. vu, 177, 179, 224. 
Anagardiageae. X, 150,348. 
Anagardiagées. VI, 294; VIII, 165. 
Anagardium. XIX, 8, 10, 13, 16, 33, 34, 47. 
Anagyglus. I, 11 ; VII, 305; XI, 49, 79. 
Anaegtomeria. X, 84. 



364 



BOTANIQUE. 



Anagallis. 1, 351; VII, 287, 230 ; XV, 167. 

Anagyris. VI, 343 ; VU, 278. 

Anamirta. II, 231, 296. 

Ananassa. VIII, 328. 

Anandria. I, 212. 

Anastatiga. XI, 153. 

Anatomie des vrilles. V, 11. 

Anatomie comparée des Malvacées, 
Bombacées, Tiliacées et Sterculiacées, 
par M. Dumont. VI, 129. 

Anatomie comparée (Recherches sur 1') 
de la tige des Dicotylédones, par 
M. Hérail. II, 202. 

Anatomie de la feuille (des Gamopé- 
tales). I, 183. 

Anatomiques (Recherches) sur la for- 
mation de la tige des Fougères, par 
M. Leclerc du Sablo7i. XI, 1. 

Anchusa. V, 135 ; VIII, 239. 

Ancistrolobus. I, 47, 53, 65, 69, 95. 

Ancistrocladus. X, 342, 344. 

Ancylistes. IV, 232, 282, 314; VII, 111. 

Ancylistées. IV, 306, 331. 

Andraea. XVII, 392. 

Androcée des Plombaginées. IV, 76. 

Andromeda. I, 228; X, 72. 

Andromédées. 1, 235. 

Androsœmum. VII, 28 '2. 

Andryala. I, 213, 215; XI, 35. 

Aneimia. VIII, 375 ; XVIII, 206. 

Anémone. V, 139, 150; VIII, 117, 575, 
576 ;X, 100. 

Anenthera. VII, 106. 

Anerincleistus. XIII, 68, 80. 

Anesthésiques. III, 14. 

Aneura. II, 146, 160. 

Angelica. XVIII, 84. 

Angiopteris. VIII, 387 ; XI, 11; XV, 207, 
241 ; XVIII, 114, 115, 126, 134, 137, 142, 
163, 165, 192, 193, 219, 220, 231, 241, 
243. 

Angiospermes (Extrémité de la tige). 
XI, 309. 

Angroecum. 1, 153, 162, 165, 167 ; II, 70, 

77 ; IV, 203, 215,235; XVIII, 345. 
Anguloa. IV, 221; XVIII, 345. 
Anigozanthus. VIII, 327. 
Animaux. XIV, 217, 248. 
Anisingkia. VII, 296. 
Anisoptera. I, 65, 69, 74. 
Anisoganthus. II, 289. 
Anisonema. IV. 283. 



Anixandra. XIII, 81. 

Annularia. IX, 265, 366. 

Anoda. VI, 152 ; VII, 176; VIII, 133. 

Anoectangium. XV, 49 ; XVII, 329. 

Anoetogalyse. XIII, 63. 

Anogeissus. XVII, 276. 

Anomodon. XVII, 365. 

Anonacées. VIII, 119. 

Anona. VIII, 120. 

Anopterus. XII, 110. 

Anplectrum. XIII, 65. 

Antennaria. I, 212; XI, 53. 

Anthémidées. XI, 56. 

Anthémis. XI, 17, 83. 

Anthères (Recherches sur la déhiscence 

des aothères). 1, 97. 
Anthericum. VII, 165. 
Anthites. X, 134. 
Anthogeros. VII, 179. 
Anthospermées. I, 195. 
Anthoxanthum, XX, 308. 
Anthracophyllum. IX, 392. 
Anthrophyum. XVIII, 179. 
Anthurium. I, 141, 155, 156, 159, 163, 

164, 166, 173; VIII, 292. 
Anthyllis. XI, 3:i3 ; XX, 247. 
Antiaris. X, 330; XVII, 112. 
Antigramme. XVIII, 238. 
Antirrhinum. I, 98, 110, 307; V, 135; 

VII, 290, 361. 
Antithamnîon. XIX, 64. 
Antrophyum. XVIII, 204, 205, 207,240, 

245. 

Apargia. XI, 37. 

Apeiba. VI, 191. 

Apétales. VIII, 79. 

Apétales (Bois secondaire). XVI, 1. 

Apétales inférovariées. VIII, 105; 

XVIIl, 72. 
Apétales supérovariées, XVIII, 67. 
Aphanizomenon. VII, 241. 
Aphanoch.ete. XVI, 266, 278, 279, 300. 
Aphelandra. I, 326, 329, 331. 
Apiocystis. VII, 158, 16i. 
Apium. XIV, 368. 
Apjohnia. XVI, 343. 
Apocyneae. X, 148. 
Apocynées. I, 278, 354. 
Apocynées. VIII, 245, 472; X, 378; XI, 

230, 257 ; (Laticifères) XIV, 1; XIV, 

98, (Résumé) 110. 
Apogynophyllum. X, 61. 



TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES. 



365 



Apogynum. VIII, 247, 472 ;X, 378; XIV, 
108, 137. 

Aponogeton. VIII, 288. 

Appareil conducteur (Lumière, om- 
bre). V, 395. 

Appareil conducteur (Saxifragacées). 
XII, 158. 

Appareils pour l'étude de l'aération 
des tissus massifs. XIV, 305. 

Appareil mucifère des Laminariacées, 
par M. Guignard, XV, 1. 

Appareil laticifère des Euphorbia- 
cées, Urticacées, Apocynées, Asclé- 
piadées, par M. Chauveaud, XIV, 1, 

Appareil sécréteur (Lumière et om- 
bre). V, 399. 

Appareil tégumentaire des Saxifraga- 
cées. XII, 156. 

Appareil sécréteur (Saxifragacées). 
XII, 157. 

Appareil de soutien (Lumière et om- 
bre). V, 395. 

Appareils sécréteurs du liber. X, 
224. 

Appendicularia. XIII, 72. 
Application a la classification des 

Chicoracées. XI, 35. 
Aquatiques (Feuilles des plantes). III, 

94. 

Aquilaria. XVII, 84, 213, 220, 235, 240, 
266. 

Aquilariées. XVII, 84, 174, 213, 273. 
Aquilariella. XVII, 217, 236, 267, 268. 
Aquilegia. I, 105; VIII, 117. 
Arabis. VIII, 39; XI, 136, 162. 
Arachide. XVIII, 278, 279. 
Araghis. VIII, 183. 

Aralia. I, 28; II, 211; X, 75, 225, 369; 

XVIII, 84. 
Araliageae. X, 149. 
Araliagées. X, 369. 
Araliagées. XVIII, 84. 
Araliées. I, 22; VIIl, 219, 463. 
Araucaria. VIII, 348; XI, 285; XIX. 172, 

190, 201, 203,329. 
Araucariées. XIX, 322, 343. 
Arbutées. I, 234. 
Arbutus. VIII, 226; X, 374. 
Arc rhizogène. VIII, 14. 
Archytaea. I, 45. 
Arctostaphylos. I, 227, 234. 
Ardisia. J, 57, 246; VIII, 231, 306. 



Arenaria. XX, 232. 
Aria. VI, 336. 

Aristochia. II, 235,248, 263, 303 ; VIII, 
111; X, 200, 216, 239, 255, 257, 233, 
288, 332 ; XIII, 312, 365, 368 ; XV, 100, 
102, 177, 185. 

Aristolochiagées. VIIî, 111, 432. 

Aristolochiées. 11, 248 ; X, 332 ; XVIII, 
73. 

Aristotelia. VI, 195. 
Armeniaga. VI, 335; XII, 216. 
Armeria. IV, 5, 8, 45, 09, 72, 103, 108; 

V, 158; X. 103, 105. 
Armillaria. IX, 193, 202, 224, 229,232, 

347. 

Armoragia. III, 265; VIII, 414. 

Arnoseris. XI, 17, 26, 37. 

Aroidées. VI, 290 ; VIII, 289 ; X, 104. 

Aronia. XII, 179, 188, 194, 195, 210, 267. 

Arrudea. I, 40. 

Artanthe. XVIII, 43. 

Artemisia. II, 264; V, 136; X, 387; XI, 

46; XVIII, 101; XX, 152, 157. 
Arthrocnemum. VIII, 71. 
Arthrocormus. XX, 21. 
Arthrophyllum. I, 27. 
Arthrospira. XV, 277 ; XVI, 92, 246. 
Arthrosolen. XVII, 200, 203, 227, 229. 
Arthrostemma. XIII, 58, 59, 72. 
Arthrothamnus. XV, 42. 
Artichaut. X, 97 ; XI, 96. 
Artocarpées. VIII, 83. 
Artogarpus. VIII, 84; XVII, 109. 
Aruba. I, 92. 

Arum. VII, 288, 304, 357, 365 ; XII, 394: 

XIV, 141 ; XII, 188, 189. 
Arundinaria. VI, 21, 24. 
Arundo. VII, 62, 74. 
Asarum. VIII, 113, 432; X, 333. 
Ascaris. XIV, 193, 219, 224, 233, 239, 

248, 260, 266. 
Asclépiadées. I, 288, 354 ; II, 254 ; VIII, 

247; X, 379; XI, 228, 255; XI, 3i2; 

XVIII, 92 ; (Laticifères) XIV, 1 ; XIV, 

98, (Résumé) 110. 
Asclepias. I, 288, 289 ; VIII, 247 ; X, 

228, 280; XI, 255, 257, 280; XIV, 99, 

129, 143; XVII, 222; XVÎII, 92. 
Asclerum. XVII, 245, 261, 267. 
Ascophyllum. XIX, 85. 
Ascyrum. I, 53 ; X, 344. 
ASIMINA. VIII, 119. 



366 



AsPARAGiNE. XV, 206, 215, 225. 
Asparagus. I, 146, 174, 175 ; VI, 18; VII, 

300; XI, 321; XII, 189, 193, 194, 206, 

392; XV, 119. 
Aspect des feuilles (A l'ombre et à la 

lumière). V, 351. 
ASPERGILLUS. II, 37. 
AsPERULA. I, 195 ; m, 234, 264 ; VI, 69 ; 

VIII, 262, 482; XI, 345. 

ASPHODELINE. I, 174, 175. 

ASPHODELUS. I, 146, 176; VII, 65, 284, 

297, 340 ; VIII, 318. 
AsPiDiuM. VIII, 373, 534 ; XVIII, 159, 

185, 199, 204. 
ASPIDISTRA. IV, 142, 186. 
ASPLENIUM. VIII, 533; XI, 3 ; XIII, 116, 

126; XIV, 268 ; XVIII, 116,122,126,127, 

141, 147, 159, 188, 200, 507, 235, 238, 

243. 

ASPRELLA. VI, 41. 

Assimilation des capitules. XI, 89. 
ASTÉLIQUE. III, 276. 
Aster. VII, 303 ; XI, 44. 

ASTERALES. I, 206. 

Astebisgus. I, 214; XI, 52, 83. 
AsTiLBE. VI, 331 ; VIII, 204; XII, 7, 50, 
165. 

ASTRANTIA. XX, 264. 
ASTROGENTRES. XIV, 273. 
ASTRODONTIUM. XV, 73. 

ASTRONIA. XIII, 24, 56, 61, 62, 80; XV, 

375,378. 
AsTRONiUM. XIX, 16, 24, 44. 

ASTOMUM. XX, 8. 
ASTYLOSPORA. IX, 376. 
ASYSTASIA. I, 326. 

Athamanta. X, 369. 
Athrotaxis. XIX, 17.=., 190, 319. 
Athyrium. XVIII, 238; XX, 317. 
Atmosphère interne de la Pomme de 

terre, XIV. 309. 
Atragene. X, 255. 
Atrichum. XVII, 350. 
Atriplex. II, 245 ; V, 136 ; VI, 342 ; VIII, 

71, 423; XVIII, 71. 
Atropa. Il, 270 ; VII, 299 ; X, 376 ; XI, 

197, 201, 211, 252; XH, 367; 188, 191, 

194, 367 ; XVII, 222. 
Aubrietia. V, 362; XI, 153, 163, 172. 
Augura. II, 355; VI, 343 ; XII, 184, 199, 

330. 

Audouinia. XII, 148. 



AULAGOMNIUM. XVII, 347. 

Aulosira. VII, 177, 256. 

Aurigula. III, 280, 283, 287, 293, 304, 

313; VIII, 228, 466. 
Ayigennia. I, 335. 

Avena. VII, 66; XIII, 98, 101; XX, 151, 
172, 192. 

Avoine. III, 56; XVIII, 290, 313. 
Axinandra. XIII, 25. 
Axinea. XIII, 68. 
Axyris. VIII, 71. 
Ayenfa. VI, 217. 
Azalea. I, 128, 227, 238. 
Azara. X, 343. 
AziMA. VI, 66, 67. 

Azolla. 111,314; VI, 48, 128; VII, 179; 
VIII, 115, 393, 542. 



B 

Bagillus Amylobagter. XVIII, 18. 
Baggharis. X, 387. 
Bacgharites. X,52. 
Bagassa, XVII, 113. 
Balanites. I, 93. 

Balantium. XVIII, 135, 140, 205, 236. 
Balsamina. IV, 142. 
Balsaminées. VIII, 157;, 445. 
Balsamifluées, XVII, 156. 
Baldingera. XI, 316. 
Balsamodendron. XIX, 5. 
Bangia. XIX, 84. 
Bangiaceae. XIX, 82. 
Banksia. VIII, 103; X, 331, 332; XVII, 
15, 33. 

Barbarea. VII, 305 ; VIII, 40 ; XI, 165, 
167. 

Barbetia. IV, 270; VII, 111. 
Barbeyastrum. XV, 370. 
Barbula. XV, 56; XVII, 336. 
Bardane. X, 98; XVIII, 280. 
Bardanus. XI, 96. 
Barkhausia. I, 215; XI, 36. 
Barleria. I, 327 ; XVIII, 221 . 
Barnadesia. I, 12 ; X, 387. 
Baronia. XIX, 49. 
Barthea. XIII, G8, 80, 86. 
Bartramia. XV, 62 ; XVII, 348. 
Bartramiageae. XV, 61. 
Bartramidula. XV, 61. 
Basella. VIII, 72 ; XVIII, 71. 



TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES. 



367 



Basellées. VHI, 72,423 ; XVHI, 71. 
Bassia. I, 255. 
Batatas. VIII, 242. 
Batidées. XVII, 75. 
Bâtis. XVII, 75. 
Batrachospermum. XVI, 302. 
Bauera. XII, 153. 

BauhiiNIa. 11,210,211, 232, 251, 252,253, 

263, 295; X, 352. 
Beaumontia. I, 279, 281 ; X, 379. 
Becgarianthus. XV, 375, 378. 
Befaria. I, 229. 

Bégonia. II, 21 1,217,235; IV, 186 ; VIII, 
76, 565 ; X, 333 ; XI, 329; XVIII, 53. 

Begoniagées. VIII, 76, 424; X, 333; XI, 
329 ; XVIII, 73. 

Behuria. XIII, 68, 79. 

Beleperone. I, 328. 

Bellidiastruh;. XI, 45. 

Bellis. V, 3i3;XI, 45. 

Bellugia. XIII, 25, ('.2, 81. 

Beningasa. VIII, 259. 

Beneyidezia. XV, 372. 

Berardia. XII, 149. 

Berberideae. X, 150. 

Berbéridëes. VIII, 124; X,334 ; XI, 330, 
XVIII, 75. 

Berberis. VI, 305 ; VIII, 125 ; X, 87, 255 ; 

XL 330; XII, 188, 194, 231 ; XVIII, 42. 
Bernardina. I, 249; VIII, 191. 
Berrya. VI, 180. 
Berteroa. VIII, 38; XI, 143. 
Bertolonia. XIII, 58, (;6, 79. 
Beta. V, 135; VIII, 71. 
Betterave. XIV, 365. 
Betoniga, XX, 301, 330. 
Betula. IV, 156; VI, 9; VIII, 106, 432; 

X, 2, 10, 3 32; XVII, 135; XX, 306. 

BÉTULAGEAE. X, l47. 

Betulacées. XVII, 133. 

BlDENS. I, 173, 176 ; V, 136; VIII, 268; 

X, 108; XI, 51, 77, 80. 
Bifrenaria. XVIII, 344. 
BiGNONiA. 1,270, 318, 319, 324; II, 208, 

210, 25G;IV, 139, 147, 150, 155, 107; 

V, 24; X, 381. 
BiGNONiAGÉES. I, 317, 355 ; II, 255; V, 

24 ; VIII, 252 ; X, 148, 381 ; XVIII, 94. 

BiLLARDIERA. 1,33, 34. 

BiOTA. XI, 285, 286. 

BiSGUTELLA. VIII, 35, 39, 40; XI, 169. 

BiSGLAZOYIA. XV, 378. 



BiXA. I, 79. 

BiXAGÉES. I, 79; VIII, 148; X, 343. 
Blakea. XIII, 25, 59,60, 81. 
Blasia. VII, 179. 

Blastophysa. XVI, 267, 327, 332, 342, 
347. 

Blastus. XIII, 67. 

Blé. m, 53; XVIII, 23, 24, 284, 311. 
Bleghnum.IV, 139; VIII, 374 ; XIII, 1I7, 

120; XVIII, 204, 229. 
Blepharogarya. XIX, 39. 
Blitum. VIII, 71. 
Blysmus. VIII, 498. 
Blyttia. VII, 8. 
Boggonia. X, 290. 
Boehmeria. VIII, 427 ; XVII, 113. 
Boerhayia. IV, 3; XVII, 78. 
Boerlagea. XV, 372. 
Bois (Cryptogaaies vasculaires). XVIII, 

141. 

Bois secondaire. VI, 234. 
Bois segondaire des Apétales. XVII, 1. 
Bois parenghymateux et griblé. XVII, 
221. 

BOLBITIUS. IX, 357. 

BOLBOGOLEON. XVI, 308, 325, 346, 347 ; 

XIX, 142. 
Bolbophyllum. XVIII, 345. 
BOLETUS. III, 79; IX, 388. 
Boltonia. I, 215 ; V, 324, 341, 374, 397. 
BOMBAGÉES. VI, 129, 168, 228, 231, 233, 

235; VIII, .133; (Classification) VI, 

238 ; X, 335. 
BoMBAX. I, 75; VI, 133, 135, 170; VU, 

176; VIII, 133. 
BONAYERIA. VIII, 178. 
Bonnetia. I, 43. 
BoNPLANDiA. V, 135 ; VIII, 240. 
Bonplandiana. I, 204. 
BORRAGINÉES. I, 294, 355 ; VIII, 1-38, 

468 ; XI, 341 ; XVIII, 91. 
BORRAGO. I, 99, 109 ; II, 25 ; V, 135 ; VIII, 

238; XVIII, 91. 
BORONIA. VI, 271. 
BOBZIA. XVI, 95. 
BOSGHIA. VI, 178. 
BosiA. II, 245; XVII, 69. 

BOSWELLIA. XIX, 48. 
BOTRYGERAS. XIX, 10. 

BOTRYGHIUM. II, 15; VIII, 389; XVIII, 

116, 120, 131, 135, 138, 163, 169. 
BOUEA. XIX, 42, 47. 



368 



BouGAiNViLLEA. II, 247; VIII, 102; 

XVII, 76; XVIII, 43. 
Bourgeons collatéraux, XV, 96, 123. 
Bourgeons dormants. XIII, 344, 355, 

362. 

Bourgeons doubles. V, 144. 150. 
Bourgeons endogènes. VIII, 574. 
Bourgeons multiples. XV, 95. 
Bourgeons multiples, par M. Russel. 
XV, 95. 

Bourgeon terminal. XI, 246. 

Bourgeons superposés. XV, 96, 149. 

Bourgeons en zigzag. XV, 130. 

Bourgeons dans les racines des Phané- 
rogames, par M. Van Tieg hem. Y , IZO. 

Boussingaultia. VIII, 73; XVIII, 71. 

Bouvardia. I, 197 ; X, 384. 

Brabejum. XVII, 40. 

Braghychiton. VI, 202. 

Braghymenium. XV, 64 ; XVII, 340. 

Braghyotum. XIII, 72. 

Braghypodium. VII, 66. 

Braghysiphon. XVII, 277,280, 283, 289. 

Braghythegium. XV, 89 ; XVII, 373 ; XX, 
47. 

Braghytrighia. III, 339; IV, 371. 

Bractées de l'involugre des Compo- 
sées, XI, 17. 

Brainea. XVIII, 240. 

Brassica. I, 149 ; VII, 305 ; VIII, 36, 38, 
40, 412; VIII, 40; XI, 167, 171, 175 ; 
XIV, 360; XX, 121, 157. 

Braunia. XV, 71. 

Bredemeyera. I, 319. 

Bredia. XIII, 67. 

Breutelia. XV, 63 ; XX, 7, 30. 

Brexia. X, 361 ; XII, ilO, 

Brexiées. XII, 104. 

Brittenia. XV, 374. 

Broméliacées: VIII, 328. 

Bromus. VIII, 496; XIII, 98. 

Brosimum. XVII, 110. 

Broussaisia. XII, 91. 

Broussonetia. XIV, 11; XVI, 113, 127, 
143; XVII, 122; XVIII, 68. 

Browallia. VIII, 236; XVIII, 93. 

Brownlovia. VI, 182. 

Brownloviéés. VI, 232, 235. 

Brucea. I, 87, 88, 89, 95; VI, 297, 317 ; 
X, 348. 

Brunella. XX, 289, 330, 330, 338, 348, 
349. 



Brunellia. I, 93. 
Brunfelsia. X, 376. 
Brunia. XII, 148. 
Bruniées. Xll, 148. 
Brunnighia. II, 296. 
Bruyère. II, 355. 
Bryaceae. XV, 64. 

Bryologique (Florule) de Mayotte, par 

M. E. BeschereLle. II, 82. 
Bryologique (Flore du Japon). XVII, 

327. 

Bryonia. Il, 268, 297 ; V, 14, 15 ; VII, 
288 ; XI, 251 ; XII, 321 ; XVIII, 100. 

Bryonopsis. XII, 194, 197, 317. 

Bryophyllum. VIII, 67 ; XVI, 7. 

Bryoxiphium. XVII, 330. 

Bryum. II, 82, 90, 91 ; VII, 12 ; XV, 66; XVII, 
342; XX, 6, 8, 10, 27. 

Buchanania. XIX, 33, 47. 

BUCKLANDIA. I, 87. 

Bugquetia. XIII, 74. 
BUDDLEIA, I, 291, 293 ; VIII, 244 ; X, 377. 
Buettneria. VI, 136, 212,217. 
BuLBiNE. V, 147 ; VII, 297 ; VIII, 319. 
Bulbogoleon.XVI, 266, 268. 

BULLIARDIA. X, 347. 

Bumelia. I, 255; X, 67. 
BuNiAS. VII, 305; XI, 165. 
Buphthalmum. I. 212; XI, 51, 81. 
Bupleurum. I, 24 ; VIII, 218 ; XVIII, 84 ; 

XX, 261, 330, 348. 
Burchellia. I, 196, 199; X, 383. 
BURSARIA. I, 33, 34; XIX, 8, 16, 23, 33, 

48. 

BuRSULLA. IV, 245, 274. 
Butome. IX, 157. 

Butomées. VI,305; VIII, 312, 512 ; XVII, 
295. 

Butomus. XVII, 319. 
Buttneria. I, 75, 78 ; X, 336. 
BUXACÉES. II, 217. 
Btjxées. VIII, 147. 

Buxus. II, 217; V, 383; VIII, 147; 
X, 228, 343. 



G 

Cagalia. VII, 278, 318, 342, 359. 

Cagginia. I, 294. 

Cacginia. XVIII, 91. 

Cactées. VIII, 74, 424 ; XVI, 15, 19. 



TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES. 



369 



Caesalpinites. X, 121. 
Caféine. XV, 207. 
Cal. X, 258. 

Caladium. VIII, 294, 315; XIV, 141. 

Calamintha. XV, 1G7; XX, 300. 

Calamus. X, 2->l. 

Calandrinia. VIII, 63. 

Calanthe. IV, 221. 

Calantica. I. 59. 

Calathi.nus.IX, 339. 

Calceolaria. I, 305, 

Calendula. I, 149; II, 235; XI, 54; 

XVIII, 102. 
Calepina. xi, 1G5, 
Calice des Plombaginées. IV, 75. 
Calices. X, 105. 
Calla. VIII, 505. 
Callianthemum. XIX, 19. 
Callicarpa. I, 335. 
Callicoma. XII, 75, 77, 82. 
Calligonum. IV, 97 ; XVII, 96. 
Calliopsis. VII, 305. 
Callistemon. X, 308 ; XI, 231, 233, 260. 
Callistemophyllum. X, 109. 
Gallistephus. VIII, 487. 
Callitriche. m, 209, 246; III, 104, 137, 

24:<, 252, 253, 255 ; XIII, 283, 
Callitrichées. VIII, 440. 
Callitris. X, 154 ; XIX, 172, 175, 182. 
Callose. XVIII, 138. 
Calluna. VIII, 224; X, 374; XX, 283, 

330, 331, 341. 
Callymekia. XIX, 79. 
Calopappus. I, 11. 

Calophyllum. I, 39, 40; I, 41 ; 1,46 

VIII, 139; X, 337. 
Galophysa. XIII, 63. 
Calorimètre Berthelot. XVIII, 4. 
Galosanthus. VIII, 252. 
Calothrix. III, 324, 333, 338, 339, 345 ; 

XIX, 162. 
Calotte. IIÎ, 256; VIII, 11. 
Calpurnia. X, 115. 
Caltha. VIII, 8; XX, 227. 
Calyoa. Xm, 67, 80 ; XV, 375. 
Galycanthées. VIII, 122. 
Calyganthus. I, 110; II, 205,236, 239; 

V, 37 7 ; VIII, 122; XV, 157. 
Calygogonium. Xni, 63. 
Calygopteris. XVII, 276. 
Galymperes. II, 82, 89; XX, 5, 13, 24. 
Calypogeia. Il, 159. 

ANN. se. NAT. BOT. 



Calyptothegium. XX, 38. 
Calyptre. VIII, 11. 
Galyptrella. XIII, 68. 
Galyptrostegia. XVII, 202, 262. 
Galysericos. XVII, 205. 
Galystegia. XV, 159. 
Gamarophyllus. IX, 305. 
Cambessedesia. XIII, 74. 
Gamelina. VIII, 39, 40 ; XI, 136. 
Gamellla. I, 333; X, 100, 337. 
Gampanales. I, 221. 
Gampanula. I, 222, 223 ; II, 289 ; III, 249; 

IV, 145; V, 136; Vïll, 250; XI, 197 ; 

XIII, 363 ; XVIII, 97 ; XX, 281. 
Gampanelacéep. I, 221, 353; VIII, 256, 

478; X, 3S2; XI, 345 ; XVIII, 97. 
Campiiorosma. II, 24G. 
Gampnosperma. XIX, 24, 44. 
Gampylopodium. XX, 15. 
Gampylopus. XX, 6, 10, 13. 
Ganarium. VI, 2 ; XIX, 10, 23, 48. 
Ganarina. XIII, 368. 
Canaux sécréteurs (Second mémoire 

sur les), par M. Van Tieghem. I, p. 5 
Canaux sécréteurs (MiJ« Leblois), VI, 

247. 

Canaux sécréteurs (Rôle), VI, 306. 
Canella. X, 343. 

Canna. V, ;]53, 362; VI, 293, 322; VIlî, 

332, 5 9, 573 ; XVIII, 43. 
Gannabinées. VIII, 85. 
Cannabis. VIII, 85, 271, 426; XIV, 137; 

XX, 121, 129, 142, 144, 157. 
Cannées. VI, 292; VIII, 332,519,573. 
Gansjera. XVII, U:6, 236, 249, 257, 

2t;l. 

Cantharellées. IX, 302. 
Gantharellus. III, 89, 90 ; IX, 199, 

217, 239, 253, 262, 282, 394. 
Gapparidées. VIII, 45, 415; X, 346. 
GappaRIS. VI, 67 ; VIII, 51, 52, 53 ; X, 

346. 

Caprifoliacées. 1, 185, 352; VIII, 263; 

XI, 345 ; X, 385. 
Capsella. VIII, 41 ;X, 127 ; XI, 140, 

l.',6, 175; XX, 214. 
Gaisici m. VII, 323; VIII, 236; XVllI, 

88; XII, 189, 212. 
Capsosira. V, 79. 

Caractères des principales familles de 
Gamopétales tirés de i'anatomie de la 
feuille, par M. Vesgiie. I, 185. 

XX, 



370 



BOTAIVIQUE. 



Caractères de la famille des Plom- 

baginées. IV, 88. 
Caractères des tribus et des genres 

de Plombagiaées. IV, 89. 
Caragana. X, 353. 
Caraipa. I, 44, 95; X, 339. 
Carapa. X, 347. 

Cardamine. m, 265; VIII, 414; XI, 
137. 

Cardiospermum. XV, 127. 
Carduncellus. VIII, 268 ; XI, 65, 76, 
79. 

Carduées. XI, 69. 

Carduus. I, 19; VI, 275, 276; X, 98, 

101 ; XI, 77, 78 ; XX, 277. 
Carex. VII, 66, 67, 74 ; VIII, 498 ; X, 

157; XX, 307. 
Cariga. VIII, 149; XIV, 6. 
Carionia. XIII, 59, 66, 374. 
Carissa. 1, 280 ; X, 378. 
GarissÉES. I, 279. 
Carum. VIII, 210. 
Carlina. I, 11, 19; XI, 68, 76. 
Carotte. XIV, 851. 
Carpentaria. XII, 102. 
Carpesium. XI, 55, 96. 
Carpinus. X, 332; XI, 328; XV, 1.52; 

XVII, 140. 
Carpites. X, 138. 
Carpodiptera. VI, 182. 
Carthamus. I, 150 ; VII, 305 ; XI, 66, 

76; XX, 121, 131, 152, 157, 160, 161, 

189. 

Carya. X, 229, 23:J, 332; XVII, 161; 
XIX, 31. 

Garyophyllées. VIII, 59, 416; X, 347 ; 

XI, 332. 
Caryophyllus. IV, 3. 
Casaeria. I, 59. 

Cassia. I, 126; II, 25, 209, 210, 253; V, 
136; VII, 305; VIII, 180 : X, 121. 

Cassytha. VIII, 581. 

Gastanea. VIII, 107 ; X, 222, 229, 263, 
332; XVII, 146. 

Gastanoides. XVÏI, 143. 

Castanopsis. XVII, 144. 

Castela. I, 93. 

Castenavia. VII, 111. 

Castratella. XIII, 74. 

Casuarina. II, 208 ; VIII, 91 ; XVII, 
51. 

Casuarinées. VIII, 91; XVII, 51. 



Catalpa. I, 318; VIII, 252 ; X, 162, 233, 

241, 290, 381. 
Catananghe. I, 211, 213 ; XI, 24, 36. 
Catenaria. IV, 307, 316, 331. 
Catesbaées. I, 194. 
Catogoryne. XIII, 59, 63, 374; XV, 372 
Cattleya. IV, 2-20, 221, 235; XVIII, 

344. 

Caulotretus. II, 208, 209, 253. 

Causes de la T[trgesgence des plan- 
tes grasses. XVI, 60. 

Caylusea. VIII, 57. 

Ceanothus. Xil, 163. 

Cegropia. VIII, 8î, 82; XVII, 104. 

Cedrela. X, 1, 347. 

Cedrelage/E. X, 150. 

Cedrelospermum. X, 92. 

Cedrus. YI, 322; XIX, 241. 

Celastragées. VIII, 200; X, 359; X , 
335; XVJII, 81. 

Gelastrineae. X, 150. 

Celastrus. X, 102, 359; XV, 173. 

Cellules a mucilage des graines de 
Crucifères. XI, 125, 

Cellules annexes. VIII, 15. 

Cellules compagnes. X. 208, 227, 231. 

Cellules df.s Nostocacées. III, 326. 

Cellules grillagées. X, 194. 

Cellules épidermiques. V, 376. 

Cellules des Oscillariées. XV, 273. 

Cellules mères du pollen. XIV, 170. 

Cellules polaires. XIV, 222. 

Cellules résineuses isolées des Tu- 
buliflores. I, 19. 

Cellules scléreuses du liber. X, 
217. 

Cellule triplissée. VIII, 19. 

Celosia. V, 135; VIII, 70 ; XVII, 99. 

Celosiés. XVll, 60. 

Celtidées. VIII, 87. 

Celtis. VII, 17(;; VIII,87; X, 329; XVII, 

120; XVI II. 68. 
Cenghrus. VIII, 496. 
Centaurea. vu, 303 ;X. 9J;XI, 17, 65 
Centaurée. XI, 84. 
Centaurées. XI, 69. 
Centradenia. II, 223, 224, 277; VIII, 

214; XIII, 58, 74, 79, 363. 
Centrantiius. VI, 73; VIII, 262; X, 380. 
Centres d'attraction. XIV, 164. 
Centrolipide^. VII, 85; X, 146. 
GentrOxMa. XIII, 68. 



TABLE ALPHABÉTIQ 



UE DES MATIÈRES. 



371 



Ceph.elis. I, 195 ; X, 38ô. 
Gephalanthera. IV, 225. 
Cephalanthus. I, 194; VIII, 261 ; X, 
382. 

Cephalaria. I, 208; VIIL 266 ;X, 386. 

Cephalophora. I, 213, 214. 

Cephalotaxus. XI, 306 ; XIX, 187, 202. 

Cephalotées. XII, 153. 

Cephalotus. XII, 153. 

Ceramium. XIX, 64. 

Cermaiage.î;. XIX, 64. 

Cerastium. VIII, 60, 416. 

Cerasus. V, 317; VI, 333; VIII, 193; 

XII, 188, 190, 256. 
Ceratodon. XVII, 335. 
Ceratopetalum. XII, 75, 82. 
Ceratophyllum. m, 121; IV, 18; IX, 

75 ; XIII, 289. 
Ceratopteris. m. 314 ; VIII, 540 ; XVIII, 

115, 121, 185, 226. 
Ceratostigma. IV, 22, 65. 
Geratozamia. XIV, 239. 
Gerbera. I, 280, 282; X, 378, 379. 
Cergidium. VII, 118, 143. 
Cergis. VI, 344; VII, 2; VIII, 176; X, 

2, 122, 350, 351 ; XIII, 351, 353. 
Gereus. VIII, 74, XII, na. 
Gerinthe. I, 294. 

Ceropegia. I, 289; II, 254; IV, 136. 
Geropteris. XVIII, 240. 
Gestrinees. XI, 216, 241. 
Gestrum. IV, 155 ; X, 376. 
Ceterach. XIII, 116; XVIII, 126, 188. 
Gh^ropiiyllum. I, 25 ; XVIII, 363. 

GHiETOBOLUS. XIX, 137. 
CHiETOLEPIS, XIII, 73. 

Gh^tomorpha. XVI, 292, 319, 328; 
XIX, 128. 

Ch^tonema. IV, 241; XVI, 269, 302, 397, 
311, 348. 

Gh/etopeltis. XVI, 267, 269, 297, 347. 
GHyEOTOPHORA. XVI, 268, 302, 346. 
Gh/ETOphorace^e. XIX, 140. 
GH^TOPHORÉEs(Afûnités avec les Mycoï- 

dées et les Ulvéesj. XVI, 300; XVI, 

265 ; XVI, 352. 
Gh^etopteris. XIX, 124. 
Gh^tosiphon. XVI, 287, 338, 3i3, 347. 
Gh^tostoma. XIII, 74. 
Ghalepoa. I, 34, 95. 
Ghaleur. XVI, 32. 
Ghaleur végétale. XVIII, 1. 



Gham.ecyparis. VII, 40. 

Cham^dorea. I, 155, 163; VllI, 307. 

Ciiam.epeuce. XI, 68, 96. 

Cham.erops. I, 146. 

Chamjî?iphon. III, 323. 

Cham/esiphonage^. XIX, 163. 

ChaMyestellera. XVII, 199. 

Champereia. XVII, 25S, 257. 

Ghampignons (Amidou). V, 287. 

Champignons. XVI, 390. 

Champignonsparasites (Notes sur quel- 
ques) nouveaux ou peu connus, pai 
M. Fayod), II, 28. 

Ghantransia. XIX, 81. 

Ghanvre. XVIII, 281. 

Ghaptalia. I, 12. . 

Char A. IV, 289, 297. 

Charagejî:. X, 144. 

Charagium. VII, 118, 166. • 

Charianthus. XI!I, 63. 

Chayia. XVII, 61. 

Chayiga. XVIII, 43. 

Cheilanthes. VII, 2; X, 154; XVIII, 
188. 

Cheiranthera. I, 33, 3i. 

Cheiranthes. VII, 290, 305. 

Gheiranthus. VIII, 36, 40, 42; XI, 171. 

Ghieroloena. IV, 205. 

Ghelidoniusi. VII, 306; VIII, 56; XIV, 
6, 140 ; XX, 229. 

Chêne. II, 355. 

Chenopodiace^. X, 147. 

Chenopodiagées. II, 245 ; VIII, 70, 423 ; 
XVII, 65, 70, 98, 100, 17 3; XVIII, 70. 

Chenopodites. X, 26. 

Chenopodium. II, 246; VIII, 70, 423;, 
XV, 228; XX, 303. 

Ghigocga. I, 196, 198. 

Chicoggées. I, 196. 

Chigoragées. XI, 24. 

Chigoragées (Tableau de classifica- 
tion). XI, 40. 

Chimiques (Recherches) sur la matura- 
tion des graines, par M. MiXntz. III, 
45. 

Chimonanthus. II, 239, 240, 241; VIII, 

122 ; X, 334. 
Chirita. I, 313. 
Ghironia. XVII, 231. 
Ghitonia. IX, 286, 324. 
Ghlamydanthus. XVII, 198, 262. 
Chlamydogoggus. VII, 138, 15G. 



372 



Chlamydomonas. VII, 118, 125, 143, 15G, 
166. 

Chlamydospores. IX, 273. 
Chlorangium. VII, 141 
Ghloranthées. VIII, 92. 
Chloranthagées. XVII, 62. 
Chloranthus. II, 302; VIII, 92. 
Chloroamylites. V, 244. 
Chloramylites dans le péricarpe des 

Légumineuses. V. 249. 
Chloramylites (Leur destruction). V, 

2.^5. — (Leur formation). V, 260. 
Chloroamylites. VII, 271. 
Chlorochytrium. VII, 166 ; XVI, 275 ; 

XIX, 161. 
Ghlorogonium. VII, 114, 143. 
Chloroleugite. vu, 270. 
Clorophyllienne (Fonction). II, 99. 
Chlorophylle. V, 402. 
Chlorophylle (Origine). XIII, 5. 
Chlorophyllienne (Action). III, 5. 
Chlorophyton. XIV, 238, 243. 
Chloroplastides. vu, 270. 
Chondrilla. XI, 30, 38, 39, 71. 
Ghondria. XVI, 3-28. 
Ghorda. XVI, 309; XIX, 94. 
Chordaria. XIX, 94, 95. 
Ghoripetalum. I, 57. 
Ghorisia. VI, 171. 
Chorispora. VIII, 40. 
Ghorysanthe. IV, 97. 
Christiania. VI, 182. 
Chromoleugites. VII, 263, 270. 
Chromosomes. XIV, 253. 
Ghroogoggus. III, 3J4. 
Ghroolepus. VII, 157. 
Chrysanthemum. I, 212, 215 : V, 136 ; 

VII, 280 ; XI, 18. 
Ghrysodium. XII, 2, 18 ;X, 154. 
Ghrysophyllum. I, 255, 260; X, 375. 
Ghrysosplenicm. III, 213, 243, 246, 

254, 255; VIII, 453; XII, 7, 50, 81, 

159. 

Chymogogga. XVII, 2 iO, 228, 230, 264. 
Ghysis. IV. 221. 
Chytridinées. IV, 276, 325. 
Chytridinles (Classificatioa). IV, 306. 
Ghvtridium. IV. 241, 27 2,274, 285,291, 

293, 300, 327; VII, lll. 
CiBOTiUM. XV III, 138, 208, 219, 233. 
CiGER. II, 223, 306; III, 25S; VIII, 12, 

185; VllI, 184; X, 352; XV, 242. 



GiGHORiUM. I, 14, 18, 213 ;V, 136; VI, 
276; XI, 17, 24, 37, 78; VllI, 208. 

CiNGHONA. I, 200, 204, 196 ; IV, 270 ; X, 
215, 283. 

CiNCHONÉES. I, 19.% 196. 
CiNERARiA. I, 7, 212, 219; VI, 276, 
GiNNAMODENDRON. X, 343. 

GiNNAMOMUM. VIII, 120 ; X, 31, 334. 
GIRGJ3A. III, 202, 252 ; V, :i35, 370, 
381, 384, 397, 402; VIII, 208, 384 ; 

X, 365. 
GiRSiUM. I, 8, 212. 

Circulation du Saccharomyces apicu- 
latus dans la nature, par M. Hansen. 

XI, 185. 

GiRSiuM. 1, 18, 19,212, 213; VI, 275, 276; 

XI, 78; XVI !I, 102; XX, 227. 
GissAMPELOS. II, 229, 231, 296. 
Gis-^us. II, 211, 253; V, 22; X, 228, 230, 

240, 263, 359 ; XI, 335. 
ClSTÉES. VIII, 147. 
GiSTUS. I, 3i2; VIII, 148. 
Githarexylon. X, 382. 
Gitriobatus. I, 30, 32, 34. 
GiTRULLUS. VII, 350, 475. 
Gitrus. VI, 252, 261, 267, 269 322 ; VIII, 

162; X, 222, 347; XVIII, 355. 
Cladogarpi. XV, 71. 
Cladoghytrium. IV, 305, 309,313; VII, 

111. 

Cladophora. IV, 298; XVI, 319, 324, 

328 ; XIX, IV5. 
Cladophorace^. XIX, 125. 
Classification des Cynarogéphales. 

XI, 69. 

Classification des Mélastomacées. 

XIII, 85; XV, 379. 
Classification des Monocctylédones 

aquatiques. XIH, 10'», 108. 
Classification des Cymodocea. XIII, 

245. 

Claudopus. IX, 265, 276, 382. 

Glavaria. III, 89, 90. 

Glavija. I, 245, 246, 250. 

Clé des Vaginabiées. XV, 291. 

Clematis. II, 296, 299, 30i; V, 26, 377; 

VIII, 117; X, 82, 239. 
Cleome. V, 136; VIII, 48, 415. 
Clerodendron. I, 335 ; VI, 342. 
Glethra. I, 227, 232; VIII, 226. 
Cleyera. I, 233. 
Glianthus. VIII, 181. 



TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES. 



373 



Clidemia. X, 3^17 ; XIII, 63. 
CLIMACtUM. XVII, 370. 
Climagorhlzes. VIII, 130. 
Clitogybe. lir, 89; IX, 189, 195, 202, 

229, 247, 273, 344. 
Clitogybés. IX, 344. 
Clitogibe^, IX, 3 )5. 
Glitopilus. IX, 235, 241, 265, 382, 

389. 

Clivia. IV, 144, 159 ; VII, 298 ; XII, 208. 
Closterium. IV, 298. 
Clusia. I, 39, 40, 41, 155, 159; VI, 289; 
VllI, 140. 

Clusiagées (Canaux sécréteurs). I, 37. 
Glusiagées. VI, 287; VIII, 139; X, 337. 
Clypeus. IX, 267, 362. 
Cneorum. I, 93; XII, 199. 
Cnigus. XI, 65, 78. 
COB^A. VI, 45; VIII, 241. 

COGGINE/E. IX, 308. 

GoGGOLOBA. II, 296; IV, 97; XVII, 92. 

COGGOS. I, 163. 
GOGGOMONAS. VII, 141,143. 

GocGULUS. II, 208, 210, 2H, 226, 227, 

229, 231, 296, 302, 303. 
CoGHLEAUiA. VIII, 39, 40, 45; XI, 163; 

XIV, 367 ; XVII, 222. 
GOGHLIDIUM. XVIII, 208 
COGHLOSPERMUM. I, 79. 
GOELASTRUM. VII, 165. 
COELOGLADIA. XIX, 100. 

CoELOGYNE. IV, 220, 235; XVIII, 344. 

GOELOSIA. VIII, 70. 
GOELOSTEGIA. VI, 177. 

COFFEA. I, 196, 197, 199; X, 383, 384. 
Coiffe. III, 256 ; VIII, 11. 

GOILODESME. XIX, 98. 

Cola. I, 77; VI, 203 ; X, 336. 
COLEA. I, 318. 

COLEOGH.ETE. XVI, 291, 302, 206, 347. 

COLEONEMA. VI, 271. 
GOLLEMA IX, 21. 

Colle N CHYME. VI, 343. 

COLLETIA. XII, 164. 

GOLLINSLA. I, 30i ; VIII, 249. 

COLLOMIA. VI II, 241. 
COLLOÏDES. XV, 203. 

COLLYBIA. III, 89; IX, 20?, 213, 232, 

247, 356, 274, 275, 341. 
COLOGASIA. XVIII, 376. 
GOLPODELLA. IV, 245; VII, 108. 
COLPODIUM. XIV, 231, 



GOLUMNEA. I, 311 ; VIII, 476; X, 380. 
CoLURiA. X, 355. 

COLUTEA. X, 353. 

Colza. XVIII, 280. 
GoMARU-M. X, 355, 357. 
GOMBRÉTAGÉES. VllI, 211; X, 366. 
GOMEPPERMA. II, 232. 
COMEURYA. XIX, 47. 

CoMMELiNA. VIII, 313, 513, 572. 

COMMELINAGÉES. VIII, 3l3, 513. 

CoMMÉLiNÉES. VIII, 572 ; XI, 320. 

GOMMÉLYNÉES. V, 27. 
COMMËRSONTA VI, 216. 
COMMIPHORA. XIX, 8, 48. 
COMOGLADfA. XIX, 10, 43. 
GOMOLIA. XIII, 72. 

COiMPARAisON de structure de la gaine 

et du limbe. X, 100. 
Composées. I, 2i0, 353; VI, 274 ; VOî, 

266, 487. 

Composées (Bractées de l'involucre). 
XI, 17. 

Composées. XI, 71, 345 ; XVIII, 501. 
Composées (canaux sécréteurs des). 
1,6. 

COMPOSITEJî. X, 148. 
GONFERVA. XVI, 279. 
GONFERVOÏDÉES. XVI, 343. 
GONIG^E. IX, 309. 

GONIDIES DES NOSTOGAGÉES. III, 336. 

Conifères. VUI, 343, 525 ; XI, 291 ; XIX, 
353. 

CONIUM. VUI, 218. 

GONJONGTIF GENTRAL. XVIII, 65. 
CONJONGTIF EXTERNE. XVIII, 05. 
GONNARÉES. VIII, 191. 
GONOGARPUS. XVII, 35. 
GONOGÉPHALÉES VUI, 81 ; XVIT, 104. 
GONOGLINIUM. I, 214, 217, 220; XVII, 
200. 

CONOGYBE. IX, 357. 
GONOSPERMUM. XVII, 13. 
GONOSTEGIA. XIII, 63. 

CONRINGIA. XI, 157, 158, 175, 177. 

Consistance des feuilles (à l'ombre et 
à la lumière) V, 351. 

Constitution des noyaux. XIV, 253. 

Contenu cellulaire (Lumière et om- 
bre). V, 401. 

Contenu des cellules compagnes. 
X, 292. 

Contenu des tubes criblés. X, 270. 



374 



BOTAI^IQUE. 



Contributions à la connaissance des 
Chaetophorées épiphytes et endo- 
phytes, par M. Huber. XVI, 265. 

Contribution à l'étude du liber des 
Angiospermes, par M. Lecomte. -X, 
193. 

Contribution à l'étude de l'anatomie 

du fruit des Conifères. XIX, 16i. 
CONVALLARIA. Vil, 65 ; YIIF, 517 ; X, 264 ; 

XII, 188, 189, 388; XIV, 239, 243; 

XVIII, 334. 
Convolvulacées. VIII, 241; XI, 217, 

242, 258, 470, 575, 578, 258 ; XV, 

159. 

CoNVOLYULUS. V, 138 ; VII, 304 ; VIII, 
575, 578; XI, 217, 241, 242, 258, 274; 
XV, 160 ; XX, 168. 

Conyza. Xf, 44. 

COPAIFERA. X, 350. 

Coprin. V,29l, 379, 397. 
Coprinoïdées. IX, 378, 379, 380, 397. 
Coprinus, II, 44; 111,80; IX, 190, 200, 

210, 225, 233, 245,254, 259, 261, 276, 

379. 

COPROSMA, I, 195, X, 217. 

GOPROSPERMA, I, 204. 

Copulation des noyaux sexuels, XIV, 
258. 

Corallinage^, XIX, 55. 
CoRGHORUS. VI, 192; VII, 176; VIII, 
138. 

CORDIA. I, 295. 

COREOPSIS. I, 215, 

CORIARIA. IV, 167; XV, 108, 146. 

CORISPERMUM. VUI, 71. 

Gornejï:. X, 149. 
Cornées. VIII, 223. 

Cornus. X, 216, 217, 370 ; XII, 185, 189, 
190, 191, 199, 324, 327; XIII, 344,355; 
XV, 98, 156, 161. 

Corolle des Plombaginées. IV, 76. 

CoRONiLLA. VII, 305; X, 352 (animal) ; 
XIV, 239. 

Corpuscules résiduels. XIV, 227. 

CORTINARIE.E. IX, 397. 
CORTINARIÉS. IX, 371. 
GORTINARIUS- III, 90. 
GORTINARIA. IX, 240. 
CORVISARTIA. XI, 52. 
GORYANTHES. XVIII, 377. 

GoRYDALLis. VIII, 4 15 ; X, 104; XIV, 207. 

CORYLÉES. XVII, 140. 



GORYLUP. VIII, 100; X, 332; XIII, 366; 

367 ; XVII, 142 ; XX, 304. 
CORYMBIFÈRES. XI, 42, 82, 55, 60. 
CORYNOCARPUS. XIX, 50. 
GORYPHA. IV, 142. 
GOSMOCLADIUM. VII, 162. 

GosMOPHYLLUM. I, 21 i, 217, 220; X, 
387. 

COSTARIA. XV, 41. 

COSTUS. VIII, 332, 519 ; XI, 321. 
GOTINUS. XIX, 39. 

COTONEASTER. X, 111, 354; XII, 179. 
Cotylédons (germant) isolés. V, 272. 
Cotylédon. X, 346. 
Couche dictyogène. lit, 169. 
GouEPiA. X, 354. 

Couleur des feuilles (à l'ombre et à la 

lumière). V. 351. 
Courge. X, 228, 273 ; XVIII, 276. 
Courge. XX, 144. 
CousSAPOA. I, 154, 155, 161. 
GOULTERIA. VIII, 180. 
Goutarea. I, 196. 
Crambe. VIII, 37, 412; XI, 169. 
Crassula. V, 135; X, 347 ; XII, ICO; XVI, 

8, 25, 26. 

GrassulacÉes. VIII, 66, 420; XI, 331; 

XVI, 14, 18. 
Grat.egus. VIII, 196; XII, 179, 188, 203, 

278; XVIII, 81, 331 ; XX, 256. 
Craterellus. III, 80, 87. 
Gratoxylon. I, 47, 53; X, 344, 345. 
Créochiton. XIII, 65. 
Grépidées. XI, 35. 
Grepidospermum. XIX, 48. 
Grepidote^. IX, 396. 
Grépidotés. IX, 368. 
Grepidotus. IX, 2i4. 
Crépis. Y, 135; VII, 305; XI, 18, 33, 38. 
Crescentia. I, 321 ; VIII, 251 ; X, 381. 
Cristallis. VII, 311, 333, 359. 
Cristalloïdes. XV, 204. 
Cristaria. VI, 153. 
Cristaux. VI, 229, 343. 
Crocus. VII, 65, 97. 

Croissance terminale de la tige et de 
la feuille des Graminées, par xM. Dou- 
liot, XIII, 93. 

Croissance terminale de la tige des 
Phanérogames, par M. Douliot, XI,283. 

Grotalaria. VI, 46. 

Groton. X, 216; XIV, 88. 



TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES. 



375 



Grotonoïdées. XIV, 130. 

Crucifère,^:. X, I50. 

CRUGiFÈRES(Raciiies latérales). VIII, 41 1 . 

Crucifères. VllI, 23; XI, 125, 332; 
XVIII, 78. 

Cruoria. XVI, 268; XIX, 63. 

Crupina. XI, 6G. 

GRYPH.EA. XX, 5, 7. 

Cryptadenia, XVII, 200, 228, 2:'.0. 

Cryptorames vasculaibes (Dissémina- 
lion des spores chez les), par M. Le- 
clerc du Sablon, II, 5. 

Cryptogames yasgulaires (Radicelles). 
VIII, 363, 620. 

Cryptogames vasculaires. VIII, 259. 
— (Recherches anatomiquessur les), 
par M. Pûirault,\Sm, 113. 

Cryptomeria. XI, 299; XIX, 175, 181, 
298. 

Cryptomona. VII, 108. 
Cryptostegia. I, 289. 
Gtenidium. XX, 7. 

CUGUMIS. V, 15 ; VII, 333, 338, 350, 354; 
VIII, 259; XI, 207, 345; XVIII, 97. 

Cugurdita. I, 157; III, 26l; V, 15, 17, 
149; VII, 304, 324, 330, 340, 341; VIII, 
12, 13, 258, 479; X, 194, 212, 214, 
231, 234, 235, 23f;, 238, 239, 249, 255, 
263, 284, 292, 312; XI, 207, 229, 239, 
267 ; XV, 229, 2i8 ; XVIII, 100 ; XX, 153. 

Cugurbitacées. V, 13; VIII, 258, 478; 
XI, 2U6, 237, 249, 345; XVIII, 97. 

GuGURDiTAGEES (Fruit). XIV, 382. 

CUGURBITARIA. X, 241; XVII, 222. 

Cunninghamia. XIX, 172, 175, 188, 189, 
2U1, 203, 3-'3. 

CuNONiA. XI, 336; XII, 75, 78, 79. 

CUNONIÉES. XII, 74. 

CUNURIA. XIV, 136. 

GUPHEA. VIII, 454; XI, 233. 

■CUPRESSAOÉES. XIX, 188. 
CUPRESSINEyE. VII, 37; X, 145. 
GUPRESSINÉES. XI, 29S. 

GuPRESSUS. VIII, 25, 343, 526; XI, 289, 
302; XIX, 181, 182. 

GUPULIFERE^, X, 147. 

CuPULiFÈRES. VIII, 105, 432; X, 332; 

XI, 328; XVII, 132, 175. 
CupULiFÈRES (Résumé). XVII, 151 ; 

XVIII, 72. 
CuRTisiA. I, 29, 95 ; X. 372. 
CuscuTA. Vin, 471, 580; XV, 144. 



Cyathea. III, 314; VIII, 376, 377 ; XVIII, 

194, 219, 236, 237, 245. 
Cyatheagées. XVIII, 236. 
Cyathophorum. XX, 9, 59. 
Cybianthus. I, 57. 
Cycadées. VIII, 357. 
Cygas. VII, 179; Vlil, 357; XVII, 253. 
Cyglanthées. VIII, 302. 
Cyclanthera. ^I, 342. 
Cydonia. Vlil, 196; X, 354; XII, 184, 

189, 194, 212, 213, 283, 287. 
Cylindrothegjum. XX, 7. 
Cylindrospermum. III, 335; VII, 177, 

249. 

Cymath^re. XV, 42. 
Cymbidium.'IV, 220, 235; VIII, 334. 
Cymodocea. VIII, 504 ; XI, 3 16 ; XIII, 111, 

135, 164, 212, 249, 297; XVII, 297. 
Cymodocées. XIII, 212. 
Gynanchum. X, 380; XVIII, 93. 
Cynara. XI, 63. 

Cynarogéphales. XI, 61, 69, 83. 

Cynodontjum. XV, 50; XVII, 330. 

Cypéragées. VIII, 283, 497 ; X, 107, 145. 

Cyperites. VÏI, 78. 

Gyperus. VII, 66; VIII, 498 ; X, 157. 

Gyphellopus. IX, 365. 

Cypripedium. IV, 216, 221, 226, 235; 

XIV, 216, 239; XVIII, 3i5. 
Cypselites. X, 53. 
Cyptadenia. XVII, 228. 
Cyrtocarpa. XIX, 45. 
Cyrtomium. XVIII, 204. 
Cyrtopus. XX, 10. 
Cystacanthus. I, 326. 
Cystantheba. I, 329. 
Cystigapnop. VIII, 55. 
Cystoderma. IX, 350. 
Gystopteris. XVIII, 123, 127, 204. 
Cystuganthus. 1, 3'i9. 
Gytharexylum. I, 339. 
Gystisus. VIII, 181 ; X, 114, 350. 



D 

Daboegia. I, 229. 
Dagrydiées. XIX, 188. 
Dagrydium. XIX, 172, 203. 
Dagryodes. XIX, 48. 
Dagtylogoggus. VII, 158, 160, 165. 
D^.mia. XIV, 106. 



376 



Deeringia. XVII, 99. 
Dahlia. IV, 142, 161, 275; VÎI, 290; X, 
289. 

Dais. XVII, 87, 197, 2-27. 
Dalbergia. X, 116, 350. 
Dalenia. XIH, 59, 374. 
Daltonia. XX, 9. 

Damasonium. III, 123; VIII, 311, 512. 

Dammara. Xf, 299; XIX, 190, 205. 

Dan^a. XVIII, 163. 

Daphnanthes. XVII, 223. 

Daphne. X, 48, 332; XI, 263, 274 ; XII, 

188; XVII, 88, 189, 1!)1, 212, 215, 223, 

227, 230, 262, 264. 
Daphnobryon. XVII, 199, 209, 223, 227, 

239, 263, 268, 271. 
Daphnogene. X, 37. 
Daphnoïdées. XVII, 43. 
Daphnopsis. XVII, 86, 187, 200, 228, 230. 
DABJ3A. XVIII, 238. 
Dasygloea. XV, 280. 
Dasymitrium. XVII, 339. 
Datisga. VIII, 113. 
Datîsgées. VIII, 113. 
Datura. I, 99, lOi, 120, 301,303; 11,270; 

IV, 155; VIII, 236; X, 238, 290, 376; 

XI, 198, 211, 341; XVIII, 61, 86; XX, 

137, 157, 194. 
Daugus. VII, 340, 357; XIV, 351; XVIII, 

367. 

Davallia. VIII, 373, 539; XVIII, 116, 
141, 159, 167, 201, 204, 209, 2l9, 237. 
Degoniga. IX, 371. 

DÉGORTICATIONS ANNULAIRES, X, 297 ; 

X, 307. 
Degumaria. XII, 91. 
DÉHISGENCE des aiithères, 1, 97. 
Delamarea. XIX, 99. 
Delesseria. XIX, 70. 
Delesseriagb^. XIX, 70. 
Delîcatula. IX, 313. 
Delphinium. I, 108, 121; V, 135; VII, 

286; VIII, 117; X, 290; XIV, 216; 

XVIII, 75; XX, 172. 
Dennst^dlia. III, 313. 
Dendrobium. IV, 220, 221, 235; XVIII, 

3i5, 351. 
Dendroghilum. XVIII, 345. 
Dendrostellera. XVII, 199, 227, 229, 

230, 267. 
Dendropogon. XVII, 356. 
Déparia. XVIII, 236. 



Depazea. VII, 2. 

Derbesia. XVI, 314. 

Dermatophyton. XVI, 300. 

Dermogybe. IX, 197, 225, 227, 228, 372. 

Dermomyélodesmes. XIII, 75. 

Dernières adjongtions à la flore fos- 
sile d'Aix eu Provence, par M. de 
Saporta, VII, 1. 

Dernières adjongtions à la flore fos- 
sile d'Aix en Provence (2"^ partie), par 
M. de Sap'>rta, X, 1. 

Desmarestia. XIX, 96. 

Desmocelis. XIII, 72. 

Desmodesmes. XIII, 76. 

Desmogène. XVill, 65. 

Desmonema. V, 126. 

Desplatzia. VI, 189. 

Deutoxylème. XVIII, 141. 

Deutzia. VIII, 454; X, 361; XII, 99. 

Deuxième addition aux recherches sur 
la structure et les aflinités des Méla- 
stomacées, par M. Vaa Tieghem, XV, 
369. 

Développement (Recherches sur le) 
du sporogone des Hépatiques, par 
M. Leclerc du Sablon, II, 126. 

Développement de raniidon. V, 230. 

Développement de l'amidon pendant 
la germination des graines, V, 208. ' 

Développement de la fleur des Plom- 
baginées, IV, 7 1 . 

Développement de l'appareil laticifère 
des Euphorbiacées, XIV, 25. 

Développement des parois griblées, 

X, 244. 

Développement post - embryonnaire, 

de 1 appareil laticifère, XIV, 119. 
DiAGALPE. XVIII, 236. 

DiALYPÉTALES INFEROVARIÉES. VIII, 

203, 453; XVIII, 81. 

DiALYPÉTALES SUPEROVARIÉES. VIII, 1 15 ; 

XVIII, 74. 
Dialyse des gaz. XiV, 300. 

DiALYSTÈLE. III, 277. 

Diamètre des tubes griblés, X, 242. 
Diamètre des vaisseaux du bois. X, 
242. 

Dianella. I, 12i; VII, 290, 363; VIII, 
320. 

Dianthus, VIII, 60; X, 102, 105, 347; 

XI, 311, 332. 
Diapensiagées. I, 245, 353. 



TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES. 



377 



DiARTHRON. XVII, 199,227. 
DiASTA'iEs. XVIII, 275. 

DiGELLA. XVII, 221. 

DiGELLANDRA. XIIT, r>9, G6, 374. 

DiGHOETANTHERA, XIII, 70. 

DiCHOTHRiX. III, 339, 373. 

DiGKSOMA. IV, 139; VIII, 377 ; XVIII, 

204, '.'27, 2:^, 245. 
DiCNEMoS. XX, 2, G, 18. 
Dicotylédones (RaciDeslatérales). VIII, 

407. 

DiGRANUM. XV, 51 ; XVn, 331 ; XX, 4, 8, 

12, 10. 
DIGRANE.E. XV, 50. 

Digranella. XVII, 331. 

DiGRANODONTIUiM. XV, 53. 

DiGRANOi.EPis. XVII, 197, 227, 236. 
DiGTAMNUS. VI, 2(i6; VUI, 163; XIX, 20. 
DlGTYOl.OMA. I, 93, 95. 
DlGTYGSlPKON. XIX, 97. 

DiGLiDoi>TERis. XVIII, 208; XVIII, 239. 
DiDYMOGHL/E\A. XVIU, 204, 205,249. 

DiDYMOPONAX. I, 29. 
DiEFFKNB aGHIA. V, 231. 
DlERlN.iA. Il, "245. 

DiERViLLA. I, 187; X, 386. 
DiFFERENGiATiON de la zone périmé- 

dullaire, XVIII, 66. 
DiGiTALis. I, 119, 304; VIII, 249. 
DiLLENiA. VIII, li2; X, 341. 
DiLLENIAGÉES. VIII, 141 ; X, 341. 
DlLlVARIA. I, 328. 

Dimensions des feuilles (à la lumière et 

à l'omhre), V, 332. 
DiNOPYXis. IV, 283. 
DiODIA. I, 195. 
DiOLENA. XIII, 06. 
DiONYGHA. XIII, 70. 

DioON. VIII, H58. 
DiosGOREA. V, 334; X, 221. 

DiOSGOREAGHES. VIII, 322, 517. 

DiosMA. XVII, 224. 
DiOSMEA. VI, v71. 

DiOPSPYuos. I, 262, 263, 266; VIII, 235; 

X, 70 37(i; XII, 195, l97. 
DiOTis. XI, 50. 
DiPLARPEA. XIII, 66. 
DiPLAZiuM. XVIII, 114, 141, 159, 238. 

DiPLOGOLON. V, 129. 
DiPLODISGUS. VI, 181 . 
DIPLO.MORPHA. XVII, 196, 262. 
DiPLOSTiGHiE. V, 133; VIII, 21, 35, 40. 



DiPLOTAXis. XI, 144, 166. 

DiPSAGÉES. VIII, 486. 

DiPSAGÉES (canaux sécréteurs), 1, -21 ; 

I, 207, 353; VIII, 266. 
DiPSACUS. I, 21, 209; VIII, 266; X, 100, 

386. 

DiPTÉROGARPÉES. I, 59; VIII, 142; X, 
342. 

DiPTEROGARPUs. I, 60, 64, 69; VI, 254; 

Vlll, 142. 
DiRCA. XVII, 188, 200,227. 

DiSGOSTIGMA. T, 41. 

Disposition des radicelles et des bour- 
geons dans les racines des Phanéro- 
games, par M. Van Tieyhem, V, 130. 

DiSEMMA. VIII, 151. 

Dissémination (Recherches sur la) des 
spores chez les Cryptogames vascu- 
laires, par M. Leclerc du Sablon, II, 5. 

DlSSOGH^TA. XIII, 65. 

Dissotis. XIII, 71. 

DlSTlGHlA. VI, 128. 
DlSTIGIIIUM. XV, 54. 
DiSTIGHOPHYLLUM. XX, 43. 

Distribution géographique des Plom- 

baginées, IV, 1, 101 . 
DiTRICHUM. XVII, 336. 
Dobinea. XIX, 13, 28, 44. 
DOGHMIOPUS. IX, 301. 

Documents pour la flore bryologique 
du Japon, par M. Bescherelle, XVII, 
327. 

DOLIGHOS, V, 136. 

DOMBEYA. I, 76, 318; VI, 135, 204; VO, 
176. 

DOMBEYÉES. VI, 204. 
DONATIA. XII, 7, 65, 157. 
DOONA. I, 65, 90; VIII, 145. 
DORONIGUM. XI, 18; XI, 45. 
DoRSivENTRALE (Organisation) dans les 

racines des Orchidées, par M. de 

JanczewskL II, 5. 
DORSTENIA. VIII, 428. 
Dosage des acides organiques dans les 

plantes grasses, XVI, 21. - 
Draba. XI, 162. 

Dragoena, VII, 60, 63; VIII, 321; XX, 
149. 

Dragoenites, VII, 92. 
Dragone/E. X, 146. 
Dragontormelum. XIX, 45, 48. 
Draparnaldia. XVI, 268. 



378 



Drapetes. XVII, 189, 197, 209, 223, 227, 

239, 264, 26H, 271. 
Drapetées. XVII, 273. 
Driessenia. XIII, 67. 
Drimys. X, 333. 
Drosera. IV, 233. 

DRUMMONt)IA. XV, 57. 

Dryandra. XVII, 20. 
Drymigarpus. XIX, 45. 
Drymoglossum. XVIII, 161, 166, 205, 

232, 240. 
Drynaria. Xr, 6; XVIII, 168, 183. 
Dryobalanops. I, 59, 65; I, 90; X, 342. 
Dryophilus, IX, 244. 
DUBOSCIA. VI, 189. 

Du mécanisme des ÉGHANrrES gazeux, 
chez les plantes aquatiques, par 
M. Devaux, IX, 35. 

DuRiÉES. VI, 176. 

DURIO. VI, 176; VII, 176. 

DUTROCHET. V, 36. 

Dygtiotus. IX, 304, 



E 

Eau DE Labarraque. III, 173. 

EBENAGEyE. X, 149. 

Ebenagées. I, 263, 354 ; VIII, 234; X, 
376. 

Ebermaiera. I, 32G. 

Egballium. II, 267, 268, 297, 303; XII, 
185, 194, 220, 307; XVIII, 100. 

Eggilia. IX, 265, 382. 

Échanges gazeux chez les plantes 
aquatiques submergées, par M. De- 
vaux, IX, 35. 

Échanges liquides des Monocotylé- 
dones aquatiques, XIII, 280. 

Egheandia. V, 147 ; VIII, 319. 

Echeveria. XVI, 21. 

Echinacia. I, 211. 

Echinops. VI, 275; X, 103; XI, 61, 77,85. 

ECHITES. 1, 278. 

Echium. VIII, 239; XX, 287. 

Eghynogystis. V, 15. 

Egklonia. XV, 41. 

ÉGORGE. VI, 234. 

Égorge (cryptogames vasculaires), 

XVIII, 165. 
Egtogarpus. XIX, UO. 
Egtropothegium. II, 82, 97; XX, 13, 52. 



Edoeworthia. XVII, 197, 228, 264. 
Effet des décortigations annulaires. 

X, 307. 
Egregia. XV, 41. 
Eichhornia. VIII, 316, 339, 515. 
Eisenia. XV, 43. 
Elachista. XIX, 108. 
El^eagnées. XVII, 47. 

El^agnus. VIII, 103; X, 332; XV, 111 ; 

XVII, 47. 

El^.ocarpus. VI, 196; VII, 176. 
El^optènes. XVIII, 319. 
Elagia. VIII, 314. 
Elateriospermum. XIV, 136 
Elaterium. II, 207, 297. 

ÉLATINE. III, 96. 

Élatinées. VIII, leo. 
Éléagnées. VIII, 103; X, 332. 
Elegia. VIII, o03. 

Éléments accessoires du liber. X, 
211. 

Éléments parenchymateux. IV, 135. 

Eli^a. I, 53; X, 344, 346. 

Elodea. I, 171 ; VIII, 521 ; IX, 49, 74, 102; 

XI, 310, 322. 
Elsholtzia. I, 345. 
Elymus. VIII, 281. 
Embothrium. XVII, 20, 23, 33. 
Embryon pendant la maturation de la 

graine, V, 203. 
Embryon (germant) isolé de l'albumen, 
V, 268. 

Embryons séparés des albumens (gra- 
minées), germination, XVIII, 293. 
Émergences endogènes. VIII, 579. 
Émex. VIII, 99. 

Émulsine (Localisation dans les aman- 
des), VI, 118. 

Enarthrogabpus. VIII, 41, 412. 

Engéphalartos. VIII, 358. 

Endistème. XVIII, 65. 

Endocarpe. XII, 175. 

Endogarpon, IX, 2. 

Endoglonium. XVI, 266, 269, 270, 345. 

Endoderme. VI, 2"i4. 

Endoderma. XVI, 269, 313, 315, 322,329, 
347. 

Endoderme (Cryptogames vasculaires), 

XVIII, 169. 
Endodesmia. I, 47, 52; X, 344. 
Endomyges. II, 28. 
Endonema. XVII, 277, 280, 283. 



TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES. 



379 



Endoptera. XI, 3'r). 
Endosph^ra. VII, 16G. 
Endosph.erace^. VII, I6fi. 
Endotrichum. XVII, 361. 
Exgelhardtia. XVII, 157; XIX, 31. 
Exhalus. XIIL 29'). 
Enkleia. XVII, 20-2, 220, 230. 
Enroulement des vrilles, V, 5, 32. 
Enroulement héli'^oïde. V, 42. 
Entéromorpha. XVi, 29(î; XIX, 156. 
Entocladia. XVI, 269, 314, 315, 319, 

348. - 
Entoderma. XIX, 142. 
Entodon. XV, 8G; XVII, 370; XX, 2, 7, 

47. 

Entre-noeuds de la tige des Dicotylé- 
dones, XIII, 374. 

Entoloma. IX, 191, 199, 265, 382. 

Epagris. I, 244; VIII, 227.; X, 374. 

ÉPAGRIDÉES. I, 244, 353; VIII, 227. 

Épaisseur des parois des cellules de 
l'épiderme, V, 382. 

Épaississement des parois des éléments 
parenchymateux, par M. Baranetzki, 
IV, 135. 

ÉPHÈBE. IX, 21. 

Ephedra. VII, 57; VIII, 359, 526; X, 
154; XI, 285, 307; XIX, 173, 174, 202. 

Ephemerogybe. IX, 380. 

Épigarpe. XII, 175. 

Epichroxantha. XVII, 204. 

Épiderme (Épaisseur des parois des 
cellules de 1'). V, 382. 

Epiderme des feuilles (à l'ombre et à 
la lumière). V, 355. 

Épiderme (pétiole), VI, 343. 

Épiderme. XI, 85. 

Épiderme externe de l'ovaire, XII, 183. 
Épiderme (cryptogames vasculaires), 

XVIII, 165. 
Épidermiques (Productions), VI, 230. 
Épidendron. II, 57, 63, 75, 77; IV, 220. 
Epidendrum. IV, 235; XVIII, 345. 
Epilodium. Kl, 129, 141, 148, 201, 252, 

257 ; V, 141; VIII, 2U8, 455; X, 364; 

XVIII, 58 ; XX, 259. 
Epimedium. l, 337 ; VIII, 125. 
ÉPIPAGTIS. IV, 2J4; XIV, 216. 
Episgia, I, 3 17. 
Épistèle. VIII, 15. 

Époque de différengiation des canaux 
sécréteurs, VI, 321. 



Équisétacées. II, 16; VIII, 395, 550; 

X, 109. 
Équisétinées. VIII, 394. 
Equisetum. II, 16; VII, 296; XVIII, 219; 

VIII, 531, 551; XI, 283 ; XVIII, 115, 

133, 140. 
Erantiiemum. I, 326. 
Eranthis. X, 100. 
Eremophila. I, 56. 
Ergot de seigle. V, 288. 
Eria. II, 56, 76; IV, 22(), 235. 
Erica. I, 127, 226, 231, 236; VIII, 224 ; 

X, 374. 

Érigagées. 1,225, 353; VIII, 224; X, 149; 
373. 

Érigales. I, 225. • • - , 

Érigées. I, 235. , • 

Érigeron. XI, 44. 
Erinus, XX, 287, 349. 
Erinogarpus. VI, 190. 
Eriocaulées. VIII, 304. 
Eriocaulon. VII, 67. 
Eriognema. XIII, 74, 75. 
Eriodendron. VI, 169. 
Eriogonum. IV, 97. 
Erioloena. I, 77; VI. 209. 
Eriophorum. VIII, 286, 498. 
Eriosolena. XVII, 195, 225, 229, 231 , 263. 
Eriostemon. X, 348. 
Erisma. XVII, 222. 
Ernestia. XIII, 72. 
Erodium. I, 105; VIII, 154. 
ErvuxM. I, 146; II, 221. 
Eruga, VIII, 39; XI, 146, 171. 
Erugastrum. VIII, 39, 40; XI, 146; XI, 
171. 

Eryngium, I, 25, 26; X, 102; XV III, 
83. 

Erysimlm. VII, 305; VIII, 40; XI, 136. 
Erythr/Ea. I, 111; VllI, 243; XVIII, 92, 
221. 

Erythroxylon, VII, 289; X, 346. 
Esgallonia. XII, 116, 118, 128. 
Esgalloniga. X, 361, 364. 

ESGALLONIÉES. XII, 116. 

Escholtzia. VII, 306, 3U, 361, 367. 

État actuel de nos connaissances sur 
la fonction chlorophyllienne, par 
M. Timiriazeff, II, 99. 

Étude sur les feuilles des plantes aqua- 
tiques, par M. Costanlin, III, 94. 

Études sur l'organisation et la distri- 



380 



BOTAIVIQUE. 



bution géographique des Plombagi- 
nées, pat- Al. Maury, IV, 1. 
Étude sur la forme du sac embryon- 
naire des Rosacées, par M. Wejit, 
VI, 331. 

Étude expérimentale sur l'aération des 
tissus massifs, par M. Devaicx, XIV, 
297. 

EUBUTTNERIÉES. VI, 21fi. 

Eucalyptus. VI, 252, 262 ; VIII, 215; 

IX, 213; Xlll, 317, 366; XVIII, 82; 
XVllI, 87. 

EuGHARis. IV, 159, 162. 
EuGOMis. VllI, 319. 
EcDORiNA. vu, 156. 
EuGENJA. VII, 354; X, 367, 368. 
EUGÉNOL. XV, 207. 
EUGLEICHENIA. XVIII, 181, 190. 

EuGLENA, m, 324; IV, 246, 270 ; VII, 
108. 

EUGNIDIA. XVII, 204. 
Euleuzites. IX, 334. 

EUMALVÉES. VI, 138. 

Eupatorium. I, 215; XI, 42. 
Euphorbe. II, 355. 

EuPHORBrA. V, 141; VI, 309; VIII, 145, 

439; XIV, 6, 10, 25. 
EuPHORBiA (Résumé sur les Laticifères), 

XIV, 78. 

EuPHORBfA. XIV, 120, 139, 143 ; XV, 207 ; 

XVIII, 54, 77. 
Euphorbiacées. VIII, 145; VllI, 488; 

X, 343; Xf, 331; (Laticifères), XIV, 1, 
25; XVllI, 77. 

Euphorbiacées (Résumé sur les Latici- 
fères des), XIV, 95. 
Euphorbiacées biovulées. XIV, 130. 
EuPHRASiA. VI, 103; XX, 289. 
Euphrasiées. 1, 309. 

ECRHYNGHTUM. XVII, 378. 
EUROSGHINUS. XIX, 44. 

EuRYALE. XII, 185, 188, 190, 237. 

EURYCOMA. I, 93. 

Eustbephus. V, 379, 388 

EUTELEA. VI, 193. 

Euthora. XIX, 75. 
EUTOGA. VIII, 240. 
EuxOLUS. VIII, 70, 422. 
EvONYMUS. II, 322 ; III, 18, 36 ; VIT, 348, 
353 ; X, 359 ; XI, 335 ; XVIII, 40, 47, 81 . 
EXOBASIDIUM. IX, 263. 
EXOGARPUS. XVII, 165. 



EXODERME. XVIII, 200. 

EXOSTEMMA. I, I!)6, 199; X, 382. 
Expérience de Dutrochet, V, 36. 



F 

Faba. I, 150; II, 218; V, 33^^., 372, 381, 
385, 40-2; Vllï, 185; XIII, 9; XX, 75, 
93, 152, 157, 15'.>, 161. 

Fabiana. I, 299; II, 272; X, 376. 

Fabronia. XX, 9. 

Fadeynia. XVIII, 131, 185, ^OO. 

Paginées. XVII, 137. 

Fagopyrum. VIII, 13, 98. 

Fagr^a. I, 291, 292. 

Faguetia. XIX, 13. 

Fagus. X, 200, 214, 332; XVII, 137; XX, 
330. 

Faisceaux (Parcours), VI, 345. 

— bigollatéraux. XI, 2. 

— collatéraux. XI, 2. 

— MONOCENTRES. XI, 2. 

— POLYCENTRES. XI, 2. 

Famille de Gamopétales (caractères 
tirés de l'auatomie de la feuille), par 
M. Vesque. I, 183. 

Farfugium. IV, 162, 185. 

Farsetia. XI, 169. 

Fatsia. VIII, 221. 

Fauriella. XVIT, 364. 

Fécondation, comparaison des phéno- 
mènes morphologiques observés chez 
les plantes et les animaux, par M. Gui- 
gnard. XIV, 163. 

Fécondation et division de l'œuf, XIV, 
191. 

Fécondation (théories actuelles), XIV, 
277. 

Fedia. VIII, 263. 
Festuca. VI, 43; VII, 66. 
Feuilles. V, 311. 

Feuille. Anatoraie de la feuille des 

Gamopétales, par M. Vesqt/e, I, 183. 
Feuilles caduques. XIII, 343, 
Feuille des Butomées, XVII, 295. 

— (Cryptogames vasculaires), XVIII, 
182. 

Feuille des Graminées (Croissance 
terminale), XIII, 93. 

Feuilles des Monocotylédones aquati- 
ques, par M. Sauvageau. XIII, 103. 



TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES. 381 



Feuilles des plantes aquatiques, par 

M. Costanlin. 111, 94. 
Feuilles persistantes, XIII, 343. 
Feuille (racines adventives), VIII, 564. 
FÈVE. IX, 157; XVI1I,24. 
Fevillea. II, -05. 

Fibres libériennes des Malvacées. Vil, 
176. 

Fibres libériennes, X, 208, 219; XI, 
102. 

FiGARfA. VIII, 434, 550; IX, 207. 
Ficus. III, 247, 250; IV, 155; VI, 43, 61, 

83; X, 21 ; XIiI, 343; XIV, 5, 9, 13; 

XV, 114; XVII, 105. 
Figuier. VI, 6L 
FiLAUO. XI, 53. 

Filaments des Nostogagées. III, 327. 
FILARIA. XIV, 239. 
File rhizogène. VIII, 14. 
Filices. X, 144. 
Filiginkes. VIIT, 363, 529. 
FiLiGiU-M. XIX, 2'.), 50. 
Fimbristylis. VIII, 287, 497. 
Fissidens. II, 82, 84, 85, 86; VII, 11; 
XV, 53; XVII, 334 ; XX, 5, 8, 13,21. 

FlSSiDENTACE^. XV, 53. 

Fittonia. I, 326. 

Fixité du nombre des segments chro- 
matiques dans les noyaux sexuels. 
XIV, 2:^8. 

Flabbllaria. VII, 63, 65. 

Flaoellaria. V, 27. 

Flammula. III, 9i>; IX, 356. 

Flammulopsis. IX, 35^;. 

Fleur des Plombaginées, IV, 71. 

Flore bryologique du Japon, XVII, 
3-27. 

Flore fossile d'Aix en Provence, par 

M. de Saporta, X, 1. 
Floride^. XIX, 55. 
Floridi-es. V, 2.!3. 

Florule bryologique de Mayotte, par 
M. Bescheri,(le, H, 82. 

Florule bryologique de Tahiti. XX, 1. 

Florule d'Atx. Vil, 1. 

FOENIGULUM. XVIII, 84. 

Fonctions des canaux sécréteurs et des 
laticifères, VI, 320. 

Fonction chlorophyllienne (État ac- 
tuel de nos connaissances sur la), par 
M. iimiruizeff, II, 9:i. 

Fonction respiratoire chez les végé- 



taux, par IMM. Bonnier et Mangin. 11, 
36:>. 

Forestiera. I, 271. 

Forfigula. XIV, 239. 

Formation de l'albumen. XIV, 203. 

Formation des cellules mères du pollen, 

XIV, 170. 

Formation des graines d'aleurone, 

XVIII, 302. 

Formation des grains de pollen, XIV, 
173. 

Formation des graines. XVIII, 299. 

Formation des huiles grasses et essen- 
tielles, XVIII, 257. 

Formation et division du noyau géné- 
rateur, XIV, 176. 

Formation de la lige des Fougères, 
XI, 1. 

Forme et structure des feuilles 
(sous l'iiiflueuce delà lumière), V, 311. 
Forsythia. V, 377 ; VII, 306; X, 380; 

XV, 102, 165. 
Fossombria. II, 1G6. 
Fothebgilla. XII, 135. 
Fougères. III, 312; VIII, 363, 529. 
Fougères (tige), XI, 1. 
Fragr/ea. XIV, 10. 

Fragaria. V, 330, 381, 386, 397, 

402; VIII, 451 ; X, 355, 357 ; XII, 181 ; 

XIX, 19; XX, 251. 
Fragariées. X, 357. 
Francoa. XII, 69, 159. 
Francoeés. XII, 69. 

Frankenia. V, 171 ; VIII, 151; X, 345. 
Frankeniacées. V, 168. 
Frankéniées. VIII, 151. 
Fraxfnus. VIII, 248; X, 2, 58, 233, 255 ; 

XI, 284. 311 ; XX, 285, 330, 335. 
Frenela. VIII, 347 ; XI, 306. 
Freylinia, I, 306. 

Fritillaria. XIV, 181, 211, 243, 254, 

260, 268. 
Fritzsghia. XIII, 72, 80. 
Froehlichia. I, 199; VIII, 70. 
Fruit des Conifères. XIX, 164. 
Fruit des Plombaginées. IV, 79. 
Fruits (Classification) des Mémécylées. 

XIII, 76. 
Frullania. II, 128, 164. 
Frullania dtlatata, II, 129. 
Frugage^. XIX, 85. 
Fuchsia. X, 366; XIÎ^ 184, 185; XI, 225; 



382 



XI, 261, 273; XV, 167 ; XTI, 188, 189, 
210,300. 
Fucus. XIX, 85. 

FUGOSIA. Vî, 167. 

FuMARiA. YI1I,5.S; XII, 191, 199, 239. 
FUMARIACÉES. VIII, 54, 415. 

FUNARIA. XV, 61. 
FUNARFACE.'E. XV, 61. 

FUNGI. X, 144. 

FuNiFEKA. XVII, 87, 200, 228. 
Fusain. Il, 322, 330. 
FusANUS. XVII, 167. 
FUSISPORA. IX, 351. 
FUSISPOREyE. IX, 398. 



G 

Gabrowskia. I, 301. 
Gaillardia. X, 387. 
Gaine. X, 106. 

Gaines des canaux sécréteurs. VI, 317. 
Gaine des Nostogagées. III, 328. 
Gaine des Oscillariées. XV, 280. 
Galactites. XI, 61. 

Galanthus. X, 104; XIV, 207, 254, 268. 

Galega. X, 352. 

Galeopsis. I, 345. 

Galera. IX. 215, 217, 251, 253, 355. 

Galîees. I, 19'>. 

Galium. I, 195; II, 299; III, 148, 152; V, 
136; VI, 69, 73; XVIII, 101. 

Gamopétales (caractères tirés de l'aua- 
tomie de la feuille), par M. Vesque, I, 
183. 

Gamopétales inférovariées. Vllî, 256, 

478; XVIII, 97. 
Gamopétales superovariées. VIII, 4 63, 

224; XVIII, 84. 
Gamostèle. ht, 277. 
Ganoderma. IX, 274. 
Ganophyllum. XIX, 29, 50. 
Garcia. XIV, 134. 
Garcinia. I, 12, 39, 40. 
Gargkea. II, 82, 87. 
Gardénia. I, 198, 200; X, 383. 
Gardénièes. I, 19i, 196. 
Gardoqu[a. I, 347. 
Garovaglia. XX, 34. 
Garrya. XVII, 04. 
Garryagkes. XVII, 63. 
Garuga. XIX, 28, 33, 48. 



Gaultheria. I, 230, 235. 

Gayella. XIX, 143. 

Gazania. I, 213. 

Geissois. XII, 75, 79. 

Geissoloma. XVII, 277, 286. 

Gelidiage^e. XIX, 81. 

Gelonium. XIY, 136. 

Gemmes. IX, 273. 

Genêt. II, 322, 339. 

Genévrier. II, 3.55; XVIII, 314. 

Genipa. I, 194, 202. 

Genista. IV, 99; V, 136; VII, 278, 305, 

348; VIII, 179; XV, 1.30; XVII, 224. 
Genres de PlombagiDées, IV, 89, 04. 
Gentiana. XVII, 221. 
Gentianales. I, 267. 
Gentianées. VIII, 243, 471 ; XVIII, 92. 
GeoffrtEa. X, 350, 352. 

GÉOGRAPEIIE. IV, 101. 

géographique (Distribution) des Plom- 

baginées, I V, 1. 
GÉRANIAGÉES. VIII, 153, 444 ; XI, 331 
Géranium. I, 105; V, 141; VIII, 153. 
Gerbera. 1, 1 1. 

Germination de tissus ou de membres 
séparés du reste de la plante, V, 268, 
279. 

Germination des graines à l'obscurité, 
V, 281. 

Germination des graines oléagineuses, 

XVIII, 270. 
Geropogon. XI, 29, 39. 
Gesnera, I, 310, 312. 
Gesnéragées. I, 310, 355; VIII, 251, 476; 

X, 380. 

Geum. VI, 337; VII, 300; VIII, 449; X, 

355; XII, 181. 
Gigartinage^e. XIX, 79. 
Gilia. V, 136; VII, 286; VIII, 240. 
Ginkgo. VIII, 349; XI, 285; XIX, 171, 180, 
' 184. 

Gladiolus. VIII, 320. 
Glandes épidermiques. V, 152. 
Glaugium. VII, 306; VIII, 56; XVIII, 
78. 

Gleghoma. m, 243, 247, 250, 257 ; V, 

335, 399; VIII, 476. 
Gleditsghia. VIII, 182; X, 351; XV, 102, 

186. 

Gleighenia. III, 313; VII, 22; X, 154; 

XVIII, 125, 171, 191, 195, 206. 
Gleigheniacées. XVIII, 170. 



TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES. 



383 



Glenodiniuw. IV, 583. 
Glisohrogolla. XVII, 279, 280, 283, 289. 
Globules et matières albuminoïdes 

des tubes criblés. X, 286. 
Globules polaires. XIV, 217. 
Glœogapsa. III, 824. 
Gloeogystis. VII, 157. 
Glqeophyllum. IX, 334. 
Gloeotrichia. III, 335 ; IV, 365; (clé des 

espèces) IV, 3(55; IX, 146. 
Gloiotrighia. XVI, 302. 
Gloxinia. VIII, 252. 
Gluta. XIX, 9, 47. 
Glutamine. XV, 254. 
Glygeria. XIII, 100. 
Glyphea. VI, 186. 
Glyptospora. IX, 377. 
Gnaphaliées. XI, 55. 
Gnaphalium. XI, 53. 
Gnetage^e, X, 145. 
Gnétagées. Vill, 359, 526; XI, 307. 
Gnetum. II, 20^ ; XIX, 173. 
Gnidia. XVII, 200, 205, 228, 207. 
Gnidiopsis. XVU, 20i, 205, "^28, 267. 
Gnidium. XVII, T13. 
Godetia. VIII, 208. 
GoEi'HEA. VI, 162; VII, 176. 
GOLDFUSSIA. I, 327; II, 289. 
Gomontia. XVI, 331 ; XIX, 125. 

GOMONTIAGE^. XIX, 125. 

GoMPHiDius. IX, 250, 38G. 
Gomphrena. VIII, 70, 422. 

GOMPHOGARPUS. XIV, 6. 

GONATOBLASTE. XVI, 267, 311, 346, 347. 

GONGROSIRA. XVI, 335. 
GONIOLIMON. IV, 10. 
GONJOPTERIS. XVIII, 141. 
GONIOSPORE^. IX, 397. 
GONIOSPORÉS. IX, 381. 
GONIUM. VII, 107, 156. 

GONOGYSTE FEMELLE. XIV, 224. 
GONOGYSTE MALE. XIV, 224. 
GONOLOBUS. X, 380. 

GONYSTYLUS. XVII, 186, 236; 2i0, 261, 
267. 

GONZALEA. I, 196. 
GOODIERA. IV. 220. 
GOODENIÉES. VIII, 257. 
GOSSYPIÉES. VI, 233. 
GosSYPiUM, VI, 160; VII, 176. 
GouANiA. II, 296; XII, 163. 
Graffenrieda. XIII, 68. 



Graines (Maturation des). III, 5. 
Graines dans l'eau. XVIII, 19. 
Graines à réserves oléagineuses et 

amylacées séparées. XVIII, 310. 
Graines (Geraiina^tion) à l'obscurité. 

V, 281. 

Graines amylacées. 111, 46. 

Graines des Méméc.ylées (classification). 

XIII, 79. 
Graines oléagineuses. III, 68. 
Graine des Ploujbaginées. IV, 82. 
Graine de rigin. XVIII, 270. 
Grains de chlorophylle. V, 179 ; 

XIII, 5. 

Grains d'aleurone. XVIII, 274. 

Grains d'amiuon. XllI, 5. 

Grains d'amidon (leur transformation 

en grains de chlorophylle). V, 235. 
Gramine.e. X, 145. 

Graminées. (Ligule) VI, 19; VIII, 276, 
569; X, 104, 107; XI, 315; XIII, 93; 
XVIII, l'84. 

Graminidées. VJII, 493. 

Graphis. IX, 20. 

Graptophyllum. I, 329. 

Gratiola. I, 306, 319 ; VIII, 474 ; XI, 342. 

Gravesia. XIII, 80; XV, 375. 

Grevillea. VIII, 103; X, 331; XVII, 30. 

Grewia. VI, 187; VII, 176. 

Gréwiées. VI, 187. 

Grlmaldia. II, 128. 

Grimmia. XX, iO, 25; XV, 56 ; XVII, 338. 

Grimmiace/E. XV, 56. 

Griselinia. VIII, 223. 

Groenland. XIX, 53. 

Grossularia. XII, 195. 

Grubbia. XVII, 169. 

GUAIAGUM. X, 347. 

Guarea. X, 347. 

GUEVINIA. XVII, 22. 

GuAZUMA. VI, 135; VI, 214. 

GUIGHENOTIA. VI, 222. 

GuiERA. XVII, 276. 

GUILDINGIA. XIII, 24. 
GUMBELIA. XX, 8. 

GuNNERA. 111,280,307,313,316; VU, 179; 
VIII, 211, 461. 

GÛNTHERA. I, 213. 

GURJUN BALSAM. I, 63. ! . 

GUYONIA. XIII, 71. 

Gymnadenia. IV, 224; X, 263; XIV, 238. 
Gymnogladus. X, 120; XV, 98, 177. 



384 



Gymnococga. XVII, 201, 227. 
Gymnogomphus. IX, 385. 
Gymnogramme. XI, 6; XVIII, 166, 199, 

204, 208, 23->. 
Gymnospermes (Radicelles). VIII, 343. 
Gymnospermes. VIII, 525. 
Gymnostomum. VII, 10. 
Gynandropsis. V, 136; VIII, 48. 
Gynécée des Plombaginées. IV, 76. 
Gypsophila. VIII, 59, 60. 
Gyrinopsis. XllI, 364. 
Gyrinops. XVII, 2l7, 218, 220, 235, 204, 

::68. 



H 

Hablitzia. XVIII, 342. 
Habrothamnus. I, 303. 

H/EMAT0PHL/EA. X!X, 63. 

H^matostaphis. XIX, 45. 

Hafgygia. XV, 2 s 39. 

Hakea. Vlil, 103; X, 331; XVII, 27, 34. 

Halodule. XIII, 135, 164, 245, 284. 

Halophila. XIII, 295. 

Haloragées. VllI, 210, 4.S9;XI, 338. 

Halobagis. III. 3 0; VllI, 210. 

Halosaggion. XIX, 82. 

Haloxylon. XVII, 71, 171. 

Hamamélidées. XII, 135. 

Hamamelis. I, 87; XII, 135, 147. 

Hamelia. I, 195. 

Haméliées. I, 195. 

Hampea. VI, 175. 

Hammamélidées. VIII, 204. 

Hannoa. I, 93. 

IIapalosiphon. V, 54. 

Haploclathra. I, 44, 95; X, 338. 

Haplorhus. XIX, 38, 42. 

Haricot., V, 197. 

Haronga. I, 52. 

Harpephyllum. XIX, 45. 

Harpoclathra. I, 44. 

Harouga. X, 344. 

Harrissonia. I, 93. 

Hartwegia. VII, 283. 

Harveyella. XIX, 81. 

Hassallia. V, 115. 

Hassetia. VI, 197. 

Hayetia. XIX, 19. 

Havetiopsis. I, 40; X, 337. 

Hebeloma. IX, 362 



Hebenstreitia. Vin, 254. 

Hegistopteris. XVIII, 208. 

Hedera. I, 25, 155, 159, 105, 168; II, 213, 
299; III, 40, 16i, 222,247, V5(); IV, I7î, 
182, 189; V, 381, 38 f, 3^6; VIII, 219, 
463; X, 2, 79, 370; XII, TJO, 194, 199, 
321; XVIII, 52, 84. 

Hedwigia. XIX, 48. 

HEDWIGTACEiE. XV, 71. 

Hedychium. IV, 159; VII, 316, 334, 341, 

350; Vlll, 332, 573. 
Hedyosmum. XII, 147; XVII, 62. 
Hedypnois. XI, 26, 37, 39. 
Hedysabum. I, 98, 105. 
Heeria. XIII, 58, 72; XIX, 43. 
Helianthemum. V, 332; VII, 281, 290; 

VIII, 147. 

Helianthus. I, 106;V, 130, 338, 353, 381, 
3S3, 385, 397; VI, 275; VIII, 12, 13, 
267, 487; X, :>90; XI, 79, 81, 96; XIV, 
359; XX, 121, 142, 151, 152, 157, 169, 
179. 

Helighrysum. XI, 18, 53. 
Heligonia VII, 28 i, 340. 
Heligteres. I, 78; VI, 208. 

HÉLIOPHILIE. I, 316. 

Heliophila. Vlil, 412. 

Heliomyges. IX. 343. 

Hellerorus. Vlll, 117: X, 104; XIV, 
216, 238. 

Helmtnthta. XI, 29, 38, 78. 

Helminthustachys. XVIII, 135, 164. 

Helosciadium. VIII, 403. 

Helwingia. I. 29, 95. 

Hemerocali js. VIII, 321, 517. 

Hemionites. XVIII, 200. 

Hemiphlebium. XVIII, 114. 

Hemitelia. VIII, 377 ; XVIII, 245. 

Hémodoragées. VIII, 327. 

IIenriettea. XIII, 61, 80. 

Henriettella. XIll, 65. 

HÉPATiQi'ES (Recherches sur le dévelop- 
pement du pporogone des), par M. Le- 
clerc du Sahlon. II, 126. 

Hepatig.îî. X, 144. 

Heragleum. XVIII, 366. 

Heritiera. I, 76, 77 ; II, 210, 253; VI, 
201; VII, 170; VIII, 176. 

Hermannia. I, 78; IV, 145, 167; VI, 136, 
219; Vni, 137. 

Hebmanniées. VI, 219, 233. 

Herminiera. XllI, 363. 



TAIJLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES. 



385 



Herposteiron. XVI, '2GG, 2S8, 278, 380, 

311, 3i5, 347. 
Hesperidine. XV, 208. 
Hesperis. VJII,40, 411; XI, IGi, 171, 173. 
Heterocalyx. XIX, 32. 
Heterogapsa. IV, 283. 
Heterogentron. II, 223. 
Heterocentrum. Il, 276. 

HÉTÉROGYSTES. III, 331. 

Heterol^na. XVII, 202, 2G2. 
Heteromita. IV, 271, 273. 
Heteroneuron. XIII, 25, 183. 

HÉTÉROPÉTALES. VI, 195. 

Hétérophrys. IV, 255, 2G0, 273, 277, 

279, 322 ; VII, 110, 168. 
Heterotrighum. Xlll, 63. 
Heuchera. XII, 7, 50, 150. 
Hevea. XIV, 13, 132, 134, 135, 136, 143. 
Hexagentris. I, 329; II, 259, 260, 262, 

287, 295; XVII, 221. 
Hexagona. IX, 389. 
Heydiotidées. I, 195. 
HiBBERTiA. Il, 232, -^96; VII, 282, 3i0; 

VIII, 141; X, 342. 
Hibisgées. VI, 164. 

HiBiSGUS. VI, 135, 136, 164; VII, 176; 

VllI, 132; XV, 117, 123. 
Hiéragites. X, 56. 

Hieragium. I, 15, 215, 218, 219; III, 247, 
249, 252; VII, 303; X, 227 ; XI, 18, 
35, 38; XX, 280. 

Hildebrandtiella. II, 82, 91. 

HiLIGARNA. XIX, 45. 
HiMANTHOGLOSSUM. XIV, 239. 

Hippophae. VIII, 104; X, 332; XVII, 49. 

HiPPOGREPIS. X, 351. 

HiPPOMANE. XIV, 94, 143. 

HlPPOMANOÏNÉES. XIV, 130. 

HiPPURiS. Il, 273; III, 96, 103, 106, 112, 
118, 133, 135, 138, 147, 152, 190, 252, 
254, 255, 257; VIII, 210, 459; IX, 157 ; 
XI, 311, 338. 

HiRSGHFELDIA. XI, 169, 171. 

Histogenèse des péricarpes charnus, 

par M. Garcin, XII, 175. 
Histoire naturelle des Agaricinées, 

par M. Fayo^/. IX, 181. 
Hoheria. VI, i5i. 

HOLBOELLIA. II, 232. 

Holomitrium. XX, 2, 4, 11, 17. 

HOLOPÉTALES. VI, 180. 

Holoptela. XVII, 111. 

ANN. se. NAT. BOT. 



Homalia. XV, 76; XVII, 359; XX, 42. 

HOiMALONEMA. VI, 290. 
HOMALOTHECIUM. XVII, 372. 
HOMOGYNE. XI, 42. 
HOMORGANIQGE. XIV, 4. 

HOOKERIA. II, 82, 94; XX, 5, 9, 13, 44. 
HOPEA. I, 59, 65; VIII, 145. 
HoRDEUM. XX, 93, 99, 107, 152, 157, 161. 
HORMINUM. I, 3i4, 347. 
HORMOGONIES. III, 334. 
HORMOTHAMNION. VII, 177, 259. 
HOSAGKIA. VIII, 184. 

H0TEIA.VI,331 ; VIII, 204; XII, 7, 50, 165. 
HoTTONiA. III, 120; IV, 187. 
HOUTTUYNIA. VIII, 95, 428. 
Houx. II, 354. 

HovENiA. VIII, 202; XH, 163. 
HOYA. I, 288; II, 213, 299; IV, 155; VI, 
344; X, 380; XIV, 6,9. 

HUBERIA. XIII, 68. 

Huile de bois. I, 63. 
Huiles grasses et essentielles. XVIII, 
257. 

HuMULUS. II, 296; VI, 11, 349; VIII, 86, 

271 ; X, 282; XI, 325. 
HURA. X, 313; XIV, 90. 
HUTGHINSIA. XI, 136. 

Hyaginthus. XVIII, 337. 
Hyalis. I, 12. 

Hydrangea. X, 362; XII, 91, 142, 157, 

158, 161, 162. 
Hydrastis. XIX, 20. 
Hydrilla. I, 172. 

HYDROGHARIDEyE. X, 146. 

Hydrogharidées, VIII, 334, 520. 
Hydrocharis.III, 122, 149; VII, 60; VIII, 

11, 334, 336, 340. 
Hydrocleis. I, 171; III, 279, 285; VI, 

305; VIH, 512; XI, 319; XVH, 297, 

299, 314. 

HydrogOLEUM. XV, 232, 279, 280, 286; 

XVI, 94. 
Hydrocoryne. V, 128. 
Hydrogotyle. I, 24, 35; III, 2»3 ; VIII, 

462. 

Hydrogybe. IX, 372. 
Hydrodigtye/E. VU, 163. 
Hydrodigtyon. VII, 165. 
Hydromyxagées. IV, 245, 274. 
Hydrophyllées. 1, 297, 355; VIII, 239, 
469. 

Hydrophyllum. I, 297. 

x\', 23 



386 



Hydropïérides. VIII, 390. 
Hydroptéridées. vin, 5i2. 
IlYGROGYBE. IX, 191, TîG, 228, 245, 251, 

202, 307. 
Hygrophore. IX, 262. 
Hygrophorus.1I, 52 ; III, 90 ; IX, 202, 303. 
llYLOGOMiUM. XV, 93; XVII, 390. 
Hymen.ea. X, 350. 
Hymenogramme. IX, 334. 
Hymenomycètes (Noyaux). III, 75. 
Hymenophyllum. III, 313; VIII, 375, 

380, 530, 63G; XVIII, 19G. 
Hymenosporum. I, 33, 34. 
Hymenostomum, II, 82, 84. 
Hyophorbb. IV, 143; VIII, 307. 
Hyoseridées. XI, 37. 
Hyoseris. XI, 26. 

Hyosgyamus. I, 300; X, 376 ; XI, 252, 269, 

273; XVIII, 90. 
Hypegoum. VII, 306. 
Hypérigagées. I, 47 ; VI, 281 ; VIII, 140; 

X, 343; XI, 331. 
Hypériginées. XVIII, 77. 
Hypericum. I, 47, 48, 248; V, 330; VI, 

251, 253, 283, 285; VII, 340; VIII, 140; 

X, 344 ; XI, 331 ;XV, 167, 173; XVJII, 77; 

XX, 237. 
Hypholoma. IX, 200> 258, 377. 
IlYPNAGE^. XV, 84, 89. 
Hypnodendron. XX, 55. 
Hypnum. XV, 91; XVII, 387 ; XX, 4, 5, 

9, 54. 

Hypogh^ris. XI, 27, 83. 
Hypoghlorite de soude, III, 173. 
Hypoderris. XVIII, 236. 
Hypolepis. III, 313; XVIII, 238. 
Hypomyges. II, 31, 32, 52 ; II, 49. 
Hypopterygium. XVII, 391 ; XX, 7, 8, 58. 



I 

IBERIS. VIII, 35, 39, 40, 41 ; XI, 136, 145, 

169. 
If. II, 355. 

ILEX. III, 17, 32; VIII, 201 ; X, 233 ; XII, 
199; XIII, 343. 

iLICINEiE. X, 150. 
ILIGINÉES. VIII, 201. 
ILLÉGEBRÉES. VIII, 65, 420. 

Illigium. VI, 343. 
Imanthophyllum. VIII, 517. 



hiPAHENs. II, 235; IV, 155; V, 149; VII, 
308; VIII, 11, 157, 445; IX, 157 ;X, 214, 
237, 241, 249, 259, 278, 284. 

Ingarvillea. VIII, 252. 

Indigofera. X, 350. 

lNFLORESGENGEdesPIombaginées.IV,64. 

Influenge DE la LUMIERE SUT la forme 
et la structure des feuilles, par M. Du- 
four, V, 311. 

Influenge de la lumière, sur le dé- 
veloppement du liège. X, 392. 

Influenge du milieu. XIII, 115. 

Influenge du milieu sur la structure 
des racines, par M. Costantin, I, 125. 

Inga. X, 350. 

Inglande^. X, 157. 

Inocybe. IX, 224, 230, 258, 301. 

Inogybe/e. IX, 396. 

Inocybés. IX, 361. 

Inoloma. IX, 230. 

Intérêt physiologique des plantes 

grasses. XVI, 3. 
Inula. î, 11; XI, 93; XVIII, 10 i. 
Incline. XV, 206. 

Inuline du capitule des Composées, 
XI, 95. 

Involugre des Composés, XI, 17. 
Involugres. XT, 71. 

lOGHROMA. X, 376. i 

IP0MJ3A. II, 273; VIII, 241 ; XI, 217, 220, 

241, 242, 259; XV, 160; XVIII, 315. 
Iresine. II, 246. 
Iride^. X, 146. 

Iridées. VIII, 324, 518 ; X, 104, 107. 
Iridinées. VIII, 321, 517. 
Iridium. VII, 96. 

Iris, I, 100, 104, 110, 120; IV, 139, 142, 
186; VII, 65; VIII, 325; XIII, 117; XIV, 
215; XVIII, 373. 

Irvingia, I, 93. 

ISAGTis. III, 339; IV, 343. 

ISATIDES. X, 87. 

Isatis. VIII, 40; XI, 169. 
ISNARDIA. VIII, 457. 
Isogyste^. VII, 261. 
Isogystis. VII, 261. 

ISOETAGE.i^. X, 145. 

IsoETES.111,315; VII, 29; III, 401, 553, 

558; XIV, 268. 
ISOETÉES. VIII, 558. 
ISOETOPTERIS. VII, 28. 

IsoMERis. V, 136; VIII, 49. 



TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES. 



387 



ISOPOGON. XVn, 37. 
ISOPTERA. VIII, 145. 

JsoPTERYGiUM. If, 82, 90; XVil, 380. 

ISOPYRUxM. YIII, 117. 

IsoSTiCHiE. V, 133; VllI, 21. 
ISOTHECIUM. XVII, 371; XX, 5, 10. 

ISTHMOPLEA. XIX, 110. 
ITEA. XII, 116, 121, 128. 

IXERBA. XII, 110. 
IXIOSPORUM. I, 33, 34. 

IxORA. I, 194, 1^9, 201, 205; X, 383. 
IXORÉES. I, 194, 196. 



J 

Jaborosa. I, 300, 302. 
Jagaranda. X, 381. 
Jacobinia. I, 326. 
Jagquinia. 1, 245, 248, 252. 

J^GERIA. II, 91. 
J/EGERINA. Il, 52. 
Jambosa. X, 368, 
Jamesia. XII, 87. 
Jamesonia. XVIII, 201, 204. 
Jalapa. IV, 3, 

Japon (Flore bryologique), XVII, 327. 
Jasione. VIII, 256; X, 102. 
Jasonia. XI, 53. 

Jasminum. I, 277 ; IV, 152, 153; V, 388; 
VII, 305 ; XII, 188, 191, 194, 354 ; XVIII, 
325. 

Jatropha.X, 343; XIV, 91, 132, 13i, 135, 

136, 143. 
Johannesia. XIV, 134. 
JongÉes. VIII, 308, 510; X, 107 ; XI, 318. 
Jonginées. VIII, 303, 509. 
Juglandées. VIlï, 109; X, 330; XVIII, 

72, 156. 

JuGLANS. VIII, 109; X, 200, 217, 222, 240, 

263, 332; XVII, 159; XIX, 31. 
JuNGUS. VI, 43, 128; VIII, 309,511. 

JUNGERMANNIA. IL 156. 
JUNGERMANNITES. VII, 9. 

JuNiPERUS. VI, 322; VIII, 3i6; X, 154; 

XI, 283, 304; XX, 311. 
JuLiANiA. XIX, 50, 172, 183, 197. 
Jussi^A. VIIÏ, 457 ; XI, 337 ; XV, 170. 
JusTiciA. I, 326; II, 289; XV, 153; 

XVIII, 96. 



K 

Kadsura. II, 232, 296; X, 334. 
Kalmia. I, 227, 240. 
Kaulfussia. XVIII, 163, 20C. 
Kayea. I, 46. 

Kelleria. XVII, 197, 208, 223, 227, 233, 

239, 263, 271. 
Kendrigkia. XIII, 67. 
Kentrophyllum. XI, 76, 96. 
Kerandrenja. VI, 223. 
Keteleeria. XIX, 236. 
Khaya. VIII, 163. 

KiBESSiA. XIII, 24, 51, 61; XV, 375, 377. 
KiDiA. VI, 160. 

Kielmeyera. I, 43, 95; X, 331). 

KiGGELERIA. X, 343. 
KiLLINGIA. VIII, 286. 

KiTAiBELiA. VI, 155; VIII, 133; XV, 124. 
Kleinhovia. VI, 208. 
Kleinia. I, 9, 219; VU, 320. 
Knautia. I, 207, 208; VIII, 266; X, 102, 

386 ; XX, 268. . . - 

Knightia. XVII, 26, 34. 
KOGHIA. VIII, 71. 
KOELREUTERIA. X, 348. 

KOPSIA. I, 280. 



L 

Labiées. I, 344. 356; VIII, 250, 475; X, 

105; XI, 344; XVIII, 368. 
Laggabia. IX, 226, 268, 345. 
Laghn/EA. XVII, 200, 202, 228, 230, 262. 
Laghnolepjs. XVIL 217, 235, 263, 268. 
Lagrymaria. IX, 301. 
Lagtario-Russulés. IX, 319. 
Lactario-Russule^e. IX, 394. 
Lagtarius. II, 38, 39; IX, 191, 213, 224, 

238. 249, 268, 275, 321. 
Lagtuga. I, 15; V, 135;XI, 30, 38, 39; 

XVIII, 102. 
Lagtugées. XI, 38. 
L.ELIA. XVIII, 3i4, 345, 352. 
Lagenaria.II, 268; V, 15;-VI11, 259, 479; 

X, 234, 238, 241, 263; XVIII, 99. 
Lagetta. XVII, 85, 197, 213. 
Lagunea. VI, 165. 
Lagungularia. XVII, 276. 



388 



Lagurus. VI, 41. 

Laminaria. XV, 2, 20, 24, 39; XIX, 88. 

Laminariagées. XV, 1. 

Lamium. III, tG4, 243; V, 136; VIII, 470. 

Lampsana. V, 135; VI, 27G; XI, 17, 27, 
37,79. 

Lampyris. IX, 231. 

Laplagea. X, 337. 

Laportea. XVII, 113. 

Lappa. I, 19; VI, 275, 27G; X, 215, 238, 
241, 279 ; XI, G9; XVIII, 102. 

Lardizabala. VIII, 125. 

Lardizabalées. VIII, 125. 

Larix. I, 62, 94; XI, 297; XIX, 174, 182, 

198, 213; XX, 310. 
Lasia. XV, 72; XVII, 357. 
Lasiadenia. XVII, 197, 232, 263. 
Lasiandra. II, 223. 
Lasiolepis. I, 93. 
Lasiopétalées. VI, 221, 235. 
Làsiopetalum. I, 78; VI, 136, 221. . 
Lasiosiphon. XVII, 200, 202, 227, 229, 

231, 263, 265. 
Lastr/Ea. VIII, 534; XVIII, 13G, 141,204. 
Latex. XIV, 1. 
Lathr^a. XI, 310. 

Lathyrus. I, 105, 146, 174, 175; II, 208, 
222; V, 25, 352; VI, 46; VIII, 183; X, 
351; XV, 131), lU; XVIII, 80. 

Latigifères (Rôle), VI, 306. 

Latigifères du liber. X, 224. 

Latigifères des asclépiadées. XIV, 
98. 

Latigifères des formations secon- 
daires. XIV, 127. 

Lauragées. VIII, 126; XI, 330. 

Laureola. XVII, 223. 

Laurine/e. X, 147. 

Laurinées. X, 334. 

Laurocerasus. VIII, 192; XII, 201. 

Laurophyllus. XIX, 39. 

Laurus. VIII, 126; X, 335; XI, 330. 

Lavandula. I, 345, 346; XVIII, 371. 

Lavatera. VI, 135, 148; VII, 170; VIII, 
133; XVIII, 7G. 

Lavauxia. VIII, 208. 

Lavoisiera. XIII, 74. 

Laxopterygium. XIX, 4 4. 

Leandra. XIII, 63. 

Leganocarpus. II, 245. 

Leganora. IX, 20. 

Ledothamnus. I, 229. 



Ledum. I, 227. 

LÉGUMINEUSES. Il, 251; V, 25, 228; 
VIII, 173, 446; X, 349; XI, 333. 

LÉGUMINOSE^.. X, 151. 

Leguminosites. X, 127, 161. 
Leitneria. X, 222. 

Lemna. VII, 179; VIII, 11, 501; IX, 157 ; 

XVI, 272. 
Lemnagées. VIII, 501. 
Lentago. I, 187. 
Lentinellus. IX, 336. 
Lentinés. IX, 335. 

Lentinus. IX, 193, 193, 217, 236, 249, 

256, 274, 335. 
Lentispora. IX, 379. 
Lenzea. XI, 68. 

Lenzites. IX, 192, 227, 241, 249, 274. 

Lenzitine^e. IX, 395. 

Lenzitinés. IX, 333. 

Leontodon. VII, 305; XI, 18, 28, 37, 

39; XX, 278. 
Leontopodium. XI, 53. 
Leonurus, XV, 107. 
Leotia. II, 49, 50. 

Lepidium. VIII, 35, 36, 37, 38, 40, 43; 

XI, 137, 143, 157, 171 ; XX, 152. 
Lepidogarpos. XVII, 35. 
Lepiloena. XIII, 262. 
Lepionurus. XVII, 254. 
Lepiota. IX, 195, 217, 229, 230, 267, 

269, 350. 
Lépiotes. IX, 349. 
LEPiOTEyE. IX, 396. 
Lepista, IX, 345. 
Leptadenia. IV, 99. 
Leptobryum. XVII, 340. 
Leptoghyete. III, 339, 341. 
Leptodermis. X, 384, 385; XIII, 342. 
Leptodon. VII, 13. 
Leptoglossum. IX, 304. 
Leptoqramme. XVIII, 240. 
Leptohymenjum. Il, 81', 95; XV, 84. 
Leptomeria. X, 153, 156. 
Leptomeria. XVII, 167; XIX, 109. 
Leptonia. II, 52; IX, 265, 266, 383. 
Leptonyghia. VI, 214. 
Leptosiphon. VIII, 240. 
Leptostomum. XX, 2. 
Leptostromum. XX, 4, 31. 
Leptotrighage/e. XV, 54. 
Leptotus. IX, 30 i. 
Leria. I, 11. 



TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES. 



389 



Les Algues marines du Groenland, par 

M, Rosenvinge, XIX, 53. 
Leskea. XVII, 305 ; XX, 4. 
Leskeagea. XV, 77. 
Lespëdeza. VllI, 178; XV, 133. 
Lessonia. XV, 44, 45. 
Leucadendron. X, 331 ; XVII, 33, 35. 
Leugauthemum. XX, 271, 330, 337, 341, 

348. 

Leugine. XV, 215. 227. 

Leugine (Transformations). XV, 228. 

Leugites. VI, 77. 

Leugobryum. XVII, 334; XX, 7, 19. 
Leugodon. XVII, 360; XX, 13, 33. 

LEUCODONTAGEiE. XV, 72. 

Leucoium. XIV, 203. 
Leugoleugites. vu, 270. 
Leugoloma. II, 82, 85. 
Leugomium. II, 82, 97 ; XX, 13, 53. 
Leugophanes, II, 82, 87; XX, 8, 10, 12, 
13, 19. 

Leugosmia. XVIT, 212, 234. 
Leugospermum. X, 331. 
Leugostegia. XVIII, 237. 
Leucothoe. I, 227, 231, 235. 
Leycesteria. I, 18G, 189; XII, 185; 

XII, 190, 33G. 
Liber (Cryptogames vasculaires).'XVlll, 

13G. 

Liber des Angiospermes par M. Le- 

comte. X, 193. 
Liber des feuilles. X, 2i3. 
Liber dur. X, 208. 
Liber interne. XI, 193; XVIlf, 5G. 
Liber mou. X, 208. 
Liber primaire. X, 207. 
Liber segondaire. VI, 22G. 
Libocédrées. Vn, 40. 
Libocedrus. XI, 303. 
Libonia. I, 329. 
Ligania. X, 354. 

LiGHENS (Synthèse), par M. Bonnier. IX, 1 . 

Liège. VI, 235. 

Liège (Pétiole). VI, 343. 

LlERRE. II, 353. 
LiGULARIA. XI, 4G. 

Ligule. VI, 14. 

Ligule des Graminées. VI, 19. 
LiGULiFLORES (réseaux laticifères), 1, 13. 
Ligustru:,i. I, 269; V, 383, 387, 395; XI, 

342; XII, 191, 104, 35G. 
Lilas. Il, 355. 



Lijdenia, XIII, 24. 

LiLiACÉES. VIII,318, 51G; X, 107 ; XI, 321. 

LiLINÉES. VIll, 311, 511. 

LiLiUM. V, 379; VIII, 319; XIV, 165, 

173, 177, 181, 203, 238, 243, 254, 268; 

XVIII, 332. 

LiMARIA. XI, 169. 

Limbe. VI, 232; X, 106. 
LiM/EA. f, 189. 

LlMNANTElÉES. VIII, 158, 446. 
LiMNANTHEMUM. VUl, 12, 244. 
LiMNANTHES. VIII, 158. 

LiMNOGHARJS. 111, 12i», 127, 132, 149; 
XVH, 297, 316. 

LiMODORUM. IV, 224. 
LiMONlASTRUM. IV, 8, 42, 64, 08, 97, 
118; V, 155. 

LiMONIUM. IV, 3. 

Lin. XVIII, 282. 

LiNAGÉES. X, 346. 

LiNARiA. I, 304; V, 130, 141, 232; VII, 

21J0, 361 ; VIII, 248. 
LiNCONIA. XII, 148. 
LîNDHEIMERA. I, 211, 2l4. 

LiNDSAYA. XVIII, 160, 204, 237. 
LiNÉES. VllI, 159, 446. 
LiNODENDRON. XVII, 197, 228,232, 264. 
LiNOSTOMA. XIII, 364; XVII, 197, 202, 

210, 222, 227, 229, l'30, 268, 270. 
LiNOSYRIS. XI, 43. 

LiNUM, VIII, 159; XX, 125, 152, 157, 103, 
172. 

LiORHIZES. VIII, 130. 
LiPARis. IV, 231 ; XIV, 220. 

LiPOGHROME. VII, 2G6. 

LiPPiA. 1, 337. 

LiQUIDAMBAR. 1, 80; XII, 135, 156. 
LlQUIDAMBARÉES. I, 80; VIII, 205. 
LiRIODENDRON. VU, 283, 340, 341. 
Listera. IV, 224; XIV, 216, 252, 268. 
LiTHOBiUM. XIII, 59, 74, 3T4; XV, 374. 

LlTHODERMA, XIX, 123. 
LiTHOSPERMUM. X, 105. 
L[THOTHAMNION. XVI, 328; XIX, 55. 
LlTHR.EA. XIX, 39. 

LiTTORELLA. III, 103, 137; VIII, 477 ; XI, 
345. 

Llavea. XVIII, 204. 
LOASA. VIII, 216. 
LOASÉES. VIII, 215. 
Lobelia. VIII, 478. 
LOBÉLIÉES. VIII, 257, 478 



390 



Localisation de l'émulsine. VI, IIH. 
LOGELLINA. IX, 286, 36G, 375. 
LOELIA. IV, 221 ; VllI, 10. 
LOGANIA. VIII, 246. 
LOGANIACÉES. I, 291, 35i; X, 377. 

LOGANIÉES. VIII, 244. 
LOGFIA. XI, 53. 

LoLiUM. VII, 66; IX, 157 ; XIII, 98. 
LOMARIA. Vlir, 374; XVIII, 114, 159, 
219, 230. 

LOMARIOPTERIS. XVIII, 239. 

LOMATIA. XVII, 21, 23, 33. 

LOMATITES. X, 153, 156. . 

LONIGERA. I, 185, 186 ; II, 299, 301, 304; 

VI, 72; VII, 281, 288, 321, 327, 359; 

VIII, 264 ; X, 239, 386; XII, 190, 194, 

338, 341; XIII, 317, 342; XV, 98, 182; 

XVIII, 343. 
LoPEZiA. VIII, 207; X, 366. 
LOPHIRA. I, 65, 67, 95; X, 342. 

LOPHOSPERMUM. VI, 349. 

LOPHOSTOMA. XVII, 197, 211,222, 229, 

230, 263, 268. 
LORANTHAGÉES. XI, 329. 

LORANTHUS. II, 181, 182, 183; XI, 310. 
LOREYA. XIII, 25, 61, 80. 

LOROGLOSSUM. IV, 225. 

Lotus. III, 225, 261 ; VI, 45; VII, 291, 
305, 363; VIII, 174, 447 ; X, 352; XV, 
133, 134; XX, 240, 323, 348. 

LOXOSGAPHE. XVJII, 237. 

LOXOSTYLIS. XIX, 39. 

LOXSOMA. XVIII, 123. 

LuGULiA. I, 199, 202. 

LUGUMA. X, 375. 

LUGUNA. I, 255. 

LuFFA. V, 15; XI, 251. 

LuHEA. VI, 135, 191 ; VII, 176. 

Lumière. XVI, 32. 

Lumière (influence sur la forme et la 
structure des feuilles), par M. Dufour. 
V, 311. 

LUMNITZERA. XVII, 276. 

Lupin. V, 262; IX, 157 ; XVIII, 283. 
LupiNus. V, 136, 197, 345; VIII, 174, 

182; XI, 333; XIII, 9; XV, 215, 223, 

229, 231; XX, 72, 95, 102, 105, 113, 

144, 152, 189. 
LUTHEA. VI, 331. 
LuzuLA. VIII, 511 ; XI, 318. 
Lyghnis. I, 99, 105; V, 135; VIII, 60, 

416; X, 105, 109; XI, 332. 



Lygios, XII, 194. 

Lygium. II, 272; VII, 301, 323; X, 376, 
377; XII, 188, 194, 358; XV, 105, 
129. 

Lygoperdon. IX, 217. 

Lygopersigum. VII, 301, 336, 340; VIII, 

236; XII, 177, 188, 194, 365; XVIII, 

84, 308. 
Lygopodiacées. II, 21. 
Lygopodinées. VIII, 396, 552. 
Lycopodium. III, 281, 315; VIII, 10, 

400, 553. 
Lygoseris. I, 12. 
Lyellia. XV, 68. 
Lygia. XVII, 198, 262. 
Lygodium. III, 313; Vil, 2, 23; VIII, 

375, 530, 537; X, 154. 
Lyngbe.'E. XV, 290; XVI, 91. 
Lyngbia. IV, 292. 

Lyngbya. III, 324; XV, 280, 283 ; XVI, 
92, 118. 

Lyngbyées (Clé des genres). XVI, 95. 

Lyonia. I, 228, 235. 

Lyophyllum. IX, 386. 

Lysimachia. I, 247. 249; III, 101, 148, 

152, 166; VIII, 10, 12, 230, 464; XI, 

340. 

Lythracées. VIII, 206, 454; XI, 232,336. 
Lythrum. III, 136; XI, 19Ù, 232, 336; 
XVII, 222. 



M 

Maba. I, 263, 266. 

Macadamia. XVII, 25, 34. 

Magairea. XIII, 72. 

Magleania. I, 240, 242. 

Maglura. X, 329; XIV, 11; XV, 116; 

XVII, 119. 
Macrostegia. XVII, 202. 
Magkaya. I, 327. 
Magrogystis. XV, 1, 42. 
Magromitrium. XV, 57 ; XX, 2, 4, 5, 6, 

7, 8, 25. 
Magropiper. X, 284. 
Magroplagis. XIII, 24. 
Macropteranthes. XVII, 276. 
Macrostegia. XVII, 262. 
Magrozamia. VllI, 358; XIX, 177. 
Maoia. V, 136. 

Magnolia. VI, 43, 6', 344; VU, 289, 



TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈBES. 



391 



3S8; VIII, 120; X, 1, 86, 234; XIII, 
343. 

Magnoliage.e. VIII, 120; X, 150, 333. 
Mahernia. I, 78; VI, 136, 219. 
iMahonia. I, lOl, 114; VII, 305; XII, 

184, 188, 194, 231. 
Mahurea. I, 44, 95; X, 341. 
Maïs. JX, 157; XVIII, 23, 2h9, 313. 
Majanthemum. VIII, 51G. 
Malachra. VI, 163. 

xMalgolmia. VIII, 38, 40; XI, 137, 162. 

Male (Organe\ XIV, 170. 

Malya. I, 104, 105; VI, 138; VII, 176; 

VIII, 133; XV, 125, 129. 
Malvavisgus. VI, 162. 
Malvagées. VI, 129; VII, 176; VIÎI, 132, 

438; X, 335; XV, 123; XVIII, 76. 
Malyées. VI, 227, 2 tl, 23?, 234. 
Malyées (Classification). VI, 138, 237. 
Malope. VI, 156; VIII, 133. 

ftlALPIGHIAGÉES. VIII, 171. 

Malus. VI, 336; X, 354; Xlî, 184, 188, 

189, 274. 
Mamillaria, XVI, 52. 
Mammea. I, 38, 39, 40, 41, 46, 47, 50, 55 ; 

VI, 288, 321, 322; XVII, 240. 
Manettia. I, ni, 197, 198. 
Manghas. I, 280; X, 378. 
Mangifera. XIX, 8, 10, 13, 34, 47. 
Manihot. XIV, 13, 132. 
Marasmie.î;. IX, 395. 
Marasmiés. IX, 340. 
Marasmius. IX, 192, 198, 210, 236, 274, 

340. 

Marattia. VII, 2, 25; VIII, 384; XV, 
207, 2U ; XVIII, 126, 137, 163, 22L 

Marattiagées. XVIII, 240. 

Marattinéés. VIII, 384. 

Marghantia, II, 127. 

Marcetia. XIII, 72, 79. 

Marggrayia. VIII. 139- 

Margyrigarpus. VII, 197. 

Marianthus. I, 34. 

Marila. I, 44, 46, 95; X, 339. 

Marlea. XV, 144, 149, 187. 

xMarron d'Inde. XVIII, 303. 

Marronnier. Il, 355. 

Marsdenia. I, 288; X, 380; XVIII, 59. 
92. 

Marsilia. m, 102, 122, 151, 315; V, 
346, 3'J7; Vlll, 390; XI, 3; XIII, 118; 
XVIII, 1 15, 120, 136. 140. 



Martynja. VIII, 251. 
Marumia. XIII, 65. 
Masdevallia, IV, 221. 
Mastjghotrighe.e. III, 345. 

MASTfGOGOLEUS. V, 51, 54. 

Mastixia. I, 27, 73, 95; X, 372. 

Matières albuminoides des Céréales. 
XVIII, 314. 

Matière golorante rouge (à la lu- 
mière). V, 405. 

Matonia. XVIII, 236, 245. 

Matrigaria. VII, 303, 305; XI, 48. 

Matthiola. VIII, 39, 40; XI, 146. 

Maturation des graines. III, 5. 

Maurandia. 1, 306. 

Mauria. XIX, 38, 4. 

Maxillaria. IV, 221; VII, 280; XVIII, 
345. 

Mayotte (Florule bryologique de), par 

M. Beschevelle. II, 82. 
MÉGANiSME derenroulement des vrilles. 

V, 32. 

MÉCANISME des échanges gazeux chez 
les plantes aquatiques submergées, 
par M. Devaux. IX, 35. 

Mécanisme du transport de la sèvé 

DANS LE liber. X, 303. 

Medigago. I, 146, 174 ; III, 101, 131; 

VIL 305; VIII, 181; X, 220, 351 ; 

XVIII, 80; XX, 172. 
Medinilla. II, 278; VIII, 214; X, 367 ; 

XIII, 58, 65, 66. 
Medinillopsis. XV, 372. 
Melaleuca. IV, 137, 150, 167; VI, 264; 

VIII, 215; IX, 301, 348; X, 345, 367, 

369; XI, 196, 261. 
Melampyrum. I, 305 ; VI, 92. 
Melandrium. VIII, 59, 60, 416. 
Melanochyla. XIX, 24, 45. 
MelanorrhyEA. XIX, 9, 33, 47. 
Melastoma. I, 128; II, 223, 278; Vlll, 

213; X, 367; XIII, 59, 71. 
Melastomagées. II, 22:?, 276; Vlll, 213; 

X, 366; XIII, 374. 
IMelastomées (Classification), XV, 379. 
Melhania. I, 7 7, 78 ; VI, 20l3. 
Melia. VIII, I6i. 

MÉLIACÉES. VIII, 163. ' ■ 

Melianthus. VI, 52; VIII, 168. 
Melica. VI, 41, 42. 
Mëlientha. XVII, 25i, 257. 
Melilotus. XV, 137. 



392 



Melindres. 1, 339. 
Melissa. I, 344. 
Melobesia. XVI, 328. 
Melochia. I, 78; Vf, 220. 
Melodjnus. I, 200. 

Membrane externe de l'épiderme. VI, 
342. 

Membres endogènes. VIII, 1. 
Memegylon. XIII, 23. 24, 27, Gl, SI; 
XV, 377 ; XVII, 85, 221. 

MÉMÉGYLÉES. XIII, 2:{, 374. 

MÉMOIRE (Second sur les canaux sécré- 
teurs des plantes). par M. Van Tieghem. 
I, 15. 

Meniscum. XVIII, 240. 
Menjspermées. II, 22G; VIII, 123, 434; 
XVIII, 75. 

Menispermum. II, 227, 231, 296, 303; 

VIII, 123, 434 ; XV, 100, 1G5, 173. 
Mentha. m, 215, 2i3, 249, 252, 257; 

VIII, 476; XI, 344; XVIII, 371; XX, 

189. 

Mentzelia. VIII, 215. 

Menyanthes. II, 273,301 ; 111,252; Vni, 

243, 471 ; X, 239, 240, 288; XVIII, 92. 
Menziesia. I, 227, 229. 
Mergurialis. III, 220, 243, 246; VIII, 

439; XV, 167 ; XVIII, 78 ; XX, 189. 
Meriania. XIII, 58, 68. 

MÉRISTÈME VASGULAIRE. XVIII, 65. 

Mertensia. XVIII, 125, 174, 179, 191, 
204. 

Merulius. IX, 195. 
Meryta. I, 29. 

Mesembrianthemum. VIII, 421. 
Mesophylle. V, 384. 
Mesophylle homogène (Ovaire). XII, 
187. 

Mesophylle hétérogène (Ovaire). XII, 
188. 

Mesophylle de l'ovaire. XII, 187. 
Mespilus, VI, 335 ; VIII, 196; X, 35i; 

XII, 184, 189, 199. 281. 
Mesembryanthemum. II, 296; VU, 290, 

361; VIII, 68; XV, 207. 
Mesembrianthémées. XVI, 15, 18. 
Mesua. I, 40,46; X, 339. 
Metaxylème. XVIin. 141. 
Meteorium. XV, 75; XVII, 3G1; XX, 

13, 37. 

Méthode des anesthésiques. III, 14. 
Méthode de la baryte. Ilf, 21. 



Méthodes d'observation de la Fécon- 
dation, XIV, 166. 
Méthode. XIV, 303. 
Metopium. XIX, 44. 
Mezereum. XVII, 223, 262. 
MicONiA. XIII, 58, 63. 
Migranda. XIV, 136. 
Migrogaghrys. XIX, 207. 

MlGROGH^TE. V, 83. 
MlGROGLlNIUM. XVII, 200. 

Migrogoleus. XV, 280, 280, 350; XVI, 
94. 

Migrogonidies. IX, 273. 

MlGRODUS. II, 82, 84. 

Migrolepia. III, 313; VIII, 373, 537; 

XVIII, 204, 237, 245. 
MiCROLEPIS. XIII, 72. 
MiGROLIGlA. XIII, 74, 79. 

Migrolonghus. XI, 65. 

MiGROMERIA. I, 346. 

Migronyghia. XIX, 49. 

MiGROPLYNE. XIV, 20. 

Migropus. XI, 54. 

xMiGROSEMMA. XVII, 186, 236, 257, 258, 
261,267. 

MiGROSTEMON. XIX, 10, 44. 
MiGROTHAMNIUM. XX, 13, 51. 
MiGROZÈTE, XIV, 23. 

Milieu (Influence c{u'exerce le milieu) 
sur la structure des racines, par 
M. Costantin. I, 135. 

Milieu gazeux. XVI, 30. 

Millepertuis. I, 48. 

Mimosa. VIII, 177, 186 ; X, 1, 122. 

MiMULUS. III, 187, 243, 249, 252, 257 ; 
IV, 139, 154. 

MiMusops, I, 258. 

MiNUTULARiA. IV, 272, 283; VU, 111. 
Mirabilis. II, 210, 247; V, 367, 402; 
VIII, 101 ; XVI, 81. 

MiTELLA. XII, 7, 50. 
MNJAGEyE. XV, 67. 

Mniadelphus. XX, 9. 
Mniodendron. XX, 55. 
Mnium. XV, 67 ; XVII, 343; XX, 8. 
MOESA. I, 57, 241, 248. 
MOLINIA. XX, 308. 
MOLLIA. VI, 192. 
Molospermum. XVIII, 365. 
MoMisiA. XVII, 66, 110. 
Momordiga. VII, 315, 3.-.8; Xil, 185, 191, 
212, 31 i ; XVII, 251. 



TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈUES. 



393 



JNÏONADINÉES ZOOSPORÉES. IV, 266. 

MONADOPSIS. IV, 245, 247; Vil, MO. 
MONAS. IV, 245, 271 ; VII, 108, 168. 
MONILIA. II, 38.49. 
MONIMJAGÉES. Vllt, 121 ; XX, 334. 

MONOCH.ETUM. XIII, 59. 

MONOGOSMIA. VIII, 04. 

MONOCOTYLÉDONES. XVIII, C6. 

MONOGOTYLÉDONES AQUATIQUES (feuil- 
les). XIII, 103. 

Monogramme. XVIII, 125, 159,206, 208. 

Monographie des Oscillariées, par 
M. Gomont. XV, 263. 

MoNOLEMA.XIli, 59, 374; XV, 372. 

MONOPORANDRA. I, 74. 
MONOSTÉLIQUE. lU, 276. 

MoNOSTROMA. VII, 157 ; XIX, 145. 

MONOTROPA. XIV, 192. 

MONSTERA. I, J4I, 155, 165, 169; VIIl, 
506; X, 212, 214; Xllï, 116; XIV, 9, 
141. 

MONTAGNITES. IX, 390. 

MONTIA. III, 215, 243, 246, 249, 25 ?, 255, 
258; Vni, 418. 

MONTROUZIERA. I, 41. 
MOQUILEA. X, 354. 

MoRyEA. VIII, 324. 
MoRE^. X, 147. 
MORÉES. VIII, 81. 
MORIGANDIA. XI, 137. 

MORMODES. XVIII, 345, 340. 

MORUS. VIII, 81, 82; X, 222, 329; XIV, 

13, 115, 127; XVII, 116. 
MOUGEOTIA. IV, 297 ; XVI, 279. 
MOURERA. III, 99. 

MouRiRiA. XIII, 23, 44, 61, 81; XV, 

377 ; XVII, 85, 220. 
Mousses récoltées par l'abbé Delavay, 

XV, 47. 
MOUSSONIA. I, 312. 
MUGIDULA, IX, 301, 314. 

Mugilage (Cellules à) des graines de 

Crucifères, XI, 125. 
MuHLEMiiECKiA. II, 296 ; XVIL 96. 
Mulgedium. XI, 31, 38. 
Muntingia. VI, 186. 
Musa. IV, 159; VII, 61; VIII, 330; XII, 

190. 

MUSAGÉES. VIII, 330. 
MusCARi. XIV, 212, 239, 260. 
iMusGi. X, 144. 

MusGi Yunnanenses récoltées par 



M. l'abbé Delavay, par M. Bescherelle. 
XV, 47. 

MUSOPHYLLUM. VII, 67. 
MUSSOENDÉES. I, 196. 
MUTISIA. I, 12. 

Myagrum. VII, 305 XI, !69. 
Mygelis. XT, 39. 

Mygena. IX, 192, 199, 200, 202, 210, 

215, 232, 262, 268, 27.5, 276, 311. 
Mygene^. IX, 227, 228, 309, 394. 
Mygénés. IX, 310. 
MYGOIDEiE. XIX, 134. 
Mygoidea. XVI, 301. 
Myélodesmes. XIII, 76. 
Myoporées. I, 55; VI, 256; Vlîl, 254. 
Myoporum. I, 55; VI, 257; VIII, 254. 
Myosotis, V, 135; VIII, 239, 468; XI, 

341 ; XVIII, 91. 
Myosurandra. XII, 144, 157. 
Myriaspoha. XlII. 62, 80. 
Myriga. VIII, 9 !; X, 3 ; XVII, 44. 
Myrigace.e. X, 146. 
Myrigagées. XVII, 44. 
Myrigaria. V, 174. 
Myricées. VIII, 96. . - ; 

Myriogladia. XIX, 95. 
Myrionemace^e. XIX, 122. 
Myriophyllum. II, 273; 111, 98, 120, 

122, 252, 254, 265,257; IV, 187; VlII, 

400; IX, 155. 
Myristiga. XVII, 93. 
Myristigacées. XVII, 93. 
Myrmidone, Xlll, 03. ' 
Myroxylon. X, 349. 
Myrrhis. I, 25; XVIII, 304. 
Myrsine. I, 57, 240, 247, 249; VI, 273; 

VIII, 232; X, 03. 
Myrsinées. I, 55, 57, 245, 353; VI, 272; 

VIII, 231. 
Myrsinejï:. X, 148. 
Myrsinites. X, 00. 

Myrtagées. I, 55, 58; VI, 258; VIII, 
214; X, 151, 307; XI, 231, 200, 340; 
XVIII, 82. 

Myrtus. VI, 251, 252, 200, 263, 283; 

VIII, 214; X, 109, 308; XVIII, 82. 
Myuroglada, XVII, 379. 
Myxagium. IX, 374. 
Myxogyre. IX, 361. 
Myxoderma. IX, 301. 

MYX0PHYGE.E. XIX, 162. 

Myzodendron. XVII. 169. 



394 



N 

Naiadacées. Vllf, 287, 503; XI, 316. 
Naiade/E. X, 146. 
Najas. I, 171 ; XIV, 2G8. 
Nap/Ea. VI, 149. 

NArxCissus. VII, 289, 333, 339, 341, 354; 

XVIII, 337. 
Narthegium. XIII, 117. 
Nassauvja. I, 12. 

Nastdrtjitm. III, 101, 130, 237, 265; V, 
139; VIll, 12, 24, 25, 35, 40, 44, 412; 
XI, 143. 

Nature du tissu sécréteur. VI, 316. 
Nature morphologique de l'appareil 

laticifère. XIV, 138. 
Nauglées. I, 193. 
Naugoria. IX, 210, 260, 357. 
Naugorie^. IX, 39o. 
Naucoriés. IX, 357. 
Naudinia. XIII, 24. 
Navet. XIV, 360. 

Negkera. II, 82, 92, 93, 9't ; XV, 75; 

XVII, 358; XX, 4, 5, 9, 11, 13, 40. 
Neckerage.e. XV, 73. 
Nelombées. VIII, 131, 437. 
Nelumbo. VIII, 131. 
Nelsoniées. I, 331. 
Nematanthus. I, 313; VIII, 251. 
Nematogen/E. III, 323. 
Nematoloma. IX, 251, 274, 369. 
Nematolomés. IX, 309, 397. 
Nemophila. I, 297 ; VIII, 239, 469. 
Neottia. VII, 327. 
Neottopteris. XVIII, 38. 
Nepenthes. VIII, 153; XVIII, 43. 
Népenthées. VIII, 153. 
Nephrocytium. VII, 168, 159, 165. 
Nephrodium. IV, 139; XI, 6; XVIII, 

229,238. 

Nephrolepis. III, 314; VllI, 530, 541; 

XVIII, IGO, 219. 
Nepsera. XIII, 59, 72. 
Nereogystis. XV, 43. 

Nerium. I, 279, 281, 287 ; II, 272 ; IV, 155, 
182, 189; VI, 342 ; X, 1,59,378;XI, 255; 
XIV, 9, 13. 

Nerophila. XIII, 79. 

Neslia. XI, 169. 

Neyiusia. VI, 331 ; VIII, 194 ; X, 355. 



Nevrophyllum. IX, 303. 

NiGANDRA. I, 299; VllI, 237 ; X, 376 ; XI, 

255; XVIII, 85. 
NiGOTiANA. I, 120, 299; II, 271, 323; III, 

40; IV, 142; VI, 342; XI, 254, 272; 

XVIII, 89. 
Nierembergia. I, 302; X, 376. 
NiGELLA. I, 107, 121; V, 136; VIII, 117 ; 

X, 103. 
NIMESIA. VII, 303. 
Nitella. IV, 289, S9t), 308. 
Nitrate de potassium. XV, 248. 
Nodularia. III, 335 ; VII, 177, 243. 
Noeuds et entre-noeuds de la lige 

(Familles étudiées). XIII, p. 318; 

résumé, p. 324. 
Noeuds des tiges souterraines. XIII, 331. 
Noeuds cotylédonaires. XIII, 335. 
Noeuds portant des axes floraux. XIII, 

335. 

Noeuds portant des rameaux feuillés. 
XIII, 337. 

Noeuds des tiges de plus d'un an. XIII, 
342. 

Noeuds de la tige des Dicotylédones. 

XIII, a74. 
Noix. XVIII, 303. 
Nolana. VIII, 242; XI, 214. 
Nolanea. IX, 191, 265, 266, 383. 
Nolanées. VIII, 242; XI, 214, 240. 
Nombre des globules polaires. XIV, 

219. 

Nombre des segments chromatiques 
dans les noyaux sexuels. XIV, 238. 

Nostog. III, 324; VII, 177, 189, 183. 

Nostogagées hétérogystées , par 
MM. Bornet et Flahaii/t. III, 323 ; VII, 
177, 180. 

NOSTOGHOPSES. V, 80. 

Notes sur quelques champignons para- 
sites nouveaux ou peu connus, par 
M. Fayod. II, 28. 

Nothopegia. XIX, 42, 45. 

Notobasis. XI, 64, 77. 

Nouveaux doguments pour la flore 
bryologique du Japon, par M. Bes- 
cherelle. XVII, 327. 

Nouvelles études sur la fécondation, 
par M. Guignard. XIV, 163. 

Nouvelles observations sur les cel- 
lules à mucilage des graines de Cru- 
cifères, par M. D'Arbaumont. XI, 125. 



TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES. 



395 



Nouvelles recherches sur la circu- 
lation du Saccharomyces apiciilatiis 
dans la nature, par M, Hansen. XI, 
185. 

Nouvelles recherches sur l'origine 
des grains d'amidon et des grains de 
chlorophylle, par M. Belzung. XIII, 5. 

Noyaux (Constitution). Hypothèse de 
l'individualité des chromosomes. XIV, 
253. 

Noyau générateur mâle. XIV, 176. 

Noyau male. XIV, 241. 

Noyaux sexuels chez les animaux. 

XIV, 217. 
Noyaux sexuels. XIV, 2f)8. 
Noyaux des Hyméuomycètes, par 

M. Rosenvinge. III, 75. 
Noyer. XVIH, 303. 

Nuclearia. IV, 2'i5, 255, 273, 277, 321 ; 

VII, 108, 1!8. 
Nuphar. I, 135; HI, 99, 102, 108, 113, 

124, 133, 145, 164; IV, 187; VIH, 127, 

435. 

Ndttallia. VIII, 194. 
Nuytia. II, 210. 

Nymphéa. IH, 105, 124, 133, 145; JV, 
187; VIII, 129, 436; X, 83; XII, 188, 
235. 

Nympheace/E. X, 150. 
Nympheacées. VIII, 127, 435. 
Nyctaginées. II, 246; VIII, 101, 574; 

XVH, 75, 101. 
Nyctalis. IX, 273, 345. 





Obelidium. IV, 303. 

Obeliscaria. X, 290. 

Obione. VIII, 71. 

Obscurité. XVI, 33. 

Observations sur les Santalacées, par 
M. Guignard. II, 181. 

Observations (Nouvelles) sur les cel- 
lules à mucilage des graines de Cru- 
cifères, par M. D'Arbaumont. XI, 125. 

Observations sur l'appareil mucifère 
des Lamiuariacées, par M. Guignard. 
XV, 1. 

Ochloch.etë. XVI, 260, 279, 290, 327, 

345; XIX. 139. 
Ochna. VIII, 142: X, 342. 



OcHNACÉES. VHI, 142; X, 342. 
Ochrea. VI, 52. 
OCHROBRYUM. XVIT, 333. 
OCHROGARPUS. I, 39. 
OCHROMA. VI, 174. 

Ochropteris. XVHI, 205, 238. 
Ochthocharis. XIII, 67. 
OciMUM. I, 347. 

OCTOBLEPHARUM. II, 82, 87 ; XX, 4, 6. 
Ogtojuga. IX, 301. 390. 
OCTOLEPIS. XVII. 186. 236. 

OCTOPLEURA. XIII, 63. 

Odina. XIX, 45. 

Odontites. I, 304, 306; VI, 102. 
Odontoglossum. IV, 22! ; XVill, 344, 
350. 

Odontoloma. VHI, 242; XVHI, 237. 
OEdematopus. I, 40 ; X, 339. 
OEdogonium. IV, 298; VH, 275; XVI, 
279. 

OEnanthe. IH,98, 147 ; VIII, 219. 
OEnothera. VIIT, 208 ; XI, 196, 225, 201 ; 

XVIH, 60, 81 ; XX. 1.52, 189. 
OEnothéracées. VHI, 207, 455; X, 304; 

XI, 222, 244, 261, 337 ; XVHI, 81. 
OEuF. XIV, 191. 

OEUFS RUDIMENTAIRES. XIV, 222. 

Oignon. XIV, 369. 

Olea. I, 268, 270, 273; X, 57, 380; XV, 
167, 171. 

Oléacées. I, 268, 354; VHI, 248; X, 

148, 380; XI, 342. 

Oleandra. XVIH, 116, 138, 186, 207. 
Oligotrichum. XV, 68. 
Olive. XVHI, 30,'). 

0L0CHJ3TE. XVI, 268. 

Olpidiopsis. IV, 282, 288, 

Olpidium. IV, 284, 3!2, 327; VII, 111. 

Omalia. XX, 7. 

Ombellifères (canaux sécréteurs), I, 
22. 

Ombellifères. VHI, 216, 462; X, 107, 

149, 369; XVHI, 83, 361. 
Omphalia. Hl, 296 ; IX, 202, 203, 217, 

313. 

Omphalodes. I, 296 ; III, 257. 
Omphalophyllum. XIX, 104. 
O.mphalopus. XIII, 65. 
Omphalotus. IX, 338. 
Oncidium. II, 57, 76; VII, 290; VIII, 

333; XVHI, 345, 351. 
Oncoba. I, 80. 



396 



Ongostemon. I, 247. 

Onobryghjs. VI, 7; Vlll, 182; X, 35 i ; 

XI, 334; XX, 163. 
Ononis.V, 135,136; X, 108, 351; XX, 248. 
Onopordon. X, 98; Xf, G2,9G. 
Onychium. XVIII, 1-26. 
Opegrapha. IX, 18. 
Ophioglossées. II, 15. 
Ophioglossum. II, 15; XVIII, 115, 120, 

124, 126, 131, 134, 135, 138, 140, 142, 

143, 157, 163, 169, 193, 233. 
Ophiostomum. XIV, 239. 
Ophisthocentra. XIII, 374. 
Ophiotiirix. XV, 279. 
Ophipogon. VIII, 328. 
Ophrys. III, 318; IV, 22'.; X, 240, 203, 

279, 282. 
Opilia. XVII, 254, 256. 
Opiliagées. XVII, 256. 
Opisthogentra. XIII, 59, 68. 
Oporinia. XI, 37. 

Opuntia. VU, 290; VIII, 74, 424; XII, 
176; XV, 63; XVI, 1, 52, 63, 75. 

Orange. XIV, 377. 

Organette agétjque. XVni, 266. 

Orchidées (Racines des). II, 55. 

Orchidées (Pollinisation). IV, 202. 

Orchidées indigènes. IV, 223. 

Orchidées. VIII, 333, 520. 

Orchis. III, 318; IV, 209, 223, 225; 
VIII, 520; IX, 207; X, 263; XIV, 192, 
238. 

Oreocallis. XVII, 23. 

Oreodaphne. X, 28. 

Oreoweisia. XV, 49. 

Organe femelle. XIV, 181. 

Organe male. XIV, 170. 

Organes souterrains. IV, 164. 

Organes d'absorption des plantes pa- 
rasites, par M. Leclerc du Sablon. VI, 
90. 

Organisation dorsiven traie dans les 

racines des Orchidées, par M. de 

Janczewski. II, 55. 
Organisation des Plombaginées, par 

M. Maiinj. IV, 1. 
Organismes inférieurs, par M. Dan- 

geard. IV, 241. 
Orge. III, 56; XVIII, 27, 290, 313. 
Orientation (Relation avec structure 

des bractées et feuilles). XI, 71. 
Origanum. I, 346; V, 331; XVIII, 370. 



Origine, croissance interne et sortie 

des radicelles. VIII, 7. 
Origine des grains d'amidon et des 

grains de chlorophylle, par M. Btl- 

zung. XIII, 5. 
Origine des racines latérales, par 

M. Lemaire. III, 163. 
Origine de l'amidon. V, 196. 
Origine des membres endogènes, par 

MM. Van Tieghem et Douliot. Vlll, I. 
Origine et développement des canaux 

sécréteurs et des poches sécrétrices, 

par Mlle Leblois. VI, 247. 
Origine morphologique du liber in- 
terne. XI, 193. 
Orites. XVII. 24, 34. 
Orme. II, 356. 
Ormenis. XI, 48. 

Ornithogalium. VII, 66; XIV, 212, 260. 

Ornithopus. VIII, 176, 186. 

Orobus. Il, 222; VIII, 183; X, 351 ; XV, 

133, 142. 
Orphanidesia. I, 229. 
Outhodon. XV, 60. 
Orthotrighum. XX, 4. 
Oryza. Vi, 25; Vlil, 276, 496; XIII, 98, 

101. 

Osbegkia. II, 223; XIII, 58, 71. 

OsCILLARIACEiE. XIX, 162. 

Osgillariées (Nostocacées homocys- 
tées), par M. Gomont. XV, 263. 

Osgillatoria. XV, 286; XVI, 92, 198; 
XIX, 162. 

Osmanthus. I, 268, 271, 272, 276. 

Osmelia. I, 59. 

Osmunda. VIII, 378; XI, 9; XIII, 116; 
XVIII, 185, 191. 

OSMUNDÉES. II, 14. 

OssoEA. XIII, 5^ 63. 

Ostreobium. XIX, 125. 

OSTRYA. X, 2, 12, 214, 332; XVII, 141. 

Ostryopsis. XVII, 141. 

OSYRIS. II, 181, 187, 190; VI, 91, 108, 

581; X, 40 ; XVll, 167. 
Otanthera. XIII, 71. 
Otophora. VI, 45. 
Ottelia. VII, 60. 
Oudemansiella. IX, 342. 
Ouvirandra. III, 99. 
Ovaire. XII, 183. 
OviDiA. XVII, 200, 227,, 230. 
Ovogentre. XIV, 273. 



TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES. 



397 



OXAL.\TE DE CHAUX. V, 40i>. 

OxALiDËES. VIII, 15G, 444. 
OXALIS. in, 224, 243, 250, 257; VllI, 
156, 444. 

OXYANTHUS. I, 194, 203. 
OXYliONUM. IV, 97. 
OXYMERIS. XIII, 63. 

OXYRIA. XX, 349. 

OXYSPORA. XIII, 58, 67 ; XV, 370. 



p 

Paghira. VII, 176. 

Paghyanthus. XllI, 63. 

Paghyantria. XIII, 65, C6. 

Paghyloma. XIII, 70, 79. 

Paghyma. IX, 211. 

Paghynogarpus. I, 65, 74. 

PyEONIA. VI, 349; X, 290. 

Paillettes du réceptacle des Compo- 
sées. XI, 81. 

Paiveusea. XIX, 50. 

Pal^othegium. VII, 15. 

PaL/EOraghis. X, 45, 161. 

Palafoxia. I, 213, 210. 

Palava. VI, 157. 

Paliurus. XII, 163. 

Palmes. VII, 89; X, 140. 

Palmiers. VIII, 306. 

Pan^ole^^. IX, 378. 

PANJ30LUS. IX, 190, 225, 237, 206, 254, 
260, 275, 378. 

Panax. I, 25. 

Pangheria. XII, 75, 78, 79, S'2. 
Pandanées. VIII, 301, 508. 
Pandanus. IV, 142, 143; VIII, 301, 321, 
341. 

PandOfma. VII, 156. 
Pangium. I, 80. 
Panigum. XIII, 98. 

PANOIDEiE. IX, 395. 

Panoïdés. IX, 33! . 

Panus. IX, 193, 217, 253, 281, 333. 

Papayer. VII, 286; VIII, 57; XIV, 140; 

XX, 152, 157, 161, 165, 192. 
PapavéragÉes. VIII, 56, 416; XVIII, 78. 
Papayées. VllI, 149. 
Papilionagées. XV, 130; XVIII, 80. 
Papillaria. XV, 73; XX, 8, 36. 
Paramegium. VII, 168. 
Parasites (plantes). VI, 90. 



Paratropia. Vlir, 220. 
Pardanthus. VIII, 518. 
Parenghyme. IV, 135. 
Parenghyme libérien. X, 208, 211. 
Parenchyme lignifié. IV, 147. 
Parenghyme mou. IV, 138. 
Paritium. vu, 17G. 
Paris. XII, 188, 189, 193, 194, 380. 
Parishia. XïX, ù2, 49. 
Parmelia. IX, 19. 
Parnassia. XII, 7; XX, 231. 
Parois des éléments parenchymateux. 

IV, 35. 
Paronyghia. VIII, 65. 
Parrotia. XII, 138, 139, 147. 
Passage de la racine à l'axe hypoco- 

lylé, XI. 203. 
Passerina. XVII, 200, 228, 230, 264. 
Passiflora. V, 16, 43; VI, 7, 11, 12; 

VII, 286, 333 ; VIII, 150 ; XII, 194, 213, 

303; XV, 182. 
Passiflorées. V, 16; VIII, 150, 440. 
Pastinaga. VIII, 216; XVIII, 83. 
Paullinia. II, 207. 
Paulowia. I, 305, 306. 
Paulownia. IV, 182, 189. 
Pavetta. I, 195, 197, 200 ; IV, 152, 168, 

176, 177 ; X, m. 
Pavonia. VI, 161; VII, 176; XV, 126. 
Pavot. XX, 144. 
PaxillevE. IX, 398. 
Paxillés. IX, 38i. 

Paxillus. III, 90; IX, 226, 229, 250, 
385, 387. 

Pediastrum. VII, 165. 

Pedigularis. VI, 98. 

Peddiea. XVIï, 213, 234, 269. 

Pegia. XIX, 45. 

Peioghiton. XIII, 63. 

Pelagophyge. XV, 42. 

Pelargonium. II, 355; VIII, 154. 

PellyEA. XVIII, 205. 

Pellia. II, 128, 141, 162. 

Pen.ea. XVII, 277, 279, 281. 

PÉNÉAGÉES. XVII, 185, 277 (classifica- 
tion), 290. 

Pentage. VI, 182. 

Pentagrophys. VIII, 101, 102. 

Pentadesma. ], 40, 42. 

Pentagonia. I, 193, 200. 

Pentandria. IV, 3. 

Pentapetes. VI, 206. 



398 



Pentas. I, 195, 198. 
Pentaspauon. XIX, 9, 44. 
Penstemon. I, 305. 
Peperomia. VIII, 429, 566. 
Pepsines. XVIII, 275. 
Percusar[a. XIX, 160. 
Pereskia. XVI, 81. 

PÉRICARPES CHARNUS. XII, 175. 
PÉRICYCLE. II, 235; VI, 233. 
PÉRiCYCLE des Cryptogames vasculai- 

res. XVIII, 135. 
PÉRiDERME, par M. Douliot. X, 324. 

PÉRIDERME PROFOND. X, 391. 
PÉRIDERME SUPERFICIEL. X, 391. 
PÉRIDESME. XVIII, 65. 

Perilla. I, 344. 

Periphlegmatium. XVI, 269, 315. 
Periploca. I, 289; II, 296, 304; VIII, 

247 ; X, 379; XI, 257; XIII, 308, 317, 

365 ; XVIll, 60. 
Péristrophe. I, 329. 
Peronospora. IV, 305. 
Persica. XII, 216. 
Persoonia. XVII, 38. 
Petalidium. I, 329. 

Petasites. I, 7, 212, 220; X, 220; XI, 42. 

PÉTIOLE. VI, 232. 

pétiole (dans principales familles de 

Dicotylédones), VI, 351. 
PÉTIOLE (Cryptogames vasculaires), 

XVIII, 189. 
Petit Houx. II, 355. 
Petroea. I, 337. 
Petrophila. XVII, 37. 
Petroselinum. XVIII, 83. 
Pétunia. II, 272; VIII, 236; X, 376; XI, 

341 ; XVIII, 57. 
Peucedanites. X, 80. 
Peumus. VIII, 121 ; X, 334. 
Peyssonellia. XIX, 61. 
Peziza. II, 36, 47; IX, 217. 
Phaga. VI, 48. 
Phacelia. I, 297. 
Phacotus. VII, 120. 
Phagus. IV, 283. 
Phjîgasium. XI, 36. 
Ph^niscopus. XI, 39. 
Ph^ophila. XVI, 266, 269, 291; XVI, 

326, 339, 342, 347. 
Ph^eosaggion. XIX, 106. 
Phagnalon. XI, 43. 
PiîAJUS. IV, 210, 235. 



Phalaris. XIII, 98. 
Phaleria. XVII, 211, 233, 264. 
Phalériées. XVII, 211. 
Phaloenopsis. il, 63, 65, 77; IV, 221; 

XVIII, 345. 
Pharbitis. VIII, 241. 
Phaseolus. m, 261 ; V, 136, 210; VIII, 

12, 13, 173, 283; IX, 157; XI, 200; 

Xllt, 9; XV, 116; XX, 93, 140, 157, 

172, 248. 

Phases des tubes criblés. X, 315. 
Phegopteris. VII, 2, 21. 
Phellandrie. IX, 157. 
Phidia. XVII, 204. 

Philadelphées. VIII, 204, 454; XII, 86. 
Philadelphus. X, 361, 363; XII, 87, 

163; XVIII, 341. 
Philibertia. vu, 37 ; X, 155. 
Philodendron. I, 155, 161, 163, 165, 

167, 174; IV, 159, 160, 162; VI, 317. 
Philonotis. II, 82, 89; XV, 62; XVII, 

350; XX, 7. 
Philonotula. XVII, 348 ; XX, 10, 12, 28. 
Phlebodium. XVIII, 126, 204. 
Phlegmagium. IX, 198, 213, 230, 270, 

375. 

Phlomis. VI, 342; VII, 305. 
Phlygtidium. IV, 291. 
Phoebe. X, 27. 

Phoenix. I, 160, 163, 166; VII, 61. 
Phoenopus. XI, 39. 
Pholidia. I, 56. 

Pholiota. IX, 200, 214, 2o0; IX, 258, 
262. 

Pholiote^. IX, 396. 
Pholiotina. IX, 286, 359. 
Phormidium. XV, 269, 279, 280, 286; 

XVI, 92, 156. 
Phornotamnus. XV, 372. 
Photinia. X, 354. 

Phragmites. X, 214, 234, 236, 240, 264, 
281, 253, 258, 282; XI, 3l5; XIII, 93. 
Phugagrostis. XIII, 212, 229. 
Phygopeltis. XVI, 301. 
Phyliga. XII, 164. 
Phyllactidium. XVI, 295. 
Phyllagartis. XIII, 80; XV, 375. 
Phyllagathis. XIII, 59, 67. 
Phyllanthoïdées. XIV, 130. 
Phyllanthus. X, 343. 
Phyllaria. XV, 40. 
Phyllerium. VII, 4. 



TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES. 



399 



Phyllirea. VI, 342; X, 380. 
Phyllis. I, 1, 195; VI, 70; X, 38i. 
Phyxlites. X, 129; XIX, 98. 
Phyllobium. VII, 166. 
Phyllocagtus. VIII, 74 ; XVI, 52. 
Phyllogladus III, 278; VIII, 343, 351 ; 

XIX, 181, 199, 203, 207. 
Phyllodoce. I, 229. 
Phyllogathis. XIII, 59. 
Phyllogonium. XX, 6, 7, 9, 13, 140. 
Phyllonoma. XII, 110, 118, 126, 128, 

165. 

Phyllophora. XIX, 80, 125. 
Phyllospadix. XIII, 153, 249, 284. 
Physalis. I, 301; VII, 323; VIIÏ, 236; 

X, 376; XII, 188, 194, 369; XIII, 305; 

XVIII, 90. 
Physgia. IX, 19. 

Physgomitrium. XV, 61 ; XVII, 340. 
Phyteuma. 11,289; XI, 197; XX, 282. 
Phytogrene. II, 207, 332. 
Pyhtolagga. II, 209, 296, 302; VIII, 

100; XII, 189, 377; XVII, 42, 72; 

XVIII, 72. 
Phytolaggagées. II, 2i3; VIII, 100; 

XVII, 71, 72, 100. 
Phytozoidia. VII, 107. 
Pigea. I, 62, 94; VIIl, 355; XI, 295; 

XVI, 79; XX, 309. 

PiGNOMON. XI, 63, 76. 

PiGRAMMJA. I, 88, 93; XIX, 20. 
Pigrasma. I, 92. 
Pigrella. I, 93. 

PiGRIDÉES. XI, 37. 

PiGRiDiUM. I, 14, 213; XI, 31, 37. 
PiGRis. XI, 28, 37. 

PiGRODENDRON. I, 93. 
PiGROENA. I, 91 . 
PiGROLEMMA. I, 92. 
PlETRA FUNGAJA. IX, 198. 
PiLINlA. XIX, 140. 
PiLOGARPUS. X, 348. 
PiLOSAGE. IX, 199, 354. 
PiLOSPERMA. I, 40; X, 339; XIX, 19. 
PiLOTRIGHELLA. II, 82, 92; XV, 74. 
PiLOTRICHUM. XX, 5, 9. 

PiLULARiA. III, 315; VIIT, 393 ; XIV, 257. 

PiLUMNA. XVJII, 347. 

Pjmelea. X, 49, .332; XVII, 86, 200, 

201, 227, 262. 
PiMPINELLA. XVIII, 83. 
Pin. II, 354, 355; XVIII, 281. 



PiNASTER. VII, 46. 
PiNGKNEYA. X, 383. 

PiNUS. I, 62, 94, 118; III, 87; IV, 156; 
V, 211 ; VI, 322; VU, 42, 47; VIII, 
343, 353, 355; X, 154; XI, 283, 292, 
293; XIX, 172, 175, 181, 182, 213 ; XX, 
309. 

Piper. 1, 155, 161, 169; II, 253; VIII, 

93; X, 220; XVII, 58. 
PJPÉRAGÉES. VIII, 93, 428; XVIt, 55, 

173. 

PiPÉRINE. XV, 207. 
PiPTOCHLAMYS. XVII, 198, 262. 
PiRGUNIA. XVII, 73. 

PiRUS. VIII, 196; X, 354; XII, 198, 277; 

XIII, 355. 
PisoNiA. VIII, 102; XVII, 66, 79. 
PiSTAGiA. X, 2, 228, 348; XIX, 5, 9, 16, 

30, 33, 39. 

PiSTiA. VII, 66; VIII, 11, 295, 296, 297, 

315, 339, 341, 507. 
PISUM. I, 136, 146; II, 219, 222; III, 

258; VIII, 12, 173, 185; XIII, 9; XX, 

93, 100, 105, 110. 
PlTHISGUS. VII, 137, 149. 
PiTHYRANTHES. VI, 182. 
PlTTOSPOREiE. X, 150. 

PiTTOSPORÉES (canaux sécréteurs des). 
I, 30. 

PiTTOSPORÉES. VI, 301; VIII, 222; X, 
359. 

PiTTOSPORUM. I, 30, 33, 34, 72 ; VI, 

302; VIII, 222. 
Plage rhizogène. VIII, 14. 
Plagiothegium. XVII, 384. 
Plagius. XI, 47. 
Plan nodal. XIV, 80. 
Planera. XVII, 115. 
Plantaginées. I, 349, 35G; VIII, 255, 

477 ; X, 104; XI, 344, 
Plantago. I, 351; VIII, 255; XI, 174. 
Plantes aquatiques (Feuilles), III, 94. 
Plantes aquatiques submergées 

(échanges gazeux), par M. Devaux, IX, 

35. 

Plantes dans l'eau. XVIII, 19. 
Plantes dressées. II, 298. 
Plantes grasses. XVI, 1. 
Plantes grimpantes. II, 298. 
Plantes monogarpiennes. X, 241, 
Plantes a liber interne. XVIII, 56. 
Plantes SANS liber interne. XVIII, 47. 



400 



Plantes parasites. VJ, 90. 

Plantes polycarpiennes. X, 240. 

Plantes volubiles. II, 298. 

Plasmodiophora. IV, 231, 245. 

Plastides. vu, 270. 

Platane. YI, 56, 59. 

Platanées. Vlir, 91; X, 330; XI, 32G ; 

XVII, 154, 17b. 
Platanthera. IV, 225. 
Platanus. Vî, 12; VIII, 91; X, 229, 

330; XVII, 155. 
Platonia. X, 337. 
Platygarya. XVII, 1G3. 
Platygentrum. XIII, G3. 
Platygerium. VIII, 374 ; XVIII, 126, 

147, 201, 219, 220, 222. 
Platycodon. I, 224. 
Platygrater. XII, 91, 158. 
Platylobées. XIV, 134. 
Platyzoma. XVIII, 179. 
Plegtonema. XV, 283; XVI, 93, 95, 90. 
Plegtritis. T, 206. 
Pleioghiton. XIII, 59, 374 ; XV, 372. 
Pleiogynium. XIX, 33, 45. 
Pleopeltis. XVIII, 198. 
Plérome. XVIII, 65. 
Plethiandra. XIII, 374 ; XV, 370. 
Pleurogapsa. XIX, 163. 
Pleurogarpi. XV, 72. 
Pleurogocgus. VII, 157, 1G5;1X, 19. 
Pleurote^e. IX, 395. 
Pleurotellus. IX, 339. 
Pleurotes. IX, 337. 
Pleurotus. IX, 189, 231, 253, 258, 2G0, 

337. 

Plombaginées. IV, 1 ; V, 153 ; VIÎI, 233. 

PLUxMBAGEiE. IV, 90. 

Plumbagella. IV, 8, 10, 162; V, 158, 
162. 

Plumbago. T, 351 ; IV, 3, 8, 10, 12, 64, 

73, 120; V, 158; X, 105. 
Plumeria. I, 279, 281, 285. 
Plumériées. I, 279. 
PluteidEtE. IX, 397. 
Plutéidés. IX, 363. 
Pluteolus. IX, 363. 
Pluteopsis. IX, 377. 
Pluteus. IX, 229, 260, 256, 259, 205, 

364. 

POA. VII, 66; VIII, 10; IX, 157; XIII, 

116, 117, 120. 
Paogites. VII, 68; X, 101. 



POGHE. VIII, 9. 
Pogue digestive. VIII, 9. 
Poches ségrétriges (Aille Leblois), vl, 
2i7. 

POCOGKIA. VIII, 178. 

Podocarpées. XIX, 188. 

PoDOGARPus. IV, 169; VII, 56; VIII, 

351; X. 154; XVll, 253; XIX, 171, 

179, 192, 194, 203. 
PODOPHYLLUM. X, 334. 

Podospermum. XI, 29, 39. 
Podostaghys. VII, 67. 

POEGILONEURON. I, 46, 95. 

PoEDERiA. I, 195, 199, 205; X, 38i. 

POEDERIÉES. I, 195. 
POEPALANTHUS. VI, 127. 

Pogonanthera. XIII, 65, 66. 
POGONATUM. XV, 69; XVII, 351; XX, 
10, 12, 31. 

POGOSTEMON. I, 346. 
POGOTRIGHUM. XIX, 103. 

Poils. VI, 342. 

Poils radicaux géminés, par M. Van 

Tieghem. VI, 127. 
Poire. XVIII. 309. 
Poirier. X, 309. 
Pois. V, 197; XVIII, 23. 
Pois ghighe. XVIII, 28. 
Polanisia. V, 136; VIII, 46, 415. 
Polémoniées. VIII, 240, 469. 
POLEMONIUM. III, 197, 243, 250, 252, 

257; VIII, 241. 
POLLEN. XIV, 170. 

Pollinisation des Orchidées. IV, 202. 

POLYAGHURUS. I, 12. 
POLYAGTIS. II, 37. 
POLYANTHES. XVIII, 335. 
POLYBLASTIA. IX, 2. 
POLYBLÉPHARIDES. VII, 152. 
POLYGARP^A. VIII, 59, 60, 417. 
POLYGHyETE. XVI, 280. 

POLYGALA. VIII, 171; X, 88; XIX, 183; 

XX, 232. 
Polygalejî:. X, 150. 

POLYGALÉES. VIII, 171. 
POLYGASTRIGA. VII, 107. 
POLYGONAGÉES. VIII, 98, 430; XVIÎ, 91, 
101, 174. 

POLYGONATUM. VIII, 516; XII, 184, 188, 
189, 386. 

POLYGONÉES. II, 283; VI, 52, 59; XI, 
327; XVIII, 68. 



TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES. 



401 



POLYGONUM.I1,203,283,2S7;[II, 122, 140, 
152, 243; IV, 97, 154, 161 ; VI, 53, 59, 
61; VIII, 98, 430; IX, 157; XI, 327; 
XVIII, 68; XX, 95, 97, 104, 106, 110, 
147, 155, 157, 176, 192. 

POLYPHAGUS. IV, 303, 317. 

POLYPODIAGÉES. II, 5. 

POLYPODIUM. III, 313; VIII, 374, 533, 
538; XI, 6; XIII, 116; XIV, 268; 
XVIII, 115, 125, 126, 141, 159, 165, 
167, 186, 188, 205, 206, 209, 219, 220, 
225, 228, 234, 239, 249, 253; XX, 317. 

POLYPORUS. II, 39; III, 8i, 90; IX, 198, 
274. 

POLYRHINA. IV, 312. 
POLYSIPHONIA. V, 226; XIX, 68. 

POLYSTÉLIE DE LA FEUILLE. III, 316. 
POLYSTÉLIE DE LA RACINE. III, 317. 

POLYSTÉLiE, par MM. Van Tieghem et 
Douliot. III, 275. 

POLYSTÉLIQUE. III, 276. 
POLYSTIGHUM. II, 13. 
POLYTOMA. VII, 112, 143. 
POLYTRIGHAGE^. XV, "68. 

POLYTRIGHUM. II, 82, 91; VII, 12; XVII, 
356; XX, 8. 

POLYTHRIX. m, 339. 
POMAGE^. X, 151. 
POMADERRIS. XII, 163. 

Pomme. XIV, 371; XVIII, 308. 
Pomme de terre. XIV, 309. 
PONTEDERIA. VIII, 8, 11, 335, 339, 514. 

PONTÉDERIAGÉES. VIII, 514. 
PONTÉDERIÉES. VIII, 315. 

POPULUS. 1,173, 176 ; VI, 348; X, 2, 21, 
200, 330; XVII, 131 ; XVIII, 68. 

PORLIERIA. X, 347. 
POROTRICHUM. 11, 82, 94. 
PORPHYRA. XIX, 82. 
PORPHYRIDIUM. III, 324. 

Porphyrogoma. I, 329. 

PORPHYROSIPHON. XV, 331. 

Portulaga. XIII, 62. 

PORTULAGÉES. VIII, 62. 

POSIDONIA. VIII, 505; XIII, 110, 159, 
171, 213, 249; XVII, 297. 

POSIDONIÉES. XIII, 159. 

Postelsia. XV, 41. 

POSTINAGA. XIV, 309, 
POTALIA. I, 291, 293. 
Potamées. VI, 34. 

Potamogeton. Ili, 99, 115, 124, 132, 
ANN. se. NAT. BOT. 



134; VI, 15, 34, 35, 37, 42, 43, 49, 60; 
VII, 60, 100; VIII, 287, 503; IX, 39, 
102, 111, 317; XIII, 110, 119, 120, 121, 
135, 173, 269, 281, 284, 289, 296. 

Potamogetonées. XIII, 173. 

Potentilla. V, 333; VIII, 451; X, 355, 
357, XII, 181; XX, 249. 

Poteranthera. XIII, 74. 

POTÉRIÉES. X, 356. 

Poterium. VIII, 198; X, 355; XI, 334; 
XX, 256. 

POTHOS. I, 155. 
POTTIA. XVII, 336. 
POTTIAGE.E. XV, 55. 

Poudre de verre. XIV, 21. 

POUPARTIA. XIX, 45. 

Pousses sériales. XV, 102. 
Prasiola. VII, 157, 
Prasiolage.e. XIX, 143. 
PratelléS. IX, 376. 
Preissia. II, 128. 
Prêle. IX, 157. 
Premna. I, 335, 340. 
Prenanthes. XI, 31, 38, 39, 9G. 
Primula. I, 351 ; III, 164, 194, 250, 254, 

258, 283, 292 ; VII, 306 ; VII, 228, 463 ; 

X, 105. 

Primulagées. I, 354; VIII, 228, 463 ; XI, 
340. 

Pringsheimia. XVI, 266, 294 ; XVI, 300; 

XIX, 234. 
Progkia. VI, 196. 

Prodrome d'une histoire naturelle des 
Agaricinées, par M. Fayod. IX, 181. 

Production des agides organiques 
(Est-elle indépendante de l'assimila- 
tion du carbone?). XVI, 42. 

Prolongements gemmulaires. XIV, 4L 

Prolongements nodaux. XIV, 80. 

Pronaya. I, 33. 

Pronya. I, 34. 

Propriétés conductrices. X, ,396. 
Protea. XVII, 34. 
Proteace^. X, 148. 
ProtéagÉes. VIII, 103; X, 331; XVII, 13. 
Protéagées (Résumé;. XVII, 42. 
Protéoides. X, 49. 
Protium. XIX, 5, 8, 48. 
Protogoccagées. XIX, 161. 
ProtogOCCUS. Il, 64; VII, 107; IX, 5, 
6, 19. 

Protomonas. IV, 271. 

XX, 26 



402 



BOTAI¥IQUE. 



Protomyges. IV, 305. 

Protomyxa. IV, 2i5; VII, 110. 

Protorhus. XIX, 38, 42. 

Protoxylème. XVIII, 141. 

Protozoaire. IV, 241. 

Prumnopitys. XVIIl, 353. 

Prunus. I, 168; IV, 152, 156, 167, 176, 

177; VI, 332; VIII, 193; X, 299, 354; 

XII, 184, 189, 190, 199; XV, 113; 

XVIII, 81 ; XX, 357. 

PSACAHUM. I, 216. 

PSALLIOTA. Il, 39; III, 76; IX, 200, 217, 
230, 352. 

PSALLIOTEiE. IX, 396. 

Psalliotes. IX, 352. 
PSAMMA. VI, 37. 
Psammisia. I, 240, 242. 

PSAMMOSPORA. IX, 301. 

Psatiiyra. IX, 191, 215, 262, 376. 

PSATHYRE^. IX, 397. 

Psathyrella. IX, 376. 

PSELLIOPHORA. IX, 380, 

PsEUDAis. XVII, 213, 234. 

PSEUDOLESKEA. XV, 77; XVII, 367. 
PSEUDOSMODINGIUM. XIX, 44. 

PSEUDOSPORA. IV, 245, 266, 270, 272, 

273, 324 ; VII, 108, 110, 167, 
PSEUDOSPOUDIAS. XIX, 45. 

PSEUDOTSUGA. I, 62; XIX, 213, 255. 
PsiDiUM XII, 188, 191, 209, 298. 

PSILOGYBE. IX, 377. 

PsiLOTUM. II, 23; III, 281, 315. 
PSOROSPERMUM. I, 53; X, 344. 
PSYCHOTRÎA. I, 195, 199. 
PSYGHOTRIÉES. I, 195. 

Ptarmiga. X, 387. 

Ptelea. VI, 250, 265, 283; X, 347. 

Pteris. m, 314, 317; V, 363; VII, 2, 

20; VIII, 364, 540; X, 154; XI, 3, 6; 

XVIIf, 125, 137, 140, 141, 160, 165, 

191, 193, 229; XX, 316. 
Pternandra. XIII, 24, 51, 61; XV, 375. 
Pterobraum. XVII, 362; XX, 10, 38. 
Pterocarpus. X, 350. 
Pterocarya. VllI, 110; X, 233 ; XVII, 

158; XIX, 31. 
Pterocladon. XIII, 63. 
Pterogastra. XIII, 72; XV, 371. 
Pterolepis. XllI, 72. 
Pteropiiyllus. IX, 392. 
Pteropyrum. IV, 98. 
Pterospermum. I, 77 ; VI, 211 ; VII, 170. 



Pterotheca. XI, 32. 
Pterozonium. XVIII, 201, 210. 
Pterygophora. XV, 45. 
Pterygophyllum. XVII, 362. 
Ptilota. XIX, 65. 
Ptyghomitrium. XV, 57. 
Ptychommum. XX, 11, 54. 
Pulmonaires. X, 105- 
Pulmonaria. I, 294. 
PUNIGA. IV, 145. 
Punig^. IX, 309. 

PUNCTARIA. XIX, 104. 
PUPALIA. VIII, 70. 

Purpurella. XIII, 72. 

PUTORIA. X, 384. 

Pygnostachys. ï, 344, 346. 
Pylaisia. XVII, 369. 
Pyramia. XIII, 74. 
Pyrethrum. XI, 18, 48. 
Pyrolées. VIII, 227. 
Pyronema. II, 41. 
Pyrrochoris. XIV, 237, 239, 248. 
Pyrus. VI, 336. 
Pythium. IV, 305, 313, 317. 
Pyxidanthera. I, 245. 



Q 

Quamoglit. VIII, 241. 
Quararibea. VI, 173. 

QUARARIBÉES. VI, 173. 
QUASSIA. I, 93. 

QuERGUS. I, 158; III, 40; VIII, 107, 432 ; 
X, 13, 229, 236, 263, 332; XIII, 343, 
355; XVII, 147; XVIII, 49, 72. 

QuiiNA. I, 95 ;X, 339, 341. 

Quillaja. VIII, 199; X, 354. 

QuiNTiNiA. XII, 116, 119, 128. 



R 

Racines (lofluence du milieu sur la 
structure des), par M. Costantin, 1, 
135. 

Ragines doubles. V, 144. 
Ragines latérales. III, 163; VIII, 40i;. 
Racines latérales (Monocotylédones). 
VIII, 491. 

Racines latérales (Gymnospermes). 
VIII, 525. 



TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES. 



403 



Racines latérales (Cryptogames vas- 

culaires), VIJI, 528. 
Racine terminale endogène. VIII, 568. 
Racines des Orchidées. II, 55. 
Racines des Phanérogames. V, 130. 
Racine des Thyméléacées. XVII, 187. 
Ragomitrium. XVII, 338 ; XX, 25. 
Radicelles. VIII, 7. 
Radicelles et bourgeons dans les 

racines des Phanérogames, par M. Vaîi 

Tieghem. V, 130. 
Radicelles des Monocotylédones. VIII, 

12, 274. 

Radicelles a poche digestive. VIII, 
77. 

Radicelles sans poche. VIII, 23. 
Radiées (Canaux sécréteurs). I, 6. 
Radojitzkia. XVII, 262. 
Raifort. XIV. 367. 
Raisin. XVIII, 309. 
Ralfsia. XIX, 122. 

Ramification des Nostocacées. 111,332. 
Ramondia. I, 310 
Randia. I, 192, 194, 198. 
Ranunculus. III, 96, 100, 103, 107, 122, 

141, 143, 145, 149, 205, 243, 244, 252, 

285; VII, 280, 299; VIII, 115, 117; 

X, 81, 150; XI, 329; XVIII, 43; XX, 

226, 330, 332, 338, 341, 348. 
Rapatea. VIII, 314. 

Raphanus. VIII, 13, 23, 35, 40; XI, 168; 

XX, 142, 152. 
Raphidophora. VI, 29L 
Raphidostegium. XV, 90. 
Raphiolepis. VIII, 196. 
Rapistrum. VIII, 39, 40, 412; XI, 169. 

RÉACTIFS DU CAL. X, 267. 

Rraction des matières albuminoïdes. 

XVIII, 207. 
Reboulia. Il, 150. 

Recherches sur la structure et la 

déhiscence des anthères, par M. Le- 

clerc du Sablon. I, 97. 
Rergherghes sur l'influence qu'exerce 

le milieu sur la structure des racines. 

I, 135. 

Recherches sur le développement du 
sporogone des Hépatiques , par 
M. Leclerc du Sablon. II, 126. 

Recherches sur l'anatomie comparée 
de la tige des Dicotylédones, par 
M. Hérail. II, 202. 



Recherches sur les variations de la 
respiration avec le développement 
des plantes, par MM. Bonnier et Man- 
gin. II, p. 315. 

Recherches sur les chromoleucites. 
VII, 263. 

Recherches sur l'action chlorophyl- 
lienne séparée de la respiration, par 
xMM. Bonnier et Mangin. III, 5. 

Recherches chimiques sur la matura- 
tion des graines, par M. Mûniz. III, 
45. 

Recherches sur les Algues inférieures, 
par M. Dangeard. VII, 105. 

Recherches sur l'origine et le déve- 
loppement des racines latérales chez 
les Dicotylédones, par M. Lemaire. 

m, 163. 

Recherches sur les Organismes infé- 
rieurs, par M. Dangeard. IV, 241. 

Recherches sur l'enroulement des 
vrilles, par M. Leclerc du Sablon. Y, 5. 

Recherches sur la disposition des ra- 
dicelles ot des bourgeons dans les 
racines des Phanérogames, par M. Van 
Tieghem. V, 130. 

Recherches sur quelques glandes épi- 
dermiques par M. Vuillemin. V, 152. 

Recherches morphologiques et phy- 
siologiques sur l'amidon et les grains 
de chlorophylle, par M. Belzung. V, 
179. 

Recherches sur les stipules. VI, L 
Recherches sur les organes d'absorp- 
tion des plantes parasites, par M. Le- 
clerc du Sablon. VI, 90. 
Recherches sur l'Anatomie comparée 
des Malvacées, Bombacées, Tiliacées, 
Sterculiacées, par M. Dumont. VI, 
129. 

Recherches sur le rôle physiologique 
de l'eau dans la végétation, par 
M. Gain. XX, 63. 

Recherches sur l'origine et le déve- 
loppement des canaux sécréteurs et 
des poches sécrétrices, par Mlle Le- 
blois. VI, 247. 

Recherches comparatives sur l'origine 
des membres endogènes, par MM. Van 
Tieghem et Douliot. VIII, I. 

Recherches sur la synthèse des Li- 
chens, par M. Bomiier. IX, 1. 



404 



BOTAIVIQUE. 



Recherches sur le Périderme, par 
M. D( uliot. X, 324. 

Recherches anatomiques sur la for- 
mation de la tige des Fougères, par 
M. Leclerc du Sablon. XI, 1. 

Recherches anatomiques et physiolo- 
giques sur les bractées de Tinvolu- 
cre des Composées, par M. Daniel. 
XI, 17. 

Recherches sur l'origine morphologi- 
que du liber interne, par M. Lamou- 
nette, XI, 193. 

Recherches sur la croissance termi- 
nale de la tige des Phanérogames, 
par M. Douliot. XI, 283. 

Recherches sur la structure des Saxi- 
fragacées, par M. Thouvenin. XII, 1. 

Recherches sur l'histogenèse des péri- 
carpes charnus, par M. Garcin. XII, 
175. 

Recherches (Nouvelles) sur l'origine 
des grains d'amidon et les grains de 
chlorophylle, par M. Belzung. XIII, 5. 

1{egherches sur la croissance termi- 
nale de la tige et de la feuille des 
Graminées, par M. Douliot. XIII, 93. 

Recherches sur les nœuds et les entre- 
nœuds de la tige des Dicotylédones, 
par M. Prunet. XIII, 374. 

Recherches embryogéniques sur l'ap- 
pareil laticifère, par M. C/iauveaiid. 
XIV, i. 

Recherches sur les bourgeons multi- 
ples, par M. Russel. XV, 95. 

RiiCHERCHES sur la turgescence et la 
transpiration des plantes grasses, par 
M. Auberi. XVI, I. 

Recherches sur la structure comparée 
du bois secondaire dans les Apétales, 
par M. Houlbert. XVll, 1. 

Recherches sur la structure et les 
affinités des ïhyméléacées et des 
Pénéacées, par M. Van Tierjhem. XVII, 
185. 

Recherches sur la chaleur végétale, 
par M. G. Bonnier. XVIII, 1. 

R,:cHERcnES sur la zone périmédul- 
laire de la tige, par M. Flot. XVIII, 37. 

Recherches anatomiques sur les Cryp- 
togames vasculaires, par M. Poirault. 
XVIIl, 113. 

Recherches sur la formation des huiles 



grasses et des huiles essentielles dans 
les végétaux, par M. Mesnard. XVIII, 
'257. 

Recherches sur la structure et les 

affinités des Térébinthacées, par 

M. Jadin. XIX, 1. 
Rectomitra. XIII, 24, 51. 
RÉDUCTION nucléaire. XIV, 225. 
Réduction numérique des segments 

dans les noyaux sexuels. XIV, 246. 
Reevesia. VI, 209. 
Reineckea. IV, 142, 143. 
Remijia. I, 200, 205. 
Renflement primitif. XIV, 80. 
Renonculacées. V, 26; VIII, 115, 433; 

X, 106, 333; XI, 329 ; XVIII, 74. 
Répartition des canaux sécréteurs. 

VI, 317. 

Répartition de l'eau chez les plantes 

grasses. XVI, 48. 
Reproduction sexuée (des Chsetopho- 

rées). XVI, 351. 
Réseaux laticifères des Ligaliflores. 

I, 13. 
Réséda. VIII, 58. 
Résédacées. VIIÏ, 57, 416. 
Réservoirs gommeux. VI, 227. 
Respiration. II, 315; XVIII, 294. 
Respiration des capitules. XI, 89. 
Restiagées. VIII, 303. 
Retamia. IV, 99. 
Retinacles (Zostera). XIII, 416. 
RÉVISION des Nostocacées hétérocys- 

tées, par MM. Bornet et FlahauU. Ill, 

323. 

Rhacomitrium. XV, 56. 
Rhacophyllus. IX, 391. 
Rhagopilum. II, 82, 98 ; XX, 7, 13, 57. 

RHAMNEiE. X, 150. 

Rhamnées. VIIl, 202; X, 360. 
Rhamnus. VIII, 203; X, 105, 216, 255, 

282; XII, 190, 249; XX, 239. 
Rhaphidium. VII, 165. 
Rhaphidostegium. II, 82, 96; XX, 50. 
Rhapontigum. XI, 65. 
Rheedia. I, 12, 38, 40. 
Rhegmatodon. XX, 9. 
Rheum. II, 284, 287, 296; IV, 171, 178; 

VIII, 99. 
Rhexiées. XIII, 70. 
IIhinanthées. I, 309; VI, 90, 92. 
Rhinanthées (suçoirs). VI, 111. 



TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES. 



405 



Rhinanthus. 113, 305; VII, 96. 
Rhipidopteris. XVIII, 183. 
Rhipsalis. XVI, 51. 
Rhizidium. IV, 281, 295, 301, 304, 309, 

328; VII, 111. 
Rhizogaule.e. X, 146; VII, 67. 
Rhizoclonium. XIX, 126. 
Rhizogtonia. II, 44. 
Rhizogonium. XVII, 347 ; XX, 7, 11. 
Rhizomorpha. IX, 201, 203, 236; IX, 

203. 

Rhizophora. VIII, 212. 
Rhizophoracées. VIII, 212. 
Rhizophidium. IV, 291. 
Rhizopodes héltozoaires. IV, 255. 
Rhodoghorton. XIX, 65. 
Rhododendron. I, 128, 227, 238; VIIJ, 

224; X, 374; XX, 285. 
Rhodoleia. 1, 87. 
Rhodomela. XIX, 68. 

RHODOMELAGEiE. XIX, 08. 

Rhodophyge.e. XIX, 55. 
Rhodophyllidage.e. XIX, 75. 
Rhodophyllis. XIX, 75. 
Rhodorées. I, 238. 
Rhodosepala. XV, 371. 
Rhodosph/Era. XIX, 39. 
Rhodostoma. I, 195. 
Rhodothamnus. I, 229. 
Rhodotyposkerioides. XII, 189, 190, 
199, 260. 

Rhodymenia. XVI, 328; XIX, 73. 
Rhodymeniage.e. XIX, 73. 
Rhopala. XVII, 23. 
Rhopalia. XVII, 29. 

Rhus. X, 107, 225, 348; XI, 332; XIX, 

5, 8. 9, 15, 32, 39, 43. 
Rynghosia. II, 208, 232. 
Rhynghostegium. II, 82, 96; XV, 89; 

XVII, 380 ; XX, 48. 
Rhytidophyllum. I, 310, 312, 313, 381. 
Rhytidosolen. XVII, 227, 267. 
Rhytidosperma. XVII, 208. 
RiBES. X, 361, 363; XI, 336; XII, 129, 

184, 187, 188, 292; XX, 260. 
RiBESiÉES. VIII, 204 ; XII, 129. 
RiGGiA. II, 128; VII, 179. 
Righardia. I, 123; VIII, 293; XII, 189, 

193, 398; XVllI, 20. 
RiGiN. VI, 64; IX, 157; XVIII, 271, 300. 
RiGiNUS. I, 175; V, 211; VIII, 146; X, 

233, 241, 263; XX, 157, 161. 



Rigiostachys. I, 93. 
RiviNA. VII, 290, 340, 363; XII, 193; 
XVII, 73. 

RiYULARiA. III, 333, 338, 339; XIX, 162. 
Riyularia (Clé des espèces), IV, 345, 
346. 

RiVULARIAGEyE. III, 338; IV, 343; XIX, 
162. 

RivuLARiAGÉES (Clé des genres), III, 340; 
IX, 146. 

RoBiNiA. IV, 156; VI, 3, 65; X, 351; 
XV, 177; XVIII, 80, 341. 

ROGHEA. X, 346. 
RODETIA. XVII, 66. 
RODRIGUEZIA. XVIII, 345. 
ROEPERA. X, 99. 
ROGIERA. I, 196, 202; X, 383. 
RÔLE de l'eau dans la végétation. XX,. 
63. 

RÔLE des canaux sécréteurs et des lati- 

cifères. VI, 306. 
RÔLE DE l'appareil latigifère dans 

la classification. XIV, 128. 
Rôle des sphères diregtriges dans la 

fécondation. XIV, 270. 
Ronge. II, 355. 

Rondeletia. I, 196, 199, 202, 205; X,. 
383. 

Rondeletiées. I, 196. 

ROSA. VI, 337; VII, 309; X, 200, 228,^ 

355; XVIII, 81, 323, .327; XIX, 19. 
RosAGÉES. VI, 331; VIII, 191, 449; X, 

354; XI, 334; XVIII, 81. 
Rosées. X, 358. 
Rosier. X, 310. 
Rosmarinus. I, 345. 
ROUBIERA. VIII, 71. 
Rouss^A. X, 361; XII, 106, 157. 

ROUSSEAUXIA. XIII, 67. 

RozEA. XV, 84. 

ROZELLA. IV, 276, 282. 

RoziTES. IX, 286, 359. 

RuBiA. I, 195; VI, 69; XII, 184, 189, 

194, 349; XVIII, ÎOO. 
RUBIAGÉES. I, 193, 352; III, 234; VI, 68 

VIII, 261, 482; XI, 345; XVIII, 100. 

RUBIALES. I, 185. 

RuBUS. III, 130; VI, 337; VIII, 195; X, 
228, 230, 233, 261, 288, 292, 308, 358;. 
XII, 181; XV, 161 ; XX, 253, 330, 334, 

RUELLIA. II, 289. 

RuiziA. VI, 206. 



406 



botaivique:. 



RULINGIA. I, 78; VI, 136, 216. 
RUMEX. II, 283, 286, 296; IV, 97, 

139, 149, 167, 171, 180; VI, 343; VIII, 

99, 431 ; XIII, 363 ; XVII, 95 ; XVIII, 69. 
RUPPIA. VIII, 505; XIII, 135, 164, 208, 

285; XVII, 297. 
RusGUS. IV, 159, 160, 162, 164; VII, 300; 

VllI, 517; XII, 189, 194, 391. 
Russule. II, 52; III, 76; IX, 191, 206, 

213, 245, 246, 249, 259, 268, 819. 
RuTA. V, 352; VI, 252; VII, 304; VIII, 

161. 

RUTAGÉES. I, 55, 58; VI, 265; VIII, 161; 
X, 347. 

RUTHEA. IX, 213. 

RuTiDEA. I, 196, 197, 200. 

RUYSGHIA. I, 159, 161, 165, 168; VIII, 

139; X, 337. 
Rynghanteiera. XIII, 58, 74. 
Rynchelmis. XIV, 271. 
Ryssospora. IX, 361. 
Rytispora. IX, 301. 



S 

Sabalites. VII, 65, 89. 

Sac embryonnaire des Rosacées, par 

M. Went. VI, 331. 
Sacgharomyges. XI, 184, 185. 
Sacgharum. VI, 42; VIII, 280. 
Saggolabium. IV, 203, 220, 235; XVIII, 

351. 

Saggoloma. III, 314. 
Sacconema. III, 339. 
Sacgorhiza. XV, 40; XIX, 93. 
Sagittaria. III, 141, 152, 700 ; VIII, 312, 

512; XI, 320. 
Sagrœa. XIII, 63. 
Sakersia. XIII, 65. 
Salamandra. XIV, 257. 
Saligine^. X, 147. 

Saliginées. VIII, 96; X, 330; XI, 327; 

XVII, 130, 175; XVIIl, 68. 
Salisburya. XIX, 187. 
Salix. I, 135; VIII, 10, 97; X, 2, 23, 

231; XVIT, 131, 225 ; XX, 305. 
Salpiglossis. I, 303; VII, 340, 362; 

VIII, 236. 
Salpjnga. XIII, 66. 
Salsola. VIII, 71; XVII, 70, 171. 
Salvadora. XVII, 221. 



Salvia. I, 345, 347; VII, 286; VIII, 250; 
XV, 167. 

Salyinia. III, 314 ; VII, 27 ; VIII, 390; 

XVIII, 192. 
Salviniage^. X, 145, 
Samadera. I, 92. 
Sambugées. VI, 73. 

Sambugus. I, 185; IV, 171, 172; VI, 17, 
73, 343; VIII, 264; X, 299, 386; XII, 
181, 194, 341 ; XVIII, 340. 

Samolus. I, 241 ; VIII, 465. 

Samyda. I, 59. 

Samydées. 1, 55, 59. 

Sanchezia. I, 327. 

Sanderianum. XVIII, 345. 

Sanguinaria. XIV, 140. 

Sanguisorba. X, 355, 357. 

Sanigula. VIII, 219. 

Sanseviera. VIII, 328. 

Santalage^e. X, 148. 

Santalagées (Observations sur les), 
par M. Giiifpiard. II, 181. 

Santalagées. VI, 90, 104; VIII, 110; 

XVII, 165. 

Santalum. II, 181, 187, 195; XVII, 166. 
Santiaria. XIX, 10, 48. 
Santolina. XI, 50, 83. 
Sapin. II, 355. 

SAPiNDACEiE. X, 150, 348; XI, 332; 

XVIII, 80. 

Sapindus. VIII, 169; X, 90, 348. 
Saponaria. VIII, 60, 417 ; XI, 332. 
Saponase. XVIII, 275. 
Sapota. X, 375. 
Sapotagées. I, 354. 
Sapotage^e. X, 149, 375. 
Sapotées. I, 255; VIII, 234. 
Saranja. I, 232. 
Sarganthus. II, 61, 63, 75, 77. 
Sarcogarpe. XII, 175. 
Sargogolla. XVII, 277, 280, 282. 
Sargopetalum. X, 336. 
Sargopyramis. XIII, 80. 
Sardonia. IX, 245. 

Sarothamnus. II, 322; III, 18, 29; X, 

299, 349. 
Sarragenia. VIII, 153. 
Sarragenjées. VIII, 153. 
Sarragha. vu, 301, 323; XII, 188, 210, 

371. 

Satureia. I, 346. 

Saururus. II, 302; VIII, 95, 429. 



TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES 



407 



Saxifraga. VII, 34 ; VIII, 203, 453 ; X, 
361, 362; XI, 336; XII, 7, 159; XX, 260, 
326, 349. 

Saxifragacées. XI, 336; XII, 1. 

Saxifragées. VIII, 203, 453 ; X, 360. 

SCABIOSA. I, 208, 209 ; V, 333 ; VIII, 266; 
X, 102; XX, 267. 

SCANDIX. X, 100. 

Sgapania. II, 139. 
Sgenedesmis. VII, 165. 
Scheughzeria. VIII, 306. 
SCHINOPSIS. XIX, 44. 
SCHINUS. VI, 295; VIII, 165; XIX, 5, 24, 
43. 

ScHiNZiA. IX, 365. 
SCHIZJ3A. Il, 14; m, 313. 

SCHIZANTHUS. I, 299. 
SCHIZOGLAMYS. VII, 157, 164. 

Sghizopetalum. VIII, 37. 
Sghizophragma. XII, 91, 158. 
Sghizophyllum. IX, 192, 216, 239, 253, 
331. 

Sghizothrix. XV, 271, 286, 292 ; XVI, 93. 
Sghlegelia. I, 319. 
Schoenobiblus. XVII, 227. 
ScHOENUs. VII, 66 ; VIII, 498. 
Schwagkea. XV, 370. 
Schwetsghkea. XVII, 362. 
Sciadopityées. XIX, 349. 
Sgiadopitys.XI, 285 ; XIX, 197, 206, 337. 
SCILLA. VIII, 51fi. 

SciRPUS. III, 96, 121, 151; VIII, 283, 
498; XIII, 118. 

SciTAMINEiE. X, 146. 

Scitaminées. XI, 321. 
Sgleranthus. VIII, 65. 
Sglérenghyme (Pétiole). VI, 344. 
Sclerogarya. XIX, 8, 9, 45. 
Sgleroma. IX, 198. 
Sgleronema. VI, 174. 
Sgleropus. VIII, 422. 
Sglerophyllum. XI, 36. 

SCLÉROTE. II, 42. 

Sglerotinia. IX, 209. 
Sglerotium. IX, 204, 207. 
Sgolopendrium. XVIII, 116, 188, 205, 
249. 

Sgolymus. T, 18; VI, 276; XI, 18, 35, 

36, 77, 81. 
Sgopolia. I, 302; XVII, 196. 
Sgorzonera. I, 15, 18; V, 136; VI, 276, 

320; VIII, 268; XI, 29, 39. 



Sgotinosph^ra. VII, 166. 
Scrofularia. I, 306; XI, 343. 
Sgrofulariagées. VIII, 248, 474. 
Sgrofularinées. l, 303; 355; XI, 342; 

XVIII, 93. 
Sguïellaria. VI, 342. 
Sgutinanthe. XIX, 48, 49. 
Sgytonema. III, 324, 333, 339 ; V, 85. 
SGYTONEMAGEiE. V, 81 (Clé des genres), 

82. 

Sgytosiphon. XIX, 98. 

Sebastiania. XIV, 95. 

Segond mémoire sur les canaux sécré- 
teurs des plantes, par M. Van Tieghem. 
I, p. 5. 

Seguridaca. II, 209, 232, 297, 299. 
Sedum.V, 136; VIII, 66. 67,420; X, 347; 

XI, 331; XVI, 17, 21, 25,27, 70, 73, 79. 
Segments ghromatiques des noyaux 

sexuels (fixité du Nombre), XIV, 238. 
Seigle. III, 47; XVIII, 290, 313. 

SÉLAGINÉES. VIII, 254. 

Selaginella. II, 21 ; III, 281, 315 ; VIII, 
397. 

SÉLAGINELLÉES. VIII, 552. 

Selliguca. XVIII, 240. 

Sematophyllum. XX, 48. 

Semegarpus. XIX, 8, 16, 45, 47. 

Semperyiyum. II, 296; X, .347 ; XVI, 7, 
25, 29, 73. 

Semonvillea. VIII, 101. 

Senebiera. XI, 169. 

Senegio. I, 7, 215, 218; 11,235; VI, 76; 
VII, 305 ; XI, 46, 79, 241 ; XX, 275. 

sénécionidées. xi, 58. 

Sens du transport de la sève éla- 
borée. X, 307. 

Séquoia. IV, 169, 179; VIII, 343, 348 ; 
XI, 301 ; XIX, 313. 

Serigographis. I, 329, 

Seringja. VI, 223. 

Seriola. I, 213; XI, 27, 37. 

Serissa. I, 195, 198; X, 384, 385. 

Serjania. II, 207, 211; VIII, 170; X, 
34S; XIII, 364. 

Serratula. I, 212; XI, 67. 

Sésame. XVIII, 282. 

Sesbemus. VIII, 181. 

Seseli. X, 369. 

Shepherdia. XVII, 49. 

Sherarbia. VIII, 482. 

Shorea. I, 59, 65; VIII, 144. 



408 



SiBBALDIA. VIII, 199. 

SiGYOS. VIII, 258; XII, 31 L 
Sida. VI, 153; VII, 176. 

SiDÉES. VI, 152. 
SiDEROXYLON. I, 256. 
SiLAUS. II, 211. 

Silène. V, 136; VIII, 60; XI, 332; XX, 

234, 349. 
SiLPHIUM. X, 290. 
SlLYBUM. I, 19. 
SiMARA. I, 92. 

SiMARUBA. 1, 88, 92 ; VIII, 164. 
SiMARUBACÉES. X, 348 ; XVIII, 80. 
SïMARUBÉES. I, 87; VI, 296; VIII, 164. 
SiNAPis. VII, 305; VIII, 24, 33, 35, 40, 
42; XI, 145, 154. 

SiPHANTHERA. XIII, 74. 

SiPHOCALYX. XII, 188, 194, 295. 
SiPHONOGLAUiÉES (Affinités), XVI, 342, 
343. 

SiROGOLEUM. XV, 347. 
SiROGONIUM. XVÏ, 279. 
SiROSIPHON. III, 324. 

SiROSiPHONiAGE^E. V, 51 (Clé des gen- 
res), 53. 

SiSYMBRiUM. VII, 305 ; VIII, 35, 40, 41 ; 

XI, 136, 149, 150, 169 176; XVIII, 78. 
SiSYRINCHIUM. VIII, 324, 518. 
SiUM. VIII, 463; XIII, 313. 
Sleropodium. XVII, 378. 
Smilage/E. X, 146. 
Smilagées. V, 18. 

Smilax. V, 18, 42; VI, 2, 16, 28; VII, 

60, 94. 
Smodingium. XIX, 39. 
SoBRALiA. IV, 220, 235; XVIII, 345. 
Soies du réceptacle des Composées. 

XI, 81. 
Soja. VIII, 179; X, 353. 

SOLANAGE.'E. X, 148. 

Solanacées. I, 298, 355. 

SOLANÉES. VII, 323; VIII, 235, 467; X, 
376; XI, 211, 239, 252, 331; XVIII, 84. 

SOLANUM. I, 125; II, 271, 272; III, 247, 
250; V, 136, 141; VI, 342 ; VII, 301, 
307, 323, 358; VIII, 236, 237, 467; X, 
376; XI, 212, 240, 253, 373 ; XII, 188, 
210, 184, 360, 364; XVIII, 56, 26; XX, 
152, 172, 157, 161. 

SOLENANTHUS. I, 296. 

Solenogarpus. XIX, 45. 

SOLENOSTIGMA. XVII, 112. 



Solidago. I, 9, 213; V, 328, 342, 383, 
396; VIII, 270; XI, 43; XVIII, 51 ; XX, 
273. 

SOLLYA. I, 30, 32, 33. 
SOLMSIA. XVII, 186, 236, 257, 260, 261, 
267. 

SoNCHUS. I, 15; V, 139; XI, 31, 38, 233; 

XIV, 6; XVIII, 101. 
SONERiLA. XIII, 58, 66, 80; XVII, 292. 
SOPHORA. X, 351. 
SORASTRUM. VII, 165. 

SORBUS.VIT, 282, 309; X, 354; XII, 181, 

188, 194, 212, 271; XX, 258. 
SORETIA. IV, 272. 
SORGHUM. Vlll, 496; XIII, 98, 100. 
SORINDEIA. XIX, 9, 43. 
SOULAMEA. I, 92. 
SOYERIA. XI, 38. 

Sparganium. III, 121 ; VII, 61 ; VIII, 30K 
508. 

Sparmannia. VI, 137, 193; VIT, 176; 

VIII, 138; X, 290. 
Spartium. V, 388 ; VII, 305; VIII, 182 ; 

XVIII, 80. 
Spathandba. XIII, 24. 
Spathella.. I, 93. 
Spathes. X, 103. 
Spathodea. I, 318. 
Species sedis ingert^e. X, 152. 
Spergula. VIII, 60, 417. 
SpergL'Laria. X, 347. 
Spermagogées. I, 195. 
Spermatogemme. XIV, 235. 
Spermatozoïdes. XIV, 217. 
Spermites. X, 142. 
Spermogentre. XIV, 273. 
Sphacelariage/E. XIX, 124. 
Sph^ralgea. VI, 159. 

SPH.ERIA. VII, 4. 

Sph/Erita. IV, 277, 283, 325; VII, 11. 
Sph/erogarpus. II, 151. 
Sph.eroglinium. XVII, 200. 
Sph.'Erogogcus. V, 226. 
SPH.ER0PTERIS. XVIII, 236, 246. 
Sph.erotrachys. IX, 374. 

SPHAGNAGEiE. XV, 94. 

Sphagnum. VII, 179; XV, 94; XVII, 393. 

Sphères attractives. XIV, 164. 

Sphères directrices (Existence géné- 
rale dans les cellules végétales). XIV, 
265. 

Spianea. X, 382. 



TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES. 



409 



Spielmannia. X, 382. 

Spilanthes. VIII, 487 ; XX, 152. 

Spir^a. VHI, 195; X, 228, 335. 

Spiridens. XX, 6, 11, 33. 

Spirillum. XVI, 92. 

Spiroch.ete. XVI, 92. 

Spirodela. VIII, 503. 

Spirogyra. IV, 298; VII, 118, 332. 

Spiroptera. XIV, 239. 

Spirulina. XV, 277; XVI, 92, 95; XVI, 

249; XIX, 163. 
Splaghnace.^]. XV, 59. 

SPLACHNOBRYUiM. II, 82, 89. 

Spondias. I, 90 ; XIX, 5, 33, 45, 4G. 
Sponia. XVII, 115. 

Spores (Dissémination des) chez les 
Cryptogames vasculaires, par M. Le- 
clerc du Sablon. II, 5. 

Spores des Nostogagées. III, 335. 

Sporogone des Hépatiques. II, 126. 

Squamariage^. XIX, 61. 

Staavia. XII, 148. 

Staghystaphylos. X, 382. 

Staghytarpheta. I, 336. 

Stachyurus. X, 336. 

Stanhopea. IV, 203, 220, 235; XVIII, 
345. 

Stapelia. [, 288, 289; II, 301; X, 239; 

XIV, 11, 129. 
Staphylea. VIII, 170. 
Statice. I, 350; IV, 3, 26, 67, 108, 1 11 : 

V, 157, 161, 166; VIII, 233. 

STATlGEiE. IV, 90. 

Stéaroptènes. XVIII, 319. 
Stehelina. XI, 68. 
Stèle. III, 276. 

Stèle des Cryptogames vasculaires, 

XVIH, 136. 
Stellera. XVII, 197, 199, 227. 
Stellaria. m, 252; VIII, 60, 418. 
Stemodia. I, 304. 
Stenagtis. XI, 44. 
Stenogarpus. XVII, 23, 26. 
Stenodon. XIII, 74. 
Sténolobèes. XIV, 134. 
Stentor. VII, 168. 
Stephanodaphne. XVH, 200, 2-^9. 
Stephanosph/Era. VII, 107, 156. 
Stephanotis. X, 380. 
Stergulia. I, 75, 76; VI, 135, 136, 198; 

VII, 176; VHI, 134, 136. 
Sterculiage/E. X, 150. 



j Sterculiacées. I, 75; VI, 129, 198, 231, 
I 233, 235, 240; VIII, 134; X, 335. 
! Sterguliées. VI, 198. 
I Stereogaulon. XV, 270. 

Stéréome. XI, 80. 
! Stéréome liypodermique, fasciculaire 
j médian. XI, 22. 
j Stereophylhjm. Il, 82, 97. 

Stereum. IX, 280. 

Stighogocgus. IX, 3, 19. 

Stigtyosiphon. XIX, 103. 

Stifftia. I, 11, 216, 221. 

Stigeoglonium. VII, 157; XVI, 268, 
269, 272, 345, 347. 
i Stigmaphyllum. XVII, 221. 
i Stigonema. in, 324, 335 ; V, 62 (Clé des 
j espèces) ; V, 6i. 
! Stillingia. XIV, 94. 
I Stipules. VI, 1; (Défiaitiom, VI, 4; 
I (Trois régions), VI, 41. 
j Stipule et ligule. VI, 14. 
! Stipules (en existe-t-il cliez les Mono- 
I cotylédones?), VI, 14. 

Stipules épines. VI, 65. 

Stirlingia. XVII, 13. 

Stizophyllum. I, 318, 319, 322. 

Stomates (lumière et ombre). V, 355. 

Stomates. VI, 230 ; XI, 85 ; XIII, 265. 

Stonoloma. XVIH, 237. 

Stranyoesia. VIII, 196; XII. 179. 

Stratiotes. HI, 106, 120, 122, 141, 146; 
VHI, 335, 337, 522; IX, 74; XI, 323; 
XVH, 298. 

Strebluus. XVII, 111. 

Strelitzia. VH, 281, 313, 341, 362, 365. 

Streptopogon. h, 82, 87. 

Strobilanthes. I, 326, 327. 

Strobus. VII, 45. 

Stromatopteris. XVHI, 179. 

Strongylogentrotus. XIV, 261, 272. 

Strophanthus. I, 280; X, 378; XIV, 
109, 137. 

Stropharia. IH, 90; ^X, 190. 237, 254. 
258, 370. 

Strugture et affinités des Mémécyiées. 

XIH, 23, 374. 
Structure et affinités des Mélasto- 

macées, par Al. Van Tieghem. Xlll, 

374. 

Structure et affinités des Mélasti>- 
inacées (2^ addition), par M. Van 
Tieghem. XV, 369. 



410 



BOT^I^'iaCJE- 



Structure et affinités des Tiiyméléa- 

cées et des Pénéacées, par M. Van 

Tieghem. XVII, 185. 
Structure des bractées et feuilles 

par rapport à leur orientation. XI, 

71. 

Structure comparée du bois secon- 
daire dans les apétales, par M. Houl- 
bert. XVII, 1. 

Structure des feuilles (sous l'in- 
fluence de la lunaière). V, 311. 

Structure des racines (Influence du 
milieu sur la), par M. Costantin. I, 
135. 

Structure des Saxifragacées. XII, 1. 
Structure du sporogone. Il, 152. 
Struthiola. XVn, 200, 227, 230, 268. 
Struthiopteris. VllI, 373, 374 ; XVIII, 

136, 185, 210. 
Strychnées. II, 256. 
Strychnos. T, 291, 292; II, 213, 257; X, 

377; XIII, 31 ; XVII, 220, 221. 
Stylapterus. XVII, 277, 280, 289. 
Stylidiées. VIII, 257. 
Stylobates. IX, 343. 
Styrace^. X, 149. 
Styracées. I, 267; VIII, 235. 
Styrax. X, 69. 
SuiEDA. II, 246. 
subhymenium. ix, 251, 
Substances transportées par le 

liber. X, 302. 

Suc PROPRE. XIV, 1. 

Suçoirs. VI, 92. 

Suçoirs (Nature morphologique). VI, 

Suçoir et racine. VI, 112. 
Sulfate de potassium. XV, 229. 
Sulfate de calcium. XV, 231, 241. 
Sureau. XV, 149. 

Sur l'amidon et les leucites, par 

M. Schimper. VI, 77. 
Sur la feuille des Butomées par 

M. Sauvageau. XVII, 295. 
Sur les noyaux des Hyménomycètes, 

par M. Kolderup Rosenvinge. III, 75. 
Sur les poils radicaux géminés, par 

M. Van Tieghem. VI, 127. 
Sur la structure et les affinités des 

Mémécylées, par M. Van Tieghem. 

XIII, 23, 374. 
Sur les feuilles de quelques Monoco- 



tylédones aquatiques, par M. Sauva- 
geau. XIII, 103. 
Sur la localisation de l'émulsine dans 
les amandes, par M. Johanssen. VI, 
118. 

Sur la pollinisation et ses effets chez 
les Orchidées, par M. Guignard. IV, 
202. 

Sur la Polystélie, par MM. Van Tie- 
ghem et Douliot. III, 275. 
SURIANA. I, 93. 
Svitramia. XIII, 74. 

SWINTONIA. XIX, 16, 47. 

Sycios. XII, 185, 191, 210. 
Sylibum. XI, 62, 79. 
Symblepharis. XV, 50. 
Symphonema. XVII, 13. 
Symphonia. I, 40. 

Symphoricarpos. X, 386; XII, 189, 344. 
Symphoricarpus. I, 187 ; XIX, 120. 
Symphytum. X, 105; XVIII, 91; XX, 
161. 

Symploca. XV, 269; XVI, 104. 
Symplocos. I, 267. 
Synanthrose. XVIII, 310. 
Synaphea. XVII, 13. 
Synaptolepis. XVII, 197, 211, 228. 
Synchytrium. IV, 231, 281. 
Syngramme. XVIII, 240. 
Synopsis des Agariginées. IX, 394. 
Synthèse des Lichens, par M. Bonnier, 
IX, 1. 

Syringa. I, 269, 271, 272: III, 35; IV, 
139, 142; V, 335, 362; X, 380; XIII, 
356 ; XVIII, 339. 

Syrrhopodon. II, 82, 88; XX, 2, 5, 9, 
13, 23. 



T 

Tabac. II, 323, 348. 

Tabern^montana. I, 280; X,378; XIV, 
129, 137. 

Tableau des genres de Plombaginées. 
IV, 94. 

Tableau des Corymbifbres. XI, 50. 

T^DA. VII, 46. 

T^nitis. XVIIl, 240. 

Tagetes. I, 10, 47, 50, 55, 210, 213; III, 

167; VI, 275, 279, 321 ; VII, 302. 
Talinum. VIII, 64. 



TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES. 



4H 



Tamarindus. VIII, 183. 
Tamarisginées. V, 173;X, 346. 
Tamus. VI, 16; VII, 3Î0, 356; X, 221. 
Tanacetum. V, 330; XI, 47, 79, 241. 
Tanghinia. X, 379. 
Tanin. VI, 229. 
Tapinia. IX, 369, 385. 
Tapirira. XIX, 23, 45. 
Taraxagum. XI, 30, 39; XX, 279. 
Targhonantus. X, 387. 
Targionia. II, 148, 167. 
Tarrietia. I, 77 ; VI, 202. 
Taughinia. I, 282; X, 379. 
Tavernia. IV, d'à. 
Taxine^. X, 145. 
Taxinées. XI, 305. 
Taxithelium. II, 82, 96. 
Taxodiées. XIX, 188, 343. 
Taxodinées. XIX, 350. 
Taxodium. XIX, 172, 180, 287, 305. 
Taxus. I, 117; VIII, 25, 343, 350, 526; 

XI, 285, 306; XIX, 171, 174, 179, 180, 

181, 187, 193, 202. 
Tayloria. XV, 59. 

Technique (Laticifères), XIV, 16, 166, 

303 ; XVIII, 265. 
Tegoma. I, 319; II, 211, 276, 279 ; III, 

250 ; VII, 298 ; VIII, 253 ; X, 200, 233, 

239, 240, 291 ; XVIII, 60, 94. 
Tectona. Vm, 255. 
Teesdalia. VIII, 40; X, 127 ; XI, 136. 
Teinture d'orcanette. XVIII, 266. 
Telamonia. IX, 197, 366, 373. 
Tellima. XII, 7, 150. 
Telopea. XVII, 23. 
Tenagogharis. XVII, 318. 
Terébinthagées. XIX, 1. 
Termînalia. XVII, 276. 
Ternstroemiagées (Canaux sécréteurs). 

I, 43. 

Ternstroemiagées. VIII, 138; X, 336. 
Testidunaria. VIII, 322. 
Tetilla. XII, 69. 
Tetragonia. VIII, 68 ; XV, 167. 
Tetragonolobus. VIII, 177; XV, 137. 
Tetraphis. XVII, 339. 
Tetraplodon. XVII, 339 ; XV, 60. 
Tetraselmis. VII, 141, 142, 143. 
Tetraspora. VII, 157, 164; XVI, 302. 
Tetrazygia. XIII, 63. 
Teugrium. I. 346; V. 331, 352; XX, 297, 
330. 



Thalassiophyllum. XV. 41, 
Thaligtrum. VIII, 117; X, 333; XX, 225, 
320. 

Thamnium. II, 82, 94; XVII, 381. 
Thea. X, 337; VIII, 139. 
Théganthes. XVII, 201, 227, 262. 
Thelephium. XVI, 21. 
Thelkphora. III, 80. 
Thélvgonées. VIII, 90. 
Thélygonum. Vllï, 90. 
Theobroma. I, 78; VI, 213, 343, 344; 

VII, 17C; VIII, 135; X, 336. 
Théobromées. VI, 213. 
Theophrasta. I, 247, 252; VIII, 232. 
Thermogalorimètre de Regnault. 

XVIII, 14. 

Thesium. II, 181, 182, 189, 192, 195; VI, 

90, 104, 113; VIII, 110, 581. 
Thespesia. VI, 167. 
Thiloa. XVII, 276, 
Thlaspi. XI, 137, 147. 
Thomasia. 1, 78; VI, 136, 222. 
Tkrinax. VII, 65. 
Thringia. xi, 18, 28, 37. 
Thuia. XI, 285. 

Thuidium. II, 82, 94, 95; VII, 14; VIII, 

367; XV, 78. 
Thunbergia. I, 327; II, 259, 260, 262, 

287 ; VII, 286; XV, 153; XVII, 221; 

XVIII, 97. 
Thunbergiées. I, 331. 
Thuya. VI, 322; VIII, 25; XIX, 172, 181, 

182, 184. 
Thylaghium. VIII, 51, 52. 
Thymelaea.XVII, 198, 
ThymelExE. X, 148; XVII, 188, 227, 229, 

262. 

Thyméléagées. VIII, 104 ;X, 332 ; XI, 
262 ; XVII, 83, 101, 174, 185, 186, 273. 
Thymélées. XVII, 273. 
Thymus. I, 345, 347 ; XVIII, 370 ; XX, 302. 
Thyrsaganthus. I, 32G, 
Thyrsodium. XIX, 8, 28, 33, 44. 
Tiarella. XII, 7, 50. 
Tjboughina. XIII, 58, 72. 
TiD^A. I, 312. 

Tige (Cryptogames vasculaires), XVIII, 
158. 

Tige des Auricules. III, 283, 293, 
Tige des Digotylédones. II, 202. 
Tige des Digotylédones (Nœuds et 
entre-nœuds). XIII, 374. 



412 



UOTAIVIQUE. 



Tige des Fougères. III, 312; XI, 1. 

Tige des Gleigheniagées. XVIII, 170. 

Tige des Graminées (Croissance termi- 
nale). XIII, 93. 

Tige des Gunnera. III, 307. 

Tige des Primevères. III, 287. 

Tige des Phanérogames (Croissance 
terminale), par M. Douliot. XI, 283. 

Tige des Thyméléagées. XVII, 189. 

Tilia. I, 76; III, 39; VI, 133, 135, 185; 
VII, 176; VIII 137; X, 200, 213, 217, 
222, 237, 240, 244, 259, 282, 288, 308. 

TiLiACÉES. VI, 129, 179, 228, 231, 232, 
235; VIII, 137, 438; X, 335. 

Tiliagées (Classification). VI, 239. 

TILIÉES. VI, 184. 

TiLL.EA. VIII, 67 ; X, 347. 

Tilleul. II, 355; X, 310; XV, 188. 

TiMMiA. XV, 67. 

TiNNANTIA. VIII, 572. 

TiNUS. I, 187 ; III, 39 ; VI, 133, 135 ; VII, 
176. 

Tissu GONJONGTIF. VI, 343. 

Tissu lagtifére (Classification), XIV, 
145. 

TiTTMANNIA. XII, 149. 

Tmesipteris. II, 24; III, 315. 

TOGOGA. XIII, 59, 63. 

Todea. II, 14; VIII, 379; XVIIt, 135, 

185, 233. 
Toddalia. X, 347. 
Tolmica, XII, 7. 
Tolpis. XI, 18, 25, 36, 37. 
ToLYPOTHRix. III, 333, 335; XV, 118, 

284. 

Topinambour. XIV, 359. 
TOPOBEA. XIII, 25, 60, 81. 
Tomates. XVIII, 308. 
Tordyline. 1, 155. 

TORNELIA, 1, 156, 159, 160, 166, 173, 174, 
176; VIII, 289, 506; XIII, 118. 

Torreya. XI, 305; XIX, 181, 187, 202. 

TOURNEFORTIA. I, 294, 295. 

TovoMiTA. I, 40; X, 339. 

TozziA. VI, 96. 

Traghelomonas. IV, 283. 

Traghelospermum. I, 278. 

Traghygarpus. VIII, 65. 

Traghypus. XV, 74. 

Traghystemon. I, 294, 295. 

Tradesgantia. VIII, 314, 513; XI, 320; 
XIV, 169, 238, 269. 



Tragopogon. I, 15, 18 ; V, 135; VI, 276, 

308; VII, 305; XI, 29, 39. 
Transpiration gomparée des plantes 

grasses et des végétaux ordinaires. 

XVI, 77. 

Transpiration des plantes grasses. 
XVI, 1. 

Transpiration des Cactées. XVI, 84. 
Transport des matériaux par le liber. 
X, 293. 

Trapa. III, 121, 124 ; VIII, 9, 10, 12, 13, 

209, 456; X, 366; XII 337. 
Trattinigkia. XIX, 46, 48. 
Tregulia. XIV, 116. 
Trematodon. II, 82, 84; XVII, 330 ; XX, 

10. 

Trémandrées. VIII, 172. 
Trembleya. XIII, 74. 
Trentepohlia. IX, 19 ; XVI, 301. 
Trianthema. VIII, 68. 
Tribulus. VIII, 161. 
Tribus de Plombaginées. IV, 89. 
Tribuum gonspegtus (Nostocacées), lli. 
337. 

Trichilia. X, 347. 
Trichogladus. XII, 140, 147. 
Trighodesmium. XVI, 95, 193. 
Trigholoma. III, 82, 85, 91 ; IX, 195, 

200, 202, 210, 213, 217, 232, 288, 347, 

395. 

Trigholomés. IX, 346. 

Trighomanes. II, 13 ; VIII, 376, 535; XI, 

10; XVIII, 114, 161, 171, 176, 178, 197, 

240, 243. 

Trighome des Nostogagées. III, 327. 
Trighome des Osgillariées. XV, 277. 
Trighopila. XVIII, 344= 
Trighosanthes. XI, 196 ; Vllï, 479. 
Trighosteleum. XX, 13, 51. 
Trighostomum. XV, 55. 
Trigosgypha. XIX, 44. 
Tridesmis. I, 52 ; X, 344, 346. 
Trifolium. m, 262; V, 333 ; VI, 5; 

VIII, 448; X, 108, 113, 157, 352; XX, 

246. 

Triglochin. VIII, 509. 
Trigloghinées. VIII, 305, 509. 
Trigonella. Vlll, 181. 
Trillium. XII, 188, 189, 382. 
Triolena. XIII, 66. 
Triomma. XIX, 48. 
Triosteum. 1, 186, 189. 



TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES. 



413 



Tripteris. VIII, 487. 
Tristemma. XIII, 71. 
Tritigum. YI, 4.3 ; VII, GG: IX, 157 ; XIII, 

100; XX, 93, 15-2. 
Tritonia. VII, 288. 
Triumfetta. VI, 189. 
Trochetia. VI, 305. 
Trogia. IX, 216, 239, 253, 330. 
Tropoeolées. VIII, 155, 573. 
Tropoeolum. I, 149; VII, 298, 308, 359; 

VIII, 155, 158; IX, 157 ; XII, 191, 199, 

241. 

TsuGA. VII, 41. 

Tubaria. IX, 262, 355, 39G. 

Tubariés. IX, 355. 

Tubes centraux. XIV, 38, 80. 

Tubes corticaux. XIV, 38, 86. 

Tubes cotylédonaires. XIV, 41. 

Tubes criblés. X, 207, 227; XI, 192. 

Tubes criblés (Variations avec l'âge et 

les saisons). X, 309. 
Tubes criblés (Phases successives par 

lesquels ils passent). X, 315. 
Tubes criblés (Cryptogames vascu- 

laires). XVIII, 191. 
TuBULiFLORES (Canaux sécréteurs). I, G. 
Tulasnea. XIII, 74. 

Tulipa. VII, 296; VIII, 319; XIV, 181, 

216, 243. 
Tunerella. XIX, 75. 
TuNiCA. VIII, 60, 417. 
Turgescence des cellules dans les 

.diverses parties d'une vrille. V, 34. 
Turgescence et transpiration. XVÎ, 

48, 60. 
TURRITIS. XI, 137. 
Tussilaginées. XI, 59. 
Tussilago. I, 7 ; V, 352,378; Vil, 3l0; 

XI, 42, 79. 
Tylophora. I, 288, 289. 
Typha. VII, 66, 99; VIII, 234, 240, 282, 

300, 508; XVIII, 42. 
Typhace^. X, 146. 
Typhagées. VIII, 300, 508. 
Typhuljî. IX, 205. 
Tyrosine. XV, 239. 



U 

Ulex. X, 100, 220, 349; XV, 130. 
Ulmage/E. X, 147. 



Ulmées. Vlll, 88. 

Ulmoïdées. XVII, 113. 

Ulmus. III, 39; X, 97, 214, 222, 228. 

255; XVII, 123. 
Ulopteryx. XV, 44. 
Ulota. XV, 57. 
Ulothrix. XIX, 142. 
Ulva. XVll, 157; XIX, 145. 
Ulyace.e. XIX, 145. 
Ulvella. XVI, 2G7, 294, 300; XIX, 134. 
U.MBILICUS. VIII, 67. 
Ungaria. I, 193, 198. 
Ungeria. VI, 210. 
Urena. VI, 161. 
Urénées. VI, 161. 
UroSPOra. IX, 338 ; XIX, 130. 
Urospermum. XI, 29, 39. 
Urtica. III, 164; V, 136; VIII, 79, 82, 

426; X, 329; XIV, 137; XV, 129; XX, 

303. 

Urticacées. VIII, 426; X, 329; XVII, 
103. 

Urticacées (Laticifères) ; XIV, 1, 112. 
Urticacées (Résumé). XIV, llS; XVIL 

128; XVIII, G7, 175. 
Urticées. VIII, 79 ; XI, 325. 
Urticoïdées. XVII, 105. 
Utricularia. III, 121 ; XIII, 289. 



V 

Vaggaria. VIII, 60, 417. 
Vagciniacées. I, 240, 353. 
Vagcinie/E. X, 149. 

Vagcinium. 1, 240, 243; VIII, 22G; .X, 73, 

373; XII, 194, 202, 216, -351; XII, 191; 

XX, 283. 
Vaginari/E. XV, 290, 291. 
Vaginularia. XVIII, 207. 
Vahlia. XII, 7, 62, 157. 
Vaisseaux propres. XIV, 1. . 
Valeriana. T, 206; III, 187, 34-5, 250; 

VIII, 263, 486. 
Valérianées. 1, 206, 352; Vlll, 2G2, 

48G; X, 386. 
Valerianella. Vlll, 263. 
Valeur morphologique et siguifica- 

tion des globules polaires. XIV, 'J20. 
Vallisneria. IjI, 103 ; VII, 6',', G7 ; Vlll, 

520 ; IX, 102. 
Valonia, XVI, 343. 



414 



BOTAIVIQUE. 



Valoradia. IV, 8 ; V, 158, 162. 
Vampyrelle. IV, 245, 273 ; VII, 108. 
Vampyrelle (Classification). IV, 253 ; 

VII, 168. 
Vampyrelles. IV, 244, 319. 
Vampyrellées. IV, 274. 
Vanda. I, 140, 141, 151, 155, 163; IV, 

203, 211, 214, 220, 235; XVIII, 346, 

353. 

Vanilla. I, 154, 162, 167 ; IV, 204. 
Variations (Recherches sur les) de la 

respiration, par MM. Bonnier et Man- 

gin, II, 315. 
Vasivea. VI, 190. 
Vateria. I, 65, 74. 
Vatiga. I, 59, 65, 74 ; VIll, 145. 
Vaugheria. IV, 289; IX, 19; XVI, 279; 

XIX, 124. 
Veatghia. XIX, 49. 
Vepregella. XIII, 67. 
Verbasgum. I, 303, 306; II, 306; VI, 

342; VII, 290, 361 ; VIII, 250. 
Verbena. I, 339. 

Verbenagées. 1,335, 356; VIII, 255; X, 

104, 382, 
Verbenesia. VII, 303. 
Verbesina. I, 220. 
Vernonia. I, 19, 211. 
Veroniga. ÏII, 166, 176, 243, 244, 249, 

252, 255, 257; VIII, 12, 13, 250, 474; 

XI, 343; XX, 288, 330. 
Verrucaria. IX, 18, 20. 
Vesigaria. VII, 305; VIII, 40; XI, 144, 

151, 177. 

Vésicules diregtriges. XIV, 217. 
Vestia. I, 303; X, 376. 

ViBRISSEA. II, 51. 

Viburnum. I, 185, 186, 187, 189; VI, 45; 

VII, 286; VIII, 263; X, 385 ; XII, 162, 
188, 194, 233. 

ViGiA. I, 149, 174; II, 218; IV, 142, 161; 
V, 352; VIII, 10; X, 105; XV, 130, 
138. 

Victoria. VIII, 129; XIX, 182. 
Vigne. X, 229, 310. 
ViLLARSiA.. 11,273; III, 127, 247, 249. 
ViNGA. I, 278, 287; III, 164, 232, 263; 

VIII, 472 ; X, 378, 379; XI, 258; XIV, 
6, 129, 137; XVIII, 59. 

ViNCETOXicuM. XI, 257; XIV, 103, 123; 

XX, 286. 

Viola. III, 229, 263 ; V, 130, 332; VI, 7 ; 



VII, 286; VIII, 152, 484; XV, 168; 
XVm, 331. 
Violacées. VIII, 152, 441. 

ViOLARIÉES. VI, 10. 

Virgilia. VIII, 183; X, 349; XV, 157. 

ViscuM. Il, 197. 

ViSMIA. I, 47. 

Vjsnea. I, 233; IV, 145. 

ViTÉES. VIII, 201; X, 359; XI, 335. 

Vitex. 1, 335; X, 382; XV, 164. 

ViTis. V, 19; VIII, 201; X, 19.5, 214, 

228; X, 231, 237, 239, 240, 241, 244, 

255, 259, 263, 276, 284, 285, 308, 359 ; 

XII, 189, 194; XIII, 298, 355, 366. 
ViTTARiA. XVIII, 122, 162, 165, 170, 207, 

240. 

VOGELIA. IV, 8, 24, 64, 122; V, 158. 
VoLYARiA. IX, 210, 265, 367. 
VOLYOX. VII, 156, 275. 
Vriesea. VIII, 329. 
Vrille a une face sensible. V, 35. 
Vrille dont toutes les faces sont sen- 
sibles. V, 35. 
Vrille des Smilax. VI, 28. 
Vrilles. V, 6. 
Vue d'ensemble. X, 144. 



W 

Waltheria. VI, 220. 
Webera. XV, 64; XVII, 341. 
Weinmannia. X, 361 ; XII, 75, 78, 82. 
Weisia. XVII, 329; XX, 7, 8, 14. 
Weisie/E. XVII, 329. 
Welwitschia. XI, 285; XIX, 202. 
Whitania. I, 300. 
Widdringtonia. X, 154. 
WiKSTROEiMiA. XVII, 89, 196, 228, 262. 
Willughbeia. XVII, 222. 
Wilsoniella. XX, 14. 

Vt^ISSADULA. VI, 159. 
WlSTARIA. II, 232. 
Wisteria. II, 302. 

WiTLAVIA. Vm, 240. 

Wollea. VII, 223. 

V^OOD OIL. I, 63. 

WOODSIA. VIII, 540; XVIII, 205, 125, 

192, 205. 
WORONINA. IV, 276. 
Wrightia. I, 279, 283. 



TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES. 



415 



X 

Xanthine. XV, 242, 247. 
Xanthium. V, 136; VI, 1; VIII, 268; X, 
102. 

Xanthogeras. VIII, 168. 
Xanthoghymus. I, 12, 39, 40, 41, 42; 

VIII, 140; X, 338. 
Xeranthenium. XI, 69. 

XÉROPHILIE. I, 317. 

Xerote^. IX, 395. 

XÉROTÉS. IX, 330. 

Xerotus. IX, 331. 
Xylomelum. XVII, 26, 34. 
Xylophylla. m, 278. 
Xyridagées. VIII, 314. 



Y 

Yucca. VII, 63. 

Yunnan (Mousses). XV, 47. 



Z 

Zacintha. XI, 32. 
Zahbrugknera. XII, 50. 
Zaluzianska. I, 304. 



Zamia. VIII, 358 ; XI, 284. 
Zannichellia. XIU, 135, 253, 267, 285. 
Zannichelliées. XIII, 252. 
Zanonia. II, 269, 305; XI, 249. 
Zanthoxyle^. X, 151. 
Zanthoxylon. X, 108, 347. 
Zea. I. 125; VIII, 276, 497 ; XIII, 98; 

XX, 157. 
Zelkova. XVII, 119. 
Zenobia. I, 235. 
Zephritis. XX, 4, 10. 

ZlNGlBER. VIII, 332. 
ZiNGIBÉRACÉES. VIII, 331. 
ZiNGIBÉRÉES. VIII, 519, 573. 
ZlNGlBERITES. VII, 67, 103. 

Zinnia. VIII, 268, 487. 
ZiZIPHORA. I, 344. 

ZiziPHUs. V, 377; X, 1, 106; XII, 163, 

190, lî)9, 2.->3 ; XIII, 353. 
Zone périmédullaire de la tige. XVIII, 

37. 

Zoospores (Chaetophorées). XVI, 348. 
Zostera. XI, 309; XIII, 110, 122, 126, 

166, 213, 248, 281 ; XVI, 338. 
ZOSTÉRÉES. XIII, 126. 
Zygnema. IV, 298; VII, 118; XVI, 311. 
Zygoghytrium. IV, 305. 
Zygodon. XX, 8. 
Zygopetalum. XVIII, 345, 353. 
Zygophylle/e. X, 150. 
Zygophyllées. VIII, 161 ; X, 347. 
Zygophyllum. X, 98, 100. 



FIN DE LA TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES. 



TABLE DES AUTEURS 



A 

AuBERT. Recherches sur la turgescence 
et la transpiration des plantes grasses. 
XVI, 1. 

Arbaumont (Voir à'Arbaumont). 



B 

Baranetzky. Épaississement des parois 
des éléments parenchymateux. IV, 
135. 

Belzung. Recherches morphologiques 
et physiologiques sur l'amidon et les 
grains de chlorophylle. V, 179. 

Belzung. Nouvelles recherches sur l'ori- 
gine des grains d'amidon et des grains 
de chlorophylle. XIII, 5. 

Belzung. Recherches chimiques sur la 
germination et les cristallisations 
intra-cellulaires artificielles. XV, 203 . 

Besgherelle (Ém.). Florule bryologi- 
que de Mayotte. II, 82. 

Besgherelle. Musci Yunnanenses. XV, 
47. 

Besgherelle. Nouveaux documents 
pour la flore bryologique du Japon. 
XVII, 327. 

Besgherelle. Florule bryologique de 
Tahiti. XX, 1. 

BoNNiER ET Mangin. Rccherchcs sur les 
variations de la respiration avec le 
développement. H, 315. 

BoNNiER ET Mangin. La fonction respi- 
ratoire chez les végétaux. II, 365. 

BoNNiER ET Mangin. Recherches sur 
ANN. se. NAT. BOT. 



l'action chlorophyllienne séparée de 
la respiration. III, 5. 

BoNNiER. Recherches sur la synthèse des 
Lichens. IX, 1. 

BoNNiER. Recherches sur la chaleur vé- 
gétale. XVIII, 1. 

BûRNET ET Flahault. Revisiou des Nos- 
tocacées hétérocystées. 111, 323. 

BoRNET ET Flahault. Revision des 
Nostocacées (2^ fragment). IV, 343. 

BoRNET ET Flahault. Revision des 
Nostocacées (3^ fragment). V, 51. 

BORNET et Flahault. Revision des Nos- 
tocacées hétérocystées (4^ et dernier 
fragment). VII, 177. 



C 

Chauveaud. Recherches embryogéni- 
ques sur l'appareil laticifère des Eu- 
phorbiacées, Urticacées, Apocynees 
et Asclépiadées. XIV, 1. 

Colomb. Recherches sur les stipules. 
VI, 1. 

CosTANTiN. Recherches sur l'influence 

qu'exerce le milieu sur la structure 

des racines. I, 135. 
CosTANTiN. Études sur les feuilles des 

plantes aquatiques. III, 94. 
Courghet. Recherches sur les chromo- 

leucites. VII, 263. 



D 

Dangeard. Recherches sur les Algues 
inférieures. VII, 105. 

XX, 27 



418 



Dangeard. Recherches sur les organis- 
mes inférieurs. IV, 241. 

Daniel. Recherches anatomiques et phy- 
siologiques sur les bractées de l'invo- 
lucre des Composées. XI, 17. 

D'Arbaumont. Nouvelles observations 
sur les cellules à mucilage des graines 
de Crucifères. XI, 125. 

Devaux. Du mécanisme des échanges 
gazeux chez les plantes aquatiques 
submergées. XI, 35. 

Devaux. Étude expérimentale sur l'aéra- 
tion des tissus massifs. XIV, 296. 

De Saporta. Dernières adjonctions à la 
flore fossile d'Aix en Provence. VII, 6 ; 
X, 1. 

DuFOUR. Influence de la lumière sur la 
forme et la structure des feuilles. V, 
311. 

DouLiOT (Voir Van Tieghem). VIII, 1. 
DouLiOT. Recherches sur le périderme. 
X, 324. 

DouLiOT. Recherches sur la croissance 
terminale de la tige des Phanéroga- 
mes. XI, 283. 

DouLiOT. Recherches sur la croissance 
terminale de la tige et de la feuille 
des Graminées. XIII, 93. 

DuMONT. Recherches sur l'anatomie 
comparée des Malvacées, Bombacées 
Tiliacées, Sterculiacées. VI, 129. 



F 

Fayod. Notes sur quelques Champi- 
gnons parasites nouveaux ou peu 
connus. II, 28. 

Fayod. Prodrome d'une histoire natu- 
relle des Agaricinées. IX, 181. 

Flahault (Voir Bornet). 

Flot. Recherches sur la zone périmé- 
dullaire de la tige. XVllI, 37. 



G 

Gain. Recherches sur le rôle physiolo- 
gique de l'eau dans la végétation. 
XX, 63. 

Gakcin. Recherches sur Thistogenèse 
des péricarpes charnus. XII, 175. 



Gomont. Monographie des Oscillariées 
(Nostocacées homocystées). XV, 263. 

Gomont (2° partie). Lyngbyées, XVI, 91. 

GuiGNARD. Observations sur les Santa- 
lacées. II, 181. 

GuiGNARD. Sur la pollinisation et ses 
effets chez les Orchidées. IV, 202. 

GuiGNARD. Nouvelles études sur la fé- 
condation, comparaison des phéno- 
mènes morphologiques observés chez 
les plantes et les animaux. XIV, 163. 

GuiGNARD. Observations sur l'appareil 
mucifère des Laminariacées. XV, 1 . 



H 

Hansen. Nouvelles recherches sur la 
circulation du Saccharomyces apicu- 
latus dans la nature. XI, .'^ol. 

HÉRAiL. Recherches sur l'anatomie com- 
parée de la tige des Dicotylédones. II, 
203. 

HouLBERT. Recherches sur la structure 
comparée du bois secondaire. XVII, 
1. 

HuBER. Contributions à la connaissance 
des Chaetophorées épiphytes et endo- 
phytes et de leurs affinités. XVI, 265. 



J 

Jadin. Recherches sur la structure et les 
affinités des Térébinthacées. XIX, 1. 

Jangzewsgki. Organisation dorsiven- 
trale dans les racines d'Orchidées 
11,55. 

Johannsen. Sur la localisation de l'émul- 
sine. VI, 118. 



L 

Lamounette. Recherches sur l'origine 
morphologique du liber interne. XI, 
193. 

Leblois (Mi'c). Recherches sur l'origine 
et le développement des canaux sé- 
créteurs et des poches sécrétrices. 
VI, '247. 

Legler du Sablon. Recherches sur la 



TABLE ALPHABÉTIQUE DES AUTEURS. 



419 



structure et la déhiscence des an- 
thères. I, 97. 

Legler du Sablon. Recherches sur la 
dissémination des spores chez les 
Cryptogames vasculaires. Il, 5. 

Legler du Sablon. Recherches sur le 
développement du sporogone des 
Hépatiques. II, 126, 

Legler du Sablon. Recherches sur l'en- 
roulement des vrilles. V, 5. 

Legler du Sablon. Recherches sur les 
organes d'absorption des plantes pa- 
rasites. VI, 90. 

Legler du Sablon. Recherches anato- 
miques sur la formation de la tige des 
Fougères. XI, l. 

Legomte. Contribution à l'étude du 
liber des Angiospermes. X, 193. 

Lemaire. Recherches sur l'origine et le 
développement des racines latérales 
chez les Dicotylédones. III, 163. 

M 

Mangin (Voir Bonnier). 

Maury. Études sur l'organisation et la 
distribution géographique des Plom- 
baginées. IV, 1. 

Mesnard. Recherches sur la formation 
des huiles grasses et des huiles essen- 
tielles dans les végétaux. XVIII, 257. 

MuNTZ. Recherches chimiques sur la 
maturation des graines. III, 45. 

P 

Petit. Le pétiole des Dicotylédones au 
point de vue de l'Anatomie comparée 
et de la Taxinomie. VI, 342. 

Prunet. Recherches sur les nœuds et 
les entre-nœuds de la tige des Dico- 
tylédones. XIII, 374. 

Poirault. Recherches anatomiques sur 
les Cryptogames vasculaires. XVIII, 
113. 



R 

Rabais. Contribution à l'étude de l'Ana- 



tomie comparée du fruit des Conifè- 
res. XIX, 164. 

Rosenvinge. Sur les noyaux des Ilymé- 
nomycètes. III, 75. 

Rosenvinge. Les Algues marines du 
Groenland. XIX, 53. 

Russel. Recherches sur les bourgeons 
multiples. XV/ 95. 



S 

Saporta (Voir de Saporla). 
Sauvageau. Sur les feuilles de quelques 

Monocolylédones aquatiques. XIII, 

103. 

Sauvageau. Sur la feuille des Butomées. 

XVII, 295. 
Sghimper. Sur l'amidon et les leucites. 

VI, 77. 



T 

Thouvenin. Recherches sur la struc- 
ture des Saxifragacées. XII, 1. 

Tieghem (Voir Van Tieghem). 

Timiriazeff. État actuel de nos connais- 
sances sur 'la fonction chlorophyl- 
lienne. II, 99. 



Y - 

Van Tieghem (Ph.). Second mémoire 
sur les canaux sécréteurs des plantes. 
I, 5. 

Van Tieghem et Douliot. Sur la Po- 
lystélie. III, 275. 

Van Tieghem. Recherches sur la dispo- 
sition des radicelles et des bourgeons 
dans les racines des Phanérogames. 
V, 130. 

Van Tieghem. Sur les poils radicaux 

géminés. VI, 127. 
Van Tieghem. Sur les fibres libérieunes 

primaires de la racine des Malvacées. 

VII, 176. 

Van Tieghem. Sur le réseau de soutien 
de l'écorce de la racine. VII, 375. 

Van Tieghem et Douliot. Recherches 
comparatives sur l'origine des mem- 



420 



bres endogènes dans les plantes vas- 
culaires. VIII, 1. 
Van Tieghem. Sur la structure et les 
affinités des Mémécylées. XIII, 23. — 
Addition au mémoire précédent. XIII, 
374. 

Van Tieghem. Deuxième addition aux 
recherches sur la structure et les affi- 
nités des Mélastomacées. XV, 369. 

Van Tieghem. Recherches sur la struc- 
ture et les affinités des Thyméléacées 
et des Pénéacées. XVII, 185. 



Vesque. Caractères des principales fa- 
milles gamopétales, tirés de l'anato- 
mie de la feuille. I, 182. 

VuiLLEMiN. Recherches sur quelques 
glandes épidermiques. V, 152. 



W 

Went. Étude sur la forme du sac em- 
bryonnaire des Rosacées. VI, 331. 



FIN DE LA TABLE ALPHABÉTIQUE DES AUTEURS. 



TABLE DES ARTICLES 



CONTENUS DANS CE VOLUME 



Florule bryologique de Tahiti et des îles Nukahiva et Mangareva, par 
M, E. Bescherelle 1 

Recherches sur le rôle physiologique de Teau dans la végétation, par 
M. E. Gain... 63 

Recherches expérimentales sur Fadaptation des plantes au climat 
alpin, par M. G. Bonnier. 217 



TABLE DES MATIÈRES 

PAR NOMS d'auteurs 



Bescherelle (E.). — Florule bryologique de Tahiti et des îles Nukahiva 
et Mangareva. » i 

Bonnier (G.). — Recherches expérimentales sur l'adaptation des 
plantes au climat alpin 217 

Gain (E.). — Recherches sur le rôle physiologique de Feau dans la 
végétation 63 

Table des Annales des Sciences naturelles (septième série, 1885-1894.) 361 



TABLE DES PLANCHES 



ET DES FIGURES DANS LE TEXTE CONTENUES DANS CE VOLUME 



Planches 1 à 4. — Rôle de Feau dans la végétation. 

Planches 5 à 10. — Modifications produites dans la forme des plantes par le 
climat alpin. 

Figures dans le texte 1 à 19. — Courbes montrant le rôle de l'eau dans la 
végétation. 

Figures dans le texte 20 à 48. — Modifications produites dans la structure 
des plantes par le climat alpin. 



1311-96. — CoRBEiL. Imprimerie Crbtb. 



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B. Heriiicq dcl. Imf. Éd. Crète. . Bordicr se. 

Helianthemum vulgare. 
{P, plaine; 3/, montagne; M', le même, grandeur naturelle.) 



Ann, des Se. nat. 1'^ Série. 



Bot. Tome 20, Pl. VI. 




Ann. des Se. nat. 1^ Série. . ' Bot. Tome 20, Pl. VIL 




B. Herijicg del. -' , " .■ Jinp. Éd. Crète. ' Bordier se. 

r ^ BUPLEVRUM FALCATU31. ' 

fP, plaine^ M, montagne; M\ le même, grandeur naturelle.) 



nn. des Se. nat. 7" Série. 



Bot. Tome 20, Pl. VIII. 




Ann. des Se. nat. 1^ Série. 



Bot. Tome 90, Pl. TX. 




B. Herincq ciel. Imp. Éd. Crcte . Bordicr se. 

ACHILLEA ^IlLLEFOLIUM. 

(P, plaine j M, montagne^ M', le même, grandeur naturelle.) - / 



Ann. des Se. nat. 7° Série. . ^ > " Bot. Tome 20, PL X. 




SOLIDAGO VlHGA-AUnEA. 

(P, plaine^ /, statioji intermédiaire; M, montagne j M', le même, grandeur naturelle. ) 



Ann. des Se. nai. 7^ Senc. • • _ , - " . . Bot. Tome 20, PL XL 




Taraxacum De.ns-leoms. ' ^> 

: (P, plaine^ M, montagne^ M', le même, grandeur naturelle.) ^ 



%L 



Ann. des Se. nat. l'^ Série.. _ '" Dot. Tome 20, Pl. XIL 




B. Herincq dd. Imp. Éd. Crète. Bordier se. 

LeUCANTUEMUM YULGARE et BUU.NELLA VL'LUARIS. . 



(PL, PB, plaine; ML, MB, montagne.) 



Anrt. des Se. nat. 1^ Série. .. \ , But. Tume 20, Pl. XIII. 




_ , - IJRTONICA OFFICINALIS. . 

{1\ plaine ; M, monlagnp : M', le même, grandeur naturelle.) ^ 



Ann. des Se. iiat. 7*-' Série. 



Bot. Tome 20, Pl. AVI' 





An.n< dci- ScA,eiio. riizt. yf é'^rie^. 




MilLot cieJ 



( p. plaine , 

JTn.p. DLt/rilme' p, 



Bot. Tome. '20. Fi /6el 16. 




" , MowqelidoTL liLh. 

m. montagne . ) ; ' . ^. ■ , . 

— - G. Massa n £dtief-r.